> Freddy Michalski (Traducteur)

ISBN : 286930448X
Éditeur : Rivages (1991)


Note moyenne : 4.26/5 (sur 57 notes) Ajouter à mes livres
" Il existe une dynamique dans la mise en œuvre de l'horreur : servez la garnie d'hyperboles fleuries, et la distance s'installe même si la terreur est présente, puis branchez tous les feux du cliché littéral ou figuratif, et vous ferez naître un sentiment de gratitude ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 01 janvier 2008

    Woland
    L'univers d'Ellroy est noir, noir, noir ... et pourtant, l'on ferme toujours ses livres en regrettant d'en être déjà à la dernière page.
    C'est ce que j'ai pensé en achevant "Un tueur sur la route" qui nous conte, dans un style moins "cogneur" que celui du "Grand Nulle Part", le parcours d'un tueur en série américain nommé Martin Plumkett. Pour être plus exacte, c'est Martin lui-même qui se met en scène. Il vient d'être capturé et, à l'exception d'une déclaration faite devant le tribunal, il se refuse à expliquer quoi que ce soit autrement que par écrit. Aussi entreprend-il dans sa cellule de rédiger son histoire.
    L'histoire d'un enfant vraisemblablement surdoué mais privé d'amour dès sa jeunesse et qui ne s'en remettra pas. L'histoire d'un homme qui sait que ses pulsions violentes sont dûes à un accident survenu dans son enfance mais qu'il ne pourra se rappeler qu'à l'extrême fin du roman. Une histoire où les frustrations sexuelles et la déresponsabilisation des parents pèsent de façon atroce sur la destinée de leur enfant.
    Ellroy, qui a avoué lui-même que, sans l'exorcisme de l'écriture, il aurait persévéré dans la délinquance aggravée, ne cherche pas à défendre son héros. Par la voix de l'enquêteur du FBI qui finit par coincer Plumkett, l'auteur nous rappelle que très peu nombreux sont en fait les enfants privés d'amour dans leur jeunesse et qui finissent dans la peau d'un tueur. du début jusqu'à la fin, Ellroy se veut neutre et réussit d'ailleurs à nous restituer le parcours intérieur de Plumkett, tout en froideur et en non-dits, en non-touchers mêmes. Et c'est bien cet équilibre qui lui permet de nous faire entrevoir ces étincelles d'humanité qui, de temps en temps, scintillent et puis meurent en Martin, nous rappelant au passage qu'il aurait pu connaître une vie bien différente.
    Face à un personnage comme Ross Anderson et, de façon générale, face à l'Américain moyen décrit par Ellroy à grands traits cruels et sarcastiques, Martin Plumkett nous apparaît cependant doté d'une intégrité enviable. Il nous fait peur - les derniers mots qu'il écrit dans son journal sont carrément terrifiants - et en parallèle, il nous touche. Et on le quitte sans avoir réussi à trancher : est-il une incarnation du Mal ou ce Mal lui a-t-il été imposé par une force supérieure, les hasards de la génétique, le comportement de ses parents, la société américaine puritaine ?
    A vous de voir mais c'est un livre qu'on ne regrette pas d'avoir lu. A noter la scène où Plumkett dit son fait à Charles Manson : l'un de ces moments où le lecteur ne peut s'empêcher d'admirer sa vision de la mort.
    Un site excellent sur Ellroy :
    http://www.edark.org/ellroy/french/home1_en.html
    Et une interview d'Ellroy chez Fluctuat :
    http://www.fluctuat.net/livres/interview/ellroy.htm
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    • Livres 5.00/5
    Par eireannyvon, le 06 juin 2008

    eireannyvon
    Une route pavée de mauvaises intentions.
    Retour sur James Ellroy après de longs moments d'oubli. Au moins, une relecture de ses livres de jeunesse. Je pense que pour un lecteur un peu averti, la prose du dit Ellroy s'est fortement dégradée dans ses dernières oeuvres.
    «The sextueur» raconte, du fond de sa cellule dont il sait qu'il ne sortira pas, sa route macabre. Les autorités l'accusent de quatre meurtres, mais pensent que le chiffre le plus vraisemblable est de plus de trente. La série de meurtres s'échelonne sur dix ans, entre 1974 et 1984.
    Lire la suite ici: http://eireann561.canalblog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par brompp, le 22 janvier 2012

    brompp

    Je ne lis pas de polar. Ce livre m'a été offert par un ami qui connait mon intérêt pour la compréhension de l'humain jusqu'aux tréfonds de l'incohérence voir l'abjecte. J'ai été séduite de la base "histoire vraie" et de la narration à la première personne. le processus de structuration de l'esprit du criminel est bien tenu, tout est "cohérent" d'un point de vue psy je trouve.
    Par contre je regrette un peu la fin, où le changement de point de vue nous arrache de la peau du tueur pour devenir témoin d'une autre scène..ce qui nous rappelle qu'il s'agit bien d'une fiction.
    De manière plus général, ce livre se lit sans trop de longueur, je le trouve agréable
    .
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    • Livres 5.00/5
    Par Enark, le 14 septembre 2011

    Enark
    Il faut quand même préciser que je n'aime pas les polars. Je préfère la littérature classique, avec des mots travaillés et choisis. le reproche principal que je fais aux romans policiers en général, c'est une écriture trop scénaristique et froide, sans autre intérêt que d'expliquer des faits bruts. Aucune réflexion, aucune tournure de phrase particulière, en bref, aucun style. Autant dire que rien n'était gagné d'avance en ouvrant ce livre, classé justement dans la catégorie « Polar ».
    L'histoire est celle d'un tueur en série, dont on apprend dès le début, qu'il est arrêté. Il décide de raconter son histoire, et c'est à la première personne du singulier que nous avançons dans ce livre. Depuis son enfance jusqu'à ses premiers meurtres, Ellroy décrit le cheminement intellectuel et surtout psychologique du personnage. C'est après une vingtaine de pages, qu'on se rend compte de l'erreur commise : ce n'est pas un polar. Ou du moins, si c'en est un, celui-ci n'a rien d'ordinaire ; je m'en explique tout de suite.

    Lien : http://univers-city.net/2010/03/21/un-tueur-sur-la-route-james-ellroy/
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    • Livres 5.00/5
    Par lonesloane, le 14 avril 2011

    lonesloane
    Surprenant... Intransigeant... Étrange... Malsain... Fascinant...
    C'est une lecture qui ne vous laissera sans doute pas indemne. Au début un peu désarçonné par le style, très rapidement je me suis sentis happé par la chevauchée macabre de Mr Plunket... Une chevauchée dans les abimes d'un rêve américain désabusé, une chevauchée dans une ultra violence qui vous frappe à chaque page.
    C'est froid, c'est sombre et torturé, mais mes yeux étaient comme rivés à cette merveilleuse écriture...
    Une merveille de lecture. A mon sens bien évidemment.

    Lien : http://testivore.com/?p=32
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La chronique de Carole S - Dick Contino's blues.mov
Après quelques semaines d'absence... Elle est de retour... Comment ça "QUI?". Carole S. bien sûr!!! L'unique, la seule, la vraie... Carole nous parle aujourd'hui du livre de James Ellroy "Dick Contino's blues" aux éditions Rivages. Regardez l'avis de Carole S... La présentation du livre "Dick Contino's blues" par l'éditeur : Un joueur d'accordéon prodige (il vit actuellement à Las Vegas), Hollywood en proie à la chasse aux sorcières, le tournage d'une série z qui deviendra un film-culte, un tueur en liberté, les années cinquante et leur fureur de vivre... A travers le blues de Dick Contino, c'est son passé que James Ellroy apprend à mieux comprendre. Vous pouvez commander "Dick Contino's blues" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com








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