ISBN : 207036187X
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 47 notes) Ajouter à mes livres
"Il n'y a pas de vacances à l'amour, dit-il, ça n'existe pas. L'amour, il faut le vivre complètement avec son ennui et tout, il n'y a pas de vacances possibles à ça. Il parlait sans la regarder, face au fleuve."

Et c'est ça l'amour. S'y soustraire, on ne ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par LiliGalipette, le 04 janvier 2012

    LiliGalipette
    Vacances en Italie, entre la plage et les montagnes. Sara, Jacques, l'enfant, Ludi, Gina, Diana et l'homme au bateau passent leurs journées écrasés par le soleil, sans cesse indécis quant au programme de la journée. « Il n'y avait rien à faire, ici, les livres fondaient dans les mains. Et les histoires tombaient en pièces sous les coups sombres et silencieux des frelons à l'affût. Oui, la chaleur lacérait le cœur. Et seule lui résistait, entière, vierge, l'envie de la mer. » (p. 18) du lever au coucher, la chaleur est discutée, haïe et fuie. Les journées s'écoulent mollement entre deux verres de bitter campari, une partie de boules et l'espoir de la pluie. L'indolence saisit chacun et en même temps la haine de cette indolence. « le mal vient de ce qu'on fait tout trop tard, on dîne trop tard, on joue aux boules trop tard. Alors le matin on ne peut pas se lever et on se baigne trop tard, tout ça recommence... » (p. 204)
    À se côtoyer de si près et à ne rien faire, les esprits s'échauffent et les disputes éclatent au sein des couples. Il n'y a guère que le projet d'un voyage jusqu'à Tarquinia, pour voir les chevaux sur les tombes étrusques, qui donne une perspective à ce séjour étouffant. Il y a aussi l'ébauche d'une histoire d'amour, les continuels reproches de la bonne, les caprices de l'enfant et l'histoire des deux vieux qui ont entassé dans une caisse à savon les morceaux du corps de leur fils, sauté sur une bombe de la dernière guerre.
    La chaleur omniprésente et étourdissante se pose comme moteur de la non-action ou comme anti-moteur de l'action. Elle enraye toutes les volontés et retarde tous les projets. D'elle naissent la lassitude et l'écœurement. On perçoit une violence latente et un drame en suspend, comme un ressort qui se ramasse et attend le bon moment pour se détendre. Mais ce n'est pas dans ces pages qu'il sautera, tel le diable hors de sa boîte.
    Dans le genre lent, chaud et contemplatif, j'ai de loin préféré Le Désert des Tartares de Dino Buzatti. Voilà le premier roman de Marguerite Duras qui me déplaît. Les pages se tournent finalement sans difficulté, mais quel ennui ! C'était peut-être le but recherché, faire partager au lecteur l'indolence assommée des personnages. Mais ce n'est pas ce que je recherche dans un roman. J'attends d'une œuvre qu'elle m'éveille à un ailleurs et à un autre que je ne connais pas, pas qu'elle me renvoie à la vacuité d'une existence dont j'ai suffisamment conscience.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Missbouquin, le 21 février 2012

    Missbouquin
    Il y a des livres sur lesquels on n'a pas envie d'écrire, pour différentes raisons : parfois parce que l'expérience a été tellement forte qu'on ne trouve pas les mots et que l'on veut garder ses émotions pour soi; parfois parce que le livre n'appelle pas à de multiples paragraphes sur ce qu'on a ressenti et ce que l'on peut juger sur lui.
    Les Petits Chevaux de Tarquinia font partie de la deuxième catégorie. Lu pour le club des lectrices et pour renouer avec Duras, dont je n'avais lu que Moderato cantabile (qui m'avait déjà rebuté …), ça a été finalement une lecture mitigée.
    Une poignée d'amis français se retrouvent en Italie pour des vacances au bord de la mer, alors que le lieu ne leur plaît même pas. La chaleur est immense et les freine dans toutes les actions et initiatives qu'ils vont prendre. le seul élément qui détone est la mort d'un démineur, là-haut dans la montagne, et dont la mère refuse de signer le certificat de décès.
    Roman de l'ennui et de la chaleur, qui sont deux personnages à part entière dans ce livre, je n'y ai vu que peu d'intérêt. Les personnages sont exaspérants de mollesse et de médiocrité. L'action est à peu près nulle : ils boivent, ils vont à la mer, ils font la sieste.
    « Il n'y avait rien à faire, ici, les livres fondaient dans les mains. Et les histoires tombaient en pièces sous les coups sombres et silencieux des frelons à l'affût. Oui, la chaleur lacérait le cœur. Et seule lui résistait, entière, vierge, l'envie de la mer. »
    Aucun d'entre eux n'a envie d'être là : les couples se déchirent, les amis ne se supportent pas toujours, ne se font pas confiance.
    Finalement, seul le style de Duras sauve le tout, mais pour moi, la littérature n'est pas égale au style seul. Elle a réussi le pari assez impressionnant tout de même d'écrire un roman sur l'inertie.
    Preuve en est la première et dernière phrase du roman :
    “Sara se leva tard. Il était un peu plus de dix heures. La chaleur était là, égale à elle-même.”
    “Elle espérait que cette nuit-là, la pluie arriverait, et elle s'endormit très tard, dans cet espoir.”
    Entre les deux phrases, 200 pages de chaleur, et 200 pages d'espoir qu'il va pleuvoir. Et 200 pages où je me suis aussi trouvée à espérer qu'il pleuve, histoire qu'ils arrêtent de râler sous la chaleur. Quelques pages auraient suffi.
    Comme Lili, dans le même genre, j'ai encore préféré le Désert des Tartares de Buzzatti …

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/02/20/les-petits-chevaux-de..
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par aaahhh, le 14 mars 2012

    aaahhh
    Le pouvoir des mots... Ah Duras !
    Au milieu de ma lecture, je me suis levée pour aller ouvrir la fenêtre, tant la chaleur me collait au corps, et puis je me suis rappelée qu'on était en janvier... J'ai été complètement prise par ce récit mais plus encore, portée par la puissance de l'écriture. Un très bon Duras !
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par charlottelit, le 05 novembre 2011

    charlottelit
    je n'ai jamais trotté et encore moins galopé ...
    quel ennui ; presque un roman de gare
    avec des dialogues qui n'en sont pas
    du flou mais sans talent
    on ne peut pas tout encenser à l'aveugle
    pour une fois, pour Duras, je me suis forcée à le lire
    jusqu'au bout, espérant l'étincelle mais pratiquement rien
    les vacances dorées d'oisifs privilégiés qui n'ont rien à
    dire et pas grand chose à penser,
    détrompez-moi ....
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 04 janvier 2012

    « Si insupportables qu’ils se trouvassent mutuellement, ces amis exigeaient toujours que chacun fut là, présent, avec les autres, même la nuit, le soir, aux parties de boule. » (p. 15)
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 04 janvier 2012

    « Il n’y avait rien à faire, ici, les livres fondaient dans les mains. Et les histoires tombaient en pièces sous les coups sombres et silencieux des frelons à l’affût. Oui, la chaleur lacérait le cœur. Et seule lui résistait, entière, vierge, l’envie de la mer. » (p. 18)
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Missbouquin, le 21 février 2012

    "Il n’y a pas de vacances à l’amour, dit-il, ça n’existe pas. L’amour, il faut le vivre complètement avec ton ennui et tout, il n’y a pas de vacances possibles à ça.”
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Missbouquin, le 21 février 2012

    “C’est une bonne idée, Tarquinia. Vous allez voir ces petits chevaux des tombes étrusques.”
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 04 janvier 2012

    « C’est peut-être bien l’amour à la longue qui rend méchant, comme ça. Les prisons en or des grands amours. Il n’y a rien qui enferme plus que l’amour. Et d’être enfermé à la longue, ça rend méchant, même les meilleurs. » (p. 210)
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