ISBN : 2814502948
Éditeur : publie.net


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(édition numérique)
Luxure et luxuriance : on pourrait presque résumer ainsi l’œuvre d’Andrèas Embirìkos, l’un des poètes majeurs du XXe siècle grec. Il vécut entre 1901 et 1975, voyagea beaucoup hors de Grèce, connut André Breton et bien d’autres et introduisit ... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 28 décembre 2009

    brigetoun
    Chez Publie-net, une collection m'est chère pour les découvertes que j'y fait (dans ma profonde
    ignorance) d'écrivains, témoins, poètes grecs du 20ème siècle, pour lesquels me viennent au
    minimum de l'intérêt, le plus souvent un goût, une adhésion, la collection « Grèce » dirigée par
    Michel Volkvitch, dans laquelle il donne notamment des livres épuisés, traduits et édités par lui
    chez Maurice Nadeau, et, me suis plongée dans ce livre, regroupant les deux derniers recueils d'Andréas Embirikos.
    « Luxure et luxuriance : on pourrait presque résumer ainsi l'œuvre d'Andrèas Embirìkos, l'un des
    poètes majeurs du XXe siècle grec. Il vécut entre 1901 et 1975, voyagea beaucoup hors de Grèce,
    connut André Breton et bien d'autres et introduisit dans son pays, outre le surréalisme, la
    psychanalyse qui devint son métier. » dit Volkovitch.
    Le premier «Oktàna » regroupe des proses de longueurs variables.
    Il y a la vide de la nature, les arbres, les odeurs, les saisons (et toujours, de cette fusion, il débouche, parfois de façon un peu insistante, sur les Idées, ou principes, ou l'homme simplement, en un beau panthéisme) - et les idées peuvent se couler, créer des récits, parallèles, en léger décallage avec la réalité, en beaux emballements lyriques.
    Il y a, toujours, le souvenir des surréalistes de sa jeunesse, et de Kérouac, le retour de «lâchez
    tout, partez sur les routes », pour conquérir des paradis, qui pourraient être Oktàna, où l'homme
    sera libre (et bon, il y insiste, et parfois les mots ont un parfum évoquant un mysticisme fin
    19ème qui résonne en accord avec l'érotisme, le panthéisme qui fait le fond du texte).
    -
    Et voici que je n'ai plus le temps, ou la place, ou une miette de votre patience, pour « Ce jourd'hui », recueil de poèmes bellement, franchement panthéistes, à l'érotisme plus ou moins violent
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 28 décembre 2009

    .. Des heures et des heures passèrent et nous cherchions encore dans l’angoisse, avant de gagner notre navire (le schooner que nous avions armé), avant d’entamer notre voyage vers l’un ou l’autre rivage, l’une ou l’autre île, que nous voulions tous dans le Pacifique (sans doute à cause de toutes ces guerres où nous avions tant souffert) et où nous désirions être accueillis, dans la magie de l’équinoxe perpétuel, par les filles du Pacifique, les enfants paradisiaques — ô Herman Melville ! — du Pacifique, les ravissantes Fayaway, espérant aussi rencontrer, non pas en chasseurs, non pas en ennemis comme Achab, mais au contraire en amis sincères et ardents, le Souffle des océans à la crête liquide, la blanche et spermatique montagne flottante (salut à toi, salut, ô Moby Dick !), la Baleine Blanche, espérant trouver la reine des plus profondes abysses et de toute surface lumineuse, la Baleine Blanche, la blanche Aphrodite née de l’écume (Salut, ô Jaillissante, salut, salut, ô Bouillonnante !), vision divine, Souffle Premier, fille de l’absolue innocence, de l’absolue liberté, de l’absolue volupté — léviathan, ô léviathan qui toi seul, jusqu’à ce jour, conserves une trace des débuts du monde, à l’aube de la préhistoire, une trace de sa force authentique, de l’union absolue à la nature, une trace de la grandeur et des rythmes géants de cette époque sans mensonges des brontosaures et des tyrannosaures....
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  • Par brigetoun, le 28 décembre 2009

    Ouvrez les fenêtres, ouvrez les âmes — voyez Kerouac le Musagète qui passe, Dionysos en
    même temps qu’Apollon dans son pantalon étroit, souvent pas rasé, toujours beau, sans du tout
    craindre la déchéance qui l’a détourné, car c’est lui qui apporte, dans son âme et entre ses
    jambes, la semence d’une grandeur nouvelle.
    Ouvrez les fenêtres, ouvrez les âmes — Kerouac passe couronné de lumière, buvant le nectar de
    la vie quotidienne où qu’il se trouve, buvant et offrant le nectar qui coule plus que le Niagara,
    quand le désir en nous l’emporte et l’homme béni prête serment sur le « Par ce signe tu vaincras
    » de l’amour. »
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  • Par brigetoun, le 28 décembre 2009

    Toute vibration est une cigale
    Toute cigale est une vibration
    Qui se développe s’élève et culmine
    Tandis que suent les corps et les troncs d’arbres
    Et la résine déborde des godets
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  • Par brigetoun, le 28 décembre 2009

    Oktàna c’est l’union absolue de l’esprit et de la matière.
    Oktàna c’est le maintien du contact jusqu’aux points les plus lointains de l’évolution avec toute source qui constitue vraiment le réservoir sacré des archétypes de la vie.
    Oktàna c’est ce qui combat la mort et partout et toujours défend la vie.
    Oktàna c’est la liberté véritable, et non cette ironie terrible, qui donne le nom de liberté à ce qui évolue ou stagne dans les limites étroites laissées aux humains par les lois inhumaines des froussards, des aveugles ou des imbéciles.
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  • Par brigetoun, le 28 décembre 2009

    Pluvieux paysages d’automne, lorsque s’en vont les fleurs et leurs joies, que tombent soudain les feuilles, que les cris du plus haut de l’été peu à peu s’éteignent, sur les rivages et les plages où la vague, déferlante et douce, rafraîchissait les corps de ses écumes irisées, avant que décline la saison des mers toujours calmes, avant que s’efface le mois culminant de l’été.
    Routes bitumées qui mènent aux villes d’hiver,
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