> Alain Defossé (Traducteur)

ISBN : 226403937X
Éditeur : 10 (2005)


Note moyenne : 3.63/5 (sur 350 notes) Ajouter à mes livres
" Je suis créatif, je suis jeune, [...] extrêmement motivé et extrêmement performant. Autrement dit, je suis foncièrement indispensable a la société ". Avec son sourire carnassier et ses costumes chics, Patrick Bateman correspond au profil type du jeune Yuppie des année... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (35)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 26 décembre 2007

    Woland
    American Psycho
    Traduction : Alain Defossé
    Je l'ai relu et, commencé un samedi soir, le livre était terminé au bout de vingt-quatre heures. Or, j'admets n'avoir "zappé" que deux descriptions de vêtements !!!!! - et les dernières scènes de meurtres, j'avoue !!!!! Parce que, à la lumière du temps écoulé, j'ai compris - ou cru comprendre - que ces longues descriptions permettaient aussi à Bateman de se raccrocher à la réalité.
    C'est vrai : ce type est complètement fou. Il vit dans un univers schizophrénique absolu, le golden boy d'un côté, le psychopathe de l'autre mais est-il suffisamment courageux pour passer à l'acte ainsi qu'il le dit ? Ne fantasme-t-il pas en fait ? A un certain moment, on se demande comment il peut verser autant de sang dans son appartement sans que sa femme de ménage s'en émeuve (à la fin d'ailleurs, on voit cette brave dame ramasser les journaux poisseux de sang et les mettre dans la poubelle comme si de rien n'était, à tel point que Bateman lui-même se pose des questions ... )
    Avec une très grande habileté, Ellis nous suggère que son personnage possède un loft dans un endroit isolé. Soit, mais il tue aussi dans son appartement et, à lire les descriptions aussi minutieuses qu'horrifiantes qu'il nous donne de ses crimes, il est clair que les murs sont éclaboussés par le sang et la cervelle. Alors ?
    Alors, Ellis invente l'appartement de Paul Owen - autre golden boy porté disparu et que Bateman prétend avoir liquidé tout en conservant par devers lui ses clefs et son argent. Ce point de chute inattendu va lui permettre de tuer également ailleurs que chez lui. Mais toujours selon le même modus operandi, voilà le hic. Et lorsqu'on met en vente l'appartement d'Owen - eh ! oui ! on finit par le mettre en vente, il fallait s'y attendre - rien, il n'y a rien, pas une seule tache, pas un seul ragot sur ce qui s'y serait passé. Pire, l'agent immobilier - une femme - prend visiblement Bateman, venu badauder, pour un dément qu'il faut ménager mais non dénoncer à la police ...
    Celle-ci d'ailleurs n'apparaît jamais. Il y a bien un détective privé venu enquêter sur la soit-disant disparition d'Owen mais il ne fait que passer. Dans les derniers chapitres, on peut croire qu'un chauffeur de taxi anonyme va se substituer à la Némésis urbaine pour régler son compte à Bateman mais, à y regarder de plus près, on se demande si ce dernier n'est pas finalement une victime qui se fait dérober tout son argent et ses objets de valeur par un individu qui joue de sa folie pour le culpabiliser un maximum.
    Si la société américaine et le culte du profit sont mis en cause dans cette aliénation d'une personnalité, la famille est aussi montrée du doigt. On ne saura jamais pourquoi Bateman panique lorsqu'on lui suggère que sa coiffure ne pourrait pas être aussi nette qu'il le souhaite mais on constate, là encore à l'extrême fin du roman, que sa mère est elle aussi hantée par la bonne tenue de ses cheveux ...
    Un livre à lire, c'est certain mais aussi à relire car une première lecture ne permet pas d'en discerner toutes les richesses. ;o)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ChristopheM, le 28 octobre 2011

    ChristopheM
    J'entends l'écho d'un carillon qui me chuchote un léger « Alléluia ! de l'action », alors que j'arrive à la page 216 lorsque Patrick laisse entrevoir ses désirs meurtriers. Son implosion psycho apparaît au grand jour, s'extériorise. Au plaisir du lecteur. Ouf, beaucoup de pages pour en arriver là, j'ai bien retenu l'intérêt de Patrick pour le Patty Winter Show, la sape, le sexe et l'argent en abondance dépensé sans compter.

    S'en suivront des scènes de tortures, de boucheries, de crimes atroces. Je n'ai pu cerner l'utilité de la longueur des scènes pornographiques ; la longueur des chroniques imbattables, impressionnantes au sujet de Genesis (p180 à p186), Whitney Houston (p335 à p340), Huey Lewis and the News (p465 à p475) ; la longueur des conversations interminables sur le choix des restaurants et des personnes à inviter ou à éviter ; la longueur des descriptions vestimentaires à la couture près et le matériel High Tech dernier cri qui obsède le sérial killer.

    A un moment donné deux scènes nous laissent croire à une issue, un dénouement qui mettrait fin aux crimes de Patrick comme dans bon nombre d'excellents thrillers : L'apparition furtive d'un détective qui cherche une des victimes, l'enchaînement de violences avec une course poursuite suite à l'assassinat d'un saxophoniste. Fausse pioche, scènes comme d'autres, passagères sans conséquences. L'attente du lecteur n'est guère récompensée, pas de bonne ou de mauvaise fin, il n'y en a pas tout simplement.

    Le style de l'écriture est une forme de journal intime du tueur. Il manque juste les dates du moment où celui-ci se confierait à un carnet. Bret Easton Ellis garde le style utilisé dans ses autres ouvrages : "Moins que zéro" et "Les lois de l'attraction". Préférable car plus court et les seuls que j'ai lu... Il reprend certains personnages dans "American Psycho", toujours une génération qui baigne dans le sexe, la drogue, l'alcool, les suicides, sans but. Les années '80 américaines, source d'inspiration principale de l'auteur. Clair que ça change d'Ace of base, de Jean Jacques Goldman, Michael Jackson ou RUN-DMC qui m'ont laissé des souvenirs bien plus agréables à cette époque…

    En somme c'est un livre cru, direct, sans gêne, peu effrayant, d'une écriture parfaite, mais trop de détails ont rendu le texte ennuyeux, peu fluide. Dommage vu le talent de BEE. de là à dire, que c'est un roman qui fait partie du Top 5 de certaines personnes influentes, je m'étonne. Sont-ce peut-être sur base de critères qui me dépasse vu que ce sont les études qui m'ont poursuivi…Je n'ai pas respecté certaines règles, en toutes consciences, sur la manière d'établir une chronique, comme l'usage du « je », puisque cela n'en n'est pas une. Juste mon avis perso pour le plaisir. JE vous dis donc sur un fond de Bubble Guppies qui passe sur Nickel Odeon JR : A bon entendeur !
    http://lirecrire.over-blog.com/article-american-psycho-bret-easton-ellis-86621955.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Suny, le 05 septembre 2011

    Suny
    Au début, on voir combien Patrick Bateman est un jeune goldenboy bien sous tous rapports, qui prend soin de lui et se soucie de son apparence, donne des conseils avisés et exhaustifs sur la façon de soigner sa peau, ses cheveux, son corps, ses mains… Puis, peu à peu, par petites touches, une petite réflexion par-ci par-là, on se rend compte qu'il y a un truc qui cloche. Peu à peu, il se dévoile, l'air de rien, comme si avoir envie d'égorger une femme ou envoyer des vêtements ou des draps tachés de sang au pressing étaient des choses tout à fait normales. Cette façon d'annoncer de façon aussi anodine, au milieu d'une phrase qui n'a rien à voir, les horreurs qu'il a pu commettre, me ferait presque hurler de rire (si j'étais moi aussi une psychopathe).
    Cette histoire semble surtout être l'occasion d'une description sans scrupules de cette classe de la société américaine où l'on se fout de tout, sauf de la marque des vêtements qu'on va porter demain, du prix des tableaux qu'on accroche à ses murs et du restaurant huppé où l'on va aller manger le soir. Tout le monde se connaît mais personne ne se reconnaît, les conversations sans queue ni tête prennent parfois des proportions aberrantes, au point de se demander si on n'est pas chez des extraterrestres, mais c'est raconté avec tellement de naturel qu'on se dit qu'en fait, si, ça doit être possible d'être aussi inintéressant tout en étant persuadé d'être le roi du monde.
    On m'avait promis un truc de ouf, le psychopathe du siècle, un mec ignoble et fascinant. Effectivement, les scènes de torture, de boucherie, de viol, de simple cruauté qui finissent quand même par arriver à un moment très avancé du bouquin, sont assez dégueu. Mais pour ce qui est de la psychologie du type, c'est juste une espèce de taré sans intérêt qui aime faire du mal à tout ce qui bouge. Pourquoi il le fait ? Allez savoir. Peut-être pour donner un peu de piment à son existence plate et désespérante qui, sinon, ne tournerait qu'autour se son fric, de ses fringues Armani, des quelques pouffes qui lui couinent leurs malheurs à l'oreille, de sa Rolex et de son matériel de sono. Bon, d'accord, j'oublie les super restos et le p'tit rail de coke qui viennent égayer un peu tout ça.
    Toujours pas convaincue par Ellis, donc. Dommage, je me suis un peu emballée et j'en ai encore deux à lire à la maison…
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Kadoc, le 06 octobre 2011

    Kadoc
    Je ne voulais pas lire ce livre.
    Comme, d'une façon générale, je me foutais de Bret Easton Ellis.
    J'étais en flagrant délit d'idée préconçue.
    Mais je me suis retrouvé en tête à tête, sur la plage, avec Pat Bateman. A défaut d'autre chose, je lui ai fais la conversation.
    Je m'attendais à lire un livre macabre, orgiaque, et dégoulinant d'horreur.
    Mais finalement, ce livre est extrêmement drôle. Je dirai même méchamment drôle. Et désespérant.
    On retrouve l'essence même de ce qui faisait le succès et la raison d'être du théâtre de grand guignol :
    La frustration, une société obtuse, la course à l'apparence et l'auto répression permanente.
    Ce livre est la peinture, plus d'actualité que jamais, de la course à la futilité comme système de vie, de la perte d'identité, de l'écrasement de l'homme par la morale et l'argent.
    American Psycho c'est l'histoire d'un homme qui crie.
    Mais à la bourse, comme dans l'espace, personne ne vous entend crier.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP
    C'est l'histoire d'une investigation qui commence comme une enquête et devient une quête de l'autre. Jack passe son temps à errer en marge de la société, tout en se fixant du moins le croit-il le même but, celui de retrouver sa femme.
    Ce premier roman, sorte de «road novel» initiatique, happe le lecteur par la qualité de son suspense, ses retournements de situation, son climat onirique. On s'identifie à ce personnage dont John Haskell nous fait très bien partager tous les atermoiements, les espoirs, les craintes, les aveuglements ainsi que son refus du réel. Cette traversée bouleversante dans un «purgatoire», qui n'est pas sans évoquer La Divine Comédie de Dante ou le mythe d' Orphée, résonne dans la mémoire bien longtemps après avoir refermé le livre.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (13)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Suny, le 05 septembre 2011

    Ce soir, la conversation tourne autour du dernier livre de Elmore Leonard – que je n’ai pas lu ; de certains critiques gastronomiques – que j’ai lus ; de la version studio anglaise des Misérables comparée à celle de la troupe américaine ; de ce nouveau petit bistrot salvadorien au coin de la Deuxième et de la Quatre-vingt-troisième ; des mérites comparés de la rubrique potins du Post et de celle du News. Il s’avère que Anne Smiley et moi avons une relation commune, une serveuse de chez Abestone, à Aspen, que j’ai violée avec une bombe de laque, quand je suis allé skier là-bas, aux dernières vacances de Noël. Le Deck Chairs est bondé, le bruit assourdissant, l’acoustique pourrie, à cause de la hauteur du plafond et, si je ne me trompe, le vacarme est soutenu par White Rabbit, version New Age, déversé à pleins tubes par les baffles fixées en l’air, à chaque coin de la salle.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par pitivier, le 17 février 2011

    Tandis que la vendeuse enregistre les achats de Charles, je joue avec le bébé que Nancy tient dans ses bras, lui tendant ma carte American Express platine qu'il tente d'attraper d'une petite main avide, mais je secoue la tête, prenant une voix haut perchée et lui pince le menton, agitant la carte devant son visage en gazouillant : « Mais oui, je suis un assassin, et je suis un psychopathe, mais oui, tu vois, j'aime bien tuer les gens, oh oui, j'aime bien ça, mon amour, ma petite puce, oh que j'aime ça... »
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par pitivier, le 18 février 2011

    Je possédais tous les attributs d'un être humain - la chair, le sang, la peau, les cheveux - , mais ma dépersonnalisation était si profonde, avait été menée si loin, que ma capacité normale à ressentir de la compassion avait été annihilée, lentement, consciencieusement effacée. Je n'étais qu'une imitation, la grossière contrefaçon d'un être humain.
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par Sedrik, le 31 janvier 2011

    Bien que je ne puisse cacher mon regard froid et que vous puissiez serrer ma main et sentir ma chair et même que vous puissiez penser que nos modes de vie sont probablement comparables : je ne suis tout simplement pas là
    Citation de qualité ? (11 votes positifs)
  • Par skyso, le 08 mars 2011

    Début du livre : "ABANDONNE TOUT ESPOIR, TOI QUI PÉNÈTRES ICI peut-on lire, barbouillé en lettres de sang au flanc de la Chemichal Bank, presque au coin de la Onzième Rue et de la Première Avenue, en caractères assez grands pour être lisibles du fond du taxi qui se faufile dans la circulation au sortir de Wall Street, et à l'instant ou Timothy Price remarque l'inscription un bus s'arrête et l'affiche des Misérables collée à son flanc lui bouche la vue mais cela ne semble pas contrarier Price, qui a vingt-six ans et travaille chez Pierce & Pierce, et il promet cinq dollars au chauffeur s'il monte le son de la radio, qui passe Be My Baby sue WYNN, et le chauffeur, un Noir, un étranger, obtempère."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (13)

Videos de Bret Easton Ellis

>Ajouter une vidéo
Vidéo de  Bret Easton Ellis

l'interview - Bret Easton Ellis Cinq ans après Lunar Park, l'enfant terrible de l'Amérique revient sur le devant de la scène littéraire avec Suite(s) imperiale(s).








Acheter sur Amazon

Faire découvrir American Psycho par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (733)

> voir plus

Quiz