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ISBN : 2330012675
Éditeur : Actes Sud (2012)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.95/5 (sur 311 notes)
Résumé :
C’est un jeune Marocain de Tanger, un garçon sans histoire, un musulman passable, juste trop avide de liberté et d’épanouissement, dans une société peu libertaire. Au lycée, il a appris quelques bribes d’espagnol, assez de français pour se gaver de Série Noire. Il attend l’âge adulte en lorgnant les seins de sa cousine Meryem. C’est avec elle qu’il va “fauter”, une fois et une seule. On les surprend : les coups pleuvent, le voici à la rue, sans foi ni loi.
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Critiques, Analyses & Avis (96) Voir plus Ajouter une critique
MachaLoubrun
MachaLoubrun21 janvier 2013
  • Livres 4.00/5
Au Maroc, à Tanger, le jeune Lakhdar dévore des polards français et sa cousine Meryem des yeux. Mais le jour où son père, musulman très pieux, les découvre nus ensemble, il le flanque dehors après l'avoir roué de coups. Lakhdar nous raconte la manière dont sa vie a basculé dans une longue errance faite d'ombres et de lumière, avec pour toile de fond, le printemps arabe et la crise économique en Europe.
Après avoir mené durant plusieurs mois une vie de SDF, il trouve un petit travail au sein d'une association qui vend des livres pour la diffusion de la pensée coranique grâce à son meilleur ami Bassam. Mais il s'avère très vite que tout cela n'est qu'une couverture pour des actions terroristes. Et Bassam petit à petit va lui échapper….
Lui, il aime lire, regarder les jolies filles, boire une petite bière… La rigidité de la religion lui pèse.
Le souvenir de Meryem le hante et sa famille, sa mère lui manque.
Et puis il y a Judit, une belle étudiante espagnole, amoureuse de la langue arabe avec qui il va connaître une histoire en pointillé mais pleine d'intensité. Elle est désormais son phare dans tout ce chaos mais comment faire pour la rejoindre sans passeport ?
On suit son périple, sur un bateau, dans une entreprise de pompes funèbres puis à Barcelone « Rue des voleurs », véritable petite cour de miracles où vivent les éclopés de la vie que la société rejette et ne peut plus prendre en charge.
On découvre à travers le regard de Lakhdar des personnages troubles aux activités opaques offrant un double visage, une jeunesse désenchantée. Les espoirs et les rêves de Lakhdar se cognent durement à une société fragilisée par de multiples ondes de violences et n'offrant pas beaucoup de perspectives à la population.
Petit à petit il est pris dans un étau, il ne fait plus partie de la société, Il se réfugie dans la lecture, la culture, perd la foi… Il est finalement assez seul, écartelé. Que va-t-il faire ?
Il ne cesse de répéter à Judit « On ne peut pas vivre sans amour » mais on ne peut pas vivre sans espoir non plus.
Mathias Enard signe un livre intense qui nous touche et nous interroge.
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michfred
michfred21 décembre 2015
  • Livres 5.00/5
Un livre passionnant, qui se lit comme un polar, qui se médite comme une page de philo ou une sourate mystérieuse, sur fond d'actualité ...brûlante ( immolation à Sidi Bouzid en Tunisie, bombe au café Argan à Marrakesch, émeutes place Tahrir au Caire, et folie meurtrière de Mohammed Merah en France, c'est vraiment tout proche..)
Pendant que le printemps arabe flambe et que derrière ces flammes libératrices dansent d'autres feux plus inquiétants, - les frères musulmans, Enahda, Al Quaida, Daesch, en embuscade...- prêts à laisser les jeunes révolutionnaires généreux leur tirer les marrons du feu ( je rappelle que ceux qui tirent les marrons du feu se brûlent les doigts, tandis que les autres bouffent les marrons..), le jeune Lakdhar, chassé de chez lui pour avoir couché avec sa belle cousine Meryem, commence son parcours d'errance, de Tanger à Algésiras, et d'Algésiras à Barcelone...
Bien loin de ses modèles- les grands voyageurs comme Casanova, Ibn Batuta- il fera plutôt l'expérience de l'enfermement et de la claustration, que ce soit dans une mosquée faussement protectrice, dans un cargo arraisonné pour dettes, dans la morgue glauque de Cruz - pour un passionné de Morgue pleine, de Manchette, quelle ironie!- et enfin dans le "palacio " de la rue des Voleurs, hanté par les drogués, les prostituées, les sans-papiers, les petits malfrats , et de pathétiques racailles du terrorisme islamiste, venus se perdre ou se retrouver dans les bas-fonds colorés du Raval, à Barcelone.
Le voyage immobile de Lakhdar, l' Arabe Errant, comme il y a le Juif Errant, a un goût de cendres et sa prise de conscience, éclairée par l'amour de Judit, belle espagnole arabisante, et par la ferveur qu'il porte à la littérature, son seul rempart contre la violente connerie du monde, le mène à un geste terrible, mais mûrement réfléchi.
Entouré de livres désormais, protégé par eux du bruit et de la fureur, il fera avec eux le seul voyage où l'on ne se sent jamais humilié ni étranger: celui de la connaissance et de l'humanisme des écrivains du monde entier...
Un monde encore libre.
J'ai dévoré ce livre puissant d'une traite: quelle variété, chez Mathias Enard dont je venais de lire avec délice le livre sur Michel-Ange...ici, plus de poésie, d'orientalisme délicat: une force, une pulsion, un humour caustique - au service d' un récit tendu, toujours critique, et toujours tendrement humain : les figures de Cruz, hanté par la mort et surtout de Bassam, l'enfant perdu au regard vide, je ne suis pas près de les oublier..
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caro64
caro6402 décembre 2012
  • Livres 3.00/5
Regarder passer les ferries depuis le port de Tanger et se projeter de l'autre côté du détroit de Gibraltar nourrit les rêves du jeune Lakhdar. La liberté, il la puise aussi dans la lecture de romans de série noire, jusqu'au jour où son père le surprend à serrer d'un peu trop près sa cousine Meryem et le jette dehors. Commence alors une vie d'errance où il fait l'apprentissage de la rue, des nuits dans les chantiers ou dans les recoins des médinas et des mosquées. Il va même devenir libraire pour le compte d'un groupe obscur pour la diffusion de la pensée coranique. Toujours flanqué de son copain d'enfance Bassam, il tombe amoureux de Judit, une étudiante espagnole amoureuse de la langue arabe, venue passer quelques jours de vacances au Maroc. Jusqu'à vouloir la rejoindre à Barcelone. Mais sans visa, comment faire ? le Destin, ou le Diable comme il le dit lui-même, va l'y aider après bien des détours.
Cet itinéraire sentimental se déroule sur fond, d'une part, des révolutions arabes et du sanglant attentat de Marrakech derrière lequel pourrait être le Groupe coranique ainsi que Bassam. Et, d'autre part, de la grave crise financière et morale que vit actuellement l'Espagne ébranlée par les manifestations des Indignés. Tout cela sans jamais s'y arrêter. L'actualité ne va pas plus loin que le clin d'oeil pour planter le décor des déboires des personnages en proie avec une vie de plus en plus difficile.
C'est donc plus un roman d'aventures aux allures de roman noir, ou l'inverse, qu'un roman politique. Avec son humour, sa gouaille, sa rage de rester libre et de connaître le monde, Lakhdar est un personnage très attachant. le récit est très bien rythmé, avec un style limpide et prenant à la manière des conteurs arabes. Rue des voleurs fonctionne surtout comme une jolie et légère réflexion sur la quête de soi dans un monde agité, l'exil, l'errance et l'amour de la littérature.


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brigittelascombe
brigittelascombe21 octobre 2012
  • Livres 5.00/5
"J'étais sonné par la vitesse avec laquelle un monde peut changer."
Lakhdar, dont le prénom, donné par sa pieuse famille, porte le vert du Coran, se retrouve à la rue après avoir été surpris nu en compagnie de sa cousine Meryem. du jour au lendemain, ce jeune Marocain "sans histoire", ce "musulman passable" "avide de liberté", après avoir été SDF tel "un détritus vicieux esclave de ses instincts", revient sur Tanger et grâce au Cheick Nouredine devient libraire "du groupe pour la diffusion de la pensée coranique".
La librairie devient le QG du groupe durant le révolution de printemps.
Rejeté par les siens, manipulé avec son copain Bassam (devenu terroriste), après sa rencontre avec une étudiant espagnole Judit "plus belle que Cameron Diaz" et différents petits boulots de serveur pour une compagnie maritime à laveur de cadavres dans une entreprise de Pompes funèbres, il va fuir, sans titre de séjour mais sous mandat de recherche,vers Barcelone et sa Rue des voleurs.L'intérêt de ce roman outre sa trame historique( attentats au Maroc, victoire de l'islam en Tunisie et en Egypte,insurrection et grèves en Espagne) sur fond de violence et de haine, est de nous montrer que tout change d'un coup. Dans ce récit conté par Lakhdar devenu "l'intellectuel de la rue des voleurs", le lecteur se rend compte de l'obscurantisme qui rend aveugle des "hommes bien" (comme le père de Lakhdar)et pousse à la haine, ainsi que du fanatisme qui pousse à tuer. Lakhdar est écartelé entre son modernisme de jeune de vingt ans désirant de jolies filles et inscrit sur face-book et "l'océan" des beautés du Coran récité en vrille (son seul repère).Pris dans la tourmente de sa rage intérieure et de la mort qui le touchera de près,il y perdra son âme, se pensant courageux et se prenant pour l'un des "flics de romans noirs" qu'il a toujours rêvé d'être (telle est mon interprétation car je ne m'attendais pas à cette fin)
Est-il si facile de passer de la réalité à l'imaginaire, d'une paisible vie en famille au vide absolu? semble interroger l'auteur.
Mathias Enard, auteur habitué aux récompenses (La perfection de tir a obtenu le prix des Cinq Continents de la Francophonie, Remonter l'Orénoque a été adapté au cinéma, Zone a reçu le prix Décembre 2008 et le prix Livre Inter 2009, Parle-leur de batailles,de rois et d'éléphants a eu le prix Goncourt des lycéens 2010) obtiendra-il une énième récompense.
Je l'espère car Rue des voleurs est un beau portrait d'homme fragile cherchant désespérément l'amour et l'amitié, un roman fort, qui bouleverse, écrit de manière sobre et percutante à la fois!
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litolff
litolff29 janvier 2013
  • Livres 3.00/5
Difficile de conjuguer l'islam avec les galipettes : Lakhdar en fait la cruelle expérience lorsqu'il est chassé de chez lui par ses parents après avoir folâtré avec sa cousine Meryem. S'ensuit une longue errance et une vie de sans-abri qui prendra fin lorsque Lakhdar fait connaissance du Groupe musulman pour la Diffusion de la Pensée coranique et de son chef, le charismatique Cheikh Nouredine. Mais Lakhdar est plus passionné par les romans policiers que par la parole du prophète et il échappe à l'endoctrinement, contrairement à son copain Bassam. Cependant le spectre du terrorisme pousse Lakhdar à fuir en Espagne pour y retrouver Judit, une jeune catalane étudiante en arabe.
Par la voix de Lakhdar, jeune tangérois de 20 ans, Mathias Enard livre ici un constat très sombre, celui d'un monde en crise sur tous les plans, une crise religieuse ayant le Printemps arabe en toile de fond et une crise économique qui frappe l'Europe de plein fouet et l'Espagne au premier plan.
C'est au travers des errances de Lakhdar que l'on découvre cette actualité brûlante et multiforme que Lakhdar traverse sans cependant s'impliquer, un chaos international qui gronde et menace.
Malgré quelques longueurs, j'ai bien aimé suivre les péripéties et les états d'âme de Lakhdar et j'ai surtout beaucoup aimé l'écriture de Mathias Enard, pleine de verve, de violence et de poésie.
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Les critiques presse (6)
Bibliobs23 novembre 2012
En se glissant dans la peau d'un jeune Marocain, Mathias Enard signe un excellent roman sur le chaos qui vient.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lhumanite29 octobre 2012
Avec Rue des voleurs, Mathias Énard compose un bel itinéraire d’enfant perdu, où les littératures de toutes les civilisations se rejoignent pour conduire vers un destin si proche du nôtre ce minuscule personnage, si petit sur la fresque de l’histoire, immense dans l’espace de la page.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
LeFigaro07 septembre 2012
Ce qui charme dans Rue des voleurs, c'est sa langue et sa verve, son sens du récit et ses références à la littérature et à la poésie. Enard est un fabuleux conteur.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LesEchos04 septembre 2012
Rue des voleurs est […] un conte qui dit le monde d'aujourd'hui avec un pessimisme noir d'encre, mais aussi avec l'enthousiasme d'une nouvelle génération qui veut en découdre. Un roman écrit à chaud […] mais qui glace le sang.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LePoint28 août 2012
Rue des Voleurs est un roman qui coule comme un grand fleuve, charriant l'ennui et la violence de notre temps.
Lire la critique sur le site : LePoint
LePoint30 juillet 2012
Profond, intelligent, aussi rapide et palpitant que le coeur de ses héros indociles, Rue des voleurs est un nouveau documentaire de l'âme, celle d'une poignée d'Arabes en pleine révolution.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations & extraits (97) Voir plus Ajouter une citation
litolfflitolff30 janvier 2013
L'argent montait les pauvres les uns contre les autres , l'humiliation se changeait doucement en haine ; tous haïssaient les Chinois qui rachetaient un à un les bars, les restaurants, les bazars avec l'argent de familles entières provenant de régions dont on n'imagine même pas la pauvreté ; tous méprisaient les prolos britanniques qui venaient s'abreuver de bière pas chère, baiser dans des coins de portes et reprendre, encore saouls, un avion qui leur avait coûté le prix d'une pinte d'ale dans leur obscure banlieue ; tous désiraient en silence ces très jeunes Nordiques couleur craie que la différence de température poussait à étrenner leurs minijupes et leurs tongs en février -un quart de la Catalogne était au chômage, les journaux débordaient d'histoires terrifiantes de crise, de familles expulsées d'appartements qu'elles ne pouvaient plus payer et que les banques bradaient tout en continuant à réclamer leur dette, de suicides, de sacrifices, de découragement : on sentait la pression monter, la violence monter, même rue des Voleurs chez les pauvres des pauvres, même à Gracia parmi les fils de bourgeois, on sentait la ville prête à tout, à la résignation comme à l'insurrection.
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GwordiaGwordia10 septembre 2012
Les villes s'apprivoisent, ou plutôt elles nous apprivoisent ; elles nous apprennent à bien nous tenir, elles nous font perdre, petit à petit, notre gangue d'étranger ; elles nous arrachent notre écorce de plouc, nous fondent en elles, nous modèlent à leur image - très vite, nous abandonnons notre démarche, nous ne regardons plus en l'air, nous n'hésitons plus en entrant dans une station de métro, nous avons le rythme adéquat, nous avançons à la bonne cadence, et qu'on soit marocain, pakistanais, anglais, allemand, français, andalou, catalan ou philippin, finalement Barcelone, Londres ou Paris nous dressent comme des chiens.
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litolfflitolff28 janvier 2013
On se dit ah, dix-sept, ce n'est pas beaucoup, parlez moi de mille, de deux mille, de trois mille macchabées, mais dix-sept, dix-sept ce n'est rien d'extraordinaire, et pourtant, et pourtant, c'est une quantité énorme de vie disparue, de viande crevée, c'est encombrant, dans la mémoire comme dans la chambre froide, ce sont dix-sept visages et plus d'une tonne de chair et d'os, des dizaines de milliers d'heures d'existence, des milliards de souvenirs disparus, des centaines de personnes touchées par le deuil, entre Tanger et Mombasa.
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michfredmichfred20 décembre 2015
Cette volonté d'en finir. Parfois il faut agir quand les flammes deviennent trop hautes, trop pressantes; j'ai observé Bassam rentrer de la mosquée après la prière, dire deux mots, bonsoir Lakhdar, mon frère, se jeter dans le canapé - Mounir s'est enfermé dans sa chambre; j'ai échangé deux banalités avec Bassam avant de me réfugier dans mon réduit et de regarder des heures durant le cirque de la rue des Voleurs, tous ces gens qui tournaient dans la nuit.
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GwordiaGwordia10 septembre 2012
(...) ; il n'y a rien à comprendre dans la violence, celle des animaux, fous dans la peur, dans la haine, dans la bêtise aveugle qui pousse un type de mon âge à poser froidement le canon d'un flingue sur la temps d'une fillette de huit ans dans une école, à changer d'arme quand la première s'enraye, avec le calme que cela suppose, le calme et la détermination, et à faire feu pour s'attirer le respect de quelques rats de grottes afghanes. Je me suis souvenus des paroles de Cheikh Nouredine, provoquer l'affrontement, déclencher des représailles, qui souffleraient sur les braises du monde, lanceraient les chiens les uns contres les autres, journalistes et écrivains en tête, qui se précipitaient pour comprendre et expliquer comme s'il y avait quelque chose de réellement intéressant dans les méandres paranoïaques des méninges si réduites de cette raclure dont même Al-Qaida n'a pas voulu.
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