> Pierre Guglielmina (Traducteur)

ISBN : 2266164333
Éditeur : Pocket (2007)


Note moyenne : 3.55/5 (sur 194 notes) Ajouter à mes livres
Book Description: Imagine becoming a bestselling novelist, and almost immediately famous and wealthy, while still in college, and before long seeing your insufferable father reduced to a bag of ashes in a safety-deposit box, while after American Psycho your celebrity... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par MissSugarTown, le 17 septembre 2011

    MissSugarTown
    Putain j'adooore !!! Tous les auteurs devraient écrire un livre comme ça. Un écrivain qui revient sur tous ses livres passés, qui nous raconte la vraie histoire autour de ses livres, d'où lui est venue une telle idée, ce qu'il a pensé de la critique du New York Times qui était à côté de la plaque et qui n'avait absolument rien compris à son livre, ou au contraire avec laquelle il était totalement d'accord. Pourquoi il a écrit tel livre, le message qu'il a voulu faire passer, comment il l'a écrit... et en même temps, il nous raconte sa vie comme si on était des amis intimes assis dans un café ou comme si on était deux étrangers dans un train qui se racontaient leurs vies... J'adore. C'est l'extase pour moi. Un auteur qui revient comme ça sur ses livres et me raconte son aventure d'écrivain. J'adore. Surtout que son dernier livre que j'avais lu m'avait mise hors de moi, je l'avais trouvé trop violent, parfois inutilement.... bref, une excellente réconciliation pour moi avec Bret Easton Ellis, au bout de la 16ème page :)
    ça alors ! Il raconte ce qu'il pense d'American Psycho, et il en pense la même chose que moi, qu'il y a quelque chose de mauvais dans ce livre et qu'il n'a jamais pu le relire ni même le toucher, plusieurs années après... Il se trouve qu'en lisant ce livre, j'avais imaginé exactement l'état d'esprit de l'auteur dans lequel il était en l'écrivant.
    Bret Easton Ellis est un excellent écrivain (c'est incroyable je sais) parce qu'il est très humain et si sa description obsédée du détail m'irritait dans American Psycho, ici je la savoure autrement, je m'y retrouve même ! Il nous décrit fidèlement des instants de sa vie, et lorsqu'il s'attarde sur la description des airs du chien, de ses pensées à des moments très précis (de Bret pas du chien hein), de ce qu'il pensait réellement à chacun de ses gestes... eh bien, je trouve ça magnifique. C'est exactement comme ça que j'aimerai écrire. Aujourd'hui, je vois Bret comme un enfant, seul et blessé, effrayé aussi, faible aussi, très intelligent, très sincère et transparent, quand il partage avec nous ses pensées les plus choquantes. En fait, en quelque sorte, je trouve qu'il est resté enfant, il est devenu adulte d'une façon assez maladroite, mais il est là quand même. Je suis contente qu'il aie écrit tous ses livres et celui-ci en particulier. Je dis toujours que tout le monde devrait écrire, parce que nous avons tous une histoire à raconter, et parce qu'écrire éveille l'esprit je trouve.
    Bret Easton Ellis doit être interné, c'est officiel. Il a de sérieux troubles psychiques, une schizophrénie et il vit en pleines hallucinations. C'est ce qui arrive apparemment quand on fuit son passé et qu'on refuse de lui faire face et de le vivre, il le poursuit jusqu'à l'obliger à faire face à ses peurs. C'est comme si on était obligé de vivre toutes les étapes dans notre vie et qu'on ne pouvait en zapper aucune, c'est un système infaillible, on ne peut pas tricher. Tu ne peux passer à l'étape suivante si tu n'as pas encore "soldé" la précédente.
    Il m'a fallu un mois pour finir ce livre, c'est toujours comme ça avec Bret Easton Ellis, c'est tellement un concentré d'ondes négatives que je ne peux consommer de grandes doses en chaque lecture. Ce livre raconte une partie de sa vie après le "succès" d'American Psycho, Bret est un grand schizophrène, consommateur assidu de toutes sortes de drogues dures, notamment l'héroïne, et plein de médicaments contre l'anxiété et l'angoisse, il est sujet à des hallucinations tout au long de la journée et il est poursuivi par son passé et sa relation foireuse avec son père le hante de manière flippante et le poursuivra jusqu'à ce qu'il se décide à faire face à son passé.
    C'est un livre spécial, parce que Bret Easton Ellis nous confie plein de choses dedans, notamment sa relation avec American Psycho, avec son fils... etc.
    Il a raté sa vie. C'est déprimant et flippant, ce ne serait pas du Bret sinon !

    Lien : http://laculturehajarienne.blogspot.com/2011/02/lunar-park-bret-east..
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 09 janvier 2012

    carre
    je sais que les avis sur Ellis en général et sur ce roman en particulier sont partagés.
    Lunar Park démarre comme un récit autobiographique, Bret le personnage central (Ellis peut-être ?) s'est rangé des voitures (après avoir été dépendant à la drogue, à l'alcool et au sexe), il est devenu quelqu'un de respectable (mariage, enfants, belle situation et belle maison, chien, visite hebdomadaire chez le psy, diner entre amis) et puis après le roman part dans le fantastique et la paranoia. Et ce voyage dans le cerveau de Bret Easton Ellis à de quoi nous foutre les jetons. Et bien sûr c'est-là que ce joue l'adhésion ou non du lecteur. le roman part alors dans un délire hallucinant mais qui vous attrape avec une force extraordinaire, car si Ellis à ces détracteurs on ne peut lui reprocher son imagination débridée et le brio avec lequel il déroule son histoire. Sacrément efficace le bad boy de la littérature américaine.
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    • Livres 1.00/5
    Par deliregirl1, le 13 février 2008

    deliregirl1
    Personnellement, j'ai trouvé que ce livre n'était que les suites des délires d'un drogué et alcoolique, ce livre n'a aucun sens sinon le fait d'offrir à l'auteur une vie probablement plus intéressante que celle qu'il a réellement eu. Tout au long du livre, il est soit défoncé, soit bourré soit les deux en même temps et s'invente des choses qu'ils n'ont aucun lieu d'être et le pire c'est qu'il prétend soit disant les avoir vécus. Pour moi ce livre n'a présenté aucun intérêt et je me demande comment il a pu obtenir d'aussi bonne critique. Je ne le conseillerai même pas aux fans car je n'ai pas vraiment retrouvé le style de ces autres livres.
    http://deliregirl1.canalblog.com/archives/2008/01/07/7477687.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Alienor, le 22 janvier 2009

    Alienor
    J'ai acheté ce livre car je me souvenais avoir lu une bonne critique lors de sa sortie. Et je pensais, d'après le résumé de la quatrième de couverture, que j'allais me plonger dans un thriller, une histoire terrible de disparition d'enfants. Or j'étais bien loin de la vérité !
    A la lecture du premier chapitre, j'ai cru m'être complètement trompée. L'auteur y parle en effet de lui-même, de son histoire, de ses succès d'écrivain, de sa vie dissolue… bref rien à voir avec ce que j'attendais. C'est au second chapitre que l'intrigue débute réellement, mais Bret Easton Ellis en est toujours le héros. Et c'est ce qui constitue toute l'originalité et la force de ce roman, que l'on ne sait dans quelle catégorie classer finalement. Autobiographie, thriller, fantastique… il est tout cela à la fois !
    Mêlant habilement des éléments personnels à cette histoire de disparitions mystérieuses, de meurtres commis selon le scénario de son plus célèbre roman, et de maison hantée, l'auteur embrouille le lecteur… pour son plus grand plaisir. Impossible en effet de démêler le vrai du faux dans tout cela, tant Bret Easton Ellis est constamment sous l'emprise de l'alcool et de la drogue. Ne s'agit-il pas tout simplement d'un délire paranoïaque ?
    Mais au fond quelle importance ?
    Sans doute faut-il avoir un ego surdimensionné pour concevoir une telle intrigue, mais en tout cas c'est du grand art ! Si comme moi vous êtes souvent déçu par les thrillers et les polars qui obéissent à beaucoup de codes et finalement réservent peu de surprises, empressez-vous de lire Lunar Park.


    Lien : http://tassedethe.unblog.fr
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    • Livres 4.00/5
    Par playgirl, le 15 avril 2012

    playgirl
    Cet ovni littéraire, difficile d'en parler mieux que la quatrième de couverture : "Avec son humour détaché et sa virtuosité, Bret Easton Ellis se joue du mythe de l'écrivain et nous plonge dans un rêve halluciné et jubilatoire, tout à la fois une sorte d'autobiographie fictive, un récit fantasmagorique de la vie de banlieue aux Etats-Unis, un hommage aux films et à la littérature d'épouvante, un témoignage de la douleur d'un fils, un exorcisme et une réévaluation de sa vie et de son œuvre."
    Pas du tout rationnel ce livre puisqu'on y trouve entre autre un oiseau en peluche qui vole, une maison qui se transforme en une autre, des traces d'un père disparu depuis longtemps déjà. Mais quand même ancré dans une certaine réalité puisqu'il y a l'écrivain, ce père trop longtemps absent qui veut renouer avec son fils pour sauver son mariage, un ancien best-seller qui le rattrape quand un homme exécute à la lettre les meurtres qui y sont décrits. Bret Easton Ellis ne distingue plus la fiction de la réalité, nous non plus. Un livre qui marque.
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Citations et extraits

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  • Par Morgouille, le 01 décembre 2010

    J’ai mis un costume pour la soirée parents-professeurs. Je faisais l’effet d’être responsable. J’étais un adulte concerné qui avait très envie d’avoir des informations sur les progrès scolaires de son enfant. Ce qui suit est le dialogue que j’ai écrit pour la scène dans la chambre à coucher ce soir-là, mais que Jayne a refusé de jouer et réécrit.
    « Qu’est-ce que je devrais mettre ? » ai-je demandé.
    Après un long silence, « Je crois qu’un sourire suffirait.
    — Alors je peux y aller en idiot à poil qui sourit ? »
    Marmonné, à peine audible : « Tout ce que tu as à faire, c’est hocher la tête et sourire pendant dix minutes devant quelques professeurs et faire la connaissance du principal. Tu peux y arriver sans être pris de panique ? Sans sortir un flingue ? »
    Sur un ton contrit : « Je vais essayer.
    — Laisse tomber le petit sourire satisfait. »
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  • Par Morgouille, le 01 décembre 2010

    J’ai entendu un autre instituteur dire à un couple soucieux, « C’est peut-être la raison pour laquelle votre enfant pourrait connaître des difficultés dans ses rapports interpersonnels », et il montrait au couple un dessin d’un ornithorynque qu’avait fait leur fils, en leur disant qu’un ornithorynque normal devait avoir l’air « moins dérangé ». À un moment donné, Jayne a murmuré tout doucement, « Je fais du yoga », et nous avons lu une rédaction écrite par Sarah, intitulée « J’aimerais être un pigeon », qui a fait éclater en sanglots Jayne, et j’ai regardé sans dire un mot les dessins du Terby – il y en avait des douzaines – furieux dans ses attaques en piqué sur une maison qui ressemblait à la nôtre.
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  • Par Morgouille, le 01 décembre 2010

    Alors que je l’entraînais vers la porte qui donnait sur le garage, Jay a dit, « Tu as traité ça remarquablement bien.
    — Jay, elle a six ans et elle pense que son oiseau en peluche est vivant. Alors tu veux que je reste là et que je m’en occupe, ou bien la fermer et te faire une ligne avec moi ?
    — Tu ne sais vraiment pas comment t’y prendre, hein ?
    — Pour quoi faire ? Une fête d’enfer ?
    — Non. Pour être un mari. Pour être le papa.
    — Euh, le mari, ça va – mais faire le papa, c’est un peu plus dur, ai-je dit. Papa, je peux avoir du jus d’orange ? Pourquoi pas un peu d’eau, ma chérie ? Papa ? Oui ? Je peux avoir du jus d’orange ? D’accord, ma chérie, tu veux du jus d’orange ? Non, ça va. Je vais boire de l’eau. C’est comme une putain de pièce de Beckett qu’on répète sans arrêt. »
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  • Par DonLo, le 07 novembre 2010

    J’ai conclu avec une irrévocabilité pénible que le temps du tout est possible était terminé, faire ce qu’on veut quand on veut, c’était de l’histoire ancienne. Le futur n’existait plus. Tout était dans le passé et allait le rester.
    Citation de qualité ? (11 votes positifs)
  • Par Morgouille, le 01 décembre 2010

    Nous étions mardi – c’était le seul fait réel.
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