ISBN : 2355841101
Éditeur : Le Cherche midi (2012)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
Frank Parish, inspecteur au NYPD, a des difficultés relationnelles. Avec sa femme, avec sa fille, avec sa hiérarchie. C’est un homme perdu, qui n’a jamais vraiment résolu ses problèmes avec son père, mort assassiné en 1992 après avoir été une figure légendaire des Anges... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 20 avril 2012

    caro64
    Et voici la nouveauté tant attendue, Les Anges de New York que je guettais avec impatience, aussitôt lu, savouré, dévoré, et… apprécié ! Dans ce quatrième polar, publié comme toujours chez Sonatine, R.J Ellory nous livre un thriller au suspense haletant mais aussi le portrait déchirant d'un homme en quête de justice et de rédemption.
    Sur une trame classique, Ellory y déploie à la perfection sa marque de fabrique, à savoir le déroulement de plusieurs histoires et époques en parallèle. L'intrigue principale s'ouvre sur le meurtre d'une adolescente. L'affaire est confiée à l'inspecteur Frank Parrish, lequel est mal en point, et pour cause : il ne se remet pas de la mort de son partenaire (laquelle ne sera racontée qu'à la toute fin du livre), a du mal à gérer son divorce, sa relation avec son ex-femme, ses deux enfants et trouve refuge auprès d'une prostituée avec laquelle il entretient des relations privilégiées. Naviguant entre déprime et alcool, il se rend contraint et forcé à des rendez-vous avec une psychothérapeute, car il est régulièrement en conflit avec sa hiérarchie qui le rappelle à l'ordre... Ellory réussit le tour de force d'échapper aux clichés, car son flic fatigué est avant tout attachant, avec ses failles, ses coups de gueule, et surtout son acharnement à résoudre l'enquête, laquelle va l'emmener sur les traces inattendues d'un serial-killer d'adolescentes orphelines…
    Comme à son habitude, l'auteur dresse un portrait fouillé et complexe de ses personnages entre ombre et lumière car derrière Parrish se cache le modèle de son père (ancien flic légendaire mais ripou, mort assassiné) prétexte à dépeindre en toile de fond la corruption de la police de New York. Un livre parfaitement maîtrisé, un grand plaisir de lecture.
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 15 février 2012

    mimipinson
    « Bon Dieu, il ne comprenait rien lui-même ! Parfois il fallait une bouteille de Bushmills pour le mettre au lit. Honnêtement qu'il fasse nuit ou jour, tout ce qu'il voyait, c'étaient les morts. Parfois les femmes. Et les adolescentes, des filles comme Rebecca. Toutes parties, bousillées comme pas possible. »
    Il y a des livres qui prennent le temps de s'installer, et qui ne s'apprivoisent pas dès les premières phrases. Il y en a d'autres, au contraire, qui telle une pince invisible vous accroche dès les premières lignes et qui ne vous lâchent plus une semelle. Les anges de New York est de cette seconde catégorie : une fois dedans, plus moyen de vous en échapper ; la nuit, le jour, la brosse à dent ou la casserole à la main, le livre dans l'autre, devant un distributeur de tickets de cinéma ….
    Le premier chapitre s'ouvre sur une scène qui ne vous laissera aucun répit. Dans son style bien à lui, avec son langage de flic aguerri, vous voilà scotché, et embarqué avec Parrish pour un voyage au cœur d'une institution new yorkaise aux 4 lettres légendaires bien connue des amateurs de séries américaines. Oui, mais sauf que là, ce n'est pas du cinéma, c'est du brut de décoffrage, pas question de flic bien propre sur lui, un peu trop lisse, et à la trop belle gueule.
    Parrish, c'est autre chose. C'est plutôt le looser de service, largement penché sur la boisson, privé de permis de conduite, sous le coup d'une exclusion de la police, il a perdu en route un de ses hommes. Rien ne va, ni dans son travail, ni dans sa famille. de ce côté-là aussi, il traine quelques casseroles, a ses zones sombres, l'ombre d'un père lui aussi flic, deux enfants avec lesquels il est en conflit, une ex-femme. le passé le hante, il a mal au père.
    C'est avec un homme accablé, rongé par la haine et l'alcool, un homme au bord du précipice, un coriace, un dur, un type qui aura bien du mal à fendre l'armure, que nous cheminons. Un type douloureux, un looser, un raté, qui foire tout ce qu'il touche.
    « Bon sang, vous me connaissez ! Je dépose un fardeau plein de merde et j'en ramasse immédiatement un autre. »
    A première vue, rien de bien excitant… et pourtant… Il est attachant, Parrish. Combien de fois, j'ai eu envie de lui donner du jus de fruit, à la place de son breuvage obscure .Parrish est un flic droit, investi dans sa mission. Quand les cadavres de jeunes filles s'amoncellent, il ne renonce pas, il cherche, veut savoir, réfléchit. D'accord, parfois il dépasse la ligne jaune, mais c'est toujours pour la bonne cause.
    « Que même quand les gens font les choses de la mauvaise manière, ils peuvent les faire pour de bonnes raisons. »
    Flanqué d'un adjoint, Raddick, chargé de le surveiller, et avec lequel il aura quelques démêles, il va" aller au charbon", comme on dit. Il veut en avoir le cœur net. Il est un père au fond de lui. Raté peut-être, mais pas un salaud. Il y a des choses avec lesquelles on ne badine pas.
    Parrish, c'est l'homme, le faux dur, le petit garçon, qui quand il vient de morfler au boulot, accourt chez Eve, la pute de service, mais avant tout la confidente, et l'épaule tendre et désintéressée.
    Parrish c'est le type au pied du mur, sommé d'aller déballer ses affaires, chaque jour, chez une psy qui ne va pas le ménager. La renaissance est à ce prix. Pour avancer, et pour rester flic, il va lui falloir faire la paix avec lui, solder ses comptes avec ce père dont l'image publique est si différente de celle qu'en a le fils. Il va lui falloir remette tout à plat avec l'aide de Marie dans le rôle de fouilleuse d'âme.
    Parrish, c'est tout cela à la fois. C'est pour cela qu'on s'y attache si vite, et qu'on ne réfléchit pas avant de partir avec lui. On ne sait pas très bien, où l'on va, mais on y va. On ne sait pas très bien comment l'on va en sortir, on ne sait pas très bien sur quel tordu on va tomber, mais on y va, les yeux fermés.
    R.J Ellory signe là un bien bel ouvrage, il y a du rythme, de l'humour, des cadavres, de la vie. Ses personnages sont fouillés. C'est jusqu'au trognon, qu'il va creuser. Cela décoiffe, on ne s'embarrasse pas avec la sémantique, une pute est une pute.
    Choisissez bien votre moment pour le lire, couper le téléphone au besoin, faites l'ours dans la tanière, laissez vos comptes, votre repassage….de toute façon, vous n'aurez pas d'autre choix.
    Je remercie infiniment Fabienne Reichenbach des éditions Sonatine (dont les parutions ne m'ont jamais déçue) qui a u la gentillesse de m'envoyer ce livre pour mon plus grand bonheur. C'est là mon premier coup de cœur littéraire de l'année.



    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2012/02/les-anges-de-new-york..
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Passionlectures, le 15 avril 2012

    Passionlectures
    Frank Parrish est un flic paumé, alcoolique, divorcé, père absent et la seule idée d'être son coéquipier à la brigade criminelle ferait fuir plus d'un policier chevronné. le livre s'ouvre sur une scène violente : Frank essaie d'empêcher un junkie de tuer sa petite amie déjà salement amochée et de se tuer lui-même. Mais ce sera une explosion de sang. le décor est planté : dans la police de New York, on n'est pas là pour rigoler, on n'est pas dans ce genre de film où le flic réussit toujours à sauver la situation. Ici, c'est la vraie vie. Et des morts tous les jours. Emporté sur l'enquête de la mort d'une jeune adolescente et de son frère, Parrish a tout à coup une intuition. L'intuition que cette fille pourrait être le début, ou plutôt la fin, d'une longue série. L'intuition que ce qui lui est arrivé pourrait recommencer. Mais que fait-on avec une intuition ? Pas grand-chose… L'enquête n'est qu'un prétexte pour faire évoluer le personnage central, Frank, qui est vraiment le cœur du roman.
    Parce qu'il vient de perdre son coéquipier, Frank se voit contraint de parler avec une psychologue. Progressivement, il parle, de son divorce, de ses enfants, et surtout de son père. Dans la police de New York, la vie est tellement dure qu'il y a deux types de flics : ceux qui se laissent aller à la corruption, qui couvrent les crimes de la mafia pour dormir tranquille et ceux qui se battent tous les jours pour sauver des vies. Frank est l'un de ceux-là, mais son père, John Parrish, la légende du Bureau de contrôle du crime organisé, ces fameux Anges de New York, de quel côté était-il ? Dans ses ténèbres, Frank n'a qu'une seule certitude : il est différent de son père. Mais dans son enquête, s'il veut empêcher un autre crime, il devra sortir de la légalité. Et dans ce cas, qu'est-ce qui le différencie de son père ?
    Ce roman puissant est un remarquable portrait. Ce personnage, pourtant peu original, prend toute son ampleur parce qu'on suit l'enquête à travers ses yeux, ses réactions et ses sentiments, ses doutes. L'ombre de son père permet une réflexion poussée sur le bien et le mal, la frontière entre les deux, cette zone grise où le bien prend la forme du mal et vice-versa. Frank Parrish devient petit à petit persuadé de l'identité du coupable, mais il n'a aucune preuve. Sans rien dire à sa hiérarchie ni à son coéquipier, il traque ce suspect jusqu'à la faute. Mais il n'a aucun droit de le faire. Alors si ce type est vraiment coupable, où est le problème ? “La fin justifie les moyens”, etc. Mais je n'ai pu m'empêcher de penser : et s'il est innocent ? et si Frank Parrish harcelait un homme innocent juste sur une intuition ? Les lois ne sont-elles pas aussi là pour nous protéger ? Je vous laisse le lire pour découvrir ce qu'il en est vraiment ;-) .
    Cette lecture suscite beaucoup de questions, parce que l'auteur nous met dans des situations où il souhaite que nous nous posions ces questions. Rien n'est jamais tout blanc ni tout noir. La plume d'Ellory renforce ce procédé par sa justesse et en même temps sa violence. Frank Parrish n'est pas un tendre, son monde non plus, et le langage s'en ressent. Mais cela ne fait qu'ajouter au réalisme abrupt de ce récit et à son incroyable pouvoir d'attraction. Ellory a encore frappé et j'en redemande.
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    • Livres 4.00/5
    Par angelita.manchado, le 05 mai 2012

    angelita.manchado
    Franck Parrish travaille comme policier à New York. Il est sous le coup d'une future suspension. On lui a enlevé son permis, il a une baisse de salaire et il doit voir un psychologue qui doit censer l'aider. Pour le moment, il est sans équipier.
    On le retrouve auprès d'un jeune homme, qu'il connait, et qu'il tente de sauver du suicide ainsi que sa compagne. Mais ça rate.
    Ensuite, Franck Parrish est appelé sur les lieux d'un crime. Une jeune adolescente et ensuite son frère.
    De recoupements en recoupements, Franck Parrish retrouve d'anciennes affaires non élucidées et son instinct le pousse vers les services d'adoption de la ville de New York jusqu'à ce qu'il se focalise sur un homme. Pourtant il n'a aucun indices probants mais son intuition est telle qu'il pense qu'il tient son coupable.
    On suit les aventures de Parrish pendant quelques jours le temps de son enquête. Chaque journée, sauf le dimanche, commence invariablement avec l'entretien avec son psy. Parrish joue le dur, tente de se faire mal voir mais sans compter sur cette jeune femme qui ne se laisse pas faire. Il doit affronter six meurtres grâce à sa persévérance, son enquête au sein des affaires de la police. L'enquête est très bien menée. Nous assistons à de nombreux rebondissements et elle nous permet de nous rendre compte de la gravité des snuff movies.
    J'ai trouvé une évolution de la part de l'auteur dans ce roman. Ce n'est pas une critique loin de là. Les anges de New York s'adressent à un public beaucoup plus large qui aurait pu ne pas aimer ou ne pas s'investir dans ses précédents romans car beaucoup plus psychologiques. J'adore les polars, les thrillers, comme vous le savez tous. Mais j'aime également me plonger dans cette psychologie des personnages quand on ne sait pas trop ce qui va advenir, le pourquoi du comment, quand il y a une évolution dans ce qui se passe dans la vie du héros.
    Parrish est en tous les cas un personnage très attachant. Il a énormément de défauts, comme nous tous, mais énormément de qualités. C'est un enquêteur hors-pair, exceptionnel mais qui n'accepte pas le système, quitte à toujours franchir la limite pour obtenir des preuves. Et il le sait. Mais ce qu'il veut, c'est que les coupables ne puissent plus nuire, surtout lorsqu'ils s'en prennent à des enfants ou des jeunes filles. Car il a peur de ce qui pourrait arriver à sa fille. Sa fille qu'il aime par dessus tout. Mais trop protecteur, leurs relations ne sont pas au beau fixe. Il essaie de combler son absence due à son travail pendant de nombreuses années en tentant de s'immiscer dans sa vie. Mais sa fille est grande, elle commence à travailler, elle tombe amoureuse. Elle restera toujours sa petite fille. Parrish est un homme qui a énormément de coeur mais il est obligé de se cacher derrière une carapace et l'alcool. Sinon, il ne pourrait pas tenir et affronter la réalité de ce qu'il voit et vit. Quant à son fils, Robert, on en a eu quelques bribes pendant le roman mais on voit quelle personne elle est vers la fin. Entre Robert et Parrish, on dirait qu'il n'y a pas la même relation entre Parrish et son père. le premier est très fier de son père. Et c'est ce qui a manqué à Parrish. Etre fier de son père, malgré toutes les décorations obtenues puisqu'il a su que son père était un flic qui n'hésitait pas à tremper dans des affaires louches. Ca aussi, c'est une grosse partie de l'histoire. le point que fait Parrish avec la psychologue de son travail qu'il est obligé de voir. Mais il apprendra toute la vérité quant à tout ça. Et peut-être qu'il arrivera à se rendre compte que ce père, longtemps détesté, n'est pas réellement ce qu'il était, qu'il aimait par dessus tout cet enfant pour qui il a tenté de conserver la vie sauve. Franck Parrish, également, n'a pas accepté la mort de son équipier. Il s'en sent responsable. Cette histoire est latente tout le long du roman. Qu'est-il réellement arrivé ? Ce que l'on sait, évidemment, puisqu'il le dit lui-même, c'est qu'à la moindre incartade, il sera viré de la police. Parrish cherche ce licenciement. Mais il est tellement sûr de lui quant au responsable des meurtres qu'il préfère être licencié que de démissionner. Au moins, il peut, pour ainsi dire, partir la tête haute, en ayant accompli ce pourquoi il s'est engagé.
    On assiste plus ou moins à la déchéance de Franck, son mal-être, ses peurs pour sa fille, son irrationalité, son implication dans les affaires. Il n'a pas su montrer son amour. Pourtant les séances avec le psy, même s'il joue le fanfaron et qu'il ment vers la fin, lui seront utiles.
    Des flics comme Parrish, on en rencontre énormément dans les romans. Ellory lui a donné sa dimension humaine, même si le fond reste le même. Un flic qui aime son boulot, qui a raté sa vie de couple, qui s'en est rendu compte, qui boit pour oublier et pour qui le travail compte plus que tout. Donner aux victimes la reconnaissance qu'elles méritent malheureusement et donc mettre en prison celui qui a ôté la vie.
    Au niveau du tueur, Ellory nous démontre très bien que ces hommes qui s'en prennent aux filles, aux très jeunes filles, ont un poste qui leur permet d'assouvir leurs fantasmes et leurs crimes. L'entourage se méfie car il y a des indices. Mais comme le responsable ramène l'argent à la maison, il est souvent difficile aux épouses de partir, de demander le divorce. Elles tentent par tous les moyens de protéger les enfants. C'est pour ça que la femme de ce tueur en série sera l'alliée principale de Parrish.
    Ellory nous relate à la perfection comment la mafia s'est emparée de New York, bien aidée par certains membres de la police et des agences gouvernementales. La mafia a fait main basse sur tout, jusqu'à ce que le maire de New York fasse le ménage et déclare la guerre au crime organisé. C'est proprement hallucinant quand même ! Ne voit-on ça qu'aux Etats-Unis ou certains pays sont-ils ou ont-ils subi les mêmes pressions. Ce sont des hommes tout de même forts. Ils veulent de l'argent, quitte à se débarrasser au fur et à mesure des éléments gênants.
    Même si j'ai beaucoup aimé, si l'écriture est fluide, prenante, si j'aime beaucoup l'univers d'Ellory, ce n'est pas son meilleur roman. Et là, ce n'est que mon avis de lectrice qui en a déjà lu quatre. A ce jours, mes préférés sont les trois premiers et surtout le tout premier lu, Seul le Silence. Comme quoi, on s'attache à un style et le lecteur est souvent en quête de ce qui a été lu précédemment. C'est comme pour la musique, on s'attend également à ce qu'un artiste nous propose toujours la même chose. On se sent un peu perdu lorsqu'il change son univers. Mais cela n'enlève rien à la qualité du récit, à la qualité de ce qui est écrit et décrit. Et je pense que pour le prochain roman d'Ellory, ayant été habituée à des changements d'univers, je resterai toujours confiante dans ce que je peux lire. Je pense que quand on aime un auteur, on est beaucoup plus critique à son égard. Cela m'est déjà arrivé plusieurs fois avec certains auteurs dont j'ai lu tous les romans. Certains sont plus aboutis que d'autres. Mais c'est parce qu'ils publient un livre tous les ans ou tous les 18 mois, ce qui n'est pas le cas d'Ellory. Il faut juste que j'apprenne à me laisser surprendre, voilà tout.
    J'ai beaucoup aimé également l'ironie qui se dégage à la fin du roman, lorsque Robert, le fils de Parrish s'en prend à sa mère et qu'il montre les liens forts qu'il a envers son père et surtout lorsqu'il accompagne la jeune femme sauvée par Parrish à l'hôpital. Une jeune femme qui détonne au sein de cette famille mais acceptée finalement par le fils, le patron de Parrish. Et comme tous les pères qui ont des antennes, Parrish a très bien compris le lien entre sa fille et son équipier. Ce dernier n'a pas intérêt à dévier du droit chemin.
    Merci Mr Ellory pour cette qualité et ce très bon moment que j'ai passé avec Les anges de New York.

    Lien : http://angelitamblog.com/2012/05/05/les-anges-de-new-york-de-rj-ello..
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    • Livres 4.00/5
    Par gruz, le 05 mai 2012

    gruz
    Ellory a sa manière propre du nous présenter des histoires tout en ambiance.
    Il s'attaque cette fois-ci au milieu de la police de NY.
    Le bouquin est à la fois sensiblement différent et proche de ses précédents écrits. L'écriture est plus "brut de décoffrage" que celle de "SEUL LE SILENCE", le sujet est moins ambitieux que celui développé dans "LES ANONYMES".
    L'intrigue, en soit, est assez banale,et pourtant... Pourtant on accroche, on s'accroche à cette histoire développée longuement, patiemment.
    Ellory ne cherche pas à en balancer plein la tronche au lecteur (même si la scène d'introduction et la quasi scène finale sont des morceaux d'anthologie et de violence), il tisse son récit, fil par fil, pour vous scotcher et vous plonger dans le quotidien d'un enquête policière.
    Mais, l'intérêt principal est surtout, à mon sens, dans son personnage principal, bourré de failles, profondément touchant.
    Comme dans "LES ANONYMES", Ellory tente de rapprocher la grande Histoire de la petite. C'est le bémol que j'apporterai, j'attendais plus de cet aspect là.
    Au final, pas le meilleur Ellory, pour ma part, mais toujours aussi attachant. Un écrivain à part dans la production actuelle.
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 27 mars 2012
    Son dernier roman, Les anges de New York, finissent d'achever un auteur sans doute surestimé.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par caro64, le 20 avril 2012

    Rebecca était différente. Rebecca étai la seule qui comptait vraiment. Et pas seulement parce qu’elle lui rappelait Caitlin. Ce n’était pas qu’elle était orpheline ou qu’elle avait un abruti de camé en guise de frère. Ni que ses amis à Saint-François d’Assise la considérait comme une fille drôle, gentille, jolie. C’était autre chose. Un rappel que si personne ne faisait attention à vous, si personne ne gardait en œil sur vous, alors le monde et toutes ses merveilles vous dévoreraient en un clin d’œil.
    Vous étiez là, puis soudain vous étiez parti.
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  • Par rkhettaoui, le 13 avril 2012

    Elle est basée sur le principe que chaque tueur en série essaie continuellement de ne plus tuer. C’est comme l’alcoolique qui doit arrêter de boire, le kleptomane qui doit arrêter de voler... cette conscience sous-jacente que ce qu’on fait est mal, et la bataille qui fait rage à l’intérieur de la personne. Cette expérience humaine exceptionnelle est simplement une chose qui se produit dans la vie de l’individu et qui lui fait perdre tout contrôle sur lui-même. Elle donne à l’envie de meurtre une telle puissance qu’il ne peut plus l’arrêter. Elle écrase complètement le libre arbitre, et l’individu doit trouver une victime
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  • Par caro64, le 20 avril 2012

    Il semblait éprouver le besoin étrange d’examiner les recoins les plus sombres et les plus cachés du monde. Non seulement ça, mais aussi d’y plonger les mains et d’en extraire la noirceur. Et c’était ça qui le figeait sur place, tandis que le reste du monde avançait. Clare, Caitlin, Robert : ils avaient tous avancé, pourtant lui continuait de se flageller et de faire du surplace.
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  • Par gruz, le 29 avril 2012

    Alors asseyez-vous, Franck... dites-moi ce qui s'est passé ce matin.
    - Vous pouvez lire mon rapport.
    - Je veux l'entendre avec vos mots à vous.
    - C'est moi qui ai écrit le rapport. Ce sont mes mots.
    - Vous comprenez ce que je veux dire, Franck. Je veux l'entendre de votre bouche.
    - Il a tranché la gorge de sa petite amie. Il s'est tranché la gorge. Il y avait tellement de sang que ça glissait comme un toboggan dans un putain de parc d'attractions. Ca vous va ?
    p. 20
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  • Par rkhettaoui, le 13 avril 2012

    La vie de certaines personnes était une affirmation claire et nette. Parrish estimait que la sienne ne serait jamais plus qu’une parenthèse. Il devait y avoir quelque chose qui clochait chez les gens comme lui, les gens qui faisaient ce boulot – une ligne de faille psychologique. Et c’était cette ligne de faille qui leur donnait les yeux, les tripes, le cran de continuer à chercher quand n’importe quelle personne rationnelle aurait depuis longtemps détourné le regard.
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