ISBN : 2234051762
Éditeur : Stock (2000)


Note moyenne : 3.31/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres

Singulière mission que celle confiée à Simon, psychologue d'entreprise : enquêter discrètement sur la santé mentale de Mathias Jüst, directeur général de la SC Farb, une multinationale d'origine allemande. Simple m... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par Pasdel, le 23 janvier 2012

    Pasdel
    La question humaine apparaît comme un leitmotiv dans les paroles d'un des antagonistes du roman.Mais elle transpire aussi tout au long de l'enquête du narrateur.
    D'une simple enquête de personnalité quémandée par le directeur adjoint,le narrateur va se retrouver au cœur d'un chantage psychologique d'où il ne ressortira pas indemne ( et nous non plus ).
    Cette enquête va nous ramener en plein cœur de l'Allemagne nazi et sur les exactions commises à l'encontre des Juifs.Sans jamais dénoncer, en usant des idées de Karl Kraus sur la dégénérescence de la langue allemande,l'auteur met en exergue la puissance du verbe,réduisant de simples courrier en véritables outils de propagande.
    Un petit livre qui vous amène peu à peu à réfléchir sur les corrélations entre le totalitarisme et le langage.Pourquoi les dictateurs sont-ils toujours de grands orateurs!Par cet ouvrage l'auteur nous rappelle que les mots peuvent-être aussi destructeurs que les armes.
    Merci aussi à l'auteur de remettre en valeur Kraus qui a à son époque dénoncé la montée du nazisme,accusant la presse et la dégénérescence de la langue de Goethe.
    Petit aparté,je n'aime pas révéler l'intrigue d'un roman dans ma critique,mais pour une fois,je n'ai pas réussi à faire autrement.
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    Critique de qualité ? (22 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Beatrice64, le 03 mars 2011

    Beatrice64
    Psychologue dans une grande multinationale, le narrateur doit enquêter en secret sur un de ses supérieurs, dont il est sensé évaluer la santé mentale. Dans un monde ou profit et rentabilité sont des idéaux auxquels tout doit être sacrifié, que devient La question humaine ?
    Un livre saisissant, un réquisitoire d'une grande violence, que j'ai lu d'une traite.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par latina, le 29 janvier 2012

    latina
    Oui....bon.....mais qu'est-ce que je peux dire sur ce livre? C'est bien la première fois que je bloque un peu...Cela traite d'une question intéressante, mais franchement, cela ne m'a pas passionné. Pourtant, Dieu sait si la question de l'holocauste m'intéresse. J'ai trouvé cela trop psychologisant, je n'ai pas du tout ressenti d'empathie pour le narrateur ni pour les autres personnages. Bref, je me tais.
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Citations et extraits

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  • Par Pasdel, le 18 janvier 2012

    J’ai assisté à la lente folie de Mathias Jüst, repris-je. La folie était présente depuis le commencement, murmura-t-il, elle était avant lui, bien avant lui. Et il eut cette phrase : j’ai connu moi aussi la folie de Jüst mais à l’époque elle était gelée comme son cœur. Il sortit son paquet de cigarettes et m’en présenta une. Lorsque Mathias Jüst jouait de la musique, reprit-il pensivement, il ressemblait à un enfant appliqué, inquiet, attiré par le vide et cramponné à son instrument. Toute la tension de cet homme tenait dans cet instant-là. C’est plus tard, quand la musique était finie, c’est plus tard que j’ai pris la mesure de son aveuglement, mais aussi d’un autre aveuglement, bien pire, bien plus étendu, quelque chose comme un dérèglement de la langue qu’absorbaient ces êtres à la folie gelée comme l’était Mathias Jüst. Fallait-il réveiller cette folie ? lui demandai-je. Il répondit en pesant chaque mot : j’ai rendu coup pour coup, dans la violence de ce qui n’est adressé à personne par personne, comprenez-vous ?
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    Citation de qualité ? (13 votes positifs)
  • Par alicejo, le 23 mars 2011

    J'ai vu dans ces séminaires des hommes d'âge mûr pleurer comme des gamins, j'ai œuvré à ce qu'ils relèvent la tête et repartent à l'exercice, avec dans les yeux cette lueur de fausse victoire qui ressemble, je le sais maintenant, à la pire des détresses.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par latina, le 29 janvier 2012

    Et comment jouait Jüst?
    Avec une tension, une exigence maniaque, ce goût de la maîtrise qui fait fuir la musique. Il y a dans tout perfectionnisme une effroyable peur du vide.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)

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Vidéo de François Emmanuel

Cheyenn - François Emmanuel .
Qui était Sam Montana-Touré dit Cheyenn, cet Indien des villes dont on retrouva le corps au fond d?une usine désaffectée ? Il est mort enfermé dans son monde. Personne ne peut témoigner sur sa vie, sa quête, sa folie. Seules subsistent de lui quelques séquences muettes extraites d?un film documentaire consacré aux sans-abri. Longtemps après les avoir filmées, le cinéaste est hanté par ces séquences. Il souhaiterait leur redonner vie. Il voudrait traverser l?image de Cheyenn, filmer le « hors champ » de l?image et tenter de rendre à cet homme sa part d?humanité perdue. Ce livre est le récit de cette entreprise étrange et obstinée. Plus le cinéaste enquête, revisite les lieux, recherche les traces, plus il entre au c?ur de la lancinante question que lui adressait Cheyenn de son regard silencieux.François Emmanuel vit en Belgique. Il est l?auteur d?une quinzaine de romans dont La question humaine (Stock, 2000) et Jours de tremblement (Seuil, 2010).Toutes les nouveautés de la rentrée 2011 sont sur Seuil.com : http://www.seuil.com








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