> Isabelle Reinharez (Traducteur)

ISBN : 2253121479
Éditeur : LGF (2007)


Note moyenne : 4/5 (sur 40 notes) Ajouter à mes livres
1918. De retour du front, Fidelis Waldvogel, un jeune soldat allemand, tente sa chance en Amérique. Avec pour seul bagage une valise pleine de couteaux et de saucisses, il s'arrête à Argus, dans le Dakota du Nord où, bientôt rejoint par sa femme et son fils, il décide d... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 13 octobre 2011

    lehane-fan
    Une photo noir et blanc à la noblesse épurée . Un titre raccord . Il n'en faut parfois pas plus pour vous donner l'envie de découvrir un nouvel auteur .
    Perso , à part la boucherie Sanzot , ce milieu m'etait totalement inconnu . Une immersion plutot interessante et intrigante car il m'etait difficile d'associer chorale et maitres bouchers , allez savoir pourquoi...A priori stupide et difficilement concevable d'un art delicat pratiqué par des équarisseurs à la rusticité avérée...Allez-y , vous pouvez huer...Doucement quand meme !
    Fidelis Waldvogel , jeune allemand de retour du front , s'empresse de tenir une promesse faite à son meilleur ami mort au combat : annoncer cette tragique nouvelle à sa petite amie , Eva , pregnante jusqu'aux yeux . Teuton genereux de nature , il finira meme par l'épouser avant de s'exiler au pays de l'oncle Sam et son American Dream ( j'ai toujours du mal à ne pas esquisser un p'tit sourire narquois en repensant au reve americain...) avec pour seul bagage une valise pleine de couteaux et de saucisses , afin d'y faire fortune dans ce qu'il sait faire de mieux car il est un maitre boucher de talent .
    C'est donc la petite ville d'Argus, Dakota , qui sera le theatre à la fois heureux mais surtout tragique des évenements propres à la famille Waldvogel ( littéralement : oiseau des forets ) . Car il faut bien se l'avouer , point de sentiment euphorique , joyeux , optimiste au sortir de ce bouquin . Au-delà du titre , c'est effectivement un livre chorale ou Tous les personnages , sans exception aucune , transpirent le malheur présent ou à venir . Point de lumiere à l'horizon . Attention : gardiens de phare en greve !
    De nombreux personnages , donc , aux caracteres divers et variés . A la louche et par ordre d'apparition l'on y croise un Fidelis travailleur et taciturne ; une Eva forte au destin tragique ; Delphine et Cyprian , un couple d'amis d'apparence uni au lourd secret ; Roy , pere touchant de Delphine et touché par l'alcool , une Un-Pas-et-Demi énigmatique aux révélations finales bouleversantes..
    Autant de destins divergents et cependant complémentaires qui se croisent , s'entremelent , se percutent pour finir immanquablement dans la tristesse et le chaos . Amie désillusion , pose donc ici tes bagages...
    Le parcours familial de ces Allemands déracinés est des plus réussi . Il court sur une période de 30 ans au sortir de la premiere guerre mondiale et charrie a l'envi son lot d'épreuves et de déchirements . Les personnages sont travaillés . l''histoire est cohérente de bout en bout et meme si elle prete rarement à sourire , elle ne fait jamais dans le pathos , dans l'anecdote facile et inutile . Vient s'y greffer une dispensable histoire de meurtres mais que l'on ne s'y trompe pas , l'interet réside bel et bien dans l'interaction entre Tous ces protagonistes .
    Pleiade de personnages , pleiade de sentiments . Si la noirceur domine , elle peut prendre plusieurs formes . La maladie , l'amour inavoué ou inassouvi , le syndrome de Korsakoff entrainé par l'alcool , la défiance maladive et continuelle d'une belle-soeur acariatre , un contexte historique délicat sont autant de tragédies qui construisent un récit , qui l'enrichissent pleinement .
    Une chorale agréable , donc , et ce malgré quelques fausses notes . Exceptées diverses longueurs assorties de rares personnages parasitaires , un chant puissant portant haut et fort les couleurs de l'affliction et du tourment ! Un réel plaisir que de suivre la noire épopée de cette famille d'émigrés Allemands meme si l'on est encore loin d'une saga à la Rougon Macquart mais bon , n'est pas Robert Zola qui veut...
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 31 décembre 2011

    sandrine57
    De retour du premier conflit mondial, Fidelis Waldvogel, boucher de son état, épouse Eva, la fiancée enceinte d'un ami mort au combat. Et parce qu'il a vu un pain parfait en provenance d'Amérique, il quitte son Allemagne natale pour tenter sa chance dans ce grand pays capable d'une telle perfection. Il emporte avec lui une valise pleine de couteaux et de saucisses qui lui permettront de se nourrir et de payer son voyage. C'est à Argus, dans le Dakota du Nord, qu'il va s'installer, ouvrir sa boucherie et accueillir sa famille. La bonne et douce Eva va lui donner d'autres enfants, tenir son commerce et se lier d'amitié avec Delphine, fille de Roy un alcoolique notoire et qui vit maritalement avec Cyprian, un acrobate de cirque.
    Autour de Fidelis le héros plutôt taiseux et taciturne de ce roman, c'est toute une galerie de personnages dont Louise ERDRICH nous fait le récit. Les premiers chapitres sont un peu fastidieux, le temps que tout se mette en place et quon fasse connaissance avec tout le monde. Mais une fois qu'on est embarqué dans l'histoire, c'est tout simplement magique! Les petits riens de la vie quotidienne se mêlent aux grandes douleurs de la guerre, les secrets et les non-dits se révèlent peu à peu, les joies succèdent aux tragédies. C'est l'histoire d'hommes et de femmes faits de chaire et de sang qui luttent pour un peu de bonheur ou simplement pour mener une existence paisible. Il y a de l'amour, de l'amitié, des instants de bonheur et des malheurs tragiques. Ce sont trente années qui défilent sans qu'on ne voit le temps passer. J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman et je le conseille à quiconque a envie de passer un bon moment à Argus pour suivre une histoire riche et foisonnante.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par patachinha, le 03 juin 2011

    patachinha
    Je ne sais pas pourquoi, j' ai eu beaucoup de mal à avancer avec ce livre, plusieurs fois j' ai pensé à l' abandonner et pourtant, je le trouvais intéressant et c' est pour celà que j' ai persisté.
    Ce livre est riche au niveau de la galerie de personnages, on accompagne avec satisfaction l' évolution dans leur comportement, on prend connaissance des épreuves dures, parfois insupportables qui mouleront leur personnalité et détermineront le cours de leurs rencontres et leurs éloignements, de leur amour et de leur disputes.
    Fidelis, celui autour de qui gravitent toutes ces vies, est un personnage ambigü. Au sortir de la Grande Guerre, il se sent desaxé, déshumanisé parce qu' il était tireur d' élite et voit défiler devant ses yeux tous ces gens qu' il a stupidement tué au nom de sa Patrie. le choc est immense, tout lui rappelle la guerre, en premier lieu sa femme, Eva, enceinte de son meilleur ami mort à la guerre et qu' il décide d' épouser par honneur et respect pour celui-ci.
    L' émigration était peut- être un moyen de fuir ses démons, sous couvert de trouver une vie confortable et créer une richesse de l' autre côté de l' Atlantique, à un moment où l' Allemagne était totalement détruite et mettrait plusieurs années avant de se reconstruire. Mais rien ne peut s' effacer de la mémoire, et c' est en spectateur impuissant qu' il verra quelques années plus tard ses fils enrôlés dans une nouvelle guerre avec la même frénésie et espoir qui brillaient dans ses propres yeux lorsqu' il avait commencé la "sienne".
    Dans cette nouvelle vie en Amérique il devra se confronter à la difficulté d' apprendre une nouvelle langue, adopter de nouvelles coutumes de vie, créer un commerce stable qui lui permette de se noyer dans le travail et pacifier ses tourments, nouer des relations avec des êtres, qui ne peuvent imaginer son vécu et ses pensées insondables et obscures...
    Dans cet univers il coexistera avec d' autres personnes, Delphine, Roy, Cyprian, "tante" Maria Theresa, Un-pas-et-demi... des personnages hauts en couleurs, plus attachants les uns que les autres, qui ont chacun leur blessures personnelles mais qui tentent comme lui d' avancer et se reconstruire...
    Delphine, personnage principal selon moi, jouera un rôle primordial, lorsqu' il deviendra veuf et éprouvera une difficulté immense à élever ses quatres enfants; elle ne pouvait que devenir sa femme quelques années plus tard... Elle aussi, les difficultés de son enfance imprégent ses échecs à l' âge adulte, mais c' est une femme de caractère qui saura défier le destin...
    La chorale qu' il crée avec certains amis est un moyen universel de libérer ses impulsions, sa rigidité, sa noirceur, de se rendre plus digne à ses yeux, de garder un contact avec son pays, ses attaches, son passé. Cependant elle est selon moi, peu présente dans ce roman, on en viendrait presque à se demander si le titre du livre est bien approprié.
    J' ai trouvé que ce livre permet une belle réfléxion sur les blessures que la guerre laisse dans les esprits et qui se répercutent à travers les générations. Elle engendre beaucoup de ressentiments refoulés, de non-dits, et passe comme un rouleau compresseur dans les esprits qu' elle habite.
    Ce livre m' a paru intéressant, mais j' ai trouvé qu' il avait pas mal de longueurs qui auraient pu être évitées, et puis pendant un moment j' ai presque oublié le fait qu' il s' agissait d' une émigrant en Amérique! J' ai eu l' impression de me plonger uniquement dans le petit univers d' une bourgade du fin fond du Dakota du Nord au début du XXè siècle et que finalement l' auteur dressait surtout le tableau de ces vies qui ont eu un jour à se croiser.
    En résumé, je dirai que c' est un livre riche par son contenu, mais qui ne m' a pas totalement emballée. A l' inverse j' ai lu plusieurs avis très élogieux sur internet...

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    • Livres 4.00/5
    Par bacoltrane, le 25 novembre 2010

    bacoltrane
    L'odyssée de Fidelys Waldvogel– tireur d'élite et maître boucher – rescapé de la 1ère GM qui quitte l'Allemagne et débarque dans le nouveau monde nanti seulement d'une valise pleine de couteaux et de saucisses… Il s'arrête dans le Dakota du Nord, ouvre une boucherie. Il sera rejoint par sa femme, Eva et ses quatre fils. Nous apprenons que celle-ci était l'épouse de son compagnon de tranchée dont elle attendait un enfant.
    Eva et Fidelis vont croiser un autre couple - Delphine et Cyprian - acrobate de cirque, qui excellent dans un numéro d'équilibriste. Cette rencontre va changer le cours de leur vie…
    Ce roman foisonnant et dense décrit la vie d'une petite bourgade du Dakota. Il nous dévoile les conflits entre ses habitants, des histoires d'amour croisées et cahotées par les accidents de la vie, le destin tragique des amérindiens, la vie des petites gens qui picole pour « remplir le vide ». Mais c'est surtout l'épopée d'une famille de la 1ère à la Seconde Guerre mondiale- entre l'Europe et le Nouveau Monde - qui porte en elle les rêves de l'Amérique des immigrés… Un roman comme seule l'Amérique sait nous livrer.
    Ps : Cette fameuse chorale qui donne au roman un joli titre n'est vraiment qu'anecdotique
    Louise Erdrich est de père allemand et de mère ojibwa. Elle est l'auteur du Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse.
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  • Par keisha, le 20 novembre 2009

    keisha
    Quatrième de couverture:
    1918. De retour du front, Fidelis Waldvogel, un jeune soldat allemand, tente sa chance en Amérique. Avec pour seul bagage une valise pleine de couteaux et de saucisses, il s'arrête à Argus, dans le Dakota du Nord où, bientôt rejoint par sa femme et son fils, il décide d'ouvrir une boucherie et de fonder une chorale, en souvenir de celle des maîtres bouchers où chantait son père. Des années 1920 aux années 1950, entre l'Europe et l'Amérique, ce roman à la fos épique et intime retrace le destin d'une famille confrontée au tumulte du monde.
    L'un des grands bonheurs ressentis à la lecture de ce roman, c'est premièrement qu'il répondait à mon attente, à savoir lire une bonne saga familiale et villageoise "de derrière les fagots" qui tourne bien carrément, et l'autre bonheur est d'avoir été tout de même surprise...
    En effet Fidélis, sa femme Eva travaillent dur pour élever leurs quatre fils et faire tourner leur boucherie sans rien céder côté qualité.
    Mais apparaissent vite deux personnages essentiels, Delphine et Cyprian.
    "Comment ne pas aimer un homme qui jonglait avec tant d'intelligence? Comment ne pas aimer un homme qui ne vous lâchait pas pendant que, chez votre père, le shérif, les adjoints et les entrepreneurs des pompes funèbres remontaient trois cadavres de la cave"
    La vie n'est pas un long fleuve tranquille, même dans ce bourg américain du fin fond de la campagne, et c'est rarement que l'on vit
    "Une vie sans histoires, sans obstacles ni sursauts. Ni calage non plus. C'était le genre de vie dont on ne sait pas au moment où on la vit que c'est une vie heureuse."
    La grande Histoire est là mais sans en abuser.
    "Fidelis rentra chez lui à pied en douze jours de la grande Guerre, et dormit trente-huit heures dès qu'il se fut glissé dans son lit d'enfant. Quand il s'éveilla en Allemagne, fin novembre 1918, il n'était qu'à quelques centimètres de devenir français sur la carte redessinée par Clémenceau et Wilson, un fait sans importance au regard de ce que l'on pourrait manger."
    Je signale tout de même que cette fameuse chorale du titre n'est vraiment qu'anecdotique!
    Je m'en voudrais de trop en raconter et vous encourage à découvrir tous les personnages attachants de cette histoire écrite avec fluidité et une grande délicatesse. J'ai aimé l'impression que les durées soient élastiques, de longs passages narrent en détail des événements palpitants, et puis on se retrouve des années plus tard. Ou plus tôt.

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-la-chorale-des-m..
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Citations et extraits

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  • Par wictoria, le 11 novembre 2009

    "Celui-ci n'est qu'un gamin, même pas de duvet aux couilles, je parie." Qu'aurait-il rétorqué, de toute façon, se demanda-t-il, dans la mesure où le soldat avait plus ou moins raison ?
    ...
    ... Erich fut horrifié de s'entendre hurler :
    "Grands dieux, je vous en prie de me tirez pas dessus.
    - Merde alors !
    - Je suis né dans le Dakota du Nord, articula Erich d'une voix étranglée. Mon papa vit toujours là-bas.
    - Qu'il aille se faire foutre. Qu'est-ce que tu fiches ici, espèce de morveux ?
    - On m'a envoyé ici avant la guerre.
    - Alors qui t'es, putain, un putain de nazi ou un putain d'américain ?"
    Erich fut encore choqué par son cri inattendu.
    "Je ne sais pas ce que je suis, mais je n'ai pas de poil aux couilles !"
    Les Américains se tordirent de rire, et ses camarades de classe de la Hitler Schule, les deux qui restaient, considérèrent Erich avec un étonnement indécis et grave, en se disant qu'il possédait une intelligence supérieure jusque-là ignorée, ou bien que sous la pression du combat il avait totalement perdu la tête.
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  • Par bacoltrane, le 25 novembre 2010

    « J’ai loupé Dieu, songea-t-elle. Pourtant je ne me suis pas raconté d’histoires. Je continue à croire que Dieu est un butor alcoolique qui n’a plus pensé au monde depuis qu’Il l’a créé. Autrefois un génie, oui, je le lui accorde, mais un artiste d’une insouciance suprême qui expédie en enfer Ses tableaux et Ses sculptures les plus extraordinaires, Ses œuvres vivantes les plus exquises, et laisse le diable chier dessus » (Delphine - p 419)
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  • Par Nanne, le 06 janvier 2010

    Un temps, bien que sa profession fût assurée, il avait aimé s'imaginer poète. Aussi ses étagères étaient-elles chargées de volumes de ses héros, Goethe, Heine, Rilke, et même Trakl, dissimulé derrière les autres. Il les considéra avec une morne curiosité. Comment avait-il pu un jour se soucier de ce que racontaient ces hommes-là ? Qu'importaient leurs mots ? L'histoire de son enfance se trouvait également dans cette pièce, ses petits soldats toujours disposés sur le rebord de la fenêtre. Et sa fierté de jeune homme : ses diplômes et ses certificats de la guilde encadrés et accrochés au mur.
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  • Par manoes, le 02 octobre 2010

    C'était une chanson qu'ils avaient chantée avec avec Johannes, ivres, dans un moment d'insouciance qu'il ne pouvait à présent oublier alors que les roues les emportaient toujours plus avant, loin de l'Allemagne, dans l'immensité des plaines d'Amérique où les guerres n'opposaient pas les mêmes vieux ennemis auxquels il était habitué, mais étaient finies avant qu'il débarque ici, la grande mort terminée et le sang déjà absorbé par la terre.
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  • Par manoes, le 02 octobre 2010

    J’ai loupé Dieu, songea-t-elle. Pourtant, je ne me suis pas raconté d’histoires. Je continue à croire que Dieu est un butor alcoolique qui n’a plus pensé au monde depuis qu’Il l’a créé. Autrefois un génie, oui, je le lui accorde, mais un artiste d’une insouciance suprême qui expédie en enfer Ses tableaux et Ses sculptures les plus extraordinaires. Ses œuvres vivantes les plus exquises, et laisse le diable chier dessus.
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