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ISBN : 2707303089
Éditeur : Editions de Minuit (1980)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 56 notes)
Résumé :
« Un homme, une femme. Un homme assis dans l'ombre d'un couloir, une femme allongée dans un jardin à quelques mètres de lui On sait quelles niaiseries moralisatrices peut engendrer cette simplicité édénique. Marguerite Duras les esquive toutes à une altitude de sobriété et de rareté où l'oxygène manque pour en dire plus. Comme une émotion suffocante pour ce dernier épisode de ses aventures esthétiques (...) Pour dire cette simplicité fondamentale, Duras a renoncé au... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
Marti94
Marti9405 février 2015
  • Livres 4.00/5
J'ai cru comprendre, pour la petite histoire, que "L'homme assis dans le couloir" a été commencé en 1962 et que Marguerite Duras l'a édité sous anonymat avant de le publier en 1980 aux Editions de Minuit sous son propre nom. A cette époque, Marguerite Duras déclarera "Ce texte, je ne n'aurais pas pu l'écrire si je ne l'avais pas vécu.".
Ce roman très court est une histoire de passion sexuelle. Il commence par une relation violente puis se poursuit par un monologue où Marguerite Duras nous entraîne dans les profondeurs d'une espèce de folie animale. On retrouve des phrases courtes et simples et laisse place à l'imaginaire car tout n'est pas dit. Merveilleuse écriture !
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AMasini
AMasini05 janvier 2016
  • Livres 5.00/5
L'Homme assis dans le couloir, dont une première version fut publiée dans L'Arc en 1962, est un court récit de violence érotique, qui peut parfois mettre mal à l'aise. La version de 1980 est pourtant moins crue que celle de 1962, et il faut voir dans ce récit un très bel exercice de style qui rassemble de nombreuses thématiques durassiennes (les paysages suggérant l'Inde du Vice-Consul, la violence, le désir, la reconnaissance de l'autre, deux personnages "ectoplasmes" façon Nouveau Roman) et qui inaugure l'émergence de "l'oeil" : cette "voix" qui regarde l'amour se faire et qui permet la circulation du désir entre le lecteur et les personnages. C'est ainsi, comme La Maladie de la mort, comme le Ravissement, comme Les Yeux bleus cheveux noirs, une autre tentative de comprendre la naissance du désir, son caractère irrémédiable et sa férocité. Court, mais dense.
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MurielT
MurielT05 octobre 2014
  • Livres 1.00/5
Un homme, une femme, un très beau paysage, de l'érotisme et de la violence
C'est très bien écrit
Mais c'est sans commentaire
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BrindeCulture
BrindeCulture05 mars 2016
  • Livres 4.00/5
Récit court, vif et violent, mais poétique et étrange au niveau des pronoms. (Vincent L., stagiaire)
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lnbsi
lnbsi08 juillet 2009
  • Livres 4.00/5
Scène érotique et violente entre un homme et une femme racontée par l'auteur.(Clickez sur le lien pour lire la suite).
Lien : http://aufildeslivres.over-blog.com/article-6590..
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
TallulaTallula22 juillet 2012
Il aurait relevé la tête et aurait regardé vers le fleuve. Le soleil est fixe et fort. L'homme regarde sans voir avec une grande attention ce qui se présente à ses yeux. Il dit :
- Je t'aime. Toi.
Le pied aurait appuyé sur le corps.
Une durée grandit, elle a cette unité de l'immensité indéfinie. L'homme n'aurait pas ressenti la peur. Il regarde toujours sans voir ce qui se présente à ses yeux, l'éblouissement de la lumière, l'air qui tremble.
Elle est sous lui, attentive de toute sa force, dirait-on, à l'évènement en cours. Sans un geste, la bouche mordue à son bras arrêtée à la soie de sa robe, elle en percevrait la progression, la pression du pied sur le cœur. Les yeux auraient été de nouveau refermés sur la couleur verte entrevue. Sous le pied nu il y a la boue d'un marécage, un frémissement d'eau, sourd, lointain, continu. La forme est défaite, molle, comme cassée, d'une terrifiante inertie. Le pied appuie encore. Il s'enfonce, atteint la cage d'os, appuie encore.
+ Lire la suite
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Marti94Marti9405 février 2015
Elle n'aurait rien dit, elle n'aurait rien regardé. Face à l'homme assis dans le couloir sombre, sous ses paupières elle est enfermée. Au travers elle voit transparaître la lumière brouillée du ciel. Elle sait qu'il la regarde, qu'il voit tout. Elle le sait les yeux fermés comme je le sais moi, moi qui regarde. Il s'agit d'une certitude.
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Marti94Marti9405 février 2015
L'homme aurait été assis dans l'ombre du couloir face à la porte ouverte sur le dehors.
Il regarde une femme qui est couchée à quelques mètres de lui sur un chemin de pierres. Autour d'eux il y a un jardin qui tombe dans une déclivité brutale sur une plaine, de larges vallonnements sans arbres, des champs qui bordent un fleuve.
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BrindeCultureBrindeCulture05 mars 2016
La mer est ce que je ne vois pas. (Vincent L., stagiaire)
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Vidéo de Marguerite Duras
La parole des libraires - Spécial beaux livres .Karine, libraire à la librairie Comme un roman à Paris, nous présente ses trois coups de coeur en matière de beaux livre : Marguerite Duras de Laure Adler, L'incroyable bestiaire de Monsieur Anderson, Pina de Walter Vogel.
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