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> Freddy Michalski (Traducteur)

ISBN : 2743615877
Éditeur : Payot et Rivages (2006)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.96/5 (sur 623 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le 15 janvier 1947, la police de Los Angeles trouve sur un terrain vague le cadavre nu d'une femme de 22 ans, Betty Short. Le corps est sectionné en deux au niveau de la taille, vidé de ses organes et de son sang, il présente de nombreuses lacération... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Hahasiah, le 19 avril 2012

    Hahasiah
    J'ignore si je dois maudire ou remercier Ellroy pour toutes ces nuits blanches passées en compagnie du Dahlia Noir...
    Cela faisait longtemps que je n'avais été happée à ce point par un roman préférant délaisser des lectures secondaires pour mieux me consacrer à celle-ci. Lire Ellroy, c'est la promesse d'une rencontre avec la noirceur, avec une écriture incisive, percutante et sans fioritures. Le Dahlia Noir est un de ces livres qui bouleverse et conditionne votre vie de lecteur.
    Je ne vais pas ici résumer, en quelques mots, l'histoire car je préfère laisser au futur lecteur le bénéfice de la découverte. Je dirai seulement à ce sujet que l'action se déroule à l'aube des années 50 et qu'il y est question d'une enquête autour du crime atroce d'une jeune femme surnommée Le Dahlia Noir en raison de son penchant pour les vêtements noirs.
    Ce qui rend, selon moi, ce roman exceptionnel est que James Ellroy réussit à doter ses personnages d'une grande profondeur qui s'étoffe au fur et à mesure que l'on progresse dans l'histoire. La force d'Ellroy réside dans sa capacité à rendre ces personnages fictifs terriblement réalistes et crédibles à travers l'évocation de leurs failles et de leurs faiblesses. Ainsi, chacun d'entre eux traîne dans son sillage les souvenirs pesants d'un passé douloureux qui refait surface et conditionne le présent. Cependant, Ellroy ne tombe jamais dans le « pathos » ou dans le stéréotype manichéen « gentils contre méchants ». Chez Ellroy, les policiers ne sont pas toujours infaillibles et les agressés pas toujours d'innocentes victimes. Il mène habilement le lecteur dans les méandres de son histoire par un jeu de personnalités duelles. le lecteur est déconcerté par la maestria de l'auteur, soumis aux affres de l'attente du dénouement car les hypothèses formulées, quant à la résolution de l'enquête, sont soigneusement réfutées une à une tandis que l'histoire se déroule. Peu à peu, celui que l'on croyait « agneau » se révèle « loup » au fil des pages.
    Que ce soit à travers l'évocation du passé des protagonistes principaux ou dans les scènes de crimes, son écriture semble « millimétrée ». le talent d'Ellroy consiste à toucher le lecteur en allant à l'essentiel.
    Je considère cette lecture comme une des plus marquantes qu'il m'ait été donnée de connaître. Je l'inscris donc au rang des œuvres les plus percutantes telles, entre autres, Les noces barbares de Yann Quéffelec ou encore L'orange mécanique de Anthony Burgess.
    Le Dahlia Noir n'est pas le dernier Ellroy a passé entre mes mains...Ce fut une rencontre, comme il y en a peu, dont la noirceur, j'en suis certaine, obombrera pendant longtemps mes lectures à venir.
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    • Livres 5.00/5
    Par Ellen-R, le 19 février 2013

    Ellen-R
    Le Dahlia Noir est certainement le cas typique du roman pour lequel la connaissance du contexte propre à l'auteur a une importance primordiale.
    Le Dahlia Noir a en effet existé, une histoire tout ce qu'il y a de plus sordide. En Janvier 1947, Elisabeth Short, surnommée comme tel en raison des tenues noires qu'elle affectionnait, est retrouvée assassinée dans un terrain vague, coupée en deux, défigurée, violée… (j'en passe, et des meilleures! [merci au lecteur jeranjou au passage pour l'expression]). Ce meurtre mettra le LAPD (le Département de Police de Los Angeles) sur les dents et à ce jour n'aurait pas été élucidé.
    Dans l'histoire que nous raconte James Ellroy, deux inspecteurs de police, anciens boxeurs tous deux, Bleichert et Blanchard, sont confrontés au meurtre et à l'enquête. Avec l'insuccès que l'on sait. Or cette configuration n'est pas anodine puisque James Ellroy perdit, enfant, sa mère, assassinée également, un autre Dahlia noir, et j'ai bien cru comprendre qu'il était toujours en quête d'une réponse. D'un pourquoi ? D'un qui ?
    Vue sous cet angle, l'affaire du Dahlia noir n'est plus une simple histoire tirée d'un fait réel. C'est brûlant, c'est l'intime mis à nu dans une tentative d'exorcisme.
    Le L.A. noir des années 40 – 50 est saisissant de brutalité, de sauvagerie, de crudité et cela va bien à la plume de James Ellroy. Après… l'histoire… Je ne vais pas la raconter quand même ! Il y a un paquet de pages qui vous attendent pour vous transporter sur leurs lignes. Le Dahlia Noir, c'est sans conteste l'œuvre majeure de James Ellroy et James Ellroy étant un auteur important du roman noir, ça fait de ce roman une référence absolue de ce genre.
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    • Livres 4.00/5
    Par Cera1volta, le 02 octobre 2012

    Cera1volta
    Amis, amour, à mort...
    "Pour moi, elle était le centre de l'enquête criminelle la plus énigmatique que le service ait jamais connue. C'était elle qui avait brisé la plupart des vies qui m'étaient proches, c'était elle cette énigme faite femme dont je voulais tout découvrir. C'était là mon but ultime, enfoui si profond que je le sentais ancré dans ma chair."
    Le Dahlia Noir n'est pas sorti tout droit de l'imagination de James Ellroy, il s'est inspiré du meurtre sauvage d'Elizabeth Ann Short, jeune femme de 22 ans retrouvée mutilée (je passe les détails) dans un terrain vague de L.A en 1947. Ce fait divers a bouleversé les Etats-Unis, a fait la une des tabloïds et est à ce jour toujours irrésolu. Le Dahlia Noir c'est aussi un roman thérapie pour son auteur dont la mère a subi le même sort que "Betty" Short, alias Le Dahlia noir.
    Lentement, minutieusement, Ellroy introduit ses personnages : Bucky Bleichert, Lee Blanchard pour commencer. 2 jeunes flics réputés pour leur carrière de boxeurs, frères "ennemis", simples coéquipiers de la L.A.P.D. puis amis à la vie à la mort. Deux hommes qui traînent leurs fantômes, un père allemand et une mère morte à l'asile pour l'un ; une jeune soeur kidnappée et assassinée pour l'autre. Entre les 2 une femme, Kay qui vient apporter la touche de romance nécessaire à ce polar si noir. Triangle amoureux harmonieux, brisé, remanié...
    Parenthèse de cette première partie : le match de boxe entre Bleichert et Blanchard, j'ai adoré. La narration était parfaite, le combat nous est donné à lire comme sous le micro d'un commentateur sportif. Un sens du détail percutant comme les poings des deux boxeurs. Ce match est par ailleurs ce qui liera à jamais nos deux hommes.
    La suite du roman nous place au coeur du meurtre le plus sordide qui soit donné à voir. Ames sensibles ou estomacs fragiles s'abstenir, la scène du crime est effroyable, peinte de la manière la plus crue qu'il soit, rien n'est épargné au lecteur. L'enquête qui s'en suit nous plonge elle, dans un milieu glauque à l'extrême, dérangeant, où la corruption à cours, où la violence et le racisme ne sont même pas masqués, où la débauche, les perversions sexuelles et les âmes perdues se mêlent. Une enquête qui ne laissera personne indemne.
    A aucun moment on ne soupçonne ce qui arrive, on est régulièrement laissé sur le c..., parfois dubitatif, parfois bouleversé, parfois choqué.
    Ellroy a voulu un dénouement à ce crime sordide, il lui était probablement nécessaire afin de faire le deuil du meurtre irrésolu de sa mère...
    Le Dahlia Noir est un roman fascinant, obsédant. Il puise sa force dans une écriture réaliste, une peinture sans concession d'une société dépravée dont la noirceur et le désespoir nous saisissent à la gorge. On comprend mieux pourquoi cette enquête a tenu l'Amérique en haleine...
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 15 janvier 2009

    annie
    Le 15 janvier 1947, dans un terrain vague de Los Angeles, est découvert le corps nu et mutilé, sectionné en deux au niveau de la taille, d'une jeune fille de vingt-deux ans : Betty Short, surnommée " Le Dahlia Noir " par un reporter, à cause de son penchant à se vêtir totalement en noir.
    *
    Le meurtre est resté l'une des énigmes les plus célèbres des annales du crime en Amérique.
    *****
    James Ellroy né à Los Angeles en 1948
    *
    Marqué par l'assassinat de sa mère, James Ellroy précise qu'il n'a pas eu le choix: le roman noir était la seule littérature possible pour s'exprimer.
    *
    Puiser dans son expérience, dégager sa propre angoisse à travers ses personnages tous plus solitaires et vengeurs les uns que les autres. La ville est l'autre élément essentiel: Los Angeles, là où il vécut, où sa mère est morte comme Le Dahlia Noir, la jeune Elizabeth Short.
    *
    Il en fait le coeur de ses histoires, Hollywood en ligne de mire, le mythe américain avec ses anges et ses démons, ceux du cinéma comme de la politique.
    *
    Son écriture est celle d'un styliste, d'un inventeur de mots, de phrases, de métaphores, d'une musique qui peut être celle du jazz, tour à tour syncopée, obsessionnelle, diarrhéique et tendue.
    *
    S'il utilise l'argot, il en respecte l'époque. Obsédé par la précision historique, il déniche l'expression adéquate.
    *
    Ses personnages, de Lloyd Hopkins à Dudley Smith, sont souvent des monstres lucides, des hommes seuls sur le chemin de la perdition. Les flics brisés de Los Angeles, les crapules du LAPD, les tueurs cliniques, les politiciens véreux prennent toute la place.
    *
    Entre réalisme social et analyse très subjective, Ellroy donne la vision d'un monde sans espoir jusqu'à la nausée où la pègre domine, la corruption des politiques comme la perversion des gangsters. Et au milieu, le sexe et l'histoire des sixties dans une narration à plusieurs voix.
    *
    Documentation précise et innombrable, synopsis de plus de 200 pages pour construire le squelette du roman sont la base de travail d'Ellroy qui détaille toute son histoire avant de l'écrire. Pas de place pour l'improvisation chez lui sinon dans l'écriture sans cesse inventive et dans la subjectivité des personnages. C.F.
    *
    *A lire: L.A. Confidential (Rivages Noir)
    *
    biographie :
    "James Ellroy, de son vrai nom Lee Earle Ellroy, (né le 4 mars 1948 à Los Angeles en Californie) est un écrivain de polars américain,d'un père comptable de 50 ans et d'une mère infirmière d'origine allemande. *
    Ses parents divorcent six ans plus tard. Sa mère obtient la garde du petit. Celui-ci a dix ans, lorsque sa famille emménage dans un quartier populaire de Los Angeles.
    *
    James est déjà un lecteur fervent de littérature policière.
    *
    Jean Ellroy, sa mère, est assassinée le 22 juin 1958.
    *
    L'assassin ne sera jamais arrêté.
    James est confié à un père bienveillant, mais Ellroy est livré à lui-même.
    Il sombrera peu à peu dans la délinquance.
    *
    Il fait la connaissance de Randy Rice en 1961.
    Ils sont deux petits voyous qui feront les quatre cents coups, partageant leur goût pour les filles et les romans noirs.
    *
    James Ellroy se fait renvoyer du collège.
    Son père, dont la santé se dégrade, oblige Ellroy à s'engager dans l'armée.
    Ce qu'il fait à contre coeur en 1965.
    Le père succombera rapidement d'une crise cardiaque.
    Sa mort marque le début d'une lente descente aux enfers.
    Ellroy se fait réformer de l'armée, il retrouve son ami Randy et sombre avec lui dans la consommation d'alcool et de drogue.
    *
    Ellroy vit plus de dix ans sans domicile, de petits boulots, de larcins, dormant dans les parcs, s'introduisant chez les gens, moins pour cambrioler (il vole des sous-vêtements, de l'alcool, de l'herbe, des cartes de crédit), que pour ressentir le grand frisson, déclarera-t-il plus tard.
    *
    En 1975, un abcès au poumon le fait renoncer aux abus de toxiques.
    Il brise le cercle infernal dans lequel il s'est enfermé.
    Il devient caddie de golf à Los Angeles et commence une vie plus rangée.
    *
    En 1978, il s'inspire de son expérience de caddie pour poser la trame de fond d'un premier roman : Brown's requiem, publié en 1981.
    Il poursuit avec Clandestin (1982),
    puis livre sa série des « Lloyd Hopkins » (1984 - 1986), qu'il clôt avant terme, ne publiant que trois livres sur cinq prévus initialement.
    *
    Il publie ensuite Un tueur sur la route qui est le récit à la première personne du parcours d'un "serial killer".
    Cet ouvrage est devenu une des références majeures des écoles de formation de policiers tant il décrit avec précision la psychologie de la majeure partie des tueurs en série.
    *
    Il se lance après dans l'écriture du livre qui lui fera connaître la célébrité : Le Dahlia Noir, qui est une oeuvre de fiction basée sur une histoire vraie légendaire du Los Angeles des années quarante, à savoir le meurtre le plus sanglant et le plus sadique qu'ait connu la ville ; meurtre d'une jeune starlette , Elizabeth Short, qui a été surnommée Le Dahlia Noir par la presse et qui n'a jamais été résolu.
    *
    James Ellroy semble avoir utilisé cette histoire pour commencer à exorciser le souvenir du meurtre de sa propre mère qui a eu lieu environ 10 ans après Le Dahlia Noir.
    Il écrira à la suite trois autres romans ayant pour cadre la ville de Los Angeles dans les années 1940-1950 et pour thème le crime et la corruption.
    Il s'agit de : Le Grand Nulle Part , L.A. Confidential et White jazz'.
    *
    Toujours obsédé par l'histoire de sa mère il va tenter de résoudre, près de 40 ans après les faits, le meurtre de sa mère avec l'aide d'un policier de L.A. à la retraite (Bill Stoner).
    Ce sera l'occasion pour lui de retracer le parcours de sa mère depuis son enfance à elle et de se réconcilier avec elle et donc avec une part de lui même.
    *
    Il en écrira le récit dans un livre autobiographique : Ma part d'ombre.
    Il se présente comme un ermite vivant en vase clos pour éviter que l'univers de ses romans, qui se passent dans les années 1940 à 1970, soit perturbé par le monde contemporain .
    *
    James Ellroy est à présent l'un des auteurs de roman noir américains les plus populaires. Il a publié plus de quinze romans en vingt ans."-
    http://www.bedetheque.com/auteur-9645-BD-Ellroy-James.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Darkcook, le 02 décembre 2012

    Darkcook
    C'est avec lui que j'ai découvert Ellroy, y a plus de deux ans, lors d'un cours sur le polar... Beaucoup de choses me plaisaient, qui me donnaient envie de poursuivre avec l'auteur, et d'autres, propres à ce roman, me frustraient. Je me retrouve dans la passion d'Ellroy pour les femmes, mais sur ce roman-ci, je ne sais pas, l'obsession pour le Dahlia était un refrain qui n'a pas su me retenir aussi longtemps sans me lasser. Bucky Bleichert était loin d'être aussi réussi et pathétique que Lee Blanchard (lui, pour le coup, m'avait réellement séduit, je ne voulais voir que des personnages comme ça chez Ellroy, et je n'allais pas être déçu par la suite)... C'est vraiment une question de goût, et surtout que tous les ingrédients du roman, la famille dysfonctionnelle, le monstre hugolien (ici Georgie), le meurtre horrible, etc... Toutes ses composantes, chères à Ellroy, sont bien plus réussies dans le Grand Nulle Part, L.A. Confidential et White jazz.
    Ce roman a beau être très célèbre pour l'affaire, pour ses retombées sur la carrière et la popularité de l'auteur, parce qu'il marque le début de sa plus fameuse et connue saga... Il n'en reste pas un de ses moins bons (mais par rapport à d'autres auteurs, tout est relatif, Ellroy a une telle maîtrise que ses moins bonnes oeuvres restent les moins bonnes, pas les plus mauvaises) Les autres sont tellement meilleures!! Si celui-là vous a rebuté, lisez le Grand Nulle Part!!
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Citations et extraits

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  • Par Hahasiah, le 11 avril 2012

    Une commère hirsute à l’haleine empestant le sherry tendit un crucifix en plastique et me demanda si cela aiderait à éloigner le loup-garou sadique ; un vieux poivrot en caleçon, maillot de corps et col de pasteur, me dit que la morte était un sacrifice de Dieu parce que Leimert Park avait voté Démocrate aux Législatives de 46. Un petit garçon me montra une photo de cinéma de Lon Chaney Jr dans le rôle de l’Homme-Loup et me déclara que le terrain vague entre la 39e et Norton était l’aire de lancement de sa fusée spatiale; un de mes supporters me reconnut après mon combat avec Blanchard et me demanda un autographe avant de me déclarer, de but en blanc, très sérieux, que le tueur, c’était le chien basset du voisin, et me demanda si ça ne me dérangeait pas d’abattrez cette petite chiure. Autant les « non » sérieux que j’obtenais étaient ennuyeux, autant je m’amusais de l’originalité des réponses des fêlés, et je commençai bientôt à me sentir comme le seul être sain d’esprit pris dans une routine comique et monstrueuse.
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  • Par cr261169, le 04 mai 2012

    La découverte du corps d'Elisabeth "Betty" Short: C'était une jeune fille dont le corps nu et mutilé avait été sectionné en deux au niveau de la taille. La moitié inférieure gisait dans les mauvaises herbes à quelques mètres du haut, jambes grandes ouvertes. Sur la cuisse gauche, on avait découpé une large portion de chair et de la taille tranchée au sommet de la toison pubienne courait une entaille longue et ouverte. Les deux lèvres de peau étaient retroussées: il ne restait rien dans la plaie béante. La moitié supérieure était pire: les seins étaient parsemés de brûlures de cigarettes, celui de droite pendait sectionné, rattaché au torse par quelques lambeaux de peau; celui de gauche était lacéré autour du téton. Les coupures s'enfonçaient jusqu'à l'os, mais le plus atroce de tout, c'était le visage de la fille. C'était un énorme hématome violacé, le nez écrasé, enfoncé profondément dans la cavité faciale, la bouche ouverte d'une oreille à l'autre en une plaie de sourire qui vous grimaçait à la figure comme si elle voulait en quelque sorte tourner en dérision toutes les brutalités infligées au corps. Je sus que ce sourire me suivrait toujours et que je l'emporterais dans la tombe.
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  • Par Spilett, le 09 février 2010

    C'était l'aube. Je sortis sur le perron et ramassai l'édition du matin du Hérald. Au-dessus d'un portrait d'Elisabeth Short, au beau milieu de la page, le titre du jour était: "Le meurtre sadique: on recherche les petits amis." Le portrait portait en légende: "Le Dahlia Noir", suivi de: "La police enquête aujourd'hui sur la vie amoureuse d'Elisabeth Short, 22 ans, victime du loup-garou sadique dont les aventures avaient transformé selon des amis une innocente jeune fille en délinquante folle de son corps, toujours vêtue de noir, et répondant au surnom de "Dahlia Noir".
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  • Par Hahasiah, le 19 avril 2012


    Il se tortilla sur la chaise, sa chevelure plaquée et brillantinée lui retomba sur le front et il se mit à rire. D’un rire un peu fou, de ce rire qui trancha dans la douleur avant de la rendre encore plus forte.

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  • Par Hahasiah, le 19 avril 2012

    Ce n’était plus le vulgaire policier et la traînée pleine de fric. C’était nous, ensemble, les corps arqués qui changeaient, qui bougeaient, durs et tendus, avec toutes les heures de la terre devant eux.

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