> Alain Jumeau (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070426270
Éditeur : Gallimard (2003)


Note moyenne : 3.4/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Ce sommet de l'histoire du roman anglais (qui en compte d'ailleurs beaucoup) date de 1860. Le thème principal en est l'amour tragique entre un frère et une sœur, qui se brouillent, pour se réconcilier dans la mort. Entre-temps, la jeune fille a été amoureuse d'un infir... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par maylibel, le 10 octobre 2011

    maylibel
    Ce roman raconte la destinée semée d'embûches d'un frère et d'une sœur, Tom et Maggie Tulliver, issus d'une famille au départ assez aisée, dans l'Angleterre pleine de préjugés des années 1830. le moulin du titre est celui dont leur père a hérité et où ils ont grandi, situé au bord d'une rivière, la Floss, qui aura une grande importance physique et symbolique dans leur vie.
    Ce grand roman anglais du XIXème siècle dépeint avec talent les relations à mi-chemin entre amour et haine, générosité et mesquinerie qu'il peut y avoir entre membres d'une même famille, à travers notamment les deux personnages principaux, très liés mais de manière tumultueuse, mais aussi grâce à une belle galerie de personnages secondaires très justes. L'intrigue est construite de manière impressionnante et si les presque 700 pages du livre ne sont pas sans longueurs, l'auteur arrive avec une réelle maîtrise à maintenir l'intérêt jusqu'à la fin, devant laquelle il est difficile de rester de marbre.
    Personnellement, j'ai beaucoup aimé le personnage de Maggie, intelligente, obstinée, mais qui sait admettre qu'elle s'est trompée. le traducteur et préfacier Alain Jumeau y reconnaît certains traits de l'auteure elle-même. Mais si cet ouvrage est aussi une peinture assez critique de la société d'une petite ville anglaise des années 1830, il ne s'agit pas d'une autobiographie. C'est un roman passionnant, émouvant (mais dont il ne faut pas lire la préface ou la quatrième de couverture qui en dévoilent beaucoup trop), que j'ai dévoré en un week-end.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par keisha, le 27 mai 2009

    keisha
    Ce roman, paru en 1860 et se déroulant dans les années 1830, nous emmène rarement plus loin que le moulin de la famille Tulliver et le proche village de Saint Ogg. Angleterre rurale, avec ses classes bien distinctes, où des changements s'annoncent (allusions à la vapeur et à l'irrigation), parcourue par des colporteurs, tel Bob le roublard au grand coeur, et des bohémiens auquels la petite Maggie Tulliver cherche à se joindre.
    Maggie est une petite fille imaginative, impulsive et passionnée, avide d'affection, qu'elle trouve chez son père mais que son frère Tom lui refuse souvent. Les deux enfants Tulliver sont différents physiquement et intellectuellement. Mais Tom est un garçon, c'est donc lui qui apprendra le latin et les mathématiques, sans grande envie ni grand succès. Etre un garçon offre bien des avantages, à part le fait de recevoir plus d'argent de poche!
    Il étudie avec Philippe Wakem, sans qu'ils deviennent amis, au contraire de Maggie qui lui offre son amitié sans se préoccuper du fait que le père de Philippe, le notaire Wakem, est en froid avec le meunier Tulliver.
    C'est à cause de Wakem que le père de Maggie sera ruiné ...
    Quelques années plus tard, Tom réussira dans les affaires, non pas grâce à ses études antérieures, mais à ses qualités et son obstination, plus le coup de pouce de son oncle. Il pourra rembourser les dettes de la famille. Philippe Wakem déclarera son amour à Maggie, qui n'ignore pas que ce sentiment est sans avenir étant donné la haine vouée au notaire Wakem par son père et son frère Tom.

    Il serait dommage que je raconte toute l'histoire (éviter aussi de lire les préfaces avant!!!). C'est le moment de convaincre qu'il faut absolument découvrir ce roman!

    Maggie est une héroïne tellement attachante, pas parfaite, mais elle sait reconnaître ses torts. Un peu trop d'ailleurs, mais elle idolâtre son frère Tom tout en le redoutant car elle connait son inflexibilité. Les sentiments de Maggie dès l'enfance sont très bien décrits, la pauvre souffre de ne pas être belle, sage, patiente, prudente. George Eliot nous invite à nous souvenir de ce que nous ressentions enfants afin de ne pas considérer les réactions des enfants comme s'ils avaient une vision adulte.
    Non seulement les parents, mais les oncles et tantes de Maggie ont une grande place dans ce roman, et on s'amuse beaucoup à découvrir leurs dialogues et leurs opinions bien tranchées sur l'appartenance au "clan" qui prime tout, même les différents. On se brouille, mais on ne change pas le testament!
    "Je raconte l'histoire de gens très simples, qui n'avaient jamais eu de doutes susceptibles de les éclairer concernant l'intégrité et l'honneur personnels."
    Ce roman est très très riche, j'ai déjà évoqué les différences faites entre filles et garçons. La mère de Maggie n'avait aucune connaissance de l'état des affaires financières de son mari. Maggie, contrairement à Tom, ne pourra aider son père financièrement. Elle restera solitaire à la maison. Et malheureusement l'opinion de la petite ville sur un comportement variera beaucoup selon qu'il s'agisse d'une femme ou d'un homme...
    Et la Floss? Présente tout au long du roman:
    "La destinée de Maggie nous est donc cachée pour le moment, et nous devons attendre qu'elle se révèle comme le cours d'une rivière qui n'est pas encore tracé sur les cartes; nous savons seulement que la rivière est pleine et rapide, et que toutes les rivières ont la même destination finale."


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-30688438.html
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Lyra, le 08 décembre 2008

    Lyra
    Cette quatrième de couverture est un peu ambigüe sur les liens qui unissent le frère et la sœur. Je ne peux pas deviner ce qu'a pu penser l'auteur, mais pour moi c'est simplement un amour fraternel, avec le respect et le rapport de lien de l'époque.
    Malgré la longueur, j'ai bien aimé l'histoire qui est un peu plus animé que dans d'autres romans anglais de l'époque que j'ai pu lire (je pense à Jane Austen ou Emily Brontë, par exemple), mais n'en reste pas moins dans le style.
    Même si je ne suis pas super fan de ce genre de littérature, je pense que c'est intéressant d'en lire un peu pour sa propre culture. En tout cas, c'est celui-là qui a le plus retenu mon attention.
    En bref, amateurs de littérature anglaise du XIXe, n'hésitez pas!
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)






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