ISBN : 2226238379
Éditeur : Albin Michel (2012)


Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Kamal Jann, Syrien de 40 ans, avocat d’affaires à Manhattan, est un mystère. Sa réussite professionnelle recouvre son drame : son oncle, chef des services de renseignements syrien, homme redoutable et redouté, a fait tuer ses parents quand il avait 12 ans, mais il a aus... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par nadejda, le 24 mars 2012

    nadejda
    Tous les acteurs et les événements de ce roman tentaculaire se croisent et s'imbriquent entre Liban, Syrie, Israël, France et Etats-Unis.
    Meurtres, par torture ou empoisonnement, manipulation des services secrets, inceste, trahison entre les membres d'un même clan les Jann, se succèdent si l'on peut dire, avec naturel, dans le cadre de ce roman foisonnant et passionnant de bout en bout.
    La plupart des protagonistes ne savent plus, à force de ruses, de confiance trahie dès l'enfance, de mensonges envers les autres et envers soi-même, où ils en sont vraiment. Ils se débattent dans les rets d'un filet qui les enserrent de plus en plus étroitement.
    Tous pensent plus ou moins pouvoir influer sur le cours des événements, tirer les ficelles et dominer le jeu. Tous finissent, à des degrés divers, trompés, floués si ce n'est tués.
    Il semble que l'on assiste, dans ce paroxysme, à la fin d'un monde où ces familles qui ont tenus jusque là le pouvoir ont atteint un stade de pourriture qui ne peut qu'entraîner leur chute.
    Dominique Eddé d'origine libanaise connaît parfaitement l'imbroglio moyen-oriental et avec ce roman nous permet d'en saisir quelques enjeux et surtout d'en mesurer la complexité.
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
  • Par alcyon15e, le 10 avril 2012

    alcyon15e
    « Un très beau livre, superbement écrit, avec une plume trempée dans la précision du trait, la justesse du regard, le talent du croquis, sans toutefois renoncer à la complexité de la pensée qui le sous-tend…Cette fresque puissante met à nu les relations entre pouvoir et famille, entre corruption et réspression, éclaire d'un jour nouveau ce qu'on croyait savoir de la Syrie et du Moyen-Orient. »
    Georgia Makhlouf, le Huffington Post.



    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par alcyon15e, le 10 avril 2012

    alcyon15e
    « L'éditeur n'y va pas par quatre chemins : « le grand roman du Moyen-Orient », clame le bandeau apposé à l'ouvrage. Pour une fois, la publicité n'est pas mensongère. Car Kamal Jann, livre ambitieux s'il en est, est une sorte de roman total. Une saga qui vous mènera de Damas au Caire et de Beyrouth à New York sur les traces de la grande famille des Jann. » Renaud de Rochebrune, Jeune Afrique.
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  • Par alcyon15e, le 10 avril 2012

    alcyon15e
    « Dans une grande fresque sur le Moyen-Orient, Dominique Eddé, avec Kamal Jann met en scène la Syrie d'aujourd'hui : envoûtant et tragique. » André Rollin, le Canard Enchaîné.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par alcyon15e, le 10 avril 2012

    alcyon15e
    « Un plasir incroyable de lecture…Un vrai livre de littérature ». Arnaud Laporte
    « Un livre très ambitieux, très réussi…Ce livre, c'est presque une nécessité de le lire auourd'hui. On ne peut pas le dire de beaucoup de livres ». Raphaël Sorin
    « Elle a un talent pour la métaphore et l'image impressionnant. » Sabine Audrerie
    France Culture. La Dispute.
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Critiques presse (6)


  • Lexpress , le 17 avril 2012
    Le roman de la Libanaise Dominique Eddé dégage un parfum de John le Carré ou de Graham Greene. A cette réserve près qu'elle lui imprime peu à peu une tournure dostoïevskienne, s'attachant au secret de ses personnages […] plutôt qu'aux ressorts des situations.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Liberation , le 02 avril 2012
    Kamal Jann commence comme un roman d’espionnage, où la trahison est le moteur de l’intrigue, devient une fresque familiale […], puis mue en tragédie grecque […].
    Lire la critique sur le site : Liberation
  • LeMonde , le 23 janvier 2012
    Avec Kamal Jann, thriller polyphonique, le lecteur va et vient de New York à Beyrouth en passant par Damas, capitale du silence, nerf central du récit, avec détours par Hama ou Palmyre, ces hauts lieux de tortures et de massacres perpétrés, hier comme aujourd'hui, par la soldatesque syrienne et ses affidés.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • LeMonde , le 23 janvier 2012
    Dominique Eddé conduit son lecteur d'une main de fer. Retournements, rapidité, tension constamment attisée : elle donne à Kamal Jann toutes les séductions d'un roman d'espionnage, mais sans jamais vouloir s'y arrêter, laissant la spirale de son intrigue s'enfoncer dans des zones obscures, qui outrepassent le genre.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • LeMonde , le 23 janvier 2012
    On évolue dans le monde du roman d'espionnage, avec son luxe, sa géographie réduite à des noms de grandes villes, ses hommes brillants qui sont des tueurs, ses femmes dont l'érotisme extrême est une arme, ses machinations et ses hommes de main, ses explosions de cruauté et ses disparitions, car dans ce monde de duperie et de tension, chacun au fond n'est qu'en sursis.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Telerama , le 04 janvier 2012
    Comment passer de l'archaïque au moderne, des puissances des ténèbres aux lumiè­res timides de la démocratie ? A travers un héros schizoprène au comportement insaisissable, Dominique Eddé donne de visionnaires aperçus historiques, tout en traçant des sentiers fous qu'on parcourt effrayé et fasciné à la fois.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par nadejda, le 24 mars 2012

    Kamal.... est pris de vertige. Pas le vertige de la tête qui tourne. Pas celui que l’on ressent à l’appel du vide. Ni celui que déclenche un handicap physique ou le grand âge. Non. Un vertige mental, froid, glacé, qui provient d’une tête terriblement claire ; d’une conscience menée jusqu’à sa perte. Une conscience retournée contre elle-même, contre sa prétention à faire exister le monde. p 17
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  • Par nadejda, le 24 mars 2012

    p 62 63 Vue du dehors, Damas est un livre fermé, à la reliure ordinaire. Une ville voilée. Il faut, pour la voir un peu, l’entrevoir beaucoup. Pousser une porte après l’autre. S’asseoir. Attendre. Entrer en captivité. Le temps se divise au fur et à mesure.
    (...) A Damas tout se tient et s’emboîte, le vide et le plein, le noir et le blanc, la nacre et le bois. Il y a partout un endroit qui fuit : de la vie à la mort, de la mort à la vie. L’une renforçant l’autre.

    p 64 Madar aime par-dessus tout les rigoles de lumière. Ses lignes brisées. Son or pris au piège des murs et des volets. Elle aime le règne simultané du soleil et de l’obscurité. Ensemble ils donnent à l’ombre le statut d’un jardin.
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  • Par nadejda, le 24 mars 2012

    Wafa, qui était très silencieuse, depuis la mort de son père, laissa tomber son couvert : «Elles sont d’un autre âge, ces visites de condoléances !»
    «Moi qui suis d’un autre âge, répliqua sa grand-mère, je vais te dire une chose ! Si l’on s’en prend un jour aux visites de condoléances dans nos pays, ce sera l’effondrement général. La fin de tout.(...) Une visite de condoléances, ma petite-fille, cela apprend à vivre, à se tenir. A oublier le mort. Eh oui, c’est comme ça ! Il faut oublier pour se souvenir.
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  • Par nadejda, le 24 mars 2012

    p 73 Sa tante l’avait prévenue, au premier jour de son installation à Damas. «A Beyrouth on apprend à garder la parole quand on vous la donne, ici on apprend à se taire, en apprenant à parler.»
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Vidéo de Dominique Eddé

les matins - L'impasse syrienne .
Dominique Eddé, romancière franco-libanaise et essayiste qui publie un roman, Kamal Jann (Albin Michel) Salam Kawakibi, chercheur syrien en sciences politiques, ancien directeur de l?Institut Français du Proche-Orient à Alep en Syrie (2000-2006), chercheur et coordinateur de projets à l?Arab Reform Initiative, auteur de "Syrie : entre contestation civile et politique" (Monde arabe, 2010)








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