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Freddy Michalski (Traducteur)
ISBN : 2743615877
Éditeur : Payot et Rivages (2006)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.04/5 (sur 1448 notes)
Résumé :
Le 15 janvier 1947, la police de Los Angeles trouve sur un terrain vague le cadavre nu d'une femme de 22 ans, Betty Short.
Le corps est sectionné en deux au niveau de la taille, vidé de ses organes et de son sang, il présente de nombreuses lacérations et brûlures, notamment aux seins, et la bouche a été ouverte d'une oreille à l'autre.
La police met toutes ses forces sur ce meurtre qui, à cause de la tendance de la victime à se vêtir de noir, devient ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (137) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
Gwen2121 octobre 2013
  • Livres 4.00/5
Une plongée dans les eaux troubles et profondes de la Californie des années post-Seconde Guerre mondiale qui ne peut pas laisser le lecteur de marbre.
Un univers violent, dur et cru parfaitement recréé par Ellroy à tel point qu'on oublierait presque qu'il n'en est pas le contemporain mais seulement le conteur. Un univers dominé par le mâle blanc, le flic tout-puissant qui vacille constamment tel un ivrogne entre pègre et conscience du devoir.
J'ai été favorablement impressionnée par l'écriture d'Ellroy même s'il a commencé par me faire craindre le pire par ses presque 100 pages d'introduction avec pour décor la boxe, si populaire à cette époque et si hermétique pour moi. Cependant, j'ai bien fait de patienter car, rétrospectivement, il est évident que sans cette mise en condition, sans cette plongée dans le temps et l'espace, la suite du polar n'aurait évidemment pas eu le même impact.
J'ai été saisie par la noirceur de l'intrigue aux rebondissements quasi incessants. La complexité psychologique des personnages est telle qu'elle semble mener inéluctablement la plupart des protagonistes vers la folie et fait soupçonner au lecteur une tendance à la schizophrénie généralisée.
Pourtant, malgré les méandres de l'Affaire, l'auteur ne perd jamais pied, ne cède jamais à la facilité et s'impose une rigueur qui accroît la crédibilité de son récit jusqu'au dénouement. Sachant que l'action de ce très bon polar s'étale sur 4 ans sans temps morts, je vois là une marque indéniable de talent.
Pour le lecteur, difficile de véritablement s'attacher au personnage principal, Dwight Bleichert qui lui-même n'arrive à s'attacher qu'aux fantômes et aux fantasmes, délaissant la réalité. Brutal, magouilleur et menteur, il parvient cependant à susciter la compréhension voire la compassion de celui qui écoute sa longue narration et est témoin de sa ténacité comme de ses errements.
Un bon polar, bien glauque, bien prenant, qui ne cherche pas à créer la surprise et l'éclat mais qui construit patiemment son suspense pour un résultat très efficace.

Challenge ABC 2012 - 2013
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Coriolis
Coriolis19 janvier 2016
  • Livres 5.00/5
Désarticulée, telle une poupée abandonnée, elle s'offre une dernière fois au regard des passants. Ses longs pétales étiolés, gisent au milieu d'un terrain vague et leur parfum sulfureux s'évanouit lentement dans l'air vicié. le dahlia noir s'est fané. Sombre et fragile, froide et brûlante telle était Elisabeth Short dont le surnom floral et mystérieux résonne encore dans la Los Angeles interlope. Aujourd'hui, son cadavre mutilé n'a plus rien à voir avec la jeune femme qu'elle a été. La fleur n'est plus qu'un souvenir lointain. Dwight Bleicheirt et Leeland Blanchard , tous deux membres du LAPD, vont mener l'enquête et plonger au coeur d'une affaire qui les entraînera malgré eux au-delà de l'imaginable, dans les affres de la cité des anges. Bien plus qu'un polar, le Dahlia Noir est une peinture d'une noirceur inégalée sur l'Amérique des années 50. Dans une ville où corruption, racisme, violence, prostitution et règlements de compte font partie du lot quotidien, les deux enquêteurs partent sur les traces d'une jeune femme au passé trouble, un dahlia aux senteurs éthérées.
On ne peut appréhender l'oeuvre d'Ellroy sans avoir une infime connaissance des États-Unis des années 1940 à fin des années 60, périodes de troubles, de suspicions et de sombres affaires. le Dahlia noir, histoire qui tire sa quintessence d'un fait réel, appartient à ce sombre passé. Un meurtre qui prend aux tripes le lecteur, comme le souvenir obsessionnel de la mère de l'écrivain, victime d'une disparition effroyable.
Le roman débute par un magistral match de boxe. Une entrée en matière lourde de symboles. Ainsi, au fil des pages, le lecteur n'en finit pas d'être sonné par l'écriture si incisive du Maître Ellroy. D'une précision rare, elle met en exergue une histoire où Dualité et Luxure sont reines. Effeuillant un à un les pétales de ce mystérieux dahlia noir au fil des pages, le lecteur s'enlise dans les méandres de l'oeuvre maîtresse de l'écrivain. Dans cette société corrompue et lascive à l'image de cette fleur resplendissante que fut Elisabeth Short, Ellroy cherche un moyen pour soulager ses maux. Ainsi, il tentera de guérir par l'écriture les plaies douloureuses liées au meurtre de sa mère. Deux femmes, deux meurtres inexpliqués, deux histoires et deux obsessions qui le hantent et le hanteront longtemps. Portée par des personnages d'un réalisme saisissant et écorchés vifs pour la plupart,cette oeuvre est indubitablement un des plus grands polars jamais écrits. Ellroy livre ici un roman fouillé à l'extrême pour évoquer un contexte historique des plus réalistes. Chaque phrase est travaillée, ciselée jusqu'à n'en garder que la sonorité la plus pure. Chaque mot est réfléchi et pesant. Chaque évocation du Los Angeles d'antan succède à de longues recherches. le Dahlia Noir, ce n'est pas un grand roman noir, c'est LE grand roman noir. 



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darkmoon
darkmoon06 juillet 2013
  • Livres 4.00/5
Choc, tragique, brillant… du pur James Ellroy !
L'histoire se passe à Hollywood en 1947, on suit un policier qui va monter en grade et qui va être confronté à un meurtre horrible qu'il va devoir élucider avec son collègue dont il va découvrir les secret à mesure que l'enquête s'élucide.
La description est brillante, tout en finesse et en suspense. J'ai rarement lu un roman qui tienne autant de rebondissement. Il relate donc l'histoire épouvantable d'une jeune actrice coupée en deux avec l'intérieur vidé et un visage défiguré au niveau de la bouche, le but du livre consistant à découvrir celui qui a commis ce crime ignoble et répugnant. James Ellroy montre une ambiance chez les policiers de l'époque qui est loin de se montrer sereine, les chefs voulant des résultats et les inspecteurs condamnés à trouver les coupables. Mais si tout cela était si simple. Parfois, on pense avoir découvert le criminel, puis des nouveaux éléments apparaissent ... On s'y perd, on tente de comprendre ce qui a bien pu pousser quelqu'un à assassiner une personne telle que la sublime Betty Short. C'est un meurtre hors du commun, son meurtrier la détestait, manifestement, pour avoir fait subir à sa dépouille de pareilles atrocités.
le lecteur se sent parfois mal à l'aise de comprendre certaines choses, parfois complice d'un personnage trop suspect, parfois il lui semble que lui aussi il aurait perdu ses moyens, serait devenu fou, comme la plupart des personnages, rattrapés par leur sombre passé. L'histoire nous fascine tout autant à l'extérieur qu'à l'intérieur du roman. le peu d'élément qu'a la police et les personnages qui tombent un à un (soit dans la folie, soit assassinés) ne fait qu'accroître le sentiment de malédiction autour de l'affaire du Dahlia Noir. L'ambiance, sombre et mystérieuse, nous plonge plus profond encore dans cette terrible histoire, le rythme est très soutenu ...
Au menu de ce polar brillant et noir: fusillades, meurtres à l'arme blanche, tromperies, trahisons, enquête compliquée, bref le roman de James Ellroy, extrêmement rythmé, ne peut qu'accrocher le lecteur à sa chaise qui doit vraiment attendre le dénouement pour découvrir les mobiles et les responsables de ce meurtre sadique.
Un livre en tous points réussi pour son intensité, ses rebondissements et ses qualités scénaristiques.
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michemuche
michemuche24 mars 2014
  • Livres 4.00/5
Janvier 1947 Los Angeles.
Une fille découverte sur un terrain vague ,assassinée, mutilée....
On rentre dans ce roman comme sur un ring de boxe.
La rencontre de Blanchard et Bleichert sur ce ring va sceller leurs amitiés à grand coup de poing.
James Ellroy nous fait découvrir un Los Angeles gangréné par la pègre, la prostitution, ces flics véreux bref toute la faune représentative des bas-fonds de la cité des anges.
L'enquête piétine ; Premier rebondissement la disparition de Lee Blanchard va propulser Bucky Bleichert dans une série de choix pas toujours heureux.
A partir de ce moment on plonge dans le côté obscur de ce policier, son mariage raté, son obsession pour Betty Short alias le " Dalhia noir".
Son enquête va l'emmener à la limite de la folie.
James Ellroy va nous embarquer dans une série de fausses pistes. Je n'en dirais pas plus.
Seul bémol dans ce roman coup de poing c'est la violence parfois insoutenable, ces mots crus.
Quand on connait la biographie de cet écrivain, la mort de sa mère assassinée alors qu'il avait dix ans, l'impuissance de la police à retrouver le meurtrier.
Ce livre est une sorte de psychanalyse, d'exorcisme comme on peut le lire en quatrième de couverture, on ne peut que lui pardonner.
Bonne lecture à tous.
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CorinneCo
CorinneCo24 janvier 2014
  • Livres 4.00/5
"Où es-tu James ?" - depuis quinze minutes je suis là, à vouloir commencer cette écriture sur le Dahlia noir, et il n'y a que cette phrase qui arrive. James Ellroy a longtemps couru après le fantôme de sa mère. Il veut la sauver, il veut toutes les sauver, toutes les femmes et je pense vraiment les hommes aussi, ce qui serait en adéquation avec sa croyance exacerbée. Ellroy écrit avec ses nerfs (qu'il a eu ma foi un peu détraqués parfois....) C'est un shaker vigoureusement agité. Des montagnes russes qui peuvent parfois donner la nausée. Femme assassinée, femme bafouée, femme vilipendée, femme trahie, femme pervertie, femme serpent, James Ellroy en grand amoureux et grand enfant mal grandi, les fait toutes revivre, les décrit toutes au fil de ses livres. Et les hommes dans tout ça ? Ils sont à son image, à l'image de son père, à l'image de son histoire, et de ses rencontres : désorientés, démunis, trahis, abjects, esseulés, inconscients, fraternels, pathétiquement fragiles, et furieusement aimants. Dans tous ses livres, j'ai trouvé certains de ses personnages odieux (mais c'est très bien ainsi) et l'homme public Ellroy peut être exaspérant. Toutes les vilénies de l'âme humaine pèsent leur poids avec lui. C'est plus un grand coup de pied au cul qu'un crachat à la figure avec James Ellroy. Qui a tué Elisabeth Short ? Steve Hodel, après avoir mené de nombreuses investigations est persuadé que c'est son père. Soit. Ellroy mêle fiction et réalité, la frontière est étanche. La famille Sprague engendre sa propre perversité et sa propre chute. Bleichert implose. Blanchard et Bleichert, frères d'armes, frères de sang, frères siamois. Kay Lake, la femme qui a été sauvée, qui se croit sauvée... Hollywood, les flics, la pègre, l'argent, la morale, le vice, la violence, l'amitié, l'amour, le fantôme noir du Dahlia imprime sa marque partout. Elisabeth Short est partout et nulle part. C'est un mythe, un fantasme, une icône.
"Baby alone in Babylone
noyée sous les flots
de lumière
de poussières
d'étoiles éphémères
tu rêves d'éternité"

Extrait de "Mémoire" d'Arthur Rimbaud
"...l'ébat des anges ; - Non... le courant d'or en marche,
meut ses bras, noirs, et lourds, et frais surtout, d'herbe. Elle
sombre, ayant le Ciel bleu pour ciel-de-lit, appelle
pour rideaux l'ombre de la colline et de l'arche..."
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Citations & extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka10 avril 2016
Les Hilliker
Le cinéma accapare la culture à bien plus vaste échelle que les livres et de façon bien plus immédiate. Il progresse au pas de charge à coups d’annonces publicitaires anticipées en saturant les écrans. Le roman qui est ma carte de visite est devenu aujourd’hui un film d’exception destiné à une grande diffusion… Il est aussi possible que cette postface ait beaucoup plus de lecteurs que je n’en ai eus à ce jour pour tous mes autres livres. L’occasion m’est ainsi offerte d’une mise au point essentielle, sans compromis. Et c’est avec reconnaissance que je la mettrai à profit dans les lignes qui suivent. Le Dahlia Noir, le film comme le roman, ne saurait exister sans l’histoire personnelle qui me lie inextricablement à deux femmes sauvagement assassinées à onze années d’intervalle.
P.493
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cr261169cr26116904 mai 2012
La découverte du corps d'Elisabeth "Betty" Short: C'était une jeune fille dont le corps nu et mutilé avait été sectionné en deux au niveau de la taille. La moitié inférieure gisait dans les mauvaises herbes à quelques mètres du haut, jambes grandes ouvertes. Sur la cuisse gauche, on avait découpé une large portion de chair et de la taille tranchée au sommet de la toison pubienne courait une entaille longue et ouverte. Les deux lèvres de peau étaient retroussées: il ne restait rien dans la plaie béante. La moitié supérieure était pire: les seins étaient parsemés de brûlures de cigarettes, celui de droite pendait sectionné, rattaché au torse par quelques lambeaux de peau; celui de gauche était lacéré autour du téton. Les coupures s'enfonçaient jusqu'à l'os, mais le plus atroce de tout, c'était le visage de la fille. C'était un énorme hématome violacé, le nez écrasé, enfoncé profondément dans la cavité faciale, la bouche ouverte d'une oreille à l'autre en une plaie de sourire qui vous grimaçait à la figure comme si elle voulait en quelque sorte tourner en dérision toutes les brutalités infligées au corps. Je sus que ce sourire me suivrait toujours et que je l'emporterais dans la tombe.
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DominiqueTerrierDominiqueTerrier20 mai 2013
La lumière de l’extérieur me guida jusqu’à un interrupteur mural ; j’allumai, vis une pièce vide striée de toiles d’araignées, allai jusqu’au perron et fermai la porte de l’extérieur. Les rideaux opaques retenaient jusqu’à la plus petite parcelle de lumière. Je retournai dans la maison, fermai la porte et enfonçai des éclats de bois dans la serrure pour en bloquer le fonctionnement.
L’accès par la façade rendu impossible, j’allai à l’arrière de la maison. Une odeur nauséabonde de pharmacie s’échappait d’une pièce jouxtant la cuisine. J’ouvris la porte du bout du pied et tâtonnai sur le mur à la recherche d’un interrupteur. J’en trouvai un ; la lumière crue m’aveugla. Puis mes yeux s’accoutumèrent et je reconnus l’odeur : formaldéhyde.
Les murs étaient recouverts d’étagères sur lesquelles s’alignaient des bocaux contenant des organes conservés ; sur le sol était étendu un matelas que recouvrait à moitié une couverture de l’armée. Un scalp de cheveux roux ainsi que deux carnets étaient posés dessus. Je pris une inspiration difficile et m’obligeai à tout regarder.
Des cervelles, des yeux, des cœurs, des intestins flottant dans un liquide ; une main de femme, l’alliance encore passée au doigt ; des ovaires, des agglomérats de viscères difformes.
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Gwen21Gwen2118 octobre 2013
- Vous êtes en train de nous dire que votre fille, c'était une raclure ? dit Lee.
Short haussa les épaules.
- J'ai cinq filles. Un mauvais numéro sur cinq, c'est pas si mal.
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DominiqueTerrierDominiqueTerrier28 octobre 2013
Adversaires, puis coéquipiers et enfin amis. Kay était inséparable de l’amitié : elle ne venait jamais se mettre entre nous mais elle emplissait nos deux vies, hors des heures de travail, avec grâce et style. 
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Videos de James Ellroy (65) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de James Ellroy
http://pifpafpoum.com/ L' émission délirante de la bande dessinée Au sommaire du TOME 2 SAISON 3: itw de JAMES ELLROY Le Dahlia noir (Casterman/Rivages) Tyler Cross T2 (Dargaud) Sherlock Holmes (Soleil)
et la rubrique OKAY (On Kiffe Aussi Yeah) : Varto (Steinkis) Les Campbell (Dupuis) le chevalier à la licorne (Soleil) Nungesser (Casterman) Capitaine perdu (Glenat)
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