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Freddy Michalski (Traducteur)
ISBN : 2869300778
Éditeur : Payot et Rivages (2001)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 264 notes)
Résumé :
"Des écrivains comme ça, dans le roman noir, on en découvre un tous les dix ans." Michel Lebrun, Le Matin.
"Opéra noir, peuplé de fantômes, où le sexe et la mort rôdent sans cesse dans l'immensité inhumaine de Los Angeles la mal nommée, lune sanglante est un fulgurant joyau, une moderne tragédie, qui porte fièrement en exergue une citation du Richard II de Shakespeare." Bernard Audusse, Le Monde.
"Un des plus remarquables romans noirs de la décennie,... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
ibon
ibon15 février 2016
  • Livres 4.00/5
Écriture décapante mais aussi souci de mettre un peu de plomb dans la tête du lecteur. le style et la profondeur sont déjà bien présents en 1984 chez l'auteur du "Dahlia noir".
"Blood on the Moon" pourrait être un cargo , un grand qui a une telle force d'inertie que l'on ne voit pas comment l'arrêter à l'approche de sa destination finale.
Il est vrai que quand l'on tient un personnage tel que Lloyd Hopkins, le quitter comme cela laisserait comme un goût d'inachevé s'il ne poursuivait pas sa destinée pleine de souffrances cachées dans d'autres ouvrages.
Il est donc réjouissant de commencer la trilogie par ce présent ouvrage qu'il serait dommage de résumer sinon peut-être par quelques mots : anti cité des anges.
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steppe
steppe25 janvier 2012
  • Livres 3.00/5
Première plongée dans l'univers de James Ellroy. On m'avait prévenue, "noir, c'est noir!!!"...
Ok, mais à part ça ?
A part ça, un bilan mitigé. Une écriture terriblement efficace, précise, on va à l'essentiel et plutôt crûment... Les mots font mouche et servent un récit rudement bien mené, sont aussi féroces et violents que les faits racontés... Les personnages, ce qu'ils sont et leur pourquoi, tout cela est narré très brillamment, avec une lucidité qui parfois -souvent- fait froid dans le dos. On s'abîme dans l'origine du mal, dans ses méandres tortueux bizarrement familiers ....
J'ai beaucoup pensé au "Au-delà du Mal" de Shane Stevens, considéré par Ellroy comme l'un des romans fondateurs du thriller... Et on en sent l'influence à de nombreuses reprises... La même façon d'aller au plus près de l'enfer et de ses origines pour, peut-être, nous amener à les comprendre à défaut de s'y soumettre.
Les deux personnages principaux, chacun semblant à première vue l'incarnation de 2 pôles très éloignés, deviennent sous la plume d'Ellroy, 2 jumeaux, et grâce à un jeu de miroir subtil incarnent tour à tour, le bien autant que le mal.... Expliquer, c'est comprendre... Excuser?
Peut-être....
Compatir en tout cas...
Alors, oui, j'ai adoré ce bouquin, j'ai eu du mal à le lâcher une fois commencé. Pourquoi donc ce bilan mitigé ? Parce qu'il m'a manqué quelque chose d'essentiel pour moi, quel que soit le livre ou l'auteur, quel que soit le propos, j'ai besoin d'émotion, de me sentir emportée par les errances des personnages. Là, j'ai plutôt eu l'impression de n'être que spectatrice de leur dérive, d'être laissée sur le bas-côté de la route...
Ce que j'ai ressenti : de l'horreur oui, sans aucun doute. de l'intérêt pour l'histoire ? bien sûr, pour les personnages aussi... Mais j'ai eu beaucoup de mal à compatir, à me projeter, à m'indigner autant qu'à me laisser aller à la sympathie...
Mais peut-être est-ce là la volonté d'Ellroy, de ne pas nous permettre de s'apitoyer à la fois sur le destin des personnages et en même temps sur le notre... Peut-être que tout ce qu'il veut qu'on retienne, c'est la puissance du mal et la conscience de l'impact de nos traumatismes sur ce que l'on est... Pour donner plus de force à notre épouvante, moins de prise à notre
complaisance envers nos propres démons.... Peut-être aussi ne veut-il rien de plus que nous horrifier, nous dire : "le mal existe, il est là présent en chacun de nous et que l'on devienne flic ou psychopathe(les 2 n'étant pas incompatibles), soyez prévenu et gardez vous en....
Il va me falloir continuer de le découvrir pour savoir où il veut nous emmener... Et la qualité de sa plume autant que l'intelligence avec laquelle il mène le récit, me confortent dans mon désir de le découvrir plus....
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Woland
Woland01 janvier 2008
  • Livres 5.00/5
Je viens de l'achever et suis passée incontinent au second tome. Je n'ai pas été déçue. Il y a de l'épique chez Ellroy et un sens de la rédemption qui doit, à mon avis, provenir de ses origines personnelles : irlandaises ou écossaises.
Ses héros qui sont aussi des anti-héros ont toujours quelque chose de mystique et de crucifié - même un Peter Bondurant dans "American Tabloid." Ainsi, son Lloyd Hopkins, dont on apprendra seulement à la fin de "Lune Sanglante" le drame qui, dans l'enfance, l'a amené à se transformer en une espèce de Super Flic dédaigneux de sa hiérarchie.
Parce que le petit James Ellroy a lui-même connu sa part d'horreur, les personnages qu'il invente ont presque tous connu une horreur similaire durant leur propre enfance. Une horreur où se mêlent chair et violence.
Sur la chair, sur l'amour lui-même, le regard d'Ellroy est-il heureux ? Difficile de répondre à cette question. Pour lui, la femme en tous cas est TOUT. Il n'y a pas de garces authentiques chez Ellroy - contrairement au credo du roman noir. Toutes ses femmes fatales sont à la fois mère, épouse, maîtresse, amie, compagne, confidente. Et toutes y parviennent même si certaines d'entre elles paient ce multi-rôle de leur vie.
L'amour fou qu'Ellroy continue à porter à sa mère tragiquement décédée - et sans doute victime du tueur du Dahlia noir - participe beaucoup à cette aura qui nimbe tous les livres du romancier comme autant de petits mausolées qui la rendent éternelle.
C'est d'ailleurs peut-être pour cela que le style pourtant masculin d'Ellroy et son univers de mecs qui flirte souvent avec l'homosexualité et la bisexualité demeurent pourtant aisément accessibles aux femmes. Il y a une tendresse prodigieuse envers le genre humain chez Ellroy, qu'il s'acharne à dissimuler sous un cynisme parfois écoeurant et toujours très glauque, au bord du désespoir.
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Meps
Meps30 mars 2015
  • Livres 5.00/5
Quand on lit un bon polar, on passe souvent assez vite sur le style littéraire, se contentant parfois de dire qu'il est plutôt pas mauvais "pour ce genre de livre". Et quand on lit de la grande littérature, on reconnait parfois des longueurs, un manque de progression continue dans le récit. Ellroy fait lui du polar littéraire, arrivant à la synthèse du meilleur des deux "genres".
"Lune sanglante" est un des tout premiers Ellroy, mais tout est déjà là. La noirceur et la violence extrême, qui nous prend aux tripes et nous laisse avec des images ineffaçables. Les personnages principaux tellement bien dépeints dans leur complexité mais sans que cela ne nuise au rythme du récit. le contexte historique, certes ici présent uniquement en petites touches et pas un élément essentiel de l'histoire, comme cela le deviendra par la suite. Enfin, un final haletant, qu'on est obligé de lire sans reprendre son souffle et qu'on termine épuisé.
Le fait que ce roman soit beaucoup plus un "simple" polar permet à Ellroy d'atteindre au sublime du genre, car cette histoire est son oeuvre personnelle sortie tout droit de sa simple imagination. Dans le Dahlia Noir, oeuvre majeure, il se base sur une histoire existante et y brode comme un canevas avec tout son art. Ici, même le support est de lui, et cela mène peut-être à encore plus de ténèbres et d'horreur.
Là où on dit que parfois la réalité dépasse la fiction, chez Ellroy, la fiction enterre la réalité.
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Darkcook
Darkcook07 décembre 2012
  • Livres 5.00/5
En ayant commencé par le Quatuor de L.A., c'est rigolo de lire un Ellroy à ses débuts, qui est déjà celui qu'on connaît, tout en l'étant pas tout à fait, couvant à un stade moins évolué, plus simple, si l'on peut dire.
Sur ce roman-ci, rien de frustrant, le personnage de Lloyd Hopkins est un délice (vivement que je lise les deux suites) : obsédé sexuel frustré, dossier familial chargé, traumatisé par les émeutes de Watts (énorme passage, qui vaut ce qu'Ellroy a fait par la suite) : tous les ingrédients pour le parfait personnage Ellroyien.
On suit en alternance le psychopathe du livre, pathétique au possible, grand amoureux des femmes (tiens tiens...), du moins le croit-il, et pour mieux les tuer dans une violence jouissive... La citation de Shakespeare en avant-propos n'est pas là par hasard, ce roman puise dans le théâtre élizabethain, la violence et le sexe y prennent l'ampleur démesurée qu'on aime tant chez l'auteur. Mais à ce stade de sa carrière, il fait juste du polar tout simple, avec un flic torturé et un psychopathe, l'arrière-plan historique est relégué à un chapitre... Mais comme dit au début, tous les ingrédients sont déjà là, on ne peut que savourer!!
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Citations & extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
MissVioMissVio08 septembre 2014
Il y avait du smog en ce jour d’octobre et il faisait presque chaud. Lloyd sortit sa Matador banalisée du parking de Parker Center et se dirigea vers l’ouest, au Sunset, se souvenant du passé : plus d’une décennie et demie et l’accomplissement de ses plus beaux rêves : un boulot, une femme et trois filles merveilleuses. Le boulot, excitant et triste à la fois, dans son trop-plein de satisfactions ; un mariage solide au sens où lui et Janice étaient devenus des êtres solides ; ses filles, un bonheur total, une raison de vivre rien qu’en elles-mêmes. Seule l’exaltation faisait défaut, et dans l’indulgence de sa rêverie nostalgique, Lloyd mit son absence sur le compte de la maturité – il avait quarante ans maintenant, et non vingt-trois ; s’il était une chose que lui avaient appris ses dix-sept années comme policier, c’était que les espérances diminuaient au fur et à mesure que l’on comprenait à quel point le gros de l’humanité était taré et qu’il fallait tenir cent discours apparemment contradictoires pour garder ses plus beaux rêves en vie. (p. 74)
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MissVioMissVio08 septembre 2014
Lloyd laissa tomber le portefeuille et examina les rayonnages. Romans populaires et sentimentaux prédominaient. Il remarqua que les livres sur les étagères du dessus étaient couverts de poussière, alors que ceux qui s’alignaient sur l’étagère du bas étaient propres.
Il s’accroupit pour les examiner de plus près. L’étagère du bas contenait des volumes de poésie, de Shakespeare et Byron à des poètes féministes sous couverture cartonnée. Lloyd sortit trois livres au hasard et les feuilleta, sentant son respect pour Julia Lynn Niemeyer grandir ; elle avait lu de bons trucs les jours qui avaient précédé sa mort. (pp. 120-121)
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MissVioMissVio08 septembre 2014
Lloyd sentait que sa thèse prenait la forme de ce qu’il appelait "le syndrome du Dahlia noir" en référence au célèbre meurtre par mutilation, datant de 1947 et jamais résolu. Il était sûr que Julia Lynn Niemeyer avait été tuée par un homme intelligent, entre 30 et 50 ans, qui n’avait jamais tué auparavant, un homme aux pulsions sexuelles peu marquées, qui était entré en contact, d’une manière ou d’une autre, avec Julia Niemeyer, dont la personnalité avait éveillé, d’une manière ou d’une autre, ses psychoses depuis longtemps assoupies et l’avait conduit à régler avec soin tous les détails de son meurtre. (p. 126)
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strummerstrummer01 décembre 2012
Il abattit la hache à nouveau, encore et encore, jusqu'à être trempé de sang, du sang qui lui éclaboussait et le visage et l'intérieur de la bouche, du sang qui lui traversait le cerveau, son âme entière baignée du rouge vif de l'amante : ce rouge vif des fleurs qu'il enverrait demain a l'amour de sa vie.
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TwiTwiTwiTwi09 juillet 2012
Tom l'attendait à l'extérieur de la maison, les jambes ancrées sur l'allée conduisant au trottoir. Quand il vit Lloyd, il se mit à rire et ouvrit la bouche pour parler. Lloyd ne lui en laissa pas le temps. Il sortir un .45 automatique de sa ceinture et le plaça sur le front de Tom. Tom commença à trembler et Lloyd lui dit tout doucement : " Si jamais tu dis encore négro, coco ou boche ou si jamais tu emploies cette merde pour ma parler, je te tuerai". Le visage rougeaud pâlit, Lloyd sourit et s'en retourna vers les restes fracassés de sa propre innocence.
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Videos de James Ellroy (65) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de James Ellroy
http://pifpafpoum.com/ L' émission délirante de la bande dessinée Au sommaire du TOME 2 SAISON 3: itw de JAMES ELLROY Le Dahlia noir (Casterman/Rivages) Tyler Cross T2 (Dargaud) Sherlock Holmes (Soleil)
et la rubrique OKAY (On Kiffe Aussi Yeah) : Varto (Steinkis) Les Campbell (Dupuis) le chevalier à la licorne (Soleil) Nungesser (Casterman) Capitaine perdu (Glenat)
autres livres classés : romans policiers et polarsVoir plus
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