> Dominique Deschamps (Traducteur)

ISBN : 220725755X
Éditeur : Denoël (2005)


Note moyenne : 3.64/5 (sur 55 notes) Ajouter à mes livres
J'ai décidé de faire parler les femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins...,et c'est devenu ces monologues... Au début ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvaient plus les a... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 27 mars 2012

    canel
    Eve Ensler a discuté avec plus de 200 femmes pour recueillir leurs témoignages. Elle les a compilés ou parfois conservés tels quels, pour évoquer des sujets divers liés à la sexualité féminine : pilosité, ateliers de découverte du corps, masturbation, règles, excision, homosexualité féminine, viol, inceste, sex-toys, etc.
    Il s'agissait d'une relecture, j'avais découvert ces textes il y a quatre ans, et seul le témoignage de Whoopi Goldberg, "Mon vagin est en colère", était resté bien vivace dans mon souvenir (p. 73 et suiv.).
    Ce petit ouvrage est magnifique, plein d'humour, mais aussi émouvant, parfois troublant, il interpelle forcément les femmes... et les hommes ! Il me semble donc très important à découvrir. La déclinaison des gémissements page 101 m'a beaucoup amusée...
    Mes réticences : l'acte pédophile (p. 94), les questions posées à une fillette de six ans (p. 103), et surtout, la place des hommes dans cet ouvrage : ils semblent en effet plus souvent associés à la violence (viol, excision, inceste...) qu'au plaisir... Vision trop féministe et bien réductrice selon moi.
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 10 décembre 2011

    brigittelascombe
    "Ce qu'on ne dit pas devient un secret et les secrets souvent engendrent la honte".
    Eve Ensler, auteur américaine d'essais et de pièces de théâtre a interviewé quelques 200 femmes sur leur vagin. Les monologues qui en ont suivi se sont vus récompensés du Obie Award et ont été joués sur Les scènes du monde entier.
    Mon avis est mitigé, ayant de loin préféré Les monologues voilés d'Adelheid Roosen (qui traite de la sexualité des femmes musulmanes) dont j'ai chroniqué le livre (très difficile à se procurer) et vu la pièce au "Off" d'Avignon.
    Dans Les Monologues du vagin, point positif, est soulevé le tabou de la sexualité féminine (on y parle sans crainte de certains fantasmes,d'orgasme,de sexologie,de rêves), la femme ignorante apprend à connaitre son corps et sont dénoncés les abus (viols, violences,excisions,irrespect,pédophilie).
    Après, j'avoue avoir franchement ri à l'évocation des ateliers de groupe, où glace en main,la femme repère son clitoris, le caresse et jouit (cette scène de masturbation collective tenant plus pour moi du voyeurisme que de la thérapie) et à la liste impressionnante des gémissements (allant du "noooooooon!" de la femme Juive au "son tyrolien yodlant" de la montagnarde etc..). Dommage que la sexualité chez les personnes agées n'ait été abordée qu'une seule fois et dans le sens découverte, alors que les séniors (70 ans et plus ont encore une sexualité très riche).
    Intéressant à lire!
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Chaplum, le 20 mai 2012

    Chaplum
    Difficile d'être passé à côté de cette célèbre pièce de Eve Ensler au titre assez perturbant, avec ce mot « vagin » que l'on a peu l'habitude de dire ou même d'en parler. C'est d'ailleurs le but de Eve Ensler, attirer l'attention des femmes sur leur propre sexe, leur propre anatomie, accepter d'en parler, savoir quel est leur rapport avec lui. A cette fin, elle a interrogé des milliers de femmes à travers le monde, aussi bien aux Etats-Unis, des femmes de toute confession, que des femmes bosniaques réfugiées dans des camps pendant la guerre en ex-Yougoslavie ou encore des femmes en Afrique. La version proposée par les éditions Denoël est fidèle à la version théâtrale.
    Je regrette de n'avoir jamais assisté à cette pièce. Car la lecture de ce texte ne peut que toucher et remuer la femme lectrice. L'homme aussi sûrement, mais la femme ne peut que se sentir concernée. A partir de tous les témoignages récoltés, Eve Ensler réussit à faire un spectacle riche et percutant autour de cet orifice que chaque femme possède mais que si souvent elle ignore. Elle vit avec le vagin, elle sait qu'il est là mais ne sait pas à quoi il ressemble. Eve Ensler a donc poussé ces femmes dans leurs retranchements en leur demandant de lui décrire, de lui donner une odeur, de lui dire ce qu'il serait s'il était un vêtement, une forme, … Elles ont parlé de leurs règles, du plaisir, des poils, … Ces témoignages sont tour à tour drôles, émouvants et parfois prennent à la gorge. Les pages sur l'excision m'ont encore une fois révoltée. Comment peut-on encore tolérer que de telles pratiques existent, même dans nos pays ?
    Le récit basé sur l'interview de Whoopy Goldberg m'a quant à lui fait beaucoup rire. Cette femme a un réel sens de la répartie.
    A lire, et certainement plus à voir !

    Lien : http://www.chaplum.com/les-monologues-du-vagin-de-eve-ensler-6513
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    • Livres 3.00/5
    Par Luniver, le 26 avril 2012

    Luniver
    Eve Ensler a interrogé des centaines de femme de tout âge, de toute origine, toute condition sociale sur leur corps et leur sexualité. Ces témoignages ont été compilés en plusieurs thèmes : découverte de son corps, mutilations génitales, orgasme, viol, etc. le plus saisissant est de voir la chape de plomb sur ces sujets, dont personne n'a envie de parler : peu de connaissance sur son corps, énorme gêne quand il faut aborder le plaisir et la sexualité... L'exemple le plus marquant est cette mère qui giffle sa fille quand elle apprend qu'elle a eu ses règles pour la première fois.
    L'essai est vraiment intéressant à lire. Malgré tout, le thème est tellement vaste qu'il laisse un goût de trop peu.
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  • Par manos, le 06 juillet 2008

    manos
    Les Monologues du vagin ont été écrit en 1996 à New-York par Eve Ensler, cette dernière, comédienne est une féministe américaine. Les monologues ont été joués pour la première fois au profit d'une association visant à lutter contre les violences faites aux femmes. Depuis cette pièce connaît un succès phénoménal et a été jouée dans de le monde entier. le "matériel de base" d'Eve Ensler pour écrire les monologues sont les entretiens qu'elle a eu avec plus de 200 femmes : jeunes, moins jeunes, blanches, africaines, juives, lesbiennes, femmes mariées et mères de famille ont accepté de parler de leur vagin. le résultat est drôle, émouvant, interpellant et bouleversant. le terme "vagin" reste déjà un tabou en soi, une partie honteuse et mystérieuse, source de plaisir et de terribles souffrances aussi (des millions de femmes sont victimes de mutilations génitales, des millions de femmes à travers le monde subissent des violences diverses). Eve Ensler a su alterner les passages plus graves avec les plus léger tout en gardant fluidité et cohérence. Cette pièce a une portée universelle, toutes les femmes peuvent en effet se reconnaître dans ces textes, et on ne peut s'empêcher d'éprouver un sentiment de "fraternité" et de solidarité en lisant cet ouvrage. J'aimerais en tout cas beaucoup voir les "Monologues du vagin" en vrai, j'imagine qu'il doit avoir une ambiance toute particulière lors de ces représentations.
    http://livresetlibre.canalblog.com/
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Citations et extraits

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  • Par Chaplum, le 20 mai 2012

    Au XIXè siècle, les petites filles qui apprenaient à développer leurs capacités orgasmiques par la masturbation étaient considérées comme des cas médicaux. Souvent, on les « traitait » ou les « corrigeait » par l’excision ou la cautérisation du clitoris ou encore en « créant une ceinture de chasteté miniature », c’est-à-dire en cousant ensemble les grandes lèvres pour mettre le clitoris hors de leur portée, et même par castration, avec ablation chirurgicale des ovaires. En revanche, il n’y a pas d’exemple dans la littérature médicale d’ablation chirurgicale des testicules et d’amputation du pénis pour empêcher la masturbation chez les petits garçons.
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  • Par Chaplum, le 20 mai 2012

    La vente des vibromasseurs est interdite par la loi dans les Etats suivants : Texas, Géorgie, Ohio et Arkansas. Si vous vous faites prendre, vous risquez une amende de 10 000 dollars et un an de travaux forcés. En revanche, dans ces mêmes Etats, la vente des armes est parfaitement légale. Et pourtant, on n’a jamais vu un massacre collectif causé par un vibromasseur.
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  • Par Luniver, le 19 avril 2012

    Et puis est arrivé le moment que j'attendais et redoutais à la fois. La femme qui animait l'atelier nous a demandé de ressortir nos miroirs de poche et de voir si nous pouvions repérer notre clitoris. On était toutes là, sur le dos, sur nos tapis bleus, à essayer de trouver nos marques, nos repères, notre logique, et je ne sais pas pourquoi, je me suis mise à pleurer. Peut-être était-ce simplement la gêne. Peut-être était-ce à l'idée que j'allais devoir renoncer à cette chimère, folle et dévorante, que quelqu'un ou quelque chose guidait ma vie, décidait de ses orientations et me donnait des orgasmes. Je vivais dans un monde à part, plein de magie et de superstition. Cette recherche du clitoris, dans cet atelier insensé, sur ces matelas bleus, rendait tout ça réel, beaucoup trop réel. Je sentais venir la panique. Et simultanément, l'angoisse et la prise de conscience que, si je m'étais empêchée de trouver mon clitoris, c'est parce que, en fait, j'avais toujours été terrifiée à l'idée que je n'en avais pas, terrifiée à l'idée d'être une de ces bonnes femmes viscéralement impuissantes, une de ces femmes frigides, mortes, closes, sèches, avec un goût de vieile abricot - oh mon dieu ! j'étais là, allongée, le miroir à la main, à la recherche de ce point névralgique, tâtonnant avec mes doigts, mais je ne pensais qu'à une chose. À dix ans, j'avais perdu une bague en or avec des petites émeraudes en me baignant dans un lac. J'avais plongé et replongé, passant mes mains au fond sur des pierres, des poissons, des vieilles capsules, sur des trucs visqueux, mais jamais sur ma bague. J'avais ressenti une de ces paniques. Je savais que j'allais être punie.

    La femme qui dirigeait l'atelier s'est aperçue de mon agitation désespérée, je suais, haletante. Elle s'est approchée de moi. Je lui ai dit : «J'ai perdu mon clitoris. Il a glissé. J'aurais pas dû nager avec.»
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  • Par Jessoya, le 24 juin 2010

    Au cours d’un procès en sorcellerie en 1593, le magistrat instructeur — un homme marié – découvrit pour la première fois l’existence du clitoris. Il l’identifia comme étant un mamelon du diable, preuve irréfutable de la culpabilité de la sorcière. C’était une « petite excroissance de chair, pointant à la manière d’un mamelon, et longue d’un demi-pouce ». Et ledit magistrat « l’ayant aperçue au premier coup d’œil, quoique sans regarder de trop près cependant, car jouxtant endroit si ténébreux que point n’est décent d’y porter le regard. Mais ne voulant pas, finalement, garder par-devers soi découverte si étrange », la montra à divers assistants. « Lesquels assistants déclarèrent n’avoir jamais vu chose semblable. » Et la femme fut condamnée comme sorcière.
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  • Par Lagagne, le 27 octobre 2010

    Je dis "vagin" parce que j'ai lu les statistiques. Partout les vagins subissent de mauvais traitements. Des centaines de milliers de femmes sont violées chaque année dans le monde. Cent millions de femmes ont subi des mutilations génitales. La liste est longue. Je dis "vagin" parce que je veux que cessent ces horreurs. Et je sais qu'elles ne cesseront pas tant que nous n'admettrions pas qu'elles existent. Et le seul moyen de le savoir, c'est de permettre aux femmes de parler sans peur d'être punies ou sanctionnées.
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