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> Freddy Michalski (Traducteur)

ISBN : 2869300778
Éditeur : Payot et Rivages (2001)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 215 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
" Des écrivains comme ça, dans le roman noir, on en découvre un tous les dix ans. " Michel Lebrun, Le Matin.
" Opéra noir, peuplé de fantômes, où le sexe et la mort rôdent sans cesse dans l'immensité inhumaine de Los Angeles la mal nommée, lune sanglante est un ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par steppe, le 25 janvier 2012

    steppe
    Première plongée dans l'univers de James Ellroy. On m'avait prévenue, "noir, c'est noir!!!"...
    Ok, mais à part ça ?
    A part ça, un bilan mitigé. Une écriture terriblement efficace, précise, on va à l'essentiel et plutôt crûment... Les mots font mouche et servent un récit rudement bien mené, sont aussi féroces et violents que les faits racontés... Les personnages, ce qu'ils sont et leur pourquoi, tout cela est narré très brillamment, avec une lucidité qui parfois -souvent- fait froid dans le dos. On s'abîme dans l'origine du mal, dans ses méandres tortueux bizarrement familiers ....
    J'ai beaucoup pensé au "Au-delà du mal" de Shane Stevens, considéré par Ellroy comme l'un des romans fondateurs du thriller... Et on en sent l'influence à de nombreuses reprises... La même façon d'aller au plus près de l'enfer et de ses origines pour, peut-être, nous amener à les comprendre à défaut de s'y soumettre.
    Les deux personnages principaux, chacun semblant à première vue l'incarnation de 2 pôles très éloignés, deviennent sous la plume d'Ellroy, 2 jumeaux, et grâce à un jeu de miroir subtil incarnent tour à tour, le bien autant que le mal.... Expliquer, c'est comprendre... Excuser?
    Peut-être....
    Compatir en tout cas...
    Alors, oui, j'ai adoré ce bouquin, j'ai eu du mal à le lâcher une fois commencé. Pourquoi donc ce bilan mitigé ? Parce qu'il m'a manqué quelque chose d'essentiel pour moi, quel que soit le livre ou l'auteur, quel que soit le propos, j'ai besoin d'émotion, de me sentir emportée par les errances des personnages. Là, j'ai plutôt eu l'impression de n'être que spectatrice de leur dérive, d'être laissée sur le bas-côté de la route...
    Ce que j'ai ressenti : de l'horreur oui, sans aucun doute. de l'intérêt pour l'histoire ? bien sûr, pour les personnages aussi... Mais j'ai eu beaucoup de mal à compatir, à me projeter, à m'indigner autant qu'à me laisser aller à la sympathie...
    Mais peut-être est-ce là la volonté d'Ellroy, de ne pas nous permettre de s'apitoyer à la fois sur le destin des personnages et en même temps sur le notre... Peut-être que tout ce qu'il veut qu'on retienne, c'est la puissance du mal et la conscience de l'impact de nos traumatismes sur ce que l'on est... Pour donner plus de force à notre épouvante, moins de prise à notre
    complaisance envers nos propres démons.... Peut-être aussi ne veut-il rien de plus que nous horrifier, nous dire : "le mal existe, il est là présent en chacun de nous et que l'on devienne flic ou psychopathe(les 2 n'étant pas incompatibles), soyez prévenu et gardez vous en....
    Il va me falloir continuer de le découvrir pour savoir où il veut nous emmener... Et la qualité de sa plume autant que l'intelligence avec laquelle il mène le récit, me confortent dans mon désir de le découvrir plus....
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    • Livres 4.00/5
    Par bdelhausse, le 21 mars 2015

    bdelhausse
    Il y a des choses immuables. James Ellroy, par exemple. Ou monsieur Météo, ou monsieur Jardinage.
    Monsieur Météo, vous l'aurez sûrement remarqué, donne la météo. Oui, bien vu. Et monsieur Jardinage, des conseils de jardinage. Vous êtes balèzes.
    James Ellroy, lui, il nous balance du micheton, de la tarlouze de première, du ripoux hors norme, de la dope comme s'il en pleuvait, des revues de Q, et des femmes qui s'allongent si vite que le train a du mal.
    J'ai, pour l'anecdote, déjà essayé de persuader ma compagne de me ramener des revues porno, de me laisser siffler du bourbon au goulot, ou de me laisser me taper tout ce qui passe... alors elle me lance un "fais pas ton Ellroy" qui me refroidit. N'est pas Ellroy qui veut, donc. Et je ne parle même pas des amphétamines.
    Même les héros d'Ellroy, ils sont dingues. Crades, drogués, bourrés de défauts, et c'est pour cela qu'on les adore. Les méchants d'Ellroy, ils sont dingues. Crades, drogués, bourrés de défauts, et c'est pour cela qu'on les déteste.
    Mais on me dit, qu'une miss Belgique fait la météo, et que monsieur Doigts verts donne aussi des conseils de jardinage... mais, mais, mais, tout fout l'camp. Moi qui croyais que monsieur Doigts verts vantait du maïs ou de la peinture...
    Tenez, même chez Ellroy, les choses ne sont pas si immuables que cela. Ici, on a un ensemble assez décousu, centré sur Lloyd Hopkins et sa lente descente aux enfers, largué par sa femme et ses filles. Tentant bien imparfaitement d'exorciser son passé, il s'enfonce dans les emmerdes comme un morpion dans le falzar d'un legionnaire en perm' ...
    Je suis resté sur ma faim, car j'étais habitué à des intrigues politico-policières. Des trucs qui revisitaient l'Histoire. Qui mettaient en perspective les grands événements du monde et qui permettaient à James Ellroy de se lâcher en deversant sa haine des autres. Ici, à part un peu d'émeutes, de Rampart et quelques concessions au début des années 80, rien de tout cela. Snif, déçu, je le suis, de constater que, l'espace d'un livre, même Ellroy peut cesser d'être Ellroy (du moins pour moi).
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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 01 janvier 2008

    Woland
    Je viens de l'achever et suis passée incontinent au second tome. Je n'ai pas été déçue. Il y a de l'épique chez Ellroy et un sens de la rédemption qui doit, à mon avis, provenir de ses origines personnelles : irlandaises ou écossaises.
    Ses héros qui sont aussi des anti-héros ont toujours quelque chose de mystique et de crucifié - même un Peter Bondurant dans "American Tabloid." Ainsi, son Lloyd Hopkins, dont on apprendra seulement à la fin de "Lune sanglante" le drame qui, dans l'enfance, l'a amené à se transformer en une espèce de Super Flic dédaigneux de sa hiérarchie.
    Parce que le petit James Ellroy a lui-même connu sa part d'horreur, les personnages qu'il invente ont presque tous connu une horreur similaire durant leur propre enfance. Une horreur où se mêlent chair et violence.
    Sur la chair, sur l'amour lui-même, le regard d'Ellroy est-il heureux ? Difficile de répondre à cette question. Pour lui, la femme en tous cas est TOUT. Il n'y a pas de garces authentiques chez Ellroy - contrairement au credo du roman noir. Toutes ses femmes fatales sont à la fois mère, épouse, maîtresse, amie, compagne, confidente. Et toutes y parviennent même si certaines d'entre elles paient ce multi-rôle de leur vie.
    L'amour fou qu'Ellroy continue à porter à sa mère tragiquement décédée - et sans doute victime du tueur du Dahlia noir - participe beaucoup à cette aura qui nimbe tous les livres du romancier comme autant de petits mausolées qui la rendent éternelle.
    C'est d'ailleurs peut-être pour cela que le style pourtant masculin d'Ellroy et son univers de mecs qui flirte souvent avec l'homosexualité et la bisexualité demeurent pourtant aisément accessibles aux femmes. Il y a une tendresse prodigieuse envers le genre humain chez Ellroy, qu'il s'acharne à dissimuler sous un cynisme parfois écoeurant et toujours très glauque, au bord du désespoir.
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    • Livres 5.00/5
    Par Darkcook, le 07 décembre 2012

    Darkcook
    En ayant commencé par le Quatuor de L.A., c'est rigolo de lire un Ellroy à ses débuts, qui est déjà celui qu'on connaît, tout en l'étant pas tout à fait, couvant à un stade moins évolué, plus simple, si l'on peut dire.
    Sur ce roman-ci, rien de frustrant, le personnage de Lloyd Hopkins est un délice (vivement que je lise les deux suites) : obsédé sexuel frustré, dossier familial chargé, traumatisé par les émeutes de Watts (énorme passage, qui vaut ce qu'Ellroy a fait par la suite) : tous les ingrédients pour le parfait personnage Ellroyien.
    On suit en alternance le psychopathe du livre, pathétique au possible, grand amoureux des femmes (tiens tiens...), du moins le croit-il, et pour mieux les tuer dans une violence jouissive... La citation de Shakespeare en avant-propos n'est pas là par hasard, ce roman puise dans le théâtre élizabethain, la violence et le sexe y prennent l'ampleur démesurée qu'on aime tant chez l'auteur. Mais à ce stade de sa carrière, il fait juste du polar tout simple, avec un flic torturé et un psychopathe, l'arrière-plan historique est relégué à un chapitre... Mais comme dit au début, tous les ingrédients sont déjà là, on ne peut que savourer!!
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    • Livres 4.00/5
    Par Hugo, le 08 avril 2012

    Hugo
    Ok les gars vous êtes tous là, c'est partie pour l'Opération « Lune sanglante »
    notre client: « James Ellroy » n'en est pas à son coup d‘essai, c'est un habitué du polar noir Américain, un amerloque pur souche, élevé au whisky et à la clope, pas le genre d'homme à sentir le printemps. On sait pas mal de trucs à son sujet : enfance chaotique, mère assassinée lorsqu'il avait 10 ans, père comptable qui succombera à une crise cardiaque quelques années plus tard… suite à ça James sera réformé de l'armée, il reprendra ses habitudes d'en temps : cambriolages, drogues et alcool, il est devenu un marginal sans but et sans domicile… Avant ces 30 ans, il tombe malade, obligé de reconsidérer son hygiène de vie, fini les excès, notre homme se range et commence à écrire….
    Lloyde Hopinks va naitre de sa plume, un personnage complexe , un Irlandais protestant d'une intelligence sans faille, il voue une adoration aux jolies Femmes, dragueur invétéré, jamais assouvie, passionné de son métier, amoureux de son épouse trompée et malheureuse…Ce gars va vous faire bander, entre fellation et parties de jambes en l‘air, c'est à la fois un beau parleur, un amant, un ami et un compteur…torturé, traumatisé, il carbure à l'instinct et aux "amphete", il lâche jamais l‘affaire, toujours sur la ligne, au bord du gouffre, il connait les rouages, les combines, admiré et détesté des ses supérieurs, Lloyd ne faillit jamais…. C'est un putain de flic…
    Laissez vous emporter dans l'enfer de L.A, c'est glauque, ça pue la nuit, on croise des morts et des prostituées et malgré (ou grâce) à cette ambiance malsaine, on se régale et on en redemande….
    A plus les copains
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Citations et extraits

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  • Par bdelhausse, le 22 mars 2015

    Lloyd enroula le couvre-lit autour de ses épaules et sortit de la maison. Il leva les yeux au ciel et espéra un orage qui anéantirait tout. Quand il prit conscience que la foudre et le tonnerre n'obéissaient pas à sa volonté, il tomba à genoux pour pleurer. (p.207)

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  • Par bdelhausse, le 22 mars 2015

    Lloyd dit "Je l'attraperai" et il s'éloigna, sachant que son vieil ami lui avait donné l'absolution, une carte blanche pour ce qu'il lui faudrait faire quelles que soient les règles qu'il lui faudrait enfreindre. (p.161)

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  • Par bdelhausse, le 22 mars 2015

    C'était une Cadillac à ailerons, modèle surbaissé et raccourci, ce que Tom le Cinglé aurait appelé une "Négromobile". (p.36)

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  • Par MissVio, le 08 septembre 2014

    Il y avait du smog en ce jour d’octobre et il faisait presque chaud. Lloyd sortit sa Matador banalisée du parking de Parker Center et se dirigea vers l’ouest, au Sunset, se souvenant du passé : plus d’une décennie et demie et l’accomplissement de ses plus beaux rêves : un boulot, une femme et trois filles merveilleuses. Le boulot, excitant et triste à la fois, dans son trop-plein de satisfactions ; un mariage solide au sens où lui et Janice étaient devenus des êtres solides ; ses filles, un bonheur total, une raison de vivre rien qu’en elles-mêmes. Seule l’exaltation faisait défaut, et dans l’indulgence de sa rêverie nostalgique, Lloyd mit son absence sur le compte de la maturité – il avait quarante ans maintenant, et non vingt-trois ; s’il était une chose que lui avaient appris ses dix-sept années comme policier, c’était que les espérances diminuaient au fur et à mesure que l’on comprenait à quel point le gros de l’humanité était taré et qu’il fallait tenir cent discours apparemment contradictoires pour garder ses plus beaux rêves en vie. (p. 74)
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  • Par MissVio, le 08 septembre 2014

    Lloyd laissa tomber le portefeuille et examina les rayonnages. Romans populaires et sentimentaux prédominaient. Il remarqua que les livres sur les étagères du dessus étaient couverts de poussière, alors que ceux qui s’alignaient sur l’étagère du bas étaient propres.
    Il s’accroupit pour les examiner de plus près. L’étagère du bas contenait des volumes de poésie, de Shakespeare et Byron à des poètes féministes sous couverture cartonnée. Lloyd sortit trois livres au hasard et les feuilleta, sentant son respect pour Julia Lynn Niemeyer grandir ; elle avait lu de bons trucs les jours qui avaient précédé sa mort. (pp. 120-121)
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