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ISBN : B0000DO2UR
Éditeur :


Note moyenne : 3.6/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Eça de Queirós se moque de tout. Sa verve n’épargne personne. Bourgeois, bigots, courtisanes et tartufes, fustigés dans leur hypocrisie, caracolent dans ce roman avec une irrésistible cocasserie.
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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 3.00/5
    Par Lali, le 07 février 2011

    Lali
    L'écrivain portugais José Maria de Eça de Queirós est souvent comparé à Balzac, à Flaubert ou à Zola (qu'il a rencontré à Paris en 1885), parce que c'est à lui qu'on doit l'entrée du naturalisme à la française dans la littérature portugaise.
    La relique, un de ses premiers romans, raconte le parcours d'un jeune orphelin, pris en charge par une tante riche et bigote, devant laquelle il fait toutes les courbettes, se prétendant même le plus pieux des hommes, parce qu'il se voit déjà l'héritier d'une fortune qu'il compte acquérir au prix de sa bonne conduite. Inutile que la vieille tante sache vraiment de quoi il retourne, puisqu'il arrive à mener une double vie dont elle n'a pas connaissance.
    Elle le croit donc si pieux, si épris de toutes les bondieuseries du monde, que pour le récompenser et s'acheter le paradis à sa fin de ses jours, elle envoie son neveu se recueillir sur les lieux foulés par le Christ, en lui rappelant d'être digne et de faire honneur à son nom, en ajoutant que si jamais elle apprenait qu'il avait dérogé à cet ordre, la punition serait fatale pour lui.
    Voilà brièvement résumé La relique, ce roman dont une partie se déroule à Lisbonne et l'autre en Égypte et en Terre Sainte, que l'auteur avait visités en 1869-1870, puisqu'il a beaucoup voyagé au cours de sa vie pour des raisons diplomatiques, Voyages qui l'ont notamment conduit à Cuba et à Bristol. Et même à Montréal dont il dira : Montréal est une petite ville qu'on voudrait ranger sur une étagère… On dirait qu'il n'y a pas de rues - mais une suite de jardins. Et cela m'enchante!
    Même si la facture finale de la traduction de Georges Raeders revue par Beranrd Emery et publiée en 1992 par les éditions Arléa laisse à désirer (fautes d'orthographe, erreurs de typographie, etc.), ce qui m'a parfois agacée, je recommande la lecture de La relique, entre autres pour ce regard que le roman jette sur une époque révolue et pour cette façon qu'a de raconter José Maria de Eça de Queirós, qui donne envie de le découvrir davantage.

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=30528
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    • Livres 2.00/5
    Par JeanLucT, le 12 juillet 2012

    JeanLucT
    Raposo, jeune orphelin est recueilli par sa riche Tata tyrannique et bigote.
    Pour rester dans les bonnes grâces de sa tante,
    sa vie apparente n'est que dévotions et hypocrisies,
    sa vie cachée est plutôt du genre débauchée...
    Pour espérer hériter, il se voit proposer un pèlerinage à Jérusalem
    et la mission d'en ramener une sainte relique.
    En guise d'au revoir, Tata lui dira :
    "Si j'apprenais que durant ce voyage tu aies couru après les cotillons,
    je te jetterais à la rue, sans une croûte, comme un chien !"
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Citations et extraits

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  • Par JeanLucT, le 12 juillet 2012

    Je me retirai dans ma chambre pour mettre ma redingote noire.
    Là, examinant devant la glace mon visage brûlé,
    je souris d’un air de gloire et pensai : “Ah, Théodoric, tu as vaincu !”
    Oui, j’avais vaincu ! De quelle façon, tante ne m’avait-elle pas accueilli !
    Avec quelle vénération ! Quelle dévotion… ! Et elle allait mal, mal…
    Bientôt j’entendrais, le cœur oppressé de joie, les coups de marteau
    sur son cercueil. Et rien ne pourrait désormais me déloger du testament
    de la senhora Dona Patrocinio.
    J’étais devenu pour elle saint Théodoric.
    L’ignoble vieille était enfin convaincue que me laisser son or, c’était, pour ainsi dire, le donner à Jésus, aux Apôtres
    et à toute notre Sainte Mère l’Église !
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  • Par JeanLucT, le 12 juillet 2012

    Mais si j’apprenais que, durant ce voyage, tu aies eu de mauvaises pensées et quelque mauvaise fréquentation, ou que tu aies couru après les cotillons, sache-le bien : bien que tu sois l’unique personne de mon sang, et que tu aies visité Jérusalem et gagné des indulgences, je te jetterais alors à la rue, sans une croûte, comme un chien !

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Olivier BARROT présente, depuis les Chais de Porto (Portugal) le livre de Eça de Queiroz "Alves et Cie".








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