> Laura Derajinski (Traducteur)

ISBN : 2846262195
Éditeur : Au Diable Vauvert (2010)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
Michael McGill, un privé à la dérive, est embauché pour retrouver l'original de la Constitution des États-Unis : une version jusqu’alors tenue secrète et comportant des amendements écrits à l’encre alien invisible, qui ont le pouvoir d’insuffler au lecteur des idées pro... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par AliceW, le 18 mai 2011

    AliceW
    Michael Mc Gill est un détective privé un peu paumé, à la dérive même. Et il a le don de s'attirer , comment dire, pas le pire, mais presque. Aussi lorsqu'il reçoit la visite du chef du cabinet du Président des Etats-Unis d'Amérique qui lui demande ses services pour ses facultés « d'aimant à merde », sa situation personnelle est bien résumée. Un joli pactole pour qu'il retrouve un livre très précieux, passé de main en main, perdu au fin fond de l'Amérique, livre qui pourrait produire une sorte de remise à zero politique, en somme le livre que toute personne voulant percer ou faire carrière en politique aimerait avoir...
    Comme chacun sait, le milieu politique est pourri jusqu'au trognon et Warren Ellis s'en donne à coeur joie ! Il accompagne McGill dans ses aventures dénuées de sens, délirantes, déviantes, où tout est possible, surtout le pire.
    « Je suis surtout très malchanceux. Vous savez qu'on m'a confié une affaire d'adultère, l'an dernier ? Et vous savez ce que faisait le mari, ces soirs-là ? Il avait fondé une sexo-secte qui s'introduisait par effraction dans un élevage d'autruches à minuit trois fois par semaine. Vous savez ce qu'on ressent, quand on découvre huit mecs entre deux âges en pleine séance de sexe tantrique avec des autruches ?
    Le chef de cabinet a émis un bruit compatissant qu'il avait dû tirer d'un talk-show. »
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    • Livres 4.00/5
    Par benne, le 13 octobre 2010

    benne
    Y aurait-il quelque chose de faisandé au Royaume d'Amérique ? À lire ce roman noir, on se dit que oui. Warren Ellis, britannique, compère de Nick Cave, musicien et scénariste de Comics, dépeint ici l'Amérique du vice, des damnés, des rejetons de l'american dream. Ici, les super-loosers ont remplacé les super-heroes, les garçons en quête de virilité s'injectent des solutions salines dans les couilles et le Gouvernement est à la recherche d'une Constitution pirate rédigée à l'encre alien. Mike, détective privé et son acolyte féminine Trix sont chargés de retrouver ce document classé top secret, et, pour se faire, doivent traverser les Etats-Unis. Ils croiseront sur leur route des geeks, des sadiques, des vieux richards complètement cinglés. Mais n'ayez pas peur, même si ce roman, le premier d'Ellis, est vraiment barré, il n'en ait pas pour autant privé d'humour. On y sent un arrière-goût de Dick, un peu de Bukowski, voire même des dialogues à la Audiard (oui, bon, peut-être un Audiard sous amphets !). C'est drôle, jouissif par son immoralité, terriblement percutant. L'Évangile selon Ellis se mange chaud, sur une bande-son de Nick Cave, assurément !
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    • Livres 5.00/5
    Par ericstorda, le 29 novembre 2010

    ericstorda
    Michaël McGill est détective privé. Issu de l'école de la prestigieuse agence Pinkerton, il est venu sur New-York avec l'espoir d'ouvrir sa propre agence. De vivre ses propres aventures. Mais la malchance le poursuit, et elle a commencé le jour-même de son installation: la plage a été mal orthographiée et mal placée. Mais ce n'était que le début. Alors qu'il rumine son amertume, il observe un drôle de manège: plusieurs Men in Black se postent devant chez lui. Pas le temps de s'enfuir, la porte s'ouvre. Un vieil homme (le chef du cabinet des États-Unis tout de même) lui propose simplement de retrouver la véritable constitution des États-Unis d'Amérique. Elle écrite en encre alien, et elle a le pouvoir de captiver le quidam qui al lit, ou en écoute la lecture. Rien de bien transgressif, que du puritain.
    Michaël n'a pas vraiment le choix vu l'offre qu'on lui fait. Il accepte. Il va entamer un voyage au sein de la contre-culture américaine. le grotesque réel va s'introduire dans sa vie et ne plus le lâcher. Il croise une acolyte qui lui servira de guide. Les aventures de notre dynamique duo serait empli d'embûches, de rigolades et de découvertes.
    Certains connaissent peut-être Warren Ellis comme étant scénariste de comics. Son chef d'œuvre Transmetropolitan est un exemple d'humour noir et de discours éclairé. Ici, il reprend cet axe. Les phases d'humour noir sont les meilleurs instants de réflexion du roman. Sous le vernis du burlesque, Warren Ellis nous esquisse un portrait des Etats-Unis avec le décalage propre à ce pays: un dessus puritain cache une envie de sortir des règles pour mieux les explorer.
    Et, avec ce roman, son premier tout de même, il nous impressionne par sa maîtrise du récit. Bien évidemment, on le savait par ses BD mais la narration romanesque est un exercice différent. Et certains s'y sont cassé les dents (dans un sens où l'autre). Mais, comme son compatriote Neil Gaiman, il amène les codes propres au comics et les applique au roman. du coup, on a un style très particulier qui parle au plus grand nombre. Dans l'aspect purement stylistique, ces deux auteurs sont proches. Après, Neil Gaiman explore la fantasmagorie tandis qu'Ellis lui préfère le réel fantasmé.
    Très sincèrement, laissez-vous tenter par ce roman. Il attisera votre curiosité, et vous divertira. Que demander de plus?

    Lien : http://artdelire.blogspot.com/2010/09/warren-ellis-arteres-souterrai..
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    • Livres 4.00/5
    Par Naoko, le 04 octobre 2010

    Naoko
    Michael McGill est un détective privé miteux qui vivote à Manhattan entre quelques affaires sordides et un rat qui occupe son bureau. Un jour, le chef de cabinet de la Maison Blanche se présente chez lui et lui demande de retrouver un objet perdu il y a de nombreuses années : une Seconde Constitution des Etats-Unis comportant des amendements écrits à l'encre alien invisible et qui permettrait au pays de retrouver une forme de dignité d'antan. Pour retrouver ce livre étrange, McGill va devoir plonger dans ce que l'Amérique a de plus sale, glauque et décadent...
    Ce roman m'a parfois un peu dérangé en me confrontant à des pratiques qui me sont totalement étrangères (un peu comme avec "Tokyo" de Mo Hayder) mais je n'ai pas pu décrocher avant la fin !!
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    • Livres 2.00/5
    Par PierreF, le 13 mars 2011

    PierreF
    Ne connaissant pas l'auteur, j'ai été un peu surpris. Car on croit nager en plein rêve, ou en plein cauchemar pendant tout le livre. Warren Ellis noue une intrigue basée sur le monde derrière le décor. Dès le premier chapitre, le personnage que l'on croyait un peu à coté de la plaque (Mike McGill) s'avère la seule personne saine d'esprit. Et on a droit à une sacrée bande de cinglés tout au long du bouquin. Et plus le livre avance, plus ils sont cinglés.
    Si les dialogues sont bien faits, l'intrigue souffre du fait que Warren Ellis fait plus un collage de scènes et de rencontres avec des personnages qu'une histoire « normale », avec des transitions évitables. Ça ressemble à un pactchwork de scènes et on a l'impression de lire un scenario de film ou … de bande dessinée. Ceci dit, c'est un petit reproche, car je dois avouer que cela se lit très bien, avec un style plus parlé que littéraire.
    Mais la grande qualité de ce livre, c'est l'humour. Ce roman aurait pu plonger dans le ridicule, à force d'aligner les pervers, les scènes trash, les propos irrévérencieux. Sans ces moments de franche rigolade, je me serais ennuyé. J'ai ri aux éclats souvent, ce qui m'a aidé à ne pas prendre ce livre au sérieux. Et même dans les dialogues entre Mike et Trix où ils parlent de morale, on sent que le but n'est pas de faire réfléchir mais de divertir.
    Donc vous voilà prévenu : si vous n'avez pas peur des sodomisateurs d'autruches, ni de scènes sales, ni de propos grossiers et décalés, et si vous voulez passer un bon moment de rigolade, alors ce livre est pour vous. Sinon, passez votre chemin.

    Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-arteres-souterraines-de-war..
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Citations et extraits

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  • Par benne, le 20 septembre 2010

    Un bas-relief de Jésus occupait le mur entier à la tête du lit. Le sommier était équipé d'une barre en bois qui le divisait en deux par le milieu. Et les chiottes laissaient échapper l'air de Onward Christian Soldiers quand on soulevait la lunette.
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  • Par Kanelbulle, le 02 octobre 2011

    - Ça vous arrive de faire autre chose que mentir ? Non, mais sérieusement ?
    - Je suis un homme politique, mon garçon. J'ai arrêté de dire la vérité à sept ans.
    - Qu'est-ce que vous avez fait à sept ans ?
    - J'ai tronçonné un cerisier.
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  • Par benne, le 20 septembre 2010

    Gary m'a lancé son putain de grand sourire joyeux, ses dents comme des pièces de Scrabble collées à une table basse.
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  • Par Kanelbulle, le 02 octobre 2011

    Vous savez. Vous savez. Si vous buvez du whisky. Et je veux pas dire beaucoup de whisky, juste assez pour maintenir en vie les petits moteurs de votre cerveau. Si vous buvez pas mal de whisky, vous pouvez pisser dans un verre avant de vous endormir. Le lendemain matin, tout l'alcool est remonté à la surface. Et vous pouvez le boire à la paille.
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  • Par benne, le 20 septembre 2010

    Mes couilles avaient diminué de volume et quasiment regagné leur taille normale. Mon pénis, par contre, était plus gros qu'à l'habitude. Je dirais, cinq ou six fois plus gros. Et comme je n'avais pas remis ma chemise en place, il dardait de mon fute comme si j'étais un contrebandier de salami très incompétent.
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Vidéo de Warren Ellis

Warren Ellis: Captured Ghosts (Trailer). Extrait du film documentaire sur Warren Ellis, Captured Ghosts (sortie 2011).








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