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ISBN : 2330012675
Éditeur : Actes Sud (2012)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.9/5 (sur 194 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
C’est un jeune Marocain de Tanger, un garçon sans histoire, un musulman passable, juste trop avide de liberté et d’épanouissement, dans une société peu libertaire. Au lycée, il a appris quelques bribes d’espagnol, assez de français pour se gaver de Série Noire. Il atten... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par MachaLoubrun, le 21 janvier 2013

    MachaLoubrun
    Au Maroc, à Tanger, le jeune Lakhdar dévore des polards français et sa cousine Meryem des yeux. Mais le jour où son père, musulman très pieux, les découvre nus ensemble, il le flanque dehors après l'avoir roué de coups. Lakhdar nous raconte la manière dont sa vie a basculé dans une longue errance faite d'ombres et de lumière avec pour toile de fond, le printemps arabe et la crise économique en Europe.
    Après avoir mené durant plusieurs mois une vie de SDF, il trouve un petit travail au sein d'une association qui vend des livres pour la diffusion de la pensée coranique grâce à son meilleur ami Bassam. Mais il s'avère très vite que tout cela n'est qu'une couverture pour des actions terroristes. Et Bassam petit à petit va lui échapper….
    Lui, il aime lire, regarder les jolies filles, boire une petite bière… La rigidité de la religion lui pèse.
    Le souvenir de Meryem le hante et sa famille, sa mère lui manque.
    Et puis il y a Judit, une belle étudiante espagnole, amoureuse de la langue arabe avec qui il va connaître une histoire en pointillé mais pleine d'intensité. Elle est désormais son phare dans tout ce chaos mais comment faire pour la rejoindre sans passeport ?
    On suit son périple, sur un bateau, dans une entreprise de pompes funèbres puis à Barcelone « Rue des voleurs », véritable petite cour de miracles où vivent les éclopés de la vie que la société rejette et ne peut plus prendre en charge.
    On découvre à travers le regard de Lakhdar des personnages troubles aux activités opaques offrant un double visage, une jeunesse désenchantée. Les espoirs et les rêves de Lakhdar se cognent durement à une société fragilisée par de multiples ondes de violences et n'offrant pas beaucoup de perspectives à la population.
    Petit à petit il est pris dans un étau, il ne fait plus partie de la société, Il se réfugie dans la lecture, la culture, perd la foi… Il est finalement assez seul, écartelé. Que va-t-il faire ?
    Il ne cesse de répéter à Judit « On ne peut pas vivre sans amour » mais on ne peut pas vivre sans espoir non plus.
    Mathias Enard signe un livre intense qui nous touche et nous interroge.
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    • Livres 3.00/5
    Par caro64, le 02 décembre 2012

    caro64
    Regarder passer les ferries depuis le port de Tanger et se projeter de l'autre côté du détroit de Gibraltar nourrit les rêves du jeune Lakhdar. La liberté, il la puise aussi dans la lecture de romans de série noire, jusqu'au jour où son père le surprend à serrer d'un peu trop près sa cousine Meryem et le jette dehors. Commence alors une vie d'errance où il fait l'apprentissage de la rue, des nuits dans les chantiers ou dans les recoins des médinas et des mosquées. Il va même devenir libraire pour le compte d'un groupe obscur pour la diffusion de la pensée coranique. Toujours flanqué de son copain d'enfance Bassam, il tombe amoureux de Judit, une étudiante espagnole amoureuse de la langue arabe, venue passer quelques jours de vacances au Maroc. Jusqu'à vouloir la rejoindre à Barcelone. Mais sans visa, comment faire ? le Destin, ou le Diable comme il le dit lui-même, va l'y aider après bien des détours.
    Cet itinéraire sentimental se déroule sur fond, d'une part, des révolutions arabes et du sanglant attentat de Marrakech derrière lequel pourrait être le Groupe coranique ainsi que Bassam. Et, d'autre part, de la grave crise financière et morale que vit actuellement l'Espagne ébranlée par les manifestations des Indignés. Tout cela sans jamais s'y arrêter. L'actualité ne va pas plus loin que le clin d'oeil pour planter le décor des déboires des personnages en proie avec une vie de plus en plus difficile.
    C'est donc plus un roman d'aventures aux allures de roman noir, ou l'inverse, qu'un roman politique. Avec son humour, sa gouaille, sa rage de rester libre et de connaître le monde, Lakhdar est un personnage très attachant. le récit est très bien rythmé, avec un style limpide et prenant à la manière des conteurs arabes. Rue des voleurs fonctionne surtout comme une jolie et légère réflexion sur la quête de soi dans un monde agité, l'exil, l'errance et l'amour de la littérature.


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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 21 octobre 2012

    brigittelascombe
    "J'étais sonné par la vitesse avec laquelle un monde peut changer."
    Lakhdar, dont le prénom, donné par sa pieuse famille, porte le vert du Coran, se retrouve à la rue après avoir été surpris nu en compagnie de sa cousine Meryem. du jour au lendemain, ce jeune Marocain "sans histoire", ce "musulman passable" "avide de liberté", après avoir été SDF tel "un détritus vicieux esclave de ses instincts", revient sur Tanger et grâce au Cheick Nouredine devient libraire "du groupe pour la diffusion de la pensée coranique".
    La librairie devient le QG du groupe durant le révolution de printemps.
    Rejeté par les siens, manipulé avec son copain Bassam (devenu terroriste), après sa rencontre avec une étudiant espagnole Judit "plus belle que Cameron Diaz" et différents petits boulots de serveur pour une compagnie maritime à laveur de cadavres dans une entreprise de Pompes funèbres, il va fuir, sans titre de séjour mais sous mandat de recherche,vers Barcelone et sa Rue des voleurs.L'intérêt de ce roman outre sa trame historique( attentats au Maroc, victoire de l'islam en Tunisie et en Egypte,insurrection et grèves en Espagne) sur fond de violence et de haine, est de nous montrer que tout change d'un coup. Dans ce récit conté par Lakhdar devenu "l'intellectuel de La Rue des voleurs", le lecteur se rend compte de l'obscurantisme qui rend aveugle des "hommes bien" (comme le père de Lakhdar)et pousse à la haine, ainsi que du fanatisme qui pousse à tuer. Lakhdar est écartelé entre son modernisme de jeune de vingt ans désirant de jolies filles et inscrit sur face-book et "l'océan" des beautés du Coran récité en vrille (son seul repère).Pris dans la tourmente de sa rage intérieure et de la mort qui le touchera de près,il y perdra son âme, se pensant courageux et se prenant pour l'un des "flics de romans noirs" qu'il a toujours rêvé d'être (telle est mon interprétation car je ne m'attendais pas à cette fin)
    Est-il si facile de passer de la réalité à l'imaginaire, d'une paisible vie en famille au vide absolu? semble interroger l'auteur.
    Mathias Enard, auteur habitué aux récompenses (La perfection de tir a obtenu le prix des Cinq Continents de la Francophonie, Remonter l'Orénoque a été adapté au cinéma, Zone a reçu le prix Décembre 2008 et le prix Livre Inter 2009, Parle-leur de batailles,de rois et d'éléphants a eu le prix Goncourt des lycéens 2010) obtiendra-il une énième récompense.
    Je l'espère car Rue des voleurs est un beau portrait d'homme fragile cherchant désespérément l'amour et l'amitié, un roman fort, qui bouleverse, écrit de manière sobre et percutante à la fois!
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    • Livres 3.00/5
    Par litolff, le 29 janvier 2013

    litolff
    Difficile de conjuguer l'islam avec les galipettes : Lakhdar en fait la cruelle expérience lorsqu'il est chassé de chez lui par ses parents après avoir folâtré avec sa cousine Meryem. S'ensuit une longue errance et une vie de sans-abri qui prendra fin lorsque Lakhdar fait connaissance du Groupe musulman pour la Diffusion de la Pensée coranique et de son chef, le charismatique Cheikh Nouredine. Mais Lakhdar est plus passionné par les romans policiers que par la parole du prophète et il échappe à l'endoctrinement, contrairement à son copain Bassam. Cependant le spectre du terrorisme pousse Lakhdar à fuir en Espagne pour y retrouver Judit, une jeune catalane étudiante en arabe.
    Par la voix de Lakhdar, jeune tangérois de 20 ans, Mathias Enard livre ici un constat très sombre, celui d'un monde en crise sur tous les plans, une crise religieuse ayant le Printemps arabe en toile de fond et une crise économique qui frappe l'Europe de plein fouet et l'Espagne au premier plan.
    C'est au travers des errances de Lakhdar que l'on découvre cette actualité brûlante et multiforme que Lakhdar traverse sans cependant s'impliquer, un chaos international qui gronde et menace.
    Malgré quelques longueurs, j'ai bien aimé suivre les péripéties et les états d'âme de Lakhdar et j'ai surtout beaucoup aimé l'écriture de Mathias Enard, pleine de verve, de violence et de poésie.
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 24 mars 2014

    LiliGalipette
    Lakhdar est un adolescent tangérois qui aime traîner avec son copain Bassam, reluquer sa belle cousine Meryem et lire des romans policiers. Avec cette littérature sans prétention, il apprend le français et un peu d'espagnol. le jour où ses parents le surprennent nu avec Meryem, sa vie éclate. « C'est une drôle de chose que la vie, un mystérieux arrangement, une logique sans merci pour un destin futile. » (p. 219) Désormais sans famille et écrasé du poids d'une honte dont il ne mesure pas encore l'ampleur, il fuit. Il trouve refuge dans la petite librairie du Groupe de la Diffusion de la Pensée Coranique et rencontre Cheikh Nouredine, personnage au charisme indéniable et aux desseins impénétrables. Il rencontre aussi Judit, une étudiante espagnole qui lui offre le troublant espoir de l'amour. Lakhdar est prêt à tout pour vivre autre chose que l'existence qui se dessine devant lui. « Parler franchement avec M. Bourrelier m'avait fait réaliser qui j'étais : un jeune Marocain de Tanger de vingt ans qui ne désirait que la liberté. » (p. 121) Il passe de la saisie kilométrique de textes à un bateau cargo pour finir dans une entreprise de pompes funèbres, chaque nouveau boulot étant plus déplaisant que le précédent. « Il n'y avait rien à faire, rien, on ne se libérait jamais, on se heurtait toujours aux choses, aux murs. » (p. 147) de Tanger à Barcelone, jusque dans la Rue des voleurs, Lakhdar court après sa vie alors que le Printemps arabe n'en finit pas de faire éclore des fleurs aux parfums d'espoir menteur. « Toutes ces Révolutions arabes sont des machinations américaines pour nous péter un peu plus les couilles. » (p. 193)
    Mêlée de contes arabes et nourrie d'une profonde connaissance de la littérature orientale, l'histoire de Lakhdar est celle d'un Aladin malchanceux. Pas de princesse, pas de royaume pour lui. Condamné à être un voleur, Lakhdar devient peu à peu un criminel qui s'ignore. Voleur d'honneur, voleur d'argent, voleur de vie, le jeune Tangérois dérobe même son propre temps puisqu'il est sans cesse à courir après sa vie, cherchant à la justifier. « La vraie vie n'avait pas toujours pas commencé, sans cesse remise à plus tard. » (p. 218) L'existence de Lakhdar est un mauvais polar, sans les filles faciles, sans l'alcool robuste et sans les butins mirifiques. Pourtant, bien que découragé, le jeune homme emprunte la voie du crime, s'enfonçant inexorablement dans les bas-fonds d'une existence maudite par les tendres caresses d'un adolescent amoureux. « Après tout, n'étais-je pas enfermé dans un roman noir, très noir, il était logique que ce soient ces lectures qui me suggèrent une façon d'en sortir. » (p. 158)
    Rue des voleurs m'a rappelé le très beau Partir de Tahar Ben Jelloun, mais en plus désespéré. Mathias Enard parle avec passion d'un Maroc ancestral, inscrit dans les lettres par les grands auteurs arabes, mais cette terre de légende s'effrite au contact du Maroc moderne, des rêves avortés de ses enfants et des menaces d'un terrorisme sournois. Rue des voleurs est un superbe roman, porté par un parfaitement maîtrisé qui chante comme un nouveau conte des milles et une nuits.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Clara Dupont-Monod pour le Magazine Littéraire

    Lakhdar a 20 ans. Il habite Tanger. La vie s'écoule paisiblement entre les sourates récitées distraitement et Bassam, l'ami d'enfance un peu simplet. Le passe-temps favori des deux compères : reluquer les tour... > lire la suite

    Critique de qualité ? (8 l'ont appréciée)

Critiques presse (6)


  • Bibliobs , le 23 novembre 2012
    En se glissant dans la peau d'un jeune Marocain, Mathias Enard signe un excellent roman sur le chaos qui vient.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Lhumanite , le 29 octobre 2012
    Avec Rue des voleurs, Mathias Énard compose un bel itinéraire d’enfant perdu, où les littératures de toutes les civilisations se rejoignent pour conduire vers un destin si proche du nôtre ce minuscule personnage, si petit sur la fresque de l’histoire, immense dans l’espace de la page.
    Lire la critique sur le site : Lhumanite
  • LeFigaro , le 07 septembre 2012
    Ce qui charme dans Rue des voleurs, c'est sa langue et sa verve, son sens du récit et ses références à la littérature et à la poésie. Enard est un fabuleux conteur.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • LesEchos , le 04 septembre 2012
    Rue des voleurs est […] un conte qui dit le monde d'aujourd'hui avec un pessimisme noir d'encre, mais aussi avec l'enthousiasme d'une nouvelle génération qui veut en découdre. Un roman écrit à chaud […] mais qui glace le sang.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • LePoint , le 28 août 2012
    Rue des Voleurs est un roman qui coule comme un grand fleuve, charriant l'ennui et la violence de notre temps.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • LePoint , le 30 juillet 2012
    Profond, intelligent, aussi rapide et palpitant que le coeur de ses héros indociles, Rue des voleurs est un nouveau documentaire de l'âme, celle d'une poignée d'Arabes en pleine révolution.
    Lire la critique sur le site : LePoint

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Citations et extraits

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  • Par litolff, le 30 janvier 2013

    L'argent montait les pauvres les uns contre les autres , l'humiliation se changeait doucement en haine ; tous haïssaient les Chinois qui rachetaient un à un les bars, les restaurants, les bazars avec l'argent de familles entières provenant de régions dont on n'imagine même pas la pauvreté ; tous méprisaient les prolos britanniques qui venaient s'abreuver de bière pas chère, baiser dans des coins de portes et reprendre, encore saouls, un avion qui leur avait coûté le prix d'une pinte d'ale dans leur obscure banlieue ; tous désiraient en silence ces très jeunes Nordiques couleur craie que la différence de température poussait à étrenner leurs minijupes et leurs tongs en février -un quart de la Catalogne était au chômage, les journaux débordaient d'histoires terrifiantes de crise, de familles expulsées d'appartements qu'elles ne pouvaient plus payer et que les banques bradaient tout en continuant à réclamer leur dette, de suicides, de sacrifices, de découragement : on sentait la pression monter, la violence monter, même rue des Voleurs chez les pauvres des pauvres, même à Gracia parmi les fils de bourgeois, on sentait la ville prête à tout, à la résignation comme à l'insurrection.
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  • Par litolff, le 28 janvier 2013

    On se dit ah, dix-sept, ce n'est pas beaucoup, parlez moi de mille, de deux mille, de trois mille macchabées, mais dix-sept, dix-sept ce n'est rien d'extraordinaire, et pourtant, et pourtant, c'est une quantité énorme de vie disparue, de viande crevée, c'est encombrant, dans la mémoire comme dans la chambre froide, ce sont dix-sept visages et plus d'une tonne de chair et d'os, des dizaines de milliers d'heures d'existence, des milliards de souvenirs disparus, des centaines de personnes touchées par le deuil, entre Tanger et Mombasa.
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  • Par Gwordia, le 10 septembre 2012

    Les villes s'apprivoisent, ou plutôt elles nous apprivoisent ; elles nous apprennent à bien nous tenir, elles nous font perdre, petit à petit, notre gangue d'étranger ; elles nous arrachent notre écorce de plouc, nous fondent en elles, nous modèlent à leur image - très vite, nous abandonnons notre démarche, nous ne regardons plus en l'air, nous n'hésitons plus en entrant dans une station de métro, nous avons le rythme adéquat, nous avançons à la bonne cadence, et qu'on soit marocain, pakistanais, anglais, allemand, français, andalou, catalan ou philippin, finalement Barcelone, Londres ou Paris nous dressent comme des chiens.
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  • Par Gwordia, le 10 septembre 2012

    (...) ; il n'y a rien à comprendre dans la violence, celle des animaux, fous dans la peur, dans la haine, dans la bêtise aveugle qui pousse un type de mon âge à poser froidement le canon d'un flingue sur la temps d'une fillette de huit ans dans une école, à changer d'arme quand la première s'enraye, avec le calme que cela suppose, le calme et la détermination, et à faire feu pour s'attirer le respect de quelques rats de grottes afghanes. Je me suis souvenus des paroles de Cheikh Nouredine, provoquer l'affrontement, déclencher des représailles, qui souffleraient sur les braises du monde, lanceraient les chiens les uns contres les autres, journalistes et écrivains en tête, qui se précipitaient pour comprendre et expliquer comme s'il y avait quelque chose de réellement intéressant dans les méandres paranoïaques des méninges si réduites de cette raclure dont même Al-Qaida n'a pas voulu.
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  • Par litolff, le 23 janvier 2013

    Ces manuels avaient un énorme succès. Notre best-seller : La sexualité en Islam, j'en ai vend des centaines, sans doute parce que tout le monde pensait qu'il y aurait du cul, des conseils de positions, ou des arguments religieux de poids pour que les femmes admettent certaines pratiques, mais pas du tout, l'acte y était appelé "le coït", le "déduit" ou "la rencontre" et l'ensemble était une compilation commentée de phrases de grands juristes médiévaux pas du tout excitante -une arnaque à mon avis, même pour cinq dirhams.
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Videos de Mathias Enard

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Vidéo de Mathias Enard

Rue des voleurs de Mathias Enard .
Voir l'émission : http://www.web-tv-culture.com/rue-des-voleurs-de-mathias-enard-415.html Fasciné depuis toujours par la culture orientale, Mathias Enard a suivi des études d'arabe et de persan. En 2000, il s'installe à Barcelone où il enseigne d'ailleurs la langue arabe même si ses pas le ramènent régulièrement en France, dans son Poitou natal notamment. Avide de connaissances et de culture, Mathias Enard fut aussi pensionnaire de la Villa Médicis à Rome en 2005. Fidèle aux éditions Actes Sud, c'est dans cette maison qu'il publie son 1er roman en 2003, « La Perfection du tir » suivi de « Remonter l'Orénoque » adapté récemment au cinéma par Marion Laine sous le titre « A c?ur ouvert » avec Juliette Binoche. Après « Zone », long roman de 500 pages composé d'une seule phrase, Mathias Enard reçoit en 2010 le Goncourt des lycéens avec « Parle leur de batailles, de rois et d'éléphants », roman dans lequel l'auteur retrace un événement du début du XVIème lorsque les juifs furent chassés de l'Espagne catholique et accueillis par les musulmans de Constantinople. Les relations interculturelles, les hommes happés par l'Histoire, le rôle étouffant des religions, autant de sujets chers à Mathias Enard comme il le prouve avec ce nouveau titre « Rue des voleurs », dans lequel nous suivons Lakhdar, jeune marocain d'aujourd'hui, face à la montée de l'Islamisme radical, à l'enthousiasme du Printemps arabe, à la soif d'un ailleurs plein de promesses passant par l'Espagne. Un roman actuel, saisissant, dense et vif « Rue des voleurs » de Mathias Enard aux éditions Actes Sud. Mathias Enard est sur WTC








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