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ISBN : 2246742714
Éditeur : Grasset (2009)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 106 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le gai savoir : rarement l'expression nietzschéenne se sera aussi bien appliquée qu'à ce livre... sur les livres ! Du papyrus au fichier électronique, nous traversons 5000 ans d'histoire du livre à travers une discussion à la fois érudite et humoristique, savante et sub... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Christw, le 28 février 2012

    Christw
    Supposons que pour conserver en étagères les nombreux livres qu'on vous envoie, vous deviez acheter un appartement de cinquante mètres carrés. Les hauteurs de murs utilisables conduisent au prix d'archivage de 40€ par bouquin tout compris. C'est le prix que Umberto Eco a calculé pouvoir demander aux éditeurs qui lui expédient ses œuvres traduites par exemple en... birman ou en croate. Plus cher que le prix du livre ! Finalement il les envoie à des prisons qui en font meilleur usage. Un raisonnement amusant qui amène à s'interroger sur l'aspect matériel d'une bibliothèque. Voilà un exemple des considérations insolites qui attendent le lecteur au long des 350 pages de ce livre.
    Le dialogue (1) proposé entre Umberto Eco et Jean-Claude Carrière (metteur en scène et écrivain) dépasse les conjonctures technologiques pour s'attarder sur les livres tels qu'ils les collectionnent, objets rares et supports culturels essentiels. Les anecdotes historiques et souvenirs personnels de bibliophiles foisonnent, depuis les enluminures du Moyen Âge aux rouleaux de papyrus, en passant par la bibliothèque d'Alexandrie, les presses à bois de Gutenberg et Internet.
    Je vous entends lecteurs contemporains: ces gens-là n'attendent rien du numérique. Eco et Carrière n'ont pas cet a priori et vous répondent que le livre ressemblera à ce qu'il n'a jamais cessé d'être, sous une forme différente, sur un autre support peut-être, mais le livre restera le livre comme la roue reste la roue. On ne peut pas faire mieux et les exigences de la lecture entraînent que son confort s'améliore grâce aux technologies basées sur la digitalisation. Un regret exprimé est que l' hypertexte diminuerait l'intimité lecteur/auteur.
    Il n'empêche qu'internet suscite auprès des deux locuteurs de grandes interrogations car l'information stockée est démesurée, très diverse en qualité et surtout en fiabilité. Comment opérer un filtrage qui laisse émerger un niveau culturel souhaitable ? Et l'obsolescence des nouveaux supports ne posera-t-il pas le problème de l'oubli faute de durabilité ? Si vous avez écrit à vos débuts des nouvelles conservées sur diskettes 3,5 pouces, les relirez-vous jamais ? Qu'en est-il pour les descendants de votre investissement dans une collection de CD de Mozart ? le mot lisible a un sens très technique aujourd'hui: reste qu'un incunable l'est toujours sans autre intermédiaire que l'œil.
    Il s'agit d'une conversation d'érudits passionnés et leurs oppositions n'en sont pas car elles font rebondir les sujets en chemins de traverse instructifs pour un large public, pour autant qu'il s'intéresse à l'histoire des documents et à l'évolution des cultures. Vous découvrirez aussi un intérêt marqué pour la bêtise et les faux (Eco est l'auteur de La Guerre du faux) qui, par soustraction, permettent une approche de la beauté et de la vérité: "On ne traite pas impunément les autres d'imbéciles sans se rendre compte que leur bêtise est précisément un miroir qu'ils nous tendent. Un miroir permanent, précis et fidèle."
    Voilà ce que je peux vous renvoyer à propos de ce livre difficile à circonscrire brièvement car la discussion vagabonde allègrement dans toutes les directions, avec humour et décontraction. de bonnes pages que j'ai annotées abondamment sur ma liseuse, signe d'un intérêt toujours soutenu.
    (1) modéré par le journaliste et essayiste Jean-Philippe de Tonnac.


    Lien : http://marque-pages.over-blog.net/article-n-esperez-pas-vous-debarra..
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    • Livres 4.00/5
    Par LecottagedeMyrtille, le 03 août 2012

    LecottagedeMyrtille
    Il s'agit d'une réflexion dialoguée de Jean Claude-Carrière et Umberto Eco sur la lecture. Umberto Eco, bien connu pour son roman Le Nom de la rose, est un érudit diplômé en philosophie, Jean-Claude Carrière, un écrivain, auteur et scénariste. Tous deux s'interrogent sur l'avenir du livre, rappellent les différents supports utilisés à travers les siècles, des volumina romains à la liseuse actuelle, et donnent un point de vue intéressant sur les avantages et les inconvénients de chacun. Ils mettent le doigt notamment sur le paradoxe des nouvelles technologies : sources d'informations inépuisables mais soumises aux lois du marché et de la péremption tandis que le papier, lui, résiste au temps. P. 24 « Nous pouvons donc encore lire un texte imprimé il y a un cinq siècles. Mais nous ne pouvons plus lire, nous ne pouvons plus voir, une cassette électronique ou un CD-ROM vieux de quelques années à peine. » Les nouvelles technologiques nous donnent l'illusion de la toute-puissance, de la sauvegarde infaillible de toute une culture, mais il faut garder à l'esprit que dans la société de consommation, tout est programmé pour péricliter...
    J'ai apprécié le parallèle qui est tissé entre les rouleaux de papyrus et la liseuse :
    P. 104 « Quand nous faisons défiler un texte sur notre écran, ne retrouve-t-on pas quelque chose de ce que les lecteurs de volumina, de rouleaux, pratiquaient autrefois, autrement dit, la nécessité de dérouler un texte enroulé autour d'un support en bois, comme on en voit encore dans certains vieux cafés de Vienne ? »
    Les deux auteurs nous dévoilent également leur passion pour les incunables, ces ouvrages imprimés entre 1452 et 1500 qu'ils traquent inlassablement chez les bouquinistes. Ils se sont constitués au fil des ans et des recherches une bibliothèque impressionnante (50 000 livres pour U. Eco, 40 000 pour J.C. Carrière) dans laquelle ils vont puiser, un peu de la même manière qu'on l'on constitue une cave, ce qui n'est pas sans rappeler nos pratiques à nous, blogueurs, qui sommes nombreux à accumuler des livres pour être sûrs de pouvoir les lire un jour et ressentir leur contact chaleureux au quotidien.
    Ils évoquent également le filtrage effectué consciemment ou non, les auteurs qui survivent et ceux qui sombrent dans l'oubli, à juste titre ou non.
    En résumé, c'est un document intéressant, au titre percutant, et au contenu édifiant, parfois un brin trop érudit pour moi cependant ! Heureusement, les deux auteurs nous remontent vite le moral en précisant avec franchise qu'ils n'ont pas lu tous les livres qu'ils évoquent.


    Lien : http://cottagemyrtille.canalblog.com/archives/2012/08/03/24828235.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Walden-88, le 21 novembre 2012

    Walden-88
    Un livre d'entretien entre deux bibliophiles passionnées et passionnants que sont Jean-Claude Carrière et Umberto Eco. N'espérez pas vous débarrasser des livres est fluide et très plaisant à lire, de nombreux thèmes qui gravitent autour du livre y sont abordés: la culture et la connaissance, la religion, l'histoire, les nouvelles technologies... Ce livre foisonnant est un vrai trésor en matière d'érudition et de sapience, le lecteur se délecte de nombreuses histoires, souvenirs et autres anecdotes.
    Pêle-mêle:
    - On apprend qu' Umberto Eco possède 50000 livres dont 1200 livres rares.
    - Quand la bilbiothèque d'Alexandrie a brûlé, il n'y avait pas que des chefs d'œuvre dedans. Il devait aussi s'y trouver des nanars.
    - Les tragédies grecques que nous considérons comme incontournables n'étaient, dans leur majorité, pas citées dans les textes de l'époque. Il est donc possible que ces œuvres n'étaient même pas les meilleures de leur temps. On s'extasie peut être sur des textes mineurs comparés à la production de l'époque.
    - Certains antiquaires que l'on appelle "casseurs" n'hésitent pas à découper des incunables pour les vendre en feuilles séparées.
    - Il existe une section de la Bibliothèque nationale que l'on nomme "l'Enfer" et qui regroupe des livres rares et interdits confisqués au fil des siècles. Il faut une autorisation spéciale pour visiter l'Enfer des livres.
    A noter le passage où Umberto Eco parle des supports soit disant durables (disquette, CD, DVD, clé USB) mais qui avec le temps deviennent tous obsolètes alors que le livre perdure. Comme le dit l'Italien, le livre c'est comme la roue maintenant qu'on l'a inventé on ne peut pas faire mieux.
    Je suis bien d'accord avec lui !

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    • Livres 3.00/5
    Par araucaria, le 05 mai 2012

    araucaria
    La question principale est de savoir si le net et le livre numérique vont détrôner le livre papier. D'où l' échange entre deux écrivains Umberto Eco et Jean-Claude Carrière. Des questions intéressantes sont soulevées. Un bon livre qui ouvre des perspectives.

    Lien : http://araucaria.20six.fr/
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    • Livres 5.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    Ce sont deux bonhommes qui discutent. Pas des lapins de six semaines mais deux messieurs qui en connaissent un rayon niveau littérature. Et ils jasent. du livre, de la culture, de ce qu'implique notre modernité dans le rapport à la connaissance, de la place de la mémoire dans un monde où est accessible en un clic... Ils font un ping-pong d'idées. Rien de fondamentalement nouveau n'émerge de cet échange, mais il est parfois rassurant d'entendre certaines vérités. En vrac :
    - les livres qu'Umberto Eco possédait dans les années 50 ne sont plus lisibles à l'heure actuelle. le papier moderne ne vieillit pas si bien que ça. Alors le papier de nos éditions de poche d'aujourd'hui ne devrait pas tenir bien longtemps. La permanence du papier en prend donc pour son grade.
    - les nazis auraient pu déterminer si un paysan était juif en regardant s'il plantait ses graines de gauche à droite ou de droite à gauche.
    - quand la bilbiothèque d'Alexandrie a brûlé, il n'y avait pas que des chefs d'œuvre dedans. Il devait aussi s'y trouver des nanars.
    - les tragédies grecques que nous considérons comme incontournables n'étaient, dans leur majorité, pas citées dans les textes de l'époque. Il est donc possible que ces œuvres n'étaient même pas les meilleures de leur temps. On s'extasie peut être sur des textes mineurs comparés à la production de l'époque.
    - c'est Bacon qui a écrit toutes les pièces de Shakespeare. Mais ça prenait tellement de temps à Bacon pour les écrire qu'il n'avait pas le temps d'écrire les siennes. du coup, c'est Shakespeare qui a écrit toutes les pièces de Bacon.
    - on appelle "casseurs" les gens qui découpent un incunable pour le vendre en feuilles séparées.
    - nos ancêtres étaient bien plus petits que nous. Ils avaient donc des tons de voix différents des nôtres puisqu'ils n'avaient pas le même coffre que nous autres.
    - Monseigneur de Quélen, archevêque de Paris, a déclaré en chaire à Notre-Dame : "Non seulement Jésus-Christ était fils de Dieu, mais encore il était d'excellente famille du côté de sa mère".
    - à propos de l'existence ou non des Roses-Croix, Nehaus écrivait en 1623 : "Le seul fait qu'ils nous cachent qu'ils existent est la démonstration de leur existence". Imparable.
    - quand Bossi, le chef de la Ligue du Nord, est venu à Rome pour vendre sa salade fasciste, des gens l'ont accueilli avec une pancarte proclamant : "Lorsque vous viviez encore dans les arbres, nous étions déjà des tapettes".
    Je le confesse, je suis très sensible à tout ce que dit Umberto Eco, en revanche les propos de Jean-Claude Carrière me touchent beaucoup moins. Là où le premier est souvent drôle en plus d'être érudit, le second a tendance à trop se mettre de l'avant dans ses exemples ("Oui, moi, quand j'ai travaillé avec Buñuel...". Bon, il faut avouer que le monsieur a travaillé avec des pointures en matière de cinéma, ça n'aide pas à la modestie. L'admirateur du piémontais que je suis aurait volontiers demandé à monsieur Carrière de la mettre en veilleuse pour laisser plus de place à Eco, même quand ce dernier parle d'auteurs baroques italiens inconnus au bataillon.
    En résumé, rien de spectaculaire dans ce livre d'entretien, mais l'ouvrage est très accessible. Les notions abordées sont simples (quelle différence entre savoir et culture ?) et ne finissent jamais en de verbeuses péroraisons universitaires de vieux gâteux. C'est même tout le contraire : à 78 ans, Umberto Eco est un étrange mélange de sapience et de geekitude. Voilà un homme qui peut aussi bien disserter sur Thomas d'Aquin que sur Superman. Il a très tôt intégré l'informatique dans son travail et du coup, sa méfiance envers le numérique n'est pas du tout un réflexe anti-progrès mais plutôt l'expérience d'un vieux de la vieille à qui l'informatique a passé son temps à dire que la disquette 5"1/4/3"1/5, le CD-Rom, le DVD, la clé USB étaient des supports de stockage durables.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2010/09/nesperez-pas-vous-debarasser-des-l..
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Alexis Brocas pour le Magazine Littéraire

    Si on ne peut qu’approuver ce titre en forme d’avertissement, il laisse aussi présager une énième défense de la lecture, symptomatique d’une époque qui redou... > lire la suite

    Critique de qualité ? (1 l'ont appréciée)

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Citations et extraits

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  • Par lanard, le 02 janvier 2013

    Jean-Claude Carrière: Le regard finit par voir ce que les images veulent suggérer. Dans Rosemary 's Baby de Polanski, beaucoup de gens ont vu lebébé monstrueux à la fin, car il est décrit par les personnages qui se penchent sur le berceau. Mais Polanski ne l'a jamais filmé.

    Umberto Eco: Et beaucoup de gens, probablement, ont vu le contenu de la fameuse boîte orientale dans Belle de jour.

    Jean-Claude Carrière: Naturellement. Lorsqu'on demandait à Buñuel ce qu'il y avait là dedans, il répondait: "Une photographie de Monsieur Carrière. C'est pour ça que les filles sont horrifiées." Un jour un inconnu m'appelle chez moi, toujours à propos du film, et me demande si j'ai déjà vécu au Laos. Je n'y avais jamais mis les pieds, je le dis. Même question pour Buñuel et pareille dénégation. L'homme, au téléphone,est étonné. Pour lui, la fameuse boîte lui fait absolument songer à une ancienne coutume laotienne. Je lui demande alors s'il sait ce qu'il y avait dans la boîte. Il me dit: "Evidemment! - Je vous en prie, lui dis-je alors, apprenez-le-moi!" Il m'explique que la coutume en question consistait, pour les femmes, à s'attacher de gros scarabées avec des chaînes en argent sur le clitoris pendant l'acte d'amour, le mouvement des pattes leur permettant de jouir plus lentement et délicatement. Je tombe un peu des nues et lui dis que nous n'avons jamais songé à enfermer un scarabée dans la boîte de Belle de jour. L'homme raccroche. Et je ressent aussitôt une terrible déception à l'idée même de savoir! J'ai perdu la saveur douce amère du mystère.
    Tout cela pour dire que l'image, où nous voyons souvent autre chose que ce qu'elle montre, peut mentir d'une manière encore plus subtile que le langage écrit, ou que la parole. Si nous devons garder une certaine intégrité de notre mémoire visuelle, il faut absolument apprendre aux générations futures à regarder les images. C'est même une priorité.
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  • Par Mariefrance57, le 09 octobre 2012

    "L'être humain est une créature proprement extraordinaire, explique Umberto Eco. Il a découvert le feu, bâti des villes, écrit de magnifiques poèmes, donné des interprétations du monde, inventé des images mythologiques, etc. Mais, en même temps, il n'a pas cessé de faire la guerre à ses semblables, de se tromper, de détruire son environnement, etc. La balance entre la haute vertu intellectuelle et la basse connerie donne un résultat à peu près neutre. Donc, en décidant de parler de la bêtise, nous rendons en un certain sens hommage à cette créature qui est mi-géniale, mi-imbécile."
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  • Par lanard, le 02 janvier 2013

    P. 88-89
    Umberto Eco: (...) Les cultures opèrent leur filtrage en nous disant ce qu'il faut conserver et ce qu'il faut oublier. Dans ce sens-là, elles nous offrent un terrain commun d'entente, y compris à l'égard des erreurs.Vous pouvez comprendre la révolution qu'opère Galilée seulement à partir des théories de Ptolémée. Il nous faut partager l'étape Ptolémée pour accéder à l'étape Galilée et nous rendre compte que le premier s'était trompé. Toute discussion entre nous ne peut se faire que sur la base d'une encyclopédie commune. Je peux même vous démontrer que Napoléon n'a jamais existé - mais seulement parce que nous avons appris tous les trois qu'il a existé. C'est là la garantie de la continuité du dialogue. Ce sont des grégarismes qui autorisent le dialogue, la création et la liberté. Avec Internet, qui vous donne tout et vous condamne, comme vous venez de le dire, à opérer un fltrage non plus par la médiation de la culture mais de votre propre chef, nous courrons le risque de disposer désormais de six milliards d'encyclopédies. Ce qui empêchera toute entente.
    C'est un peu de la science fiction, car il y aura toujours des forces qui pousseront les gens à adhérer aux même croyances, je veux dire qu'il y aura toujours l'autorité reconnue de ce qu'on appelle la communauté scientifique internationale, à laquelle nous faisons confiance parce que nous voyons qu'elle est capable de revoir et corriger de façon publique ses conclusions, et cela chaque jour. C'est à cause de notre confiance dans la communauté scientifique que nous croyons dur comme fer que la racine carrée de 2 est 1,4142135...etc.
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  • Par Christw, le 28 novembre 2012

    ... chaque nouvelle technologie implique l'acquisition d'un nouveau système de réflexes, lequel exige de nous de plus en plus d'efforts, et cela dans un délai de plus en plus court. Il a fallu près d'un siècle aux poules pour apprendre à ne plus traverser la route. Mais nous ne disposons pas de ce temps.
    ...
    On n'a jamais inventé de moyen plus efficace de transporter l'information, que je sache. Même l'ordinateur avec tous ses gigas doit être branché. Pas ce problème avec le livre. Je le répète. Le livre est comme la roue. Lorsque vous l'avez inventé, vous ne pouvez pas aller plus loin.
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  • Par shenaz, le 05 décembre 2010

    Le savoir,c'est ce dont nous sommes encombrés et qui ne trouve pas toujours d'utilité.La connaissance,c'est la transformation du savoir en une expérience de vie.Nous pouvons donc peut-être confier la charge de ce savoir sans cesse renouvelé à des machines et nous concentrer sur la connaissance.
    Boileau,notre taliban français...La langue franàçaise a été mutilée par des eunuques comme Boileau qui filtraient en fonction d'une certaine idée de l'art.Il a fallu attendre Victor Hugo pour retrouver un peu de cette richesse populaire confisquée.
    Nous avons été éduqués au travers de filtrages réalisés avant nous.mais il n'est évidemment pas interdit de mettre ces filtrages en question.
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La grande librairie 20/12/2012 sur France 5 de François Busnel, émission spéciale lecture à l'opéra comique
Natacha Régnier et Guillaume Gallienne lisent Nous sommes au regret, tiré de Pastiches et postiches d'Umberto Eco











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