Troisième ouvrage lu grâce à l'opération Rentrée littéraire organisée par Libfly/ le furet du nord, et enfin une bonne surprise. Merci à Lucie et aux éditions
Anne Carrière pour l'envoi de cet ouvrage qui paraitra le 25 août prochain.
En effet ; malgré deux petits détails au niveau de la forme, j'ai vraiment beaucoup aimé ce roman. Dès les premières lignes je me suis attachée à Rachel dont on découvre le lourd secret, petit à petit au fil des récits des différents personnages. J'ai aimé la poésie avec laquelle les événements tragiques relatés sont décrits, l'image de l'oiseau, en particulier m'a beaucoup plu.
J'ai d'autre part trouvé très intéressant le cheminement de cette petite fille métisse qui peine à trouver son identité, rejetée par les Blancs et par les Noirs car ni vraiment l'une, ni vraiment l'autre, et élevée par un entourage qui semble ne pas la comprendre. J'ai aimé et je me suis retrouvée dans sa façon de se barricader en elle-même, de refouler les émotions trop violentes. Cependant, j'ai parfois eu un peu de mal à comprendre son comportement une fois devenue adolescente. J'aurais aimé la voir plus combative, plus déterminée dans ses choix.
Brick est le second personnage principal de cette histoire et son histoire m'a peut-être même d'avantage touchée que celle de Rachel. Même si certains passages sont peu crédibles, j'ai aimé sa volonté de s'en sortir, son courage, sa persévérance et cette pureté qu'il conserve malgré les épreuves traversées. En outre c'est lui qui apporte le note d'espoir sur laquelle se termine l'ouvrage.
Quant aux personnages secondaires, ils sont intéressants mais j'ai globalement regretté qu'ils disparaissent si tôt. J'aurais aimé savoir comment ils évoluaient après le drame, et j'aurais aimé que certains rencontrent Rachel. Mais finalement, le rôle assumé par chacun correspond bien à leur personnalité et puis c'est aussi leur absence qui permettra à Rachel de se construire.
En revanche, je le disais, quelques points m'ont dérangée. Tout d'abord, le langage employé par Rachel. Certaines tournures m'ont paru beaucoup trop enfantines pour une fille de 11 ans et cela m'a fait tiquer à plusieurs reprises. de même, je n'ai pas vraiment senti d'évolution dans sa façon de s'exprimer alors qu'elle grandit.
Ce qui me conduit au second point. On ne dispose que de très peu d'indications chronologiques tout au long du roman et c'est assez déstabilisant, car on découvre tout à coup que Rachel a désormais 14 ans, sans pouvoir dire à quel moment a eu lieu la transition. Ce phénomène se reproduit plusieurs fois et j'ai vraiment trouvé ça gênant. J'avais l'impression d'avoir manqué quelque chose.
Mais je garde globalement un très bon souvenir de cette lecture et je suivrais de près les futures publications de
Heidi W Durrow.
Lien : http://leboudoirdemeloe.co.uk/2011/07/22/durrow-heidi-w-la-fille-tom..