ISBN : 2743602686
Éditeur : Rivages (1997)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 106 notes) Ajouter à mes livres
Los Angeles, avril 1953. Dans un café tranquille près d'Hollywood Boulevard, trois tueurs armés de fusils de chasse assassinent sauvagement six personnes. Un peu plus tard, on inculpe trois Noirs qui prennent la fuite et sont abattus par l'ambitieux ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 12 mars 2011

    LiliGalipette
    L.A. Confidential
    Nuit de Noël 1951 ou « Noël Sanglant » dans les annales. Des policiers s'en sont violemment pris à des prisonniers en cellule, abusant de leur autorité et de leur force pour venger des collègues. Un agent tatillon, Ed Exley, héros de la guerre, témoigne en défaveur de ses collègues en échange d'une promotion qui sert son ambition démesurée : cadet d'une famille de policiers méritants, il veut briller aux yeux de son père et éclipser le souvenir brillant de son frère mort en service. Désormais haï de tous ses collègues, il entame une carrière fulgurante qui le mène aux plus hauts postes de la police. Dudley Smith est de plus en plus présent au L.A.P.D. et il entretient une attitude ambiguë vis-à-vis des agents qui ont le malheur de trouver grâce à ses yeux : « Lorsque Dudley Smith vous emmenait à ses basques, on lui appartenait [...] : on n'était jamais sûr de ce qu'il voulait de vous, ou de la manière dont il se servait de vous. » (p. 197) C'est ainsi qu'il s'attache les services de Bud White, un policier connu pour ses pulsions de violence et sa haine des hommes qui maltraitent les femmes. Il s'attache à Lynn Brackens, prostituée de luxe. Bud White est un homme d'honneur, loyal jusqu'au pire à son coéquipier, Stensland, un flic alcoolique en fin de carrière. Enfin, il y a Jack Vincennes dit Poubelle : conseiller technique pour la série L'Insigne du courage, policier aux Stups, il renseigne régulièrement un magazine à scandales sur les vices et crimes des stars. Agent qui aime faire la couverture, il dissimule pourtant avec hargne un secret qui pourrait mettre en péril sa carrière. La course au poste de procureur est ouverte et Ellis Loew se présente pour la seconde fois avec de grandes chances de remporter la place. Survient le massacre du Hibou de Nuit et le viol multiple d'Inez Soto. Se profile une sordide affaire de mœurs fondée sur un réseau de prostitution aux pratiques singulières. On passe de 1953 à 1957 en quelques pages. Les trois flics sont confrontés à des affaires qui impliquent leur force morale et leur capacité à survivre au sein d'un système judiciaire qui écrase les purs pour sauver les pourris. L'honneur et la loyauté sont au centre de l'intrigue : il faut savoir pourquoi et pour qui on devient flic et à qui on choisit de prêter allégeance.
    Ce troisième volet est mené à la troisième personne. Comme dans le volet précédent, on passe d'un flic à l'autre au gré d'un rythme dilatoire parfaitement maîtrisé. La mise en place de l'intrigue est longue. La première partie du roman pose les fondements de plusieurs affaires qui finiront par n'en former qu'une, tentaculaire et sordide, comme dans les deux premiers volets. le prologue étonne : il est l'épilogue du Grand Nulle Part et on assiste à la fin prévisible de Buzz Meeks. Ce rejet de la conclusion en début du nouveau volet empêche l'intensité dramatique de s'essouffler. Et Buzz Meeks a encore remporté toute mon affection.
    J'ai eu un grand coup de cœur pour l'agencement de ce troisième volet. On passe du récit des enquêtes à des chapitres composés uniquement de rapports de police ou coupures de presse. Version officielle et version journalistique s'affrontent pour donner un mélange audacieux et complexe. C'est au lecteur de tirer le vrai du faux. Comme le dit le titre, ce qui se passe à Los Angeles est confidentiel et ce ne sont pas les révélations prétendument fracassantes des journaux à scandale qui renversent réellement la vapeur. Dans la cité des Anges, le doigt reste posé sur la bouche, sur la marque de l'ange.
    Le film éponyme de Curtis Hanson et avec Kevin Spacey, Russel Crow, Kim Basinger et Dany DeVito est une grande réussite. Comme adaptation d'un roman d'Ellroy, je l'ai préféré – et de loin – au Dahlia Noir de Brian de Palma. Si ce dernier est d'un noir glacé, comme une couverture de magazine, le film de Curtis Hanson est gouailleur, sale et compromettant. Dany DeVito excelle dans le rôle de Sid Hudgens, le journaliste de L'Indiscret. Kim Basinger est sublime en pute de luxe un peu paumée. Et que dire de l'interprétation de Russell Crowe, qui endosse avec humilité et éclat le rôle de Bud White ! L'acteur fait ressortir toute la bonté et l'ambivalence du personnage dans une composition très touchante. Certes, Curtis Hanson prend de nombreux raccourcis, élimine des personnages et va plus directement au cœur des choses. Mais il rend à merveille la voix des journaux en la personne de Sid Hudgens. Dans son film, Dudley Smith est un vrai pourri qui obtient enfin ce qu'il mérite. Et Buzz Meeks et Stensland connaissent des trajectoires différentes de celles du roman. Mais l'essentiel est là, la verve de James Ellroy s'illustre avec puissance, ses personnages sont droits dans leurs bottes, prêts à essuyer le pire.


    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2011/03/12/20477896.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Hindy, le 29 janvier 2011

    Hindy
    J'ai adoré le Film, j'ai dévorer le livre.
    Puissant, noir... Fantastique !
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    • Livres 3.00/5
    Par marie-bib, le 18 mai 2010

    marie-bib
    ça n'a pas été facile de rentrer dans ce polar, particulièrement complexe. le style est saccadé, plein d'argot et d'abréviations. On y retrouve de nombreux personnages avec tout plein de surnoms. Mais une fois que l'on parvient à démêler tous les fils, on se laisse prendre, et le résultat est plutôt chouette. Finalement, je pense que je me souviendrai longtemps de ce roman hors du commun.
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    • Livres 4.00/5
    Par david-dupere, le 14 octobre 2010

    david-dupere
    Le maitre du roman noir et une écriture incomparable.
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    • Livres 2.00/5
    Par mercure, le 22 février 2010

    mercure
    Rien à faire, Le Dahlia Noir reste mon préféré ( des deux). Plus inventif, moins fouillis et surtout redites dans L.A. : le coup de la chambre d'hôtel avec les archives de l'affaire marche une fois, pas deux. Mais ne pas bouder son plaisir : une grande fresque
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Citations et extraits

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  • Par TwiTwi, le 07 juin 2009

    - Sergent Vincennes, LAPD. Uniquement une adresse , pour Timothy V-A-L-B-U-R-N, masculin, blanc, entre vingt-cinq et trente ans. Je crois qu'il habite dans le district de Wishire.
    - Je note. Restez en ligne, s'il vous plaît.
    Jack resta en ligne ; l'employé revint.
    - C'est bien Wilshire. 432, South Lucerne. Dites, Valburn, ce n'est pas le mec souris de l'émission de Dieterling ?
    - Si.
    - Ben ... euh ... pourquoi êtes-vous après lui ?
    - Possession de fromage de contrebande.
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    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 12 mars 2011

    « - Pensez-vous qu’il faille autoriser l’existence d’une certaine fraction du crime organisé afin qu’elle perpétue certains vices acceptables qui ne font de mal à personne ? - Bien sûr, une façon de défendre les intérêts de l’électorat. Il faut bien laisser un peu de mou sur la ficelle. » (p. 91)
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  • Par LiliGalipette, le 12 mars 2011

    « Les policiers étaient sujets aux mêmes tentations que les civils mais ils avaient besoin de maîtriser leurs instincts les plus bas dans une plus large mesure afin de service d’exemple moraux à une société sapée de plus en plus par l’influence envahissante du communisme, du crime, du libéralisme et de la turpitude morale générale. » (p. 354)
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  • Par LiliGalipette, le 12 mars 2011

    « Lorsque Dudley Smith vous emmenait à ses basques, on lui appartenait [...] : on n'était jamais sûr de ce qu'il voulait de vous, ou de la manière dont il se servait de vous. » (p. 197)
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La chronique de Carole S - Dick Contino's blues.mov
Après quelques semaines d'absence... Elle est de retour... Comment ça "QUI?". Carole S. bien sûr!!! L'unique, la seule, la vraie... Carole nous parle aujourd'hui du livre de James Ellroy "Dick Contino's blues" aux éditions Rivages. Regardez l'avis de Carole S... La présentation du livre "Dick Contino's blues" par l'éditeur : Un joueur d'accordéon prodige (il vit actuellement à Las Vegas), Hollywood en proie à la chasse aux sorcières, le tournage d'une série z qui deviendra un film-culte, un tueur en liberté, les années cinquante et leur fureur de vivre... A travers le blues de Dick Contino, c'est son passé que James Ellroy apprend à mieux comprendre. Vous pouvez commander "Dick Contino's blues" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com








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