ISBN : 9782246773412
Éditeur : Grasset (2011)


Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
Massada. Rocher surplombant la mer Morte depuis lequel, d’après l’historien Flavius Josèphe, un millier de juifs se jetèrent dans le vide plutôt que de se rendre aux Romains. Massada. Lieu où Mouna, d’habitude si silencieuse, révélera à sa petite-fille Klara, brisée par... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par Angel-A, le 23 avril 2011

    Angel-A
    Les oiseaux noirs de Massada, roman d'Olivia Elkaim, aux éditions Grasset, 266 pages, 17€.
    Les oiseaux noirs de Massada est le deuxième roman d'Olivia Elkaim. le premier, Les graffitis de Chambord avait obtenu le prix Montalembert et la bourse Thyde Monnier de la Société des gens de lettres.
    Nous sommes à Paris, fin août 2008, Klara est une jeune chanteuse de cabaret. Elle est ashkénaze, avec une mère absente et une grand-mère qui évite toutes questions sur son passé. Klara n'est qu'une petite chanteuse de cabaret jusqu'au jour où un producteur la repère dans un cabaret. Il lui propose de jouer dans sa comédie musicale, en Israël. Sauf que cet homme, Ron, a une famille, et elle, va en tomber amoureuse.
    Parallèlement, nous allons connaître la vie de Mouna, sa grand-mère juive. Une vie dans les années 40, une vie dans une famille juive. Mais aussi une histoire où les amours de jeunesse marquent toute une vie. Un amour de jeunesse qui nous emmènera dans la résistance.
    Nous sommes sur trois générations, dont celle du milieu absente, et où celles qui l'entourent sont très proches l'une de l'autre, et le point commun étant une histoire d'amour inoubliable.

    Je qualifierai ce roman, de beau et émouvant. J'ai été touchée par les personnages. Mouna et Klara, une grand-mère et sa petite-fille, finalement très proches, le sont également dans leurs histoires d'amours. Mouna est extrêmement attachante. On a envie de les aider, de les consoler dans leur tristesse. L'histoire est belle, les personnages aussi. On voudrait que leur tristesse cesse, mais on ne veut plus se séparer de ces personnages.
    J'ai aussi beaucoup aimé les dialogues. Des phrases qui marquent. Des dialogues où les personnages ne parlent pas pour ne rien dire. Un roman que je vous conseille vivement.
    Et je ne manquerai pas de vous rappeler que le premier roman d'Olivia Elkaim, Les graffitis de Chambord est sorti en poche récemment, et qu'il est aussi beau que celui-ci.
    Les oiseaux noirs de Massada est sélectionné pour le prix Ouest France-Etonnants Voyageurs, à Saint Malo, et pour le prix du meilleur roman adaptable au cinéma, à Saumur. Bonne chance ! Il le mériterait.
    "Oui, Klara avait des origines allemandes, lointaines, trop lointaines pour qu'elle les connaisse, des origines qui se logeaient dans le "K" de son prénom. Mais sa grand-mère n'en parlait jamais. Elle avait passé de nombreuses années en Algérie juste après la Deuxième Guerre mondiale. Elle avait épousé là-bas un milord en costume blanc qui portait des cravates en soie tricotée et se promenait à moto. Son grand-père. C'était à peu près tout ce que Klara savait. Mouna avait toujours éludé les questions que sa petite-fille lui posait." {Page 19}
    QuadrAttitude, Ma petite librairie, My Boox, mais aussi RTL, le BSC news et le CCLJ en parlent.
    Rare sont ceux qui n'ont pas été touchés.
    Rare sont ceux qui ne seront pas touchés.
    Vous pourrez rencontrer Olivia Elkaim au Salon du livre de Paris, vendredi 18 mars, sur le stand Grasset et Fasquelle (N04) de 18h30 à 19h30, et sur le stand J'ai lu (K54) de 20h à 21h.

    Lien : http://angel-a-et-la-litterature.blogspot.com/2011/03/les-oiseaux-no..
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    • Livres 3.00/5
    Par jalibert, le 20 avril 2011

    jalibert
    Les oiseaux noirs de Massada dévoilent page après page, deux histoires d'amour, celle de Mouna et celle de Klara, sa petite- fille, à travers l'Histoire, des années 30 à nos jours, de Paris à Massada.
    Les phrases courtes apportent de la puissance au texte mais est contrebalancée par une délicatesse dans l'écriture qui donne une ambiance feutrée à ce roman.
    Beau tableau de famille, néanmoins je préfère son premier roman " Les graffitis de Chambord" qui abordait aussi l'histoire des Juifs pendant la seconde guerre mondiale.
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Citations et extraits

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  • Par jalibert, le 20 avril 2011

    Maintenant, il devrait sans doute s'expliquer, mais que dire? Que dire? Il ne parlerait pas à Klara du bras coupé, de ce bras de femme mûre, tranché au coude, net...Il ne susciterait pas sa compassion. Non. Autrefois, à Berlin, il avait vu une exposition des peintures d'Otto Dix, sur les gueules cassées de la 1ere guerre mondiale. Lui, il avait une belle gueule, les femmes le lui disaient, et pas seulement ses maitresses, du reste, les hommes aussi, ses amis. Il avait une belle gueule, mais les traces de la guerre se logeaient sous sa peau. Sous sa peau : la mort, la haine, tout, ses soldats de porcelaine, ses rêves de porcelaire, brisés, tranchés net comme le bras de la Libanaise, vingt sept ans plus tôt.
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  • Par jalibert, le 20 avril 2011

    Klara se revoyait, petite, dessinant un arbre généalogique pour le présenter à l'école. Ses camarades de classes confondaient leurs ascendants, se trompaient dans les dates et raturaient au stylo rouge. Ils semblaient écraser par le poids de leurs nombreux ancêtres aux patronymes bien accrochés sur les branchages. Klara, elle, était écrasee par les absents. Une fois qu'elle avait inscrit les noms de Mouna, sa grand-mère, et d'Eliette, sa mère, il n'y avait plus que des blancs. Elle avait beau interroger sa grand-mère, elle obtenait toujours la même réponse : Habibi, mon amour, tu poses trop de questions!
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Vidéo de Olivia Elkaim

Politique : A quel monde rêvent les jeunes ? .
Conférence du mardi 24 avril 2012Au lendemain du premier tour des élections présidentielles, les Mardis d?actualité choisissent de donner la parole à la jeune génération. Une forte abstention des jeunes électeurs est annoncée, tout comme leur attrait pour les extrêmes de droite ou de gauche. Pourquoi cette défiance s?est-elle installée vis-à-vis de la politique ? Face à un avenir économique terni par la crise et le surendettement du pays, quelles sont les réponses aux désillusions accentuées par le chômage et la dureté de la vie ? Comment faire renaître l?espérance, au-delà des promesses d?un aléatoire « bonheur » matérialiste ? A quel monde rêvent les jeunes ?Avec la participation de :Benoît Camurat, Délégué de l?UMP (2ème circonscription de Haute-Loire) ancien Délégué National des Jeunes de l?UMP ;Père Matthieu Rougé, directeur du Service pastoral d?études politiques et conseiller spirituel de l?association Chrétien Elu Public ;Matthieu Hannotin, Vice-président du Conseil général de Seine Saint Denis en charge de l?éducation et de la jeunesse, candidat socialiste aux élections législatives ;Damien Philippot, du département Opinion de l'IFOP.Débat animé par :Christian de Cacqueray, avec une chronique d?Olivia Elkaim (chef du Service politique de La Vie).








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