ISBN : 2070311570
Éditeur : Gallimard (2006)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 68 notes) Ajouter à mes livres
Présentation de l'éditeur
Dans un lieu improbable, entre l'aéroport et un supermarché, tout près de la décharge, se trouve l'abattoir. C'est là que travaille le narrateur, jeune homme célibataire qui vit avec sa grand-mère acariâtre. " On peut pas dire que c'est... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par meyeleb, le 31 août 2011

    meyeleb
    Cette lecture m'a étourdie, oui. Pour plusieurs raisons :
    - ce concentré de nuisances au quotidien, cette caricature vous prend à la gorge comme un air vicié... ouf, il y a cette distance grâce à l'humour noir, ces passages tordants qui disent : il faut en rire plutôt que... dans le genre pancartes agitées devant un public : "applaudissez". Alors j'ai ri (surtout quand ils vont annoncer la mort de leur collègue à sa femme, ne savent pas comment s'y prendre, et qu'il repartent après moultes liqueurs et autres douceurs sans rien avoir pu annoncer...)
    - parfois des relents kafkaïens, mais alors en cherchant bien.
    - au final étourdie par ce fatras loufoque, mais pas ravie au point de vous dire de le lire absolument.
    Partagée donc.
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    • Livres 1.00/5
    Par Bunee, le 30 mai 2008

    Bunee
    La postface rédigée de façon alléchante par l'éditeur nous annonce:
    1/ un lieu improbable
    2/ un abattoir où travaille le narrateur
    3/ une grand mère acariâtre chez qui vit le narrateur
    4/ le portrait d'un quotidien absurde à la fois sinistre et poétique, empreint (le portrait, pas le quotidien), d'un humour souvent cinglant et toujours discret
    5/ des personnages cocasses, des scènes surprenantes et drôles
    6/ un conte généreux plein d'espoir et d'humanité
    7/ et, à n'en pas douter gage d'excellence, un prix du livre inter 2005.
    Pour continuer sur le même enthousiasme , vous pourrez lire çà et là des chroniques élogieuses.
    Soyons clair (et bref).
    D'accord, j'ai aimé l'aspect à la fois drôle et sombre, corrosif, de la description d'un univers post industriel où le loufoque se fond avec la réalité et où les personnages, simples et misérables, se débattent.
    Mais.
    Pourquoi faut-il que ce soit aussi mal écrit? ...
    http://lelabo.blogspot.com/2006/10/joel-egloff-ltourdissement.html
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    • Livres 5.00/5
    Par isuire, le 18 août 2010

    isuire
    Un excellent livre bourré d'humour. L'histoire loufoque des habitants d'une cité coincée entre l'usine d'équarissage, la décharge municipale, l'aéroport, ... C'est surréaliste, bien sûr, mais malgré tout l'auteur nous amène à méditer sur notre seuil de tolérance à la pollution, la grisaille, la routine.
    Vraiment un très bon moment de lecture (comme d'ailleurs tous les livre de J. Egloff !)
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    • Livres 3.00/5
    Par Reka, le 03 août 2010

    Reka
    Ce roman expose une réalité noire mais Joël Egloff l'exploite de façon surprenante en donnant au pire des accents cocasses, des envols lyriques, et des retombées plombantes, à la limite du réalisme – oppressant -.
    Un petit livre dont les cordes sont intelligemment tirées et qui s'avère être tour à tour étonnamment rafraîchissant, discrètement émouvant, et vaguement triste.
    La découverte poursuivie d'un auteur dont j'avais également apprécié "L'homme que l'on prenait pour un autre"... Je vous recommande l'univers curieux et fragile de Joël Egloff, car il est loin de ce qu'on a généralement l'habitude de rencontrer.


    Lien : http://marecages.be/?p=2472
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    • Livres 3.00/5
    Par EmiLIT, le 21 septembre 2010

    EmiLIT
    Le narrateur vit avec sa grand-mère dans une petite maison, il travaille à l'abattoir de sa ville. Un des seuls endroits qui emploient les habitants, il y a bien aussi la station d'épuration mais elle n'emploie que les gens diplômés!
    La ville dans laquelle se situe l'intrigue est particulière, une vraie décharge subissant les pollutions de toutes sortes.
    Le bruit tout d'abord, située tout près d'un aéroport, les avions sont omniprésents dans le paysage et vraiment très proches, tellement proches que l'on peut juste espérer à chaque fois qu'ils arriveront bien à se poser sur la piste et non dans un quartier de la ville. Il y a donc aussi l'abattoir, la station d'épuration, la décharge et presque toujours une odeur pestilentielle et un brouillard omniprésent.
    Un paysage sururbanisé, presque irréel dans lequel se baladent les habitants, essayant de mener une vie normale en évitant pustules et autres maladies de peau.
    Ce court roman est très particuliers, dès le départ l'auteur plante le décor, une ambiance irréel. Tous les défauts du monde moderne sont là, omniprésents, exagérés. Une exagération qui crée un autre monde, aux limites du notre. J'ai vraiment trouvé ce décor et l'ambiance qui en découle très intéressants.
    C'est un livre que j'ai très vite lu, un intermède sympathique et original entre deux plus grosses lectures. Un livre intéressant dans lequel on suit le narrateur, jeune homme naïf et attachant qui survit plus qu'il ne vit dans sa ville.

    Lien : http://l-ivresque-des-livres.over-blog.com/article-l-etourdissement-..
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Citations et extraits

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  • Par nicolopoulos, le 26 mars 2012

    le matin ne ressemble pas à l'idée qu'on se fait du matin. Si on n'a pas l'habitude, on ne le remarque même pas. La différence avec la nuit est subtile, il faut avoir l’œil... Le soleil s'est levé, pourtant, forcément, il est là quelque part au-dessus de l'horizon, derrière les brumes, les fumées, les nuages lourds et les poussières en suspension. Il faut imaginer un sale temps par une nuit polaire. C'est à ça qu'elles ressemblent nos belles journées....
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  • Par ilaluna, le 17 janvier 2008

    Quand le vent vient de l'ouest, ça sent plutôt l'oeuf pourri. Quand c'est de l'est qu'il souffle, il y a comme une odeur de soufre qui nous prend à la gorge. Quand il vient du nord, ce sont des fumées noires qui nous arrivent droit dessus. Et quand c'est le vent du sud qui se lève, qu'on n'a pas souvent heureusement, ça sent vraiment la merde, y a pas d'autre mot.
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  • Par ChezLo, le 27 novembre 2010

    J'ai joué là au bord des voies ferrées, j'ai grimpé aux pylônes, je me suis baigné dans les bassins de décantation. Et, plus tard, j'ai connu l'amour à la casse, sur les sièges éventrés des épaves. J'ai des souvenirs qui ressemblent à des oiseaux mazoutés, mais ce sont des souvenirs quand même. On s'attache, même aux pires endroits, c'est comme ça. Comme le graillon au fond des poêles.
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  • Par line70, le 19 mars 2011

    A force de m'inventer des souvenirs avec elle, je finissais par y croire à notre histoire, ce qui ne m'encourageait pas à lui parler, curieusement. Au contraire, j'étais de moins en moins décidé. On était heureux, comme ça, bien au chaud dans ma tête. On pouvait pas être mieux. Alors à quoi bon ?
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  • Par kounil98, le 29 juin 2011

    Les premières phrases : Quand le vent vient de l'ouest, ça sent plutôt l'œuf pourri. Quand c'est de l'est qu'il souffle, il y a comme une odeur de soufre qui nous prend à la gorge.
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Entretien réalisé en décembre 2007 – Source : Auteurs TV








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