,

ISBN : 2070360091
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 90 notes) Ajouter à mes livres
Au cours du tournage d'une coproduction sur la paix, une comédienne française noue une relation éphémère mais passionnée avec un Japonais. Sur cette mince intrigue, Duras est chargée par Alain Resnais d'élaborer le scénario e... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (6)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 2.00/5
    Par Bunee, le 09 juin 2008

    Bunee
    Ce livre, paru après le film, est effectivement un scénario, ce qui peut décontenancer le lecteur dans un premier temps.
    Personnellement j'ai eu un peu de mal au début, mais le ressenti s'est passablement amélioré par la suite. Mon impression d'ensemble reste cependant plutôt mitigée.
    On met ici en scène la rencontre entre un japonais et une française, à Hiroshima.
    La française est une actrice venue pour un tournage, pour un film sur la paix.
    Le japonais, devenu son amant, lui dira alors qu'elle n'a rien vu d'hiroshima.
    Elle va en retour lui raconter sa jeunesse pendant la guerre, comment elle est tombée amoureuse d'un soldat allemand, et comment elle a été tondue sous les quolibets des badauds.
    Esthétique de L'Amour ephemere, fugace, qui passe comme un souffle. C'est très joli mais je ne trouve pas que ça emporte le lecteur. le spectateur, sans doute plus.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Yuko, le 26 octobre 2011

    Yuko
    Magnifique mise en scène de l'ellipse littéraire, Marguerite Duras réalise avec ce livre de commande le plus beau poème d'amour et de mort écrit par l'homme.
    Au travers de souvenirs forts et cruels, délicats fantômes du passé, l'auteur torture ses personnages, les refuse à L'Amour et les plonge dans l'interdit des sentiments et la puissance des non-dits. Menant le lecteur dans un trouble sensoriel mêlant adroitement le silence et le cri du coeur, cette oeuvre majeure de Marguerite Duras se lit d'un souffle, entre vie et mort, chef-d'oeuvre et obsession.

    Lien : http://art-enciel.over-blog.com/article-hiroshima-mon-amour-de-margu..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Murielle2Paris, le 25 juillet 2011

    Murielle2Paris
    Un style très ciselé et court, vif. C'est vraiment elle, Marguerite Duras ! Mais, comme dit par d'autres, le fait que ce livre ait été écrit après le film peut déconcerter. Je ne sais pas s'il vaut mieux le lire avant ou après avoir vu le film...
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par quenlore, le 16 novembre 2011

    quenlore
    J'ai éprouvé e la difficulté avec ce texte, qui est en fait un scénario. Je n'ai jamais vraiment accroché, alors que j'aime beaucoup la plupart des écrits de Duas...
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par stefphyo, le 04 juin 2008

    stefphyo
    Je n'ai pas du tout accroché. Cela vient peut être du fait que c'est écrit comme un scénario.
    http://stefphyo.over-blog.com/article-20160021.html
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (6)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par mandarine43, le 27 juillet 2011

    [ Incipit ]

    Lui : Tu n'as rien vu à Hiroshima. Rien.
    Elle : J'ai tout vu. Tout. Ainsi l'hôpital, je l'ai vu. J'en suis sure. L'hôpital existe à Hiroshima. Comment aurais-je pu éviter de le voir ?
    Lui : Tu n'as pas vu d'hôpital à Hiroshima. Tu n'as rien vu à Hiroshima.
    Elle : Quatre fois au musée...
    Lui : Quel musée à Hiroshima ?
    Elle : Quatre fois au musée à Hiroshima. J'ai vu les gens se promener. Les gens se promènent, pensifs, à travers les photographies, les reconstitutions, faute d'autre chose, à travers les photographies, les photographies, les reconstitutions, faute d'autre chose, les explications, faute d'autre chose.
    Quatre fois au musée à Hiroshima.
    J'ai regardé les gens. J'ai regardé moi-même pensivement, le fer. Le fer brûlé. Le fer brisé, le fer devenu vulnérable comme la chair.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Yuko, le 26 octobre 2011

    Elle : Oui, ce soir je m'en souviens. Mais un jour, je ne m'en souviendrai plus. Du tout. De rien.
    Elle lève la tête sur lui à ce moment là.
    Elle : Demain à cette heure-ci je serai à des milliers de kilomètres de toi.
    Lui : Ton mari, il sait cette histoire ?
    Elle hésite.
    Elle : Non.
    Lui : Il n'y a que moi alors ?
    Elle : Oui.
    Il se lève de la table, la prend dans ses bras, la force à se lever à son tour, et l'enlace très fort, scandaleusement. Les gens regardent. Ils ne comprennent pas. Il est dans une joie violente. Il rit.
    Lui : Il n'y a que moi qui sache. Moi seulement.
    En même temps qu'elle ferme les yeux, elle dit.
    Elle : Tais-toi.
    Elle se rapproche encore plus de lui. Elle lève sa main, et, très légèrement, elle lui caresse la bouche avec sa main. Elle dit, presque dans un bonheur soudain.
    Elle : Ah ! Que c'est bon d'être avec quelqu'un quelquefois.
    Ils se séparent, très lentement. (...)
    Lui : Parle encore.
    Elle : Oui.
    Elle cherche. N'y arrive pas.
    Lui : Parle. (...)
    Elle : Dans quelques années, quand je t'aurai oublié, et que d'autres histoires comme celle-là, par la force encore de l'habitude, arriveront encore, je me souviendrai de toi comme de l'oubli de l'amour même. Je penserai à cette histoire comme à l'horreur de l'oubli. Je le sais déjà.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Steeph76, le 01 décembre 2010

    "Tu me tues.
    Tu me fais du bien.
    J'ai le temps.
    Je t'en prie.
    Dévore-moi."
    Citation de qualité ? (13 votes positifs)
  • Par quenlore, le 16 novembre 2011

    Lui : Tu n'as rien vu à Hiroshima. Rien.
    Elle : J'ai tout vu. Tout... Ainsi l'hôpital je l'ai vu. J'en suis sûre. L'hôpital existe à Hiroshima. Comment aurais-je pu éviter de le voir ?
    Lui : Tu n'as pas vu d'hôpital à Hiroshima. Tu n'as rien vu à Hiroshima...
    Elle : Je n'ai rien inventé.
    Lui : Tu as tout inventé.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Coquilletta, le 15 janvier 2011

    On croit que, lorsqu'une chose finit, une autre recommence tout de suite.
    Non. Entre les deux, c'est la pagaille.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)

> voir toutes (172)

Videos de Marguerite Duras

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Marguerite Duras

Interview de Patrice Chéreau à propos du spectacle « La Douleur » sur des extraits tirés du journal de Marguerite Duras - Théâtre des Amandiers de Nanterre, 2008











Acheter sur Amazon

Faire découvrir Hiroshima mon amour par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (211)

> voir plus

Quiz