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ISBN : 2070368823
Éditeur : Gallimard (1978)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 489 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
D'une facture romanesque relativement classique, l'ancrage des personnages de ce roman dans le réel préfigure cependant cette "écriture de l'indicible" qui marquera plus tard la singularité de l'écrivain. "Un barrage contre le Pacifique" inaugure une série de romans d'i... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Nastasia-B, le 02 août 2012

    Nastasia-B
    Marguerite Duras nous livre ici ses souvenirs d'adolescence indochinoise d'avant guerre (période 1920-1930) au moment même où la France est engagée dans la guerre d'Indochine. C'est donc probablement avec une certaine douleur que ces lignes furent écrites, d'autant plus que son histoire personnelle n'est pas elle-même, dénuée de douleur.
    Elle nous conte, de façon un peu romancée, le calvaire de sa mère, institutrice pauvre ayant perdu son mari et s'étant fait berner par l'administration coloniale dans l'achat d'un terrain complètement inexploitable car inondé par les eaux salées de la mer de Chine en période de mousson. Laquelle mer de Chine est dénommée Pacifique par la mère, comme si seul un ennemi de cette taille avait le droit de lui causer des misères, et contre les furies duquel elle va s'échiner à tenter de construire une digue pour protéger les terres du sel dévastateur et ainsi les rendre exploitables.
    L'aventure tournera au fiasco et la mère y laissera jusqu'à son dernier sou, plongeant la famille dans une misère noire. Joseph, le frère aîné de la narratrice, garde rancune de ce mauvais coup du sort et cultive une sorte de misanthropie bourrue d'homme des bois qui a quelque chose de touchant.
    Aussi, la jeune Marguerite va-t-elle être convoitée par un fils de famille richissime, un chinois, inversant ainsi le rapport ordinaire entre blancs et asiatiques. Une relation très ambiguë va naître, soutenue par l'argent, où la jeune héroïne sera tiraillée entre les désirs avides de sa famille néanmoins pondérés par leurs accusations de prostitution. Un amour impossible d'un côté comme de l'autre (le père fortuné menace de déshériter son fils s'il se compromet avec la française), et plus largement une vie impossible, sans espoir autre que l'exil, à savoir le retour en France.
    Un très bon livre, peut-être pas le plus grand chef-d'œuvre de tous les temps, mais une vision poignante à 99% autobiographique. J'en retiendrais surtout les personnages ambigus qu'on ne sait trop si l'on doit aimer ou détester, à savoir le frère et la mère. L'histoire de l'héroïne m'a moins transporté. Marguerite Duras est revenue trente-cinq ans après la publication de ce roman sur cette période et y a apporté des précisions et des modifications dans L'amant.
    D'une façon générale ce livre vaut surtout, à mon sens, pour ses personnages et sujets secondaires, comme par exemple la critique de l'administration coloniale, mais comme toujours, ce n'est là que mon avis, c'est-à-dire, une goutte d'eau dans le Pacifique.
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    • Livres 2.00/5
    Par sultanne, le 06 juin 2012

    sultanne
    Voilà qui risque de remettre en question notre vision exotique de la colonisation. Ce récit, d'une grande justesse, nous transporte au fond de l'abîme colonial. Là où les blancs sont traités aussi misérablement que les "indigènes", où l'administration broie avec froideur et avidité des vies entières, Marguerite Duras nous fait traverser une frontière insoupçonnée, marquée de sang et de sueur, celle perdue dans les fameuses concessions coloniales, machines à fric incultivables qui fait le bonheur des plus riches.
    L'atmosphère, constamment tendue, explore avec sécheresse et froideur les relations ambivalentes entre les êtres humains revenus à une vie quasi-primitive où le lien social, ne tenant qu'à un fil, fait osciller le malheureux entre son statut d'homme et celui d'animal. Les sentiments et les émotions n'ont pas leur place dans ces sociétés où la survie occupe la tête de la pyramide des besoins. Les personnages sont dénués d'humanité, à l'image de cette mère dévastatrice, de ce frère sauvage, de ce M. Jo anihilé ou de cet Agosti trompeur...
    En toile de fond de cette Indochine rêvée, un questionnement existentiel sur le sens de la vie laisse entrevoir une pensée presque marxiste, crachant sur un capitalisme écoeurant. Une réflexion sur l'évolution, lente et invisible de l'espèce humaine et sur la liberté de l'être humain saisit le lecteur incrédule. Celle qui n'a pas de nom (la "mère"), être informe qui, avec son prénom, semble avoir perdu toute forme d'humanité, la "mère", étrange matrice stérile dont ne sortent plus que l'injure et l'entêtement, va laisser place à une génération nouvelle, plus forte et plus vivace, prête à reconstruire une réalité nouvelle à la lueur des erreur commises.
    Du Marguerite Duras splendide, choquant, intrigant.
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  • Par kuroineko, le 20 février 2013

    kuroineko
    Fortement autobiographique, ce roman nous entraîne sur les rives de la mer de Chine (le Pacifique dévastateur de la mère), dans l'Indochine française des années 1920-1930. Vivent là, sur une concession stérile car inondée à chaque grande marée, Suzanne, 17 ans, Joseph, son frère aîné, 20 ans et la mère, vieille institutrice qui a économisé pendant 15 ans pour obtenir cette concession.
    Marguerite Duras décrit sans émotivité les rapports houleux et souvent conflictuels de cette famille. Minés par une malchance perpétuelle et par la pauvreté, ses membres semblent avoir annihilé toute forme de moralité. Tout devient bon pour s'en sortir, voire pour conserver un semblant d'espoir et de projet pour continuer à tenir. Suzanne se montre prête à partir avec le premier venu, pourvu qu'il l'entraîne loin de là. Joseph enfouit tout sentiment sous des dehors bourrus et violents, parlant grossièrement. La mère, malade et en proie à de furieuses crises qui l'emmènent au seuil de la mort, oscille entre de brusques emportements et une léthargie complète.
    Ce roman dresse un panorama assez sordide de la vie coloniale: la concussion des fonctionnaires du cadastre - les grands ennemis de cette famille, la contrebande d'opium et de pernod, les quartiers des riches planteurs, véritables ghettos du fric et de la démesure, l'état de quasi esclavagisme de la population autochtone, la misère des petits coloniaux, ... le récit fourmille ainsi d'informations tirées de l'expérience vécue de Marguerite Duras.
    Le style narratif m'a paru très froid, sans émotion, comme si tout était rongé par la dureté de la vie des personnages. Il est d'ailleurs difficile de se sentir proche d'eux. Il n'en reste pas moins que j'ai trouvé la lecture de ce roman très prenante. J'avais envie de voir jusqu'où irait le trio pour s'en sortir.
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    • Livres 4.00/5
    Par Gwen21, le 15 octobre 2012

    Gwen21
    Mon mari et moi habitions dans le Lot-et-Garonne depuis peu quand, voulant découvrir la région, mon mari me concocta l'un de ces petits week-ends surprises dont il a le secret. Il m'emmena à Duras. Nous nous baladâmes, nous visitâmes le château et, au dîner, il m'offrit Un barrage contre le pacifique.
    Jusqu'alors, même si le nom de l'auteur me disait bien quelque chose, je ne savais rien de l'oeuvre de MD, je ne savais rien non plus de sa vie ni de son expérience indochinoise. Mais immédiatement, ce roman aux parfums d'orient me mit l'eau à la bouche. Tandis que je découvrais des paysages aussi peu familiers pour moi que ceux de la planète Mars puisque je ne voyage qu'en Europe, je m'aidais en faisant défiler dans ma mémoire les très belles images du film de Wargnier "Indochine". Je pense que c'est à ce prix que la magie du roman a opéré sur moi.
    J'ai aimé le dépaysement du récit ; la lutte contre la misère des colons français, ces "oubliés du bout du monde". le style Duras m'a quelque peu rebutée au premier contact mais j'ai été heureuse d'avoir persévéré car je me suis finalement assez vite acclimatée à son écriture. Il est probable que je lirai d'autres Duras dans l'avenir.
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    • Livres 5.00/5
    Par ATOS, le 29 mai 2013

    ATOS
    La mer de Chine est trop petite. Trop étroite. Il faut bien un océan pour contenir la colère et le désespoir de la mère. Un océan dont le nom n'est en rien ce qu'il contient. Pacifique, rien chez cette femme n'est plus pacifique.
    Un barrage contre le Pacifique voilà ce que chaque nuit elle construit dans sa tête. Avec entêtement, avec folie.
    Gagner sa terre contre un océan de misère. Reprendre cette terre qu'ils disent lui concéder.
    Cet océan inlassablement prend et emporte tout ce que les hommes construisent. Océan destructeur, affameur.
    L'Indochine. 1930. Une concession entre Kam et Ram. Un peuple qui crève de faim. Des colons mangeurs de terre et d'hommes.
    Ils crèvent comme des mouches, les annamites.
    Ils enterrent leurs gosses sous leurs cases dans la boue. Ils ne les comptent plus. Les terres sont pleines d'enfants morts. «les îles mouraient de la faim, des maladies de la faim et des aventures de la faim» Malaria, choléra, famine, vers, rien de vient remplir leur ventre, la vermine emplit les bouches. Description terrifiante des temps de nos anciennes colonies.
    «l'impatience des enfants affamés devant les mangues vertes est éternelle»
    La bourgeoisie coloniale danse, boit, baise, négocie, traite, engraisse.
    L'administration coloniale gère le crime.
    Quant à la mère et ses deux enfants adolescents,Joseph et Suzanne , ils sont tous trois face à cet océan au côté des paysans, démunis mais lucides devant le pillage autoritaire et réglementé de leurs terres.
    La mère est folle. Folle de rage, de colère , d'injustice. Elle hurle, elle convulse, elle frappe, elle compte et recompte ce que chaque jour elle n'a déjà plus.
    Elle sait la misère, elle l'a secourue.
    Et puis elle s'est rompue, impossible, impossible d'arrêter le flot continu de la misère.
    Joseph, lui, tue, il abat les bêtes, tire, chasse, traque. Suzanne flotte, subit, suit et attend.
    Lorsque que le barrage cède, tout cède. La retenue n'est plus.
    La mère perd l'impossible combat, les enfants quittent la terre qui, souhaitons leur, deviendra peut être leur enfer perdu.
    L'adieu à la terre pour Joseph sera une adresse faite au peuple au côté duquel il aura survécu. Ce sera un appel à la révolte, à la prise des armes contre ce pouvoir injuste, discriminatoire, exterminateur. Pour Joseph il faut abattre avant de construire. C'est le seul sens qu'il donne au combat. C'est ce qu' il aura retenu de l'histoire de la mère, de ce peuple, de cette terre.
    Duras avait visé l'harmonie de l'écriture dans ce roman initiatique, épique et autobiographique elle y aura surtout déposé le visage de tous les combats qu'elle ne cessera jamais de mener : combat contre le plus fort qui « s'autorise » sur le plus faible, contre l'hypocrisie sociale, le mensonge, l'absurdité des systèmes établis par les prêcheurs blancs de sainte civilisation, contre tous les crimes contre notre humanité.
    Les enfers perdus sont plus lourds à porter dans les mémoires que certains paradis. Surtout, si comme Duras on y a vécu.
    Astrid SHRIQUI GARAIN
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Citations et extraits

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  • Par Nastasia-B, le 23 avril 2013

    Suzanne dansait avec M. Jo comme d'habitude. Et la mère les regardait tristement. Parfois, surtout lorsqu'elle n'en buvait pas suffisamment, le champagne la faisait s'attrister davantage à la vue de M. Jo. Bien qu'il y eût du monde à la cantine ce soir-là et en particulier des passagères, Joseph ne dansait pas. Peut-être en avait-il assez de danser tous les soirs ou peut-être sa décision de parler à M. Jo lui en enlevait-elle le désir. (...)
    - On fait que ça, attendre, mais il suffit de décider qu'on ne veut plus attendre. Je vais lui parler.
    M. Jo revint de danser avec Suzanne. (...) Dès que M. Jo se fut assis, Joseph commença.
    - On s'emmerde, déclara-t-il.
    M. Jo avait pris l'habitude du langage de Joseph.
    - Je m'excuse, dit-il. On va commander une autre bouteille de champagne.
    - C'est pas ça, dit Joseph, c'est à cause de vous qu'on s'emmerde.
    M. Jo rougit jusqu'aux yeux.
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  • Par solasub, le 19 janvier 2012

    Le piano commença à jouer. La lumière s'éteignit. Suzanne se sentit désormais invisible, invincible et se mit à pleurer de bonheur. C'était l'oasis, la salle noire de l'après-midi, la nuit des solitaires, la nuit artificielle et démocratique, la grande nuit égalitaire du cinéma, plus vraie que la vraie nuit, plus ravissante, plus consolante que toutes les vraies nuits, la nuit choisie, ouverte à tous, offerte à tous, plus généreuse, plus dispensatrice de bienfaits que toutes les institutions de charité et que toutes les églises, la nuit où se consolent toutes les hontes, où vont se perdre tous les désespoirs, et où se lave toute la jeunesse de l'affreuse crasse d'adolescence.
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  • Par Nina, le 16 octobre 2010

    Voici quelques extraits :

    M. Duras : Au bout de vingt ans de fonctionnariat, de travail, elle (la mère) a acheté un lotissement au Cambodge vers Kampot.

    M. Porte : Une concession ?

    M. Duras : Ce que l’on appelle une concession, oui. Et on lui a donné, on a vu cette femme arriver seule, sans défenseur, complètement isolée et on lui a collé une terre incultivable. Elle ignorait complètement, qu’il fallait soudoyer les agents du cadastre pour avoir une terre cultivable. On lui a donné une terre, ce n’était pas une terre, c’était une terre envahie par l’eau pendant six mois de l’année. Et elle a mis là-dedans vingt ans d’économie. Elle a fait construire ce bungalow, elle a semé, elle a repiqué le riz, au bout de trois mois le Pacifique est monté et on a été ruinés. Et elle a failli mourir, elle a déraillé à ce moment-là, elle a fait des crises épileptiformes. Elle a perdu la raison.

    (…) Elle s’est révoltée mais la concussion était terrible à ce moment-là et on s’est aperçu que tous les agents, depuis les agents du cadastre jusqu’à l’administrateur général de la colonie, tout le monde touchait de l’argent. C'est-à-dire que les pots de vins étaient répartis sur toute la hiérarchie des fonctionnaires, dont les plaintes tombaient à l’eau, elles finissaient dans les tiroirs. Et elle est morte sans avoir gagné - oui l’injustice a été accomplie totalement.

    Marguerite Duras a fait de son histoire, un roman magnifique, qui a failli obtenir le prix Goncourt, mais elle recevra ce prix quelques trente ans plus tard pour son livre «L'amant."
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  • Par solasub, le 19 janvier 2012

    Il dit je vous aime. Elle dit je vous aime moi aussi. Le ciel sombre de l'attente s'éclaire d'un coup. Foudre d'un tel baiser. Gigantesque communion de la salle et de l'écran. On voudrait bien être à leur place. Ah ! comme on le voudrait. Leurs corps s'enlacent. Leurs bouches s'approchent, avec la lenteur du cauchemar. Une fois qu'elles sont proches à se toucher, on les mutile de leurs corps. Alors, dans leurs têtes de décapités, on voit ce qu'on ne saurait voir, leurs lèvres les unes en face des autres s'entrouvrir, s'entrouvrir encore, leurs mâchoires se défaire comme dans la mort et dans un relâchement brusque et fatal des têtes, leurs lèvres se joindre comme des poulpes, s'écraser, essayer dans un délire d'affamés de manger, de se faire disparaître jusqu'à l'absorption réciproque et totale. Idéal impossible, absurde, auquel la conformation des organes ne se prête évidemment pas. Les spectateurs n'en auront vu pourtant que la tentative et l'échec leur en restera ignoré. Car l'écran s'éclaire et devient d'un blanc de linceul.
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  • Par mandarine43, le 27 juillet 2011

    [ Incipit ]

    Il leur avait semblé à tous les trois que c'était une bonne idée d'acheter ce cheval. Même si ça ne devait servir qu'à payer les cigarettes de Joseph. D'abord, c'était une idée, ça prouvait qu'ils pouvaient encore avoir des idées. Puis ils se sentaient moins seuls, reliés par ce cheval au monde extérieur, tout de même capables d'en extraire quelque chose, de ce monde, même si ce n'était pas grand-chose, même si c'était misérable, d'en extraire quelque chose qui n'avait pas été à eux jusque-là, et de l'amener jusqu'à leur coin de plaine saturé de sel, jusqu'à eux trois saturés d'ennui et d'amertume. C'était ça les transports : même d'un désert, où rien ne pousse, on pouvait encore faire sortir quelque chose, en le faisant traverser à ceux qui vivent ailleurs, à ceux qui sont du monde.
    Cela dura huit jours. Le cheval était trop vieux, bien plus vieux que la mère pour un cheval, un vieillard centenaire. Il essaya honnêtement de faire le travail qu'on lui demandait et qui était bien au-dessus de ses forces depuis longtemps, puis il creva.
    Ils en furent dégoûtés, si dégoûtés, en se retrouvant sans cheval sur leur coin de plaine, dans la solitude et la stérilité de toujours, qu'ils décidèrent le soir même qu'ils iraient tous les trois le lendemain à Ram, pour essayer de se consoler en voyant du monde.
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