> Gilles Gauthier (Traducteur)

ISBN : 274276934X
Éditeur : Actes Sud (2007)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 217 notes) Ajouter à mes livres
Construit en plein coeur du Caire dans les années 1930, vestige d'une splendeur révolué, l'immeuble Yacoubian constitue un creuset socioculturel très représentatif de l'Egypte du XXI° siècle naissant.Dans son escalier se croisent ou s'ignorent Taha, le fils du concierge... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 15 mars 2011

    Lune
    A mon tour d'ouvrir les portes de "L' Immeuble Yacoubian", de regarder son architecture révolue des années 30 à l'époque où le jazz accompagnait les autochtones raffinés et les européens orientalisés qui menaient la grande vie insouciante de la décennie sortie tout droit des années folles.
    A mon tour de pénétrer dans ces appartements qui ne sont plus que le pâle reflet de ce qui fut et de grimper sur la terrasse où les plus pauvres se tiennent. La comédie humaine continue, chacun sa classe, chacun sa place.
    Taha, fils de concierge, tu as tort de vouloir en changer, reste où tu es, de toutes façons, quoi que tu fasses, quoi que tu étudies, les autres t'en empêcheront, personne n'accepte l'ascension d'un fils de rien. Victime affaiblie, tu tomberas dans d'autres filets qui te manipuleront. La religion s'y entend pour ce genre de choses.
    Une autre porte mène chez Hatem, le journaliste homosexuel. Tout le monde sait, juge, rejette. Tout le monde se tait. Hatem est trop brillant, Hatem est trop puissant. Hatem veut être amoureux, il en a assez de ces passes dégradantes. Il aime. Un drame bouleverse tout. La religion s'en mêle... jusqu'au drame.
    D'autres portes : celle de Zaki, l'aristocrate "vieux beau", affublé d'une soeur intéressée et monstrueuse, d'un serviteur manipulateur. Son histoire sera la plus belle parce qu'enfin la corruption ne s'en mêlera pas et l'amour fleurira, vrai, sincère. La porte de Azzam s'ouvre sur un monde d'affaires, de politicaille, de pots-de-vin, de "parrain", trouble, répugnance, amoralité s'y côtoient. La porte de la belle Boussaïna nous la montre pauvre et brisée parce qu'on attend d'elle ce qu'elle n'imaginait même pas...
    J'ai refermé ces portes. J'ai aimé ce livre, je me suis demandé pourquoi puisque c'est laid. L'intérêt vient de l'écrivain qui nous entraîne d'un personnage à l'autre, crée des interruptions dans ce qu'il raconte titillant ainsi notre curiosité. Notre curiosité à savoir, notre étonnement, notre révolte devant toutes ces dégradations de l'histoire humaine, notre refus d'ignorer l'emportent. Tout est pourri, corrompu et c'est pour cela que ce livre est utile, nécessaire même si nous le savons depuis longtemps... Toujours être sur le qui-vive. Ne jamais se taire. Ne jamais accepter.
    L'Egypte actuelle est en ébullition. Comment s'en sortira-t-elle? Comment dépassera-t-elle ces décennies corrompues? Fera-t-elle confiance à ses intellectuels démocrates? Un long chemin est à parcourir... Inch Allah.
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    Critique de qualité ? (19 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 05 août 2008

    Woland
    Imrat Ya'Qubyan
    Traduction : Gilles Gauthier
    L'Immeuble Yacoubian vit le jour en 1934, par la volonté du président de la communauté arménienne d'Egypte, Hagob Yacoubian. Celui-ci étant millionnaire, on devine que la résidence à laquelle il tint à donner son nom fut élevée dans un quartier alors très en vogue du Caire, au meilleur emplacement de la rue Soliman-Pacha. Mais quand débute le roman, quarante ans se sont écoulés et l'immeuble, sans tomber carrément en décrépitude, a dû rabattre de sa superbe.
    La révolution de 1952 a fait fuir en effet les juifs et les étrangers. du coup, nombre de luxueux appartements de l'immeuble se sont retrouvés sans locataires avant d'être adjugés aux militaires les plus gradés du régime. Les épouses de ces derniers ont logé leurs domestiques dans les petites cabanes de fer qui, tout au haut de l'immeuble, servaient jadis de resserres ou de greniers et, la misère et le recours au graissage de pattes s'étant considérablement accentués ces dernières années, une faune de pauvres hères vivote désormais près des cieux.
    Al-Aswany nous fera faire connaissance avec l'une de ses familles, celle d'Abdou, qui arrive de sa campagne avec sa femme et leur enfant et qui, pour survivre et parce qu'il ne trouve pas d'emploi, a accepté de devenir l'amant d'Hatem, l'un des riches habitants de l'immeuble.
    Mais le roman débute - et s'achève d'ailleurs - avec le personnage et les aventures de l'un des vétérans du Yacoubian, Zaki Bey, un quinquagénaire fortement occidentalisé qui se rappelle avec nostalgie le Caire d'avant la révolution.
    Le chemin de cet homme raffiné et tolérant finira par croiser celui d'une autre habitante de la terrasse, Boussaïna, contrainte elle aussi de se prostituer à un marchand de vêtements de la rue afin que sa famille puise survivre.
    Pourtant, Boussaïna, comme n'importe quelle jeune fille de par le monde, avait rêvé à un mariage d'amour avec Taha, le fils du concierge de l'immeuble, un garçon solide et sérieux bien qu'un peu trop religieux à son goût - et à celui du lecteur, vous pouvez m'en croire.
    Or, le rêve de Taha, c'est d'entrer dans la police. Quand s'ouvre l'action, il a été reçu à l'examen écrit et il lui reste à affronter l'oral, devant un jury de militaires. le pauvre garçon, après avoir invoqué Allah je ne sais combien de fois (j'ai perdu le compte très vite mais je puis vous certifier qu'il a fait ça dans les règles et qu'Allah est vraiment sadique d'avoir ignoré de si belles et si sincères prières ), et après avoir acheté un costume pour l'occasion (comme il n'est vraiment pas riche, on devine que pour lui, ça n'a pas été simple de trouver l'argent pour ce faire), se rend donc sur les lieux de l'oral.
    Dans l'ensemble, ça se passe plutôt bien. Il faut dire que Taha a été un élève modèle et que ses notes sont impressionnantes. Seulement, un détail va envoyer le jeune homme au tapis : son père est concierge. Et, dans la police égyptienne, si l'on peut accepter les fils des notables susceptibles de verser de bons bakschishs pour acheter le poste, on ne peut en revanche accepter le fils d'un concierge.
    Le Prophète lui-même ne l'a-t-il pas dit : "Ne donnez pas d'éducation aux enfants des gens indignes" ? ...
    A partir de là, débute la lente descente - qu'il prend pour une ascension - de Taha vers le djihad et le terrorisme. Mais, parce qu'il est lui-même égyptien, musulman et en rébellion contre la dictature de Moubarak (désigné couramment comme "le Grand Homme" dans le livre), Alaa Al-Eswany tente non pas d'excuser mais de comprendre - et de faire comprendre au lecteur - les motivations de son personnage.
    Car, malgré ses bondieuseries inutiles, Taha est un personnage attachant qui, avec un peu plus de chance et beaucoup plus d'égalité dans son pays, aurait eu un avenir bien différent. le lecteur souffre quand il le voit, avec la naïveté de la jeunesse, préparer sa lettre de protestation auprès du Grand Homme en personne. Comme il souffre quand El-Aswany démonte un par un les mécanismes qui font que, même chez ceux qu'il appelle ses "frères" et ses "soeurs", surtout au niveau des imams recruteurs, Taha ne cesse d'être manipulé par deux idéologies qui s'affrontent, l'une tentant de préserver ses intérêts, l'autre ne rêvant que d'imposer les siens.
    "L'Immeuble Yacoubian" vaut par la puissance de ses personnages plus que par le style - assez sec - de son auteur. Mais, la chose est incontestable, ce livre a le mérite de restituer le climat d'une Egypte où - comme dans la majeure partie des pays arabo-musulmans - l'intégrisme religieux n'a pas de meilleurs alliés que l'incurie et la gabegie caractérisant le pouvoir en place - auxquelles il convient tout de même d'adjoindre la complicité d'un analphébétisme et d'une ignorance populaires dont nous ne pouvons nous faire une réelle idée.
    A lire donc - mais attention ! j'émets tout de même deux réserves. La première est purement technique : la fin arrive un peu trop vite ... El-Aswany a encore beaucoup à faire pour devenir un vrai conteur. La seconde, celle qui me tient le plus à coeur, c'est l'ambiguïté que le romancier laisse planer sur la liberté sexuelle. La fin qu'il donne à la liaison d'Abdou et d'Hatem m'a paru un peu trop "morale" pour être honnête. ;o)
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 11 novembre 2011

    brigittelascombe
    Une bombe à retardement!
    Si vous poussez la porte égyptienne de L'immeuble Yakoubian "copié au millimètre près sur un immeuble du Quartier Latin à Paris" vous vous dites, en riant, c'est un théâtre pour vaudeville et personnages folkloriques, tels Zaki Dessouki "expert de la femme", son domestique "Abaskharoun qui lui sert des "Excellence" en veux-tu en voilà, sa bien aimée Rabab "canaille et aguichante".
    Tout en dégustant quelques "mezzés" à droite à gauche, vous hochez la tête, conscient de la religiosité qui baigne les lieux: "Béni soit le prophète", "Que Dieu te garde" "Dieu est grand".
    Vous tirez un peu sur la "gouza", le narguilé, en pensant:Hum!! Ce tabac au miel est d'une douceur exquise.
    Et là, une odeur de shit immonde vous prend à la gorge.
    C'est rien, ça doit venir de chez le hadj Mohammed Azzam, il court sur lui des rumeurs de trafic de drogue. Là il est bien occuppé avec sa Soad.
    C'est quoi ce ramdam?
    C'est rien, ça vient de chez Zaki Dessouki, "trahi, volé par une prostituée"
    Petit, à petit, vous comprenez qu'il s'en passe de belles dans cet immeuble.
    Il ya la loi du plus fort qui truque les résultats d'examens,verse des pots de vin lors des élections,déshumanise le " larbin, fils de chien", s'approprie le droit de cuissage,viole, avorte, casse pour inculquer le "djihad" en vue d'attentats et il y a la loi du plus faible qui se soumet, se prostitue, s'humilie et essaye de se sortir de tous les moyens de sa triste condition en arnaquant, manipulant,mentant ou tuant lorsque la coupe déborde de haine.
    L'Immeuble Yacoubian, haut en couleurs,est un livre fort, très bien monté qui accroche le lecteur en passant tour à tour du rire aux larmes et de la comédie à la tragédie,un best-seller adapté au cinéma, un roman qu'on lit d'une traite, dans lequel Alaa El Aswany, d'une plume tour à tour, ironique et cruelle dénonce la corruption, les injustices, la misère, la dictature,le fanatisme et le mauvais fonctionnement de son pays où les bombes peuvent exploser à chaque coin de rue.
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 27 décembre 2011

    carre
    Une littérature que je ne connais peu, et grâce à Alaa El Aswany, j'ai découvert une Egypte comme on nous la présente peu, ou malgré la corruption, ou la montée de l'intégrisme religieux des hommes et des femmes, riches ou pauvres se débattent pour rendre leur vie acceptable. de 1930 à 1950 alors que l'avénement de Nasser s'impose, L'Immeuble Yacoubian véritable personnage central du roman voit défiler une ribambelle d'habitants riches en couleurs. La religion est bien évidemment présente mais chaque protagoniste l'aborde de façon différente : tolérante, extrémiste, dévote, hypocrite. Mais ces habitants sont aussi préoccupés par le quotidien et la débroullardise pour l'améliorer. Ce parti pris fait la richesse du livre d'El Aswany, car loin des stéréotypes la vie est présente dans chaque ligne, chaque page.
    Entre truculence et affection El Aswany nous montre son pays, sans complaisance mais qui croit en son avenir, un Caire riche, inventif et surtout terriblement attachant. Bien loin des clichés véhiculés par les médias.Un immeuble bien agréable à découvrir. La visite s'impose.
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    • Livres 3.00/5
    Par Missbouquin, le 22 mars 2012

    Missbouquin
    C'est un roman très dense, mais j'y suis rentré facilement, grâce à une écriture classique agréable et surtout grâce à l'humour égyptien que j'avais déjà remarqué dans Taxi de Khaled Alkhamissi ( cinquante-huit conversations avec des chauffeurs de Taxi du Caire composent un tableau fascinant de ce pays). de suite, il s'installe dans une grande liberté de ton, ne lésinant sur les critiques des dysfonctionnements du pays, à travers l'histoire de sa poignée de personnages.
    Ceux-ci sont d'ailleurs très intéressants, mais peut-être un peu trop stéréotypés : entre le millionnaire qui finira par tomber amoureux mais devra déjouer les plans de sa sœur voulant le dépouiller de tous ses biens; le brillant fils du portier qui échoue au concours de police à cause du métier de son père et qui se tournera vers le terrorisme en désespoir de cause; le tailleur débrouillard; l'homosexuel assumé; etc.
    Au final, une Égypte que l'on ne connaît pas, ou peu. Une photographie sans complaisance mais très enrichissante, du point de vue de la France. Car, s'il est difficile d'adhérer avec certaines valeurs (les références constantes à la religion, la situation des femmes – et pourtant c'est un pays moderne comparé à l'Afghanistan – tout ça finit par être gênant au fil de la lecture), il est évident que ce n'est pas le but d'ailleurs, le roman nous permet de comprendre cette société, d'une manière remarquable, et du coup de mieux appréhender les tenants et les aboutissants de la révolution de février 2011.
    Et du coup la question majeure est la suivante : qu'est-ce qui a changé depuis 2002 en Égypte ? La révolution a t-elle bouleversé les rapports sociaux ? a-t-elle rétabli plus de justice dans ces derniers ?

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/01/10/limmeuble-yacoubian-2..
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 27 décembre 2011
    La littérature arabe d'aujourd'hui doit affronter de nombreux interdits, un défi qu'a relevé Alaa el-Aswani dans un roman désormais emblématique : L'Immeuble Yacoubian.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par colibri, le 12 juillet 2010

    Quant aux femmes, quelle que soit leur piété ou leur rigueur morale, elles aiment toutes beaucoup le sexe et se racontent à voix basse des secrets d’alcôve en éclatant d’un rire innocent, ou parfois impudique, si elle sont seules. Elles n’aiment pas seulement le sexe pour éteindre leur envie, mais également parce que le sexe et le besoin pressant qu’en ont leurs maris leur font ressentir que, malgré toute leur misère, leur vie étriquée, tous les désagréments qu’elles subissent, elles sont toujours des femmes belles et désirées par leurs hommes. Au moment où les enfants dorment, qu’ils ont dîné et remercié leur Seigneur, qu’il reste à la maison assez de nourriture pour une semaine ou peut-être plus, un peu d’argent épargné en cas de nécessité, que la pièce où ils habitent tous est propre et bien rangée, que l’homme rentre, le jeudi soir, mis de bonne humeur par le haschich et qu’il réclame sa femme, n’est-il pas alors de son devoir de répondre à son appel, après s’être lavée, maquillée, parfumée, ne vont-elles pas, ces brèves heures de bonheur, lui donner la preuve que son existence misérable est d’une certaine façon réussie, malgré tout. (p. 24-25)
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  • Par line70, le 18 mars 2011

    - Maintenant, je vais te faire écouter la plus belle voix au monde. Une chanteuse française qui s'appelle Edith Piaf. La plus grande chanteuse de l'histoire de France. Tu en as entendu parler?
    - Mais d'abord, je ne comprends pas le français.
    Zaki fit un signe pour indiquer que cela n'avait pas d'importance. Il appuya sur le bouton du magnétophone et il en jaillit un air de danse au piano. La voix de Piaf s'éleva chaude, forte et pure. Zaki se mit à remuer la tête en cadence et dit :
    - Cette chanson me rappelle des jours heureux.
    - Que veulent dire les paroles?
    - Elles parlent d'une fille qui est debout au milieu de la foule. Les gens la poussent malgré elle vers quelqu'un qu'elle ne connaît pas et, dès qu'elle le voit, elle se sent attirée par lui. Elle voudrait rester à ses côtés toute sa vie mais, soudain, les gens la poussent loin de lui. A la fin, elle se retrouve seule et l'homme qu'elle a aimé est perdu pour toujours.
    - La pauvre!
    - Bien sûr, cette chanson est symbolique. Cela veut dire que quelqu'un peut passer toute sa vie à chercher la personne qui lui convient et, au moment où il la trouve, il la perd ...
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  • Par colibri, le 12 juillet 2010

    - Il y a beaucoup de choses dans ma vie que je n’ai pas faites et que j’aurais dû faire.
    - Pourquoi ?
    - Je ne sais pas. Lorsque j’étais jeune, que j’avais ton âge, j’imaginais que j’allais réussir tout ce que j’entreprendrais. Je faisais des plans pour ma vie et j’étais convaincu qu’ils allaient se réaliser. En vieillissant, j’ai compris que l’homme n’a presque rien entre ses mains. La vie toute entière est conduite par la destinée. (p.185)
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  • Par luocine, le 16 mars 2011

    Pourtant Zaki bey a fait l’amour avec des femmes de toutes les classes sociales : des danseuses orientales, des étrangères, des femmes de la bonne société, des épouses d’hommes éminents, des étudiantes et des lycéennes mais également des femmes dévoyées, des paysannes, des domestiques. Chacune avait sa saveur particulière et, souvent, il compare en riant l’alcôve soumise de la nabila Kamila et cette mendiante qu’il avait ramassé dans sa Buick, une nuit qu’il était ivre, et qu’il avait amenée dans son appartement, passage Bahlar. Quand il était rentré avec elle dans la salle de bains pour la laver lui-même, il avait découvert qu’elle était si pauvre qu’elle s’était fabriqué des sous-vêtements avec des sacs de ciment vides. Il se rappelle encore avec un mélange de tendresse et de chagrin la gêne de la femme lorsqu’il enleva ses vêtements sur lesquels était écrit en gros caractère « ciment Portland ». Il se souvient que c’était une des plus belles femmes qu’il ait connue et une des plus ardentes en amour.

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  • Par chartel, le 18 avril 2009

    Les gens naïfs croient que nous truquons les élections. Absolument pas ! Le bon Dieu a créé les Egyptiens à l’ombre d’un gouvernement. Aucun Egyptien ne peut être en désaccord avec son gouvernement. Bien sûr, il y a des peuples qui se soulèvent et se révoltent mais, de tout temps, l’Egyptien a baissé la tête pour manger son morceau de pain. Tout cela est écrit dans l’histoire. Le peuple égyptien est le plus facile à gouverner de tous les peuples de la terre.
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