> Pierre Guglielmina (Traducteur)

ISBN : 2221108698
Éditeur : Robert Laffont (2010)


Note moyenne : 2.84/5 (sur 74 notes) Ajouter à mes livres
Clay, l’anti-héros du premier best-seller de Ellis, Moins que zéro, revient à Los Angeles. Il a vingt ans de plus, il est un peu plus vieux, un peu plus seul et désoeuvré. Il retrouve ceux qu’il a connus dans sa jeunesse, Blair, Trent, Julian, Rip… les représentants d’u... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par seanbateman, le 26 janvier 2012

    seanbateman
    le programme était alléchant, le retour du personnage par quoi tout a commencé, je ne pouvais m'empêcher de partir avec un a priori positif, et pourtant ...
    Clay nous apprend au début du livre qu'il n'est pas le narrateur de "Moins que zéro", que ce livre a en fait été écrit par un autre personnage du roman! Assez incroyable, cependant ceci parait acceptable malgré tout. Clay est alors scandalisé de se voir décrit comme un riche noctambule sans coeur.
    On se dit donc que le clay de "Suite(s) impériale(s)" va rétablir la vérité, en étant tout simplement humain? Et non, il reste malheureusement le même, bien que maintenant plus porté sur la boisson que sur la poudre. On le sent manifestement perdu dans tout ce jeu de manipulation de l'industrie cinématographique holywoodienne, après de nombreuses années passées à New York.
    le constat est amer lorsque l'on s'aperçoit que le socle du roman est un personnage pour moi sans saveur : Rain Turner . En effet, tous les protagonistes sont de près ou de loin liés à elle. Rain est perçue seulement à travers les yeux de Clay qui nous la décrit d'une incroyable beauté mais c'est à peu prêt tout.
    Ellis nous plonge cette fois-ci dans l'industrie holywoodienne, ses manipulations, ses stratégies et ses coups-bas pour s'attirer gloire, argent et femmes, sans personnellement arriver à me convaincre de la véracité du récit.
    "Suite(s) impériale(s)" est plus dans la lignée de "Lunar Park" , avec un personnage vieillissant et décadent , ses doutes de quarantenaire que réellement la suite de "Moins que zéro" où Ellis nous racontait avec précision la colère et le mal de vivre de cette jeunesse sacrifiée.
    Breat Easton Ellis a vieilli, sa plume aussi, est ce que se sera pour le meilleur ?
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    • Livres 5.00/5
    Par narmiz, le 27 septembre 2011

    narmiz
    Clay, après avoir rêvé d'une carrière d'auteur, est scénariste pour le cinéma et vit à New York. Il rentre dans sa ville d'origine, L.A, à l'occasion des vacances de Noël. C'est l'occasion pour lui de retrouver une partie de son groupe d'amis, lequel a fait l'objet il y a une vingtaine d'années d'un livre à succès, qui aurait pu être « Moins que Zéro » de Brett Easton Ellis.
    Il est aussi à L.A pour suivre les castings du film sur lequel il travaille actuellement, Les Auditeurs. Lors de ces rencontres, il rencontre une jeune actrice, Rain, dont il s'entiche et qui commence à passer de plus en plus de temps avec lui au fur et à mesure que les jours passent, dans le but avoué d'obtenir le rôle principal du film de Clay, ce qui n'a pas l'air de le troubler outre mesure. Celui-ci semble douter de l'aptitude de Rain, mais il commence néanmoins à mener des démarches en ce sens, comme répéter le rôle ensemble avec elle. Ses amis sont aussi troublés par la mort récente d'un des leurs, Kelly, dans des circonstances à la fois troubles et glauques ; où il semble que tout n'a pas encore été dit.
    Mais Clay est aussi de plus en plus troublé par une Jeep bleue qu'il commence à apercevoir régulièrement au coin de la rue de son hôtel, et dans les différents endroits où il se rend. de plus, il reçoit régulièrement des sms inquiétants d'un destinataire masqué qui lui répond parfois et semble tout savoir de ses faits et gestes. Parallèlement, tous ses amis semblent lui conseiller de laisser tomber sa relation avec Rain, que ça vaudrait mieux pour lui, mais lui n'en démord pas même s'il semble aussi réaliser que cela ne peut mener qu'à une impasse ; il ne peut s'empêcher de continuer à la voir.
    Au fil de pages de plus en plus troubles, nerveuses, Clay en apprendra finalement plus sur Rain, les liens qui l'unissent à ses amis ; et des réminiscences de son propre passé viendront éclairer d'un autre jour le comportement et les zones d'ombres de Clay.
    Brett Easton Ellis est trop malin pour nous donner une « suite » à Moins que Zéro 20 ans après, et s'il en reprend certains des personnages, c'est cette fois pour les plonger dans une nasse sombre et trouble de leurs souvenirs, leurs névroses et leurs relations pour le moins opaques. Son style nerveux, saccadé mais toujours élégant, avec un sens de la formule et du détail qui fait mouche reste diablement efficace ; et il abuse moins que d'ordinaire des mises en abîme et des références à répétition, ce qui donne finalement une histoire courte, sèche, pointue, avec un final hallucinant et halluciné dont on se souvient longtemps après avoir fermé le livre.
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    • Livres 2.00/5
    Par PierreF, le 13 mars 2011

    PierreF
    Brett Esaton Ellis, je le connaissais dès Moins que zéro. Les Lois de l'attraction et surtout American Psycho m'ont fait l'effet d'une bombe dans les années 80-90. J'avais raté Glamorama (à cause du nombre de pages) et arrêté Lunar Park au milieu (A l'époque, je n'avais pas envie de lire ce genre de roman). Brett Esaton Ellis, c'est un auteur qui oscille entre fantasme et réalité, ce qui fait que le lecteur est désarçonné, ne sachant plus si l'intrigue est vraie ou si c'est un rêve (ou plutôt un cauchemar). Ses personnages ne veulent pas tenir compte du présent, se détachant de leur vie et de leur sentiment pour mieux montrer la vacuité de leur vie.
    N'attendez pas de ce livre un roman comme les autres. le personnage de Clay, qui est le narrateur de cette histoire, est quelqu'un de complètement détaché. En vingt cinq ans, il n'a pas changé. Il ne ressent rien, n'a aucun sentiment, aucune sensation, n'apprécie personne, tant que ça n'atteint pas sa petite personne. C'est aussi pour lui une façon de se protéger, de ne pas se mettre en danger.
    Ce roman est court, 227 pages, formé de paragraphes plus ou moins longs. Il y a très peu de dialogues. Cette structure sert complètement l'histoire et la psychologie de Clay puisqu'il est tellement absent de sa vie qu'elle se résume à des scènes, ou du moins celles dont il se rappelle et qu'il interprète. de même, il parle peu avec les autres et les écoute à peine. Il glisse sur sa vie, attend que le temps passe, à coups de vodka, de cocaïne ou de Xanax.
    En lisant des interviews de Brett Easton Ellis, où il serine qu'il écrit avant tout sur lui, je m'interroge. Car ce livre est l'illustration même de l'Ennui, c'est son sujet. Clay n'a rien à faire, il ne cherche pas de nouvelles émotions ni de nouveaux amis. Si réellement Ellis parle de lui, alors je le plains. Un tel détachement par rapport au monde, aux gens doit être dur à supporter … mais ce n'est que ma vision.
    Suite (s) impériales (s) est un bon Ellis, mais seulement. C'est du Ellis sans surprises, et je dirai même du classique. Les fans adoreront, ceux qui n'aiment pas détesteront. Il n'en reste pas moins que l'écriture est neutre mais extrêmement précise. Chaque phrase est parfaitement construite, chaque mot soigneusement choisi, chaque scène décrite de façon très analytique. C'est un auteur doué que j'attends dans un autre registre de peur d'avoir l'impression de relire un de ses précédents romans.

    Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-suite-s-imperiale-s-de-bret..
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    • Livres 2.00/5
    Par Aaliz, le 10 janvier 2012

    Aaliz
    Cette fois-ci pas de résumé ni de 4ème de couverture.
    Suite(s) impériale(s) c'est la suite de Moins que zéro. On retrouve donc Clay, devenu écrivain, et quelques-uns de ses amis 20 ans après et toujours dans la Cité des Anges.
    Je suis un peu déçue par cette suite. Elle n'a pas du tout la puissance d'évocation qu'avait Moins que zéro. La forme, le style sont différents. C'est un peu normal me direz-vous, Moins que zéro était le premier roman de BEE et cette suite a été écrite 20 ans après, l'écrivain a mûri, son style évolué.
    Ceux qui s'étaient ennuyés en lisant Moins que zéro ont certainement dû prendre plus de plaisir à la lecture de celui-ci. Plus rythmé, plus haletant, le roman est construit comme un thriller. Certains ont crié au scandale quant à certaines scènes jugées choquantes. Ceux-là n'ont pas dû lire American Psycho et je leur en déconseille donc fortement la lecture car Suite(s) Impériales(s) à côté c'est Disneyland.
    Je ne sais pas quoi dire d'autre, peut-être n'aurai-je pas du enchaîner les deux livres ainsi et laisser un peu de temps s'écouler entre les deux.
    Je pense que je suis passée à côté, j'en suis même certaine car je n'avais pas vraiment focalisé sur le narcissisme de Clay comme l'explique BEE dans cette vidéo (http://videos.arte.tv/fr/videos/bret_easton_ellis_suites_imperiales_-3445380.html).
    En fait, je m'attendais à ce que Clay franchisse la ligne et qu'il devienne une sorte de Patrick Bateman et ce n'est pas le cas. Certes, il n'est pas un ange non plus mais voilà, j'imaginais à tort une sorte de American Psycho nouvelle version. Finalement, ce que BEE a fait est beaucoup plus intelligent que ce que moi j'avais imaginé mais vous savez ce que c'est, quand on se fait un film et que la réalité est toute autre …


    Lien : http://booksandfruits.over-blog.com/article-suite-s-imperiale-s-bret..
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    • Livres 4.00/5
    Par benrheinaue, le 14 juin 2011

    benrheinaue
    Avec Suites Impériales BEE envoie les héros du brillant Moins que zéro à l'époque des iphones et des sms; on découvre alors Clay et sa bande (Blair, Julian, Rip, Trent etc) dans le milieu du cinéma vingt-cinq ans plus tard; avec des rides naissantes: On retrouve dans Suites Impériales, les mêmes ingrédients que dans les précédents ouvrages. On lui reprochera sa fainéantise certes, car dès les premières pages du livre on reconnait le style de BEE, cette spontanéité dans l'écriture par exemple. Mais on reconnait aussi son oeil habile sur le monde qui l'entoure, sa capacité à voir avec justesse les composants d'une société qui tombe toujours. On regrettera cependant autre chose: L'intrigue façon Princesse de Montpensier du 21ème siècle.
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Citations et extraits

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  • Par cruntchy, le 17 septembre 2010

    C'était comme ça que j'étais devenu le fêtard déjanté qui traversait ce naufrage, en saignant du nez et en posant des questions qui n'appelaient pas la moindre réponse. C'était comme ça que j'étais devenu le garçon qui ne comprenait pas comment les choses pouvaient marcher. C'était comme ça que j'étais devenu le garçon qui ne sauverait pas la vie d'un ami. C'était comme ça que j'étais devenu le garçon qui ne pourrait jamais aimer la fille.
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  • Par narmiz, le 27 septembre 2011

    [...] et mes yeux errent sur les garçons, qui n'ont même pas l'âge de conduire, en train de nager dans la piscine chauffée, sur les filles en string et talons hauts qui traînent du côté du jacuzzi, sur les sculptures manga dans tous les coins, sur une mosaïque de jeunesse, sur un endroit où vous n'avez plus vraiment votre place.
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  • Par jugecorwin, le 14 octobre 2010

    - C'est ce qui arrive quand on se retrouve acoquiné au mauvais élément, est tout ce que Rip a à proposer, sa voix rampant jusqu'à moi.
    - C'est quoi, le mauvais élément ?
    Un silence et puis la voix de Rip, pour la première fois si je m'en souviens bien, prend une tonalité agacée.
    - Tu dois me poser la question, Clay ?
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  • Par cruntchy, le 17 septembre 2010

    Ce qui m'intéresse alors - et m'intéresse toujours -, c'est qu'elle puisse être mauvaise au cinéma, mais bonne actrice dans la réalité.
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  • Par jostein, le 04 octobre 2010

    Je n'ai jamais aimé personne et j'ai peur des gens
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Vidéo de  Bret Easton Ellis

l'interview - Bret Easton Ellis Cinq ans après Lunar Park, l'enfant terrible de l'Amérique revient sur le devant de la scène littéraire avec Suite(s) imperiale(s).








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