Les Royer, une famille bourgeoise, ont tout pour être heureux : un pavillon bien cossu dans une banlieue tranquille, une excellente assise professionnelle, deux beaux enfants et des amis qui leurs ressemblent.
Dans la famille Royer, je demande la fille !
Nathalie, l'ado dans toute sa splendeur, cherche le conflit frontal avec ses parents. C'est de bonne guerre à cet âge.
Dans la famille Royer, je demande le fils !
Grégoire, le fils prometteur, réussit aux Etats Unis. Une sorte de golden-boy. Une sorte de futur trader.
Jusque là tout va bien dans le meilleur des mondes des Royer.
Mais, mais, car y'a un "mais" bien sûr, un jour, le fils envoie un SMS à toute la famille : "J'ai rencontré la femme de ma vie. Arrivons ce samedi pour organiser le mariage. Prévoir un déjeuner le jour même à la maison. Hâte de vous voir et de vous la présenter."
Tremblement de terre chez les Royer.
Dans la famille Royer, je demande la mère !
Nathalie, la mère donc, s'inquiète : cette fille est-elle noire ? Juive ? Pauvre ? Voire pire encore ? Riche ? de notre milieu ? Voire mieux encore ?
Cette mère, hyper protectrice, attachée aux apparences qui rassurent, va espionner la vie de son fils, mener "son" enquête, jusqu'à découvrir, révéler, réveiller des secrets de famille trop longtemps, trop profondément enfouis.
Je ne vous en dis pas plus car il y a du suspens jusqu'à la dernière page. On pense à
Hitchcock, à
Chabrol.
En lisant
Dominique Dyens, on pense aussi aux romans de la très british Rachel Cust, qui, elle aussi, traite sans complaisance, avec humour grinçant et ironie dévastatrice les clichés sur la famille, le couple, les frustations, les jalousies, l'arrivisme, les hypocrisies d'un milieu souvent nourri, gâvé d'illsusions.