ISBN : 2070776174
Éditeur : Gallimard (2008)


Note moyenne : 3.58/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
«Le 29 septembre 1990, une vingtaine de descendants de René Coty se retrouvèrent à l'Élysée. Chez les petites-filles du Président, d'ordinaire si ardentes à rompre avec le passé, l'opportunité sembla éveiller un brin d'amusement. Les années glorieuses s'éloignaient suff... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 17 août 2010

    kathel
    C'est plutôt une découverte agréable, entre chronique familiale et observation de société. le grand-père de l'auteur, René Coty, avait acheté une villa pour sa famille à Etretat, avant de devenir président de la République de 1954 à 1959. le décryptage des attitudes familiales par rapport au personnage public de leur père et grand-père, est intéressant. La peinture de la bourgeoisie normande d'Etretat ne manque pas de saveur, avec ses codes d'utilisation de la plage, ses spectacles de fins de saisons, ses demeures somptueuses mais qui partent en pièces, l'arrivée de nouveaux bourgeois au fil des années. L'éducation havraise, discrète et respectueuse des autres, de l'auteur, ses amitiés, ses loisirs, ses vacances, tout ceci constitue une jolie chronique qui ne manque pas de charme, ni d'humour… Une lecture parfaite pour des vacances en Normandie !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-benoit-duteurtre-les-pie..
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    • Livres 5.00/5
    Par luocine, le 20 juillet 2009

    luocine
    J'ai commencé ce roman avec amusement, persuadée que je n'y trouverai qu'un intérêt modéré. (Ma grand-mère me parlait toujours avec émotion de Madame Coty, c'était son idéal de femme, elle lui attribuait des pensées de compassion pour les pauvres gens – sans doute à cause de la photo où Madame Coty sert de la soupe à son président de mari- et surtout elle était une bonne catholique). Mais j'ai beaucoup aimé ce livre(du petit fils de Madame Coty), qui permet de traverser le siècle par petites touches et analyses assez fines de notre société. L'auteur s'y met en scène avec une honnêteté surprenante.
    Je pense que mon intérêt vient aussi de la description d'Etretat ou plus d'un dinardais retrouvera des remarques qu'il se fait parfois sur notre « si » petit monde. Je sais que j'offrirai ce livre à des amis de Saint-Lunaire, Saint Briac ou de Dinard. Son dernier chapitre sur le bain dans l'eau de la Manche m'a vraiment ravie.


    Lien : http://luocine.over-blog.com/
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    • Livres 2.00/5
    Par jimithecat, le 08 janvier 2012

    jimithecat
    Chronique sociale et familiale plaisante dans le magnifique décor de la plage d'Etretat, avec en toile de fond la descendance Coty. Intéressant mais un peu long !
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    • Livres 4.00/5
    Par PLUMAGILE, le 06 mars 2011

    PLUMAGILE
    J'ai beaucoup aimé ce roman-chronique qui m'a rappelé l'époque de mon enfance et de mon adolescence (je suis de la même génération que l'auteur), même si je ne suis pas de cette région.
    J'ai été intéressé par l'évocation (...)
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    Lien : http://lespassionsdelaura.over-blog.com
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Citations et extraits

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  • Par luocine, le 20 juillet 2009

    Abrégeons les préliminaires qui constituent, pour cette activité, le moment le plus pénible. Aucune douceur, aucune excitation, aucun frisson d’extase à espérer quand la première vague glacée vient lécher vos orteils. Elle semble plutôt là pour vous faire renoncer, en vous rappelant que, même par beau temps, la mer reste toujours aussi fraîche, très inférieure à la température du corps…… Certains courent aveuglément sur les galets, ils descendent la pente en poussant des cris et entrent dans l’eau comme des soldats de 14 se jetant sous la mitraille ; d’autres hésitent longuement et progressent, pas à pas, dans une relation masochiste avec l’élément
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  • Par kathel, le 17 août 2010

    Le bleu des flots est animé de minces crêtes blanches entre lesquelles glissent les périssoires. Ces élégants canots de bois blanc conduits par des estivants en maillots de bain se croisent partout sur la mer. Un couple d’amoureux longe la côte sans se presser ; ils se laissent dériver assis l’un derrière l’autre, le dos de la fille appuyé contre le torse du garçon qui, parfois, donne un bref coup de pagaie. En face d’eux, sur la plage, les corps dénudés ne semblent pas trop ressentir le petit vent du nord. Ils profitent du soleil comme dans un pays chaud. Et ce mélange d’air frais, de cailloux brûlants, de corps alanguis, de canots pagayant, de voix et de cris, résonne en moi tandis que nous nous apprêtons, avec ma mère et ma soeur, à descendre l’escalier qui relie la promenade à la plage.
    Soudain, comme nous posons nos pieds sur les galets en tournant instinctivement vers la gauche, je vois se dresser tout un groupe de jeunes femmes en maillots de bain une pièce qui s’approchent avec de larges sourires, embrassent ma mère, nous dévisagent ma soeur et moi et poussent des exclamations joyeuses, comme s’il s’agissait d’une bonne surprise…
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  • Par luocine, le 20 juillet 2009

    Chaque dimanche, après déjeuner, les paysans cauchois s’engouffrent dans leur voiture pour aller regarder la mer …tout le reste à changer : les cultivateurs habitent des maisons modernes, reconstruites à l’intérieur des anciennes cours plantées ; leurs bêtes engraissent dans des hangars en parpaings et leur fourrage est protégé par des bâches en plastique sous des piles de pneus
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  • Par Musikant, le 18 janvier 2009

    Même la fameuse hypocrisie bourgeoise devient une qualité quand elle consiste à masquer ses tourments, à laisser la part d'ombre dans l'ombre, plutôt que de donner le champ libre à la sincérité et aux conflits. Voilà toute une esthétique du quotidien que nous ne connaissons plus guère, depuis que nos vertus s'appellent franchise et naturel.
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  • Par Claijo2ma, le 06 août 2009

    Un président de la République en Ray Ban ressemble étrangement à un voyou de banlieue.
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