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> Pierre Guglielmina (Traducteur)

ISBN : 2266164333
Éditeur : Pocket (2007)


Note moyenne : 3.54/5 (sur 449 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Book Description: Imagine becoming a bestselling novelist, and almost immediately famous and wealthy, while still in college, and before long seeing your insufferable father reduced to a bag of ashes in a safety-deposit box, while after American Psycho your celebrity... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par colimasson, le 14 mai 2013

    colimasson
    Bret Easton Ellis est devenu grand mais il ne suffit pas de laisser filer le temps ; il faut aussi savoir dresser le bilan d'un certain passé. Ainsi, le récit de Lunar Park commence à la manière d'un mea culpa. Bret Easton Ellis s'est assagi au tournant de la quarantaine et, chargé de cette décennie supplémentaire, il évoque les années d'American Psycho (décennie de la vingtaine) et de Glamorama (décennie de la trentaine) comme de lointaines périodes qui semblent désormais loin de lui. Mais les cris d'orfraie les plus virulents ne sont-ils pas poussés par ceux qui savent être le plus en droit de s'inquiéter ?

    Le succès, la gloire, les relations artificielles, la drogue, les filles faciles, les grands lofts et les voitures hors de prix ont fait leur temps. Après s'être laissé charmer par les avantages de la gloire violente, Bret Easton Ellis a connu une période de dépression profonde et d'hallucinations provoquées par le manque de ces drogues dont il a essayé de se passer –pas particulièrement pour se sauver lui-même, mais bien plutôt pour rattraper les lambeaux d'une gloire finalement aussi éphémère qu'elle lui avait d'abord semblé éternelle. Au moment où il écrit Lunar Park, Bret Easton Ellis vit une autre forme de rêve américain : marié, père de deux jeunes enfants de treize et sept ans, propriétaire d'une demeure avec piscine, passant son temps entre cours à l'université, dîners avec les amis de la famille –d'autres couples avec enfants- et activités de développement personnel.

    Pour autant, tout ne va pas pour le mieux. Au début, pourtant, Bret Easton Ellis tente de nous en persuader, mais l'aspect idyllique de sa nouvelle existence est bientôt perturbé par deux phénomènes : dans la région où il habite, la disparition d'enfants des beaux quartiers fait régner la psychose tandis que dans sa nouvelle demeure, des manifestations inexplicables transforment son habitation en maison hantée. Peut-on se racheter une bonne conduite avec une épouse, des enfants et une baraque ? Est-il si aisé de se détourner d'un passé marqué par deux décennies d'errance et d'illusions ?

    Une fois encore, après American Psycho, Bret Easton Ellis mêle la réalité et la fiction dans des mesures dont il sera difficile d'appréhender la juste valeur. Cette vie de famille classique –bien qu'aisée- semble parfaitement crédible alors qu'en réalité, Bret Easton Ellis n'a jamais été marié. En revanche, plus fictives semblent être ces manifestations de revenants qui se produisent dans sa maison –est-ce Patrick Bateman, le héros sanguinaire d'American Psycho, ou est-ce son père avec qui il a rompu tout contact ? Et le criminel qui rôde autour des gosses de riches pour les capturer ne fait parler de lui que de loin, mystérieuse arlésienne dont les actes entraînent pourtant des conséquences dramatiques. Mais le roman passe, et la tendance s'inverse. La famille modèle montre ses failles et devient aussi volatile qu'un rêve, tandis que les disparitions et les revenants prennent de l'ampleur et finissent par envahir la vie et l'esprit de Bret Easton Ellis.

    Celui-ci avait pensé pouvoir faire une croix sur son passé, rapidement et sans séquelles -il remarquera bientôt, avec une culpabilité mégalomaniaque, que l'artificialité et l'individualisme de son mode de vie passé ont atteint toute une génération –celle qui succède à la sienne. Les enfants de Lunar Park sont de petits êtres effrayants qui déambulent, tels des Zombies dopés au Ritalin. Ils vagabondent d'une activité à une autre –reiki, yoga, cinéma, centre commercial, pilates, psychologue…- et acceptent de se plier aux exigences les plus loufoques de leurs parents, au prix d'un désenchantement et d'une lucidité qui ressurgissent dans des dialogues surréalistes. Par ailleurs, le spectre de Patrick Bateman se fait de plus en plus oppressant et envahit un Bret Easton Ellis qui semble de nouveau perdre pied dans la réalité –savant fou créateur d'un monstre dont l'horreur et le goût sanguinaire le dépassent désormais. Bret Easton Ellis se sent responsable de l'avidité malsaine qu'il ressent autour de lui, et Lunar Park ressemble à une tentative d'expiation de sa culpabilité.

    Bret Easton Ellis aurait-il envie de cesser de rire aux dépens de ses semblables, maintenant qu'il réalise que ses mauvaises blagues ne l'excluent pas non plus de leurs retombées funestes ? Après Lunar Park, on se demande si Bret Easton Ellis va pouvoir continuer à écrire comme avant. Si oui, alors ce roman n'aura été qu'une vaste blague. Reste à savoir si cela nous décevrait…

    Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-lunar-park-2005-de-bret-east..
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    • Livres 4.00/5
    Par MissSugarTown, le 17 septembre 2011

    MissSugarTown
    Putain j'adooore !!! Tous les auteurs devraient écrire un livre comme ça. Un écrivain qui revient sur tous ses livres passés, qui nous raconte la vraie histoire autour de ses livres, d'où lui est venue une telle idée, ce qu'il a pensé de la critique du New York Times qui était à côté de la plaque et qui n'avait absolument rien compris à son livre, ou au contraire avec laquelle il était totalement d'accord. Pourquoi il a écrit tel livre, le message qu'il a voulu faire passer, comment il l'a écrit... et en même temps, il nous raconte sa vie comme si on était des amis intimes assis dans un café ou comme si on était deux étrangers dans un train qui se racontaient leurs vies... J'adore. C'est l'extase pour moi. Un auteur qui revient comme ça sur ses livres et me raconte son aventure d'écrivain. J'adore. Surtout que son dernier livre que j'avais lu m'avait mise hors de moi, je l'avais trouvé trop violent, parfois inutilement.... bref, une excellente réconciliation pour moi avec Bret Easton Ellis, au bout de la 16ème page :)
    ça alors ! Il raconte ce qu'il pense d'American Psycho, et il en pense la même chose que moi, qu'il y a quelque chose de mauvais dans ce livre et qu'il n'a jamais pu le relire ni même le toucher, plusieurs années après... Il se trouve qu'en lisant ce livre, j'avais imaginé exactement l'état d'esprit de l'auteur dans lequel il était en l'écrivant.
    Bret Easton Ellis est un excellent écrivain (c'est incroyable je sais) parce qu'il est très humain et si sa description obsédée du détail m'irritait dans American Psycho, ici je la savoure autrement, je m'y retrouve même ! Il nous décrit fidèlement des instants de sa vie, et lorsqu'il s'attarde sur la description des airs du chien, de ses pensées à des moments très précis (de Bret pas du chien hein), de ce qu'il pensait réellement à chacun de ses gestes... eh bien, je trouve ça magnifique. C'est exactement comme ça que j'aimerai écrire. Aujourd'hui, je vois Bret comme un enfant, seul et blessé, effrayé aussi, faible aussi, très intelligent, très sincère et transparent, quand il partage avec nous ses pensées les plus choquantes. En fait, en quelque sorte, je trouve qu'il est resté enfant, il est devenu adulte d'une façon assez maladroite, mais il est là quand même. Je suis contente qu'il aie écrit tous ses livres et celui-ci en particulier. Je dis toujours que tout le monde devrait écrire, parce que nous avons tous une histoire à raconter, et parce qu'écrire éveille l'esprit je trouve.
    Bret Easton Ellis doit être interné, c'est officiel. Il a de sérieux troubles psychiques, une schizophrénie et il vit en pleines hallucinations. C'est ce qui arrive apparemment quand on fuit son passé et qu'on refuse de lui faire face et de le vivre, il le poursuit jusqu'à l'obliger à faire face à ses peurs. C'est comme si on était obligé de vivre toutes les étapes dans notre vie et qu'on ne pouvait en zapper aucune, c'est un système infaillible, on ne peut pas tricher. Tu ne peux passer à l'étape suivante si tu n'as pas encore "soldé" la précédente.
    Il m'a fallu un mois pour finir ce livre, c'est toujours comme ça avec Bret Easton Ellis, c'est tellement un concentré d'ondes négatives que je ne peux consommer de grandes doses en chaque lecture. Ce livre raconte une partie de sa vie après le "succès" d'American Psycho, Bret est un grand schizophrène, consommateur assidu de toutes sortes de drogues dures, notamment l'héroïne, et plein de médicaments contre l'anxiété et l'angoisse, il est sujet à des hallucinations tout au long de la journée et il est poursuivi par son passé et sa relation foireuse avec son père le hante de manière flippante et le poursuivra jusqu'à ce qu'il se décide à faire face à son passé.
    C'est un livre spécial, parce que Bret Easton Ellis nous confie plein de choses dedans, notamment sa relation avec American Psycho, avec son fils... etc.
    Il a raté sa vie. C'est déprimant et flippant, ce ne serait pas du Bret sinon !

    Lien : http://laculturehajarienne.blogspot.com/2011/02/lunar-park-bret-east..
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 09 janvier 2012

    carre
    je sais que les avis sur Ellis en général et sur ce roman en particulier sont partagés.
    Lunar Park démarre comme un récit autobiographique, Bret le personnage central (Ellis peut-être ?) s'est rangé des voitures (après avoir été dépendant à la drogue, à l'alcool et au sexe), il est devenu quelqu'un de respectable (mariage, enfants, belle situation et belle maison, chien, visite hebdomadaire chez le psy, diner entre amis) et puis après le roman part dans le fantastique et la paranoia. Et ce voyage dans le cerveau de Bret Easton Ellis à de quoi nous foutre les jetons. Et bien sûr c'est-là que ce joue l'adhésion ou non du lecteur. le roman part alors dans un délire hallucinant mais qui vous attrape avec une force extraordinaire, car si Ellis à ces détracteurs on ne peut lui reprocher son imagination débridée et le brio avec lequel il déroule son histoire. Sacrément efficace le bad boy de la littérature américaine.
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    • Livres 4.00/5
    Par Bilonico, le 18 septembre 2012

    Bilonico
    L'ouvrage "Lunar Park" de Bret Easton Ellis est sans doute celui que j'ai le plus apprécié de l'auteur.
    Sans doute parce que ce dernier se met en scène de manière jubilatoire, à la croisée de l'absurdité anglo -saxonne et le fantastique d'Edgar Allan Poe.
    Après avoir fait l'analyse méticuleuse et caricaturale de milieux sociaux fermés, l'auteur se recentre sur l'individu et s'intéresse à la description des états d'âme et d'un schéma de destruction / décadence / rédemption qui laisse admiratif en terme de maîtrise de la narration.
    Un livre qui n'est pas parfait mais qui offre une belle expérience de lecture, à manier avec précaution comme toute lecture d'Ellis et révélateur également d'un mal être de l'homme occidental.
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    • Livres 4.00/5
    Par Ticianounette, le 02 septembre 2014

    Ticianounette
    Alors alors que penser de ce livre...?
    Personnellement, je ne connaissais pas Bret Easton Ellis, même si il me semble avoir déjà vu l'adaptation cinématographique de "American Psycho", enfin bref, c'était la découverte pour moi.
    Quand au livre, j'ai bien aimé le style d'écriture de cet écrivain, je m'y retrouve un peu (dans ses enchainements, son rythme). J'ai donc trouvé cela fluide.
    J'ai appris ce qu'en a bien voulu m'en laisser apprendre, Bret Easton Ellis, sur sa vie, ses démons, ses expériences de popularité immense du jour au lendemain suite à sa première parution. J'ai aimé cette fiction ancrée dans une certaine réalité, celle qui nous confit.
    Et puis, j'ai trouvé que le rythme de ce livre était assez haletant.
    En résumé j'ai aimé cette histoire mais surtout je vais essayer de lire ses autres oeuvres!
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Citations et extraits

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  • Par colimasson, le 04 juin 2013

    Qu’était-il arrivé au simple désir de voir ses enfants contents et cool ? Qu’était-il arrivé à la possibilité de leur dire que le monde déconne ? Qu’était-il arrivé à la distribution de claques de temps en temps ? Ces parents étaient des scientifiques et ils n’élevaient plus leurs enfants instinctivement –chacun avait lu un livre ou vu une vidéo ou surfé sur le Net pour se faire une idée de ce qu’il fallait faire. […] il y avait des enfants de cinq ans qui avaient des gardes du corps (la fille d’Adam Gardner). Il y avait des enfants au bord de l’évanouissement à cause de la pression subie en cours élémentaire et qui suivaient des thérapies parallèles, et il y avait des enfants de dix ans qui souffraient de désordres alimentaires provoqués par des représentations irréalistes de leur corps. Il y avait des listes d’attente remplies des noms d’enfants de neuf ans pour les séances d’acupuncture du Dr Wolper. […] Et puis on a parlé de : supprimer les pâtes dans le menu des déjeuners à la cantine, du nutritionniste qui avait fait office de traiteur pour la bar-mitsva, et des cours de Pilates pour des enfants de deux ans, la petite fille de huit ans qui a besoin d’un soutien-gorge de sport, le petit garçon qui tire sur la jupe de sa mère dans le supermarché de luxe pour lui demander : « Il y a des hydrates de carbone dedans ? »
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  • Par Morgouille, le 01 décembre 2010

    Alors que je l’entraînais vers la porte qui donnait sur le garage, Jay a dit, « Tu as traité ça remarquablement bien.
    — Jay, elle a six ans et elle pense que son oiseau en peluche est vivant. Alors tu veux que je reste là et que je m’en occupe, ou bien la fermer et te faire une ligne avec moi ?
    — Tu ne sais vraiment pas comment t’y prendre, hein ?
    — Pour quoi faire ? Une fête d’enfer ?
    — Non. Pour être un mari. Pour être le papa.
    — Euh, le mari, ça va – mais faire le papa, c’est un peu plus dur, ai-je dit. Papa, je peux avoir du jus d’orange ? Pourquoi pas un peu d’eau, ma chérie ? Papa ? Oui ? Je peux avoir du jus d’orange ? D’accord, ma chérie, tu veux du jus d’orange ? Non, ça va. Je vais boire de l’eau. C’est comme une putain de pièce de Beckett qu’on répète sans arrêt. »
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  • Par colimasson, le 06 juin 2013

    […] « Miss Dennis, les enfants sont stressés non parce qu’ils ne sont pas invités au bon goûter d’anniversaire ou parce qu’ils sont physiquement menacés par le dur de la classe, mais, euh, parce que leurs parents eux-mêmes sont stressés. » Jayne a recommencé à protester, sur un ton moins charmant cette fois, et a été interrompue par un « La façon dont un parent fait face au stress est un bon indicateur de la façon dont, euh, un enfant pourra y faire face. » Nous ne savions que répondre à cet argument et l’institutrice a ajouté, « Saviez-vous que 8,5% des enfants de moins de dix ans ont tenté de se suicider, l’année dernière ? », ce qui m’a rendu complètement silencieux pour la suite des rencontres. J’ai entendu un autre instituteur dire à un couple silencieux, « C’est peut-être la raison pour laquelle votre enfant pourrait connaître des difficultés dans ses rapports interpersonnels », et il montrait au couple un dessin d’un ornithorynque qu’avait fait leur fils, en leur disait qu’un ornithorynque normal devait avoir l’air « moins dérangé ».
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  • Par colimasson, le 27 mai 2013

    J’ai tourné dans la chambre immense d’un pas lent et fait semblant de m’intéresser à toutes sortes de choses.
    « Est-ce qu’il y a quelque chose qui ne va pas ? l’ai-je entendu demander sur un ton inquiet. Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ?
    - Non, non, non, Robby. Bien sûr que non. J’admirais tout simplement ta chambre.
    - Mais, euh, pourquoi ?
    - Tu as beaucoup… de chance.
    - Ah bon ? »
    J’ai détesté la façon dont il a dit ça. « Ouais, je veux dire que tu devrais être reconnaissant pour toutes ces choses que tu as. Tu es un enfant très gâté. »
    L’air las, voûté, les bras ballants, il a jeté un coup d’œil tout autour de la pièce, pas du tout impressionné. « Ce sont juste des choses, Bret.
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  • Par Morgouille, le 01 décembre 2010

    J’ai mis un costume pour la soirée parents-professeurs. Je faisais l’effet d’être responsable. J’étais un adulte concerné qui avait très envie d’avoir des informations sur les progrès scolaires de son enfant. Ce qui suit est le dialogue que j’ai écrit pour la scène dans la chambre à coucher ce soir-là, mais que Jayne a refusé de jouer et réécrit.
    « Qu’est-ce que je devrais mettre ? » ai-je demandé.
    Après un long silence, « Je crois qu’un sourire suffirait.
    — Alors je peux y aller en idiot à poil qui sourit ? »
    Marmonné, à peine audible : « Tout ce que tu as à faire, c’est hocher la tête et sourire pendant dix minutes devant quelques professeurs et faire la connaissance du principal. Tu peux y arriver sans être pris de panique ? Sans sortir un flingue ? »
    Sur un ton contrit : « Je vais essayer.
    — Laisse tomber le petit sourire satisfait. »
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The Canyons - un drame-thriller américain réalisé par Paul Schrader et sorti en 2013. Scénario : Bret Easton Ellis. Trailer








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