> Philippe Bouquet (Traducteur)

ISBN : 2847201289
Éditeur : Gaïa (2008)


Note moyenne : 3.2/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Une jeune femme et sa fille de six ans marchent au bord d'une route ensoleillée de campagne suédoise. Comme tous les ans, elles reviennent du cimetière où elles sont allées déposer des fleurs sur la tombe de la grand-mère. Une voiture déboule, et les fauche. Banal accid... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par MissAlfie, le 26 juillet 2010

    MissAlfie
    A la base, pitché comme ça, on peut se dire que le deuxième roman que Kjell Ericksson est bien simpliste... Oui, mais non ! Sinon, croyez-moicroyez-moi, je ne vous en parlerai pas ! Non, Le cercueil de pierre est le deuxième roman de cet auteur, ou du moins le deuxième mettant en scène Ann Lindell, mais sincèrement, sans avoir lu le premier, ça se comprend très très bien. Par contre, là où ce polar suédois devient fort sympathique, c'est lorsqu'il commence à nous entraîner dans les traces de cet homme disparu, responsable d'une firme pharmaceutique implanté en Espagne et en Suède. Mais alors, qu'allait-il faire en République Dominicaine ?...
    Pour terminer sur du positif, je commencerai par ce qui m'a le moins intéressé : les histoires sentimentales d'Ann. Pourquoi ? Ça, c'est une excellente question, car comme toute nana qui se respecte, les histoires de cœur, les "je t'aime moi non plus", j'aime bien pourtant. Mais là, non. Ça m'a dérangé, gêné dans ce récit, je n'ai pas compris l'intérêt. Mais je vois déjà une explication à cet ennui : c'est le deuxième épisode de ses aventures. le premier, je ne l'ai pas lu. Et l'héroïne y était déjà présente ! Donc peut-être n'ai-je pas bien cerné son caractère d'emblée, peut-être...
    Enfin, bon, malgré ce léger bémol, le reste du bouquin est plus que bien, nous entraînant dans les coulisses de la recherche pharmaceutique, avec toutes les dérives que cela peut entraîner. L'auteur aurait d'ailleurs pu creuser en ce sens, mais ce ne sont pas les magouilles financières et autres qui l'intéressent, mais plus l'élucidation du crime. Et puis bon, on y retrouve cette atmosphère scandinave que j'apprécie de plus en plus, la description de journées interminables dès qu'arrive l'été et de nuits sans fin pendant l'hiver, la découverte de la fête de la Saint Jean... Pour le reste, je vous laisse découvrir !

    Lien : http://croqlivres.canalblog.com/archives/2010/02/19/16965307.html
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    • Livres 4.00/5
    Par BMR, le 09 avril 2010

    BMR
    Malgré quelques valeurs sûres comme Jo Nesbo ou Henning Mankell (et j'oublie l'islandais Indridason), on commence à être un peu écoeuré de la déferlante nordique qui envahit le rayon polars, ça frise l'indigestion.
    Alors quoi, un de plus ?
    Et bien oui, voici le suédois Kjel Eriksson !
    Ce nouveau venu (premières traductions en 2007) vaut le détour par Uppsala, la quasi-banlieue de Stockholm.
    L'ambiance y est un peu moins sombre que dans la ville d'Ystad vue par Mankell.
    Et puis, même si l'auteur ne prend pas de "e", le personnage central est une femme, une fliquette, Ann Lindell, dont la vie privée occupe une bonne partie du bouquin.
    Ça change un peu des mecs désabusés et avinés qui hantent habituellement les commissariats de Suède et d'ailleurs !
    Autant de bonnes raisons de se laisser emporter une nouvelle fois par une enquête scandinave de plus.
    D'autant qu'avec cet épisode on a même droit en prime à une petite excursion à ... Malaga !
    Car il est question ici d'internationalisation, de crime en col blanc, d'expérimentations pharmaceutiques louches et de transactions financières douteuses ... le crime n'a pas de frontières, en tout cas pas entre la Suède et l'Espagne.
    Un polar bien mené, qui démarre sur les chapeaux de roues et qui nous emmène explorer un univers un peu différent de ce que l'on a l'habitude de côtoyer.
    Le tout est plutôt de bonne facture, comme on dit. Même si, malgré l'intérêt de l'enquête au féminin, on reste encore loin de la grande littérature d'un Mankell ou de l'intimisme d'un Indridason.
    Mais tout cela se lit sans déplaisir aucun.
    Un polar situé à mi-chemin, non pas entre Uppsala et Malaga mais plutôt entre la Suède de Mankell et la Venise de Donna Leon.

    Lien : http://bmr-mam.over-blog.com/article-bouquin-cercueil-de-pierres-482..
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    • Livres 3.00/5
    Par alicejo, le 19 février 2011

    alicejo
    Stieg Larsson m'avait vaccinée contre le polar suédois, un peu rapidement peut-être. C'est le challenge Autour du Monde qui m'a incitée à lire ce roman qui trainait depuis un moment dans ma PAL.
    Et bien, je dois reconnaître avoir passé un bon moment et ne pas m'être ennuyée un seul instant avec Ann Lindell, le personnage central de ce roman.
    Ce polar n'a rien de novateur mais les personnages sont bien campés, le rythme soutenu et l'intrigue assez bien écrite (ça change de Millenium).
    Le "problème" avec ces polars qui mêlent habilement enquête et vie privée de l'enquêtrice, c'est qu'on est curieux de voir ce qui va arriver à Ann Lindell dans les prochains épisodes. Vais-je pouvoir résister?
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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 22 juillet 2010

    kathel
    Encore un polar suédois ! Après Henning Mankell, Åke Edwardson, Mons Kallentoft, Camilla Läckberg et… c'est tout ? Mais non, n'oublions pas Stieg Larsson, pour moi pas le meilleur du lot, loin de là, mais c'est une autre histoire !
    Donc, en ce qui concerne Kjell Eriksson, je commence par son troisième polar, qui est le deuxième paru en français et que je trouve tout à fait honnête et se lisant bien.
    Dans la région d'Uppsala, une jeune femme et sa fillette de six ans sont fauchées par une voiture, mais le délit de fuite prouve bien à l'inspectrice Ann Lindell qu'il ne s'agit pas d'un accident. Crime passionnel, affaire liée au milieu de travail du mari et père des victimes, toutes les pistes sont explorées minutieusement. Tout à fait crédible, l'enquête se déroule à son rythme, et les états d'âmes et tourments personnels des policiers ne sont pas oubliés. On s'attache à Ann Lindell et à certains des suspects dans cette affaire.
    Comme ne le laisse pas supposer ce billet plan-plan, qui ne traduit que mon manque d'inspiration, j'ai lu rapidement et avec agrément ce roman bien mené dans le genre étude de société.
    Pour ceux qui aiment les auteurs précités et qui veulent en découvrir d'autres !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-kjell-eriksson-le-cercue..
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Citations et extraits

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  • Par BMR, le 09 avril 2010

    - Vous semblez avoir dissimulé quelques millions, vous vous livrez à des expériences sur des animaux que les activistes de la défense des animaux - et quelques autres peut-être - qualifient de mauvais traitements, le patron de votre service de Recherches écrase sa femme avant de suicider, et vous trouvez étrange que les gens se posent des questions ? Qu'est-ce qui se passe, chez MedForsk, au juste ?
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  • Par kathel, le 22 juillet 2010

    — Remonte sur la chaussée, tu vas salir tes chaus­sures !

    La petite fille cueillit une dernière fleur et en tendit une poignée à sa mère.

    — Les trèfles à quatre feuilles, ça porte bonheur.

    — On va les mettre sur la tombe.

    La femme en fit un bouquet, après avoir ôté une feuille morte.

    — Grand-mère aimait le trèfle, dit-elle pensivement, en détournant les yeux vers l’église puis vers la fillette qui marchait près d’elle. “Un seul jour, pensa-t-elle, vous n’avez passé qu’un seul jour ensemble, sur la terre.”

    Emily était née six ans et un jour plus tôt et, dès le len­demain, sa grand-mère mourait. A chaque anniversaire, elles se rendaient au cimetière pour déposer des fleurs sur sa tombe. La mère et la fille prenaient un instant place sur un banc de pierre pour boire l’une du café, l’autre du sirop.

    Le cimetière se trouvait à une demi-heure de marche de chez elles. Elles auraient donc pu prendre la voiture mais préféraient s’y rendre à pied. En approcher lentement permettait de mieux s’y préparer intérieurement.
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