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ISBN : 2330018185
Éditeur : Actes Sud Junior (2013)


Note moyenne : 4.21/5 (sur 98 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A 15 ans, Farrukh voit enfin son rêve se réaliser : son club d'aviron, le seul d'Afghanistan, a obtenu un bateau professionnel. Si son équipe tentait de se qualifier pour les Jeux olympiques ?!

Mais Farrukh est un "bacha posh". Dans les familles afghanes... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par murielan, le 28 juillet 2013

    murielan
    Farrukh,15 ans, est le barreur d'une équipe d'aviron. Son rêve est de faire participer pour la première fois son pays, l'Afghanistan, aux JO. Mais c'est aussi une Bacha posh, une fille élevée dans le secret comme un garçon dans une famille qui n'en a pas. Lorsque arrive la puberté, elle va devoir se battre pour ne pas redevenir une fille et garder toutes les libertés qu'elle a connues...
    Un roman vraiment émouvant qui fait découvrir cette tradition afghane des Bacha posh. Ces filles, élevées dans le mensonge, ont beaucoup de mal à retrouver leur identité première une fois adolescentes, ayant goûté aux libertés accordées aux seuls garçons.
    J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt l'histoire de Farrukh / Farrukhzad et son combat contre une coutume qui parait paradoxale dans la société afghane.
    Un vrai coup de cœur pour ce roman qui m'a permis de découvrir l'existence de ces Bacha posh que je ne connaissais pas du tout.
    A découvrir !
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    • Livres 4.00/5
    Par thedoc, le 10 octobre 2014

    thedoc
    Une coutume afghane veut que dans les familles afghanes qui n’ont pas de fils, on puisse élever une fille comme un garçon. On appelle ces filles des «bacha posh». Ainsi, parce-que ses parents n’avaient pas de garçon, Farrukhzad, née fille, est devenue Farrukh, le garçon, à l’âge de 5 ans. Habillé comme un garçon, se comportant comme un garçon, vivant comme un garçon au sein de sa famille et aux yeux de tous, Farrukh goûte la liberté à laquelle tout homme afghan a droit. Il sort, travaille et gagne de l’argent, et a droit au même respect que son père de la part de sa mère et de ses sœurs. Le plus important pour lui, dans cette vie qu’il aime, sont les moments qu’il passe avec ses amis lors de leurs entraînements d’aviron. Chef d’équipe, Farrukh tient le rôle du barreur sur le bateau et impulse à ses coéquipiers les mouvements et la cadence à suivre. Son rêve : mener son équipe jusqu’aux Jeux Olympiques. Nul ne se doute de sa véritable identité, pas même son meilleur ami Sohrab avec qui il entretient des liens étroits. Mais lorsque la nature reprend ses droits, les rêves de Farrukh s’effondrent. A la puberté, Farrukh redevient Farrukhzad. Le choc est terrible mais Farrukhzad doit se faire une raison : elle est femme et doit à ce titre rejoindre sa condition de fille soumise aux hommes. Le pourra-t-elle après avoir joui pendant de longues années de la liberté auquel tout un chacun peut prétendre ?
    Bacha posh nous fait découvrir une pratique culturelle afghane que pour ma part, je ne connaissais pas. Cette pratique permet en effet aux familles afghanes de surmonter la honte de ne pas avoir de fils et par la même occasion, de profiter des avantages d’avoir un homme dans la famille. La «bacha posh» peut aller à l’école, sortir, travailler, jouer le rôle du frère qui accompagne ses sœurs dans leurs sorties. Mais lorsqu’elle atteint l’âge de se marier, finie la liberté ! Elle doit retrouver sa position de femme soumise aux hommes, telle que le veut la culture afghane. On peut très bien imaginer le choc psychologique et émotionnel que cela peut produire sur ces jeunes filles et l’auteur, Charlotte Erlih, montre en effet combien Farrukh ne peut se résoudre à se voir ainsi « diminué ». Questions d’identité, questions de culture,… l’auteur nous décrit des pratiques de la société afghane sans préjugé ni jugement. Destiné aux jeunes lecteurs, ce livre a également le mérite de parler de l’Afghanistan sans faire un sujet sur la guerre ou le terrorisme. Rien que pour cela, il est à conseiller.
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    • Livres 5.00/5
    Par ClaireDoc, le 11 décembre 2013

    ClaireDoc
    Un roman aussi dense et fort, ce n'est pas tous les jours que l'on peut en lire. Bravo à l'auteur de nous faire ainsi entrer dans l'intimité d'un ado afghan. On le voit évoluer au sein de sa bande de jeunes garçons, fana d'avirons et décidés à monter une équipe professionnelle. Mais Farrukh s'appelle en réalité Farrukhsad et le déclenchement de sa puberté remet en cause son statut de "basha posh". Elle doit se réhabituer au rôle féminin, alors que depuis 10 ans elle tient le rôle d'un garçon dans sa famille. C'est donc tout son monde qui s'effondre. Mais surtout elle s'inquiète de ne plus revoir ses amis et de lâcher son équipe.
    Les rapports homme/femme totalement inégalitaires dans cette société traditionnelle sont ainsi visibles : dans la famille les sœurs doivent faire à manger et solliciter un entretien pour adresser la parole à leur père. Farrukh en tant que basha posh lui parle comme un égal, accompagne ses sœurs à l'extérieur, sait lire et écrire. le système social valorise tellement les garçons, qu'une famille sans garçon en a honte. Faire passer une fille pour un garçon permet de simplifier les choses pour le groupe familial, notamment parce que celle-ci peut alors travailler sous sa fausse identité. Mais le retour à la normale est obligatoire dès la puberté, l"honneur" de la famille primant sur tout. Ce roman s'attache à nous faire comprendre à quel point un tel bouleversement ne peut être qu'une déchirure. La vision de la femme par ces ados afghans se voient dans le traitement distant qu'ils infligent à "la française". Cette jeune femme, venue pour les entrainer, ne récolte que leur mépris. Elle est si différente qu'elle ne peut entrer dans leur conception : on ne doit ni la regarder, ni la saluer, ni lui adresser la parole. Et elle ne peut en aucun cas leur donner des consignes. Farrukh, traduit au groupe et sert d'intermédiaire. Au vue de leur réaction, i est d'autant plus difficile pour la jeune fille d'envisager que ses amis puissent l'estimer pour ce qu'elle est réellement.
    Le thème de l'aviron et de l'entrainement sportif offre un angle d'attaque intéressant. L'esprit d'équipe et l'amitié joue un rôle important. La conversation sur les filles, personnes inintéressantes pour Sohrab, montre que le clivage est tel qu'un garçon peut difficilement envisager un échange intellectuel avec les filles. Comment aimer ce qu'on méprise ? La réaction extrêmement violente de son meilleur ami sera pour Farrukh la plus grande déception.
    Le roman se dévore, tant on se demande ce que Farrukh va faire. le poids des traditions l'écrase. Elle cherche son identité. Au final le plus important pour elle n'est pas son sexe, mais bien sa capacité à la liberté. La fin se termine sur sa résistance.
    C'est beau, convainquant et émouvant. Un roman à faire lire à tous dès 13 ans.

    Lien : http://lireetclaire.wordpress.com/2013/12/11/basha-posh-percutant-et..
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    • Livres 4.00/5
    Par MMChretien, le 13 octobre 2014

    MMChretien
    Farrukh est un adolescent afghan de quinze ans qui rêve de participer, avec son équipe, à l'épreuve d'aviron aux Jeux Olympiques. Il règne entre les huit garçons coéquipiers autant qu'amis, une franche camaraderie virile qui leur confère un esprit d'équipe que Farrukh s'applique à stimuler, en tant que barreur, lors de leurs entrainements quotidiens. Lorsqu'il parvient à obtenir pour son équipe un nouveau bateau, le rêve des JO semble se rapprocher et les jeunes garçons redoublent d'enthousiasme pour perfectionner leur technique en vue des qualifications.
    Mais Farrukh est une Bacha Posh, une fille que l'on a travestie depuis son enfance, dans le plus grand secret, pour incarner le fils de la famille. Le jour venu de sa puberté, Farrukh est désormais considérée comme impure et doit immédiatement arrêter l'aviron et la fréquentation des hommes, et retrouver sa place parmi les femmes, avec la condition qui est la leur : faire le ménage et la cuisine, être accompagnées d'un homme pour sortir, porter la burka, baisser les yeux.
    Bacha Posh est d'abord un roman très instructif qui met en lumière une pratique totalement méconnue, ayant toujours cours dans certaines familles afghanes n'ayant eu que des filles, et nous fait prendre conscience de l'ampleur des inégalités entre hommes et femmes en Afghanistan. Il nous montre, à travers le quotidien de Farrukh, comment l'enfant travesti est élevé comme un garçon, et goûte aux conditions de vie favorisées qui sont les siennes, faites d'éducation, de loisirs, de libertés : comme les hommes Farrukh travaille, va à l'école, accompagne les femmes de la famille lors de leurs sorties de la maison, et partage avec son père une passion pour la littérature française.
    Au moment de la puberté, le roman devient l'histoire déchirante d'une jeune personne que l'on arrache à sa vie, à son identité, à sa condition, que l'on prive de ses libertés pour la contraindre à l'enfermement et à la soumission. C'est alors Farrukh qui prend la parole et se fait narrateur dans la seconde partie du roman, qui prend par moments la forme d'un journal intime, pour exprimer sa colère, sa révolte, son incompréhension, et livrer les bouleversements identitaires qui le traverse. Lorsque sa petite soeur prend à son tour la place du fils, alors qu'elle redevient fille, le jeu des pronoms, inversés subitement, accompagne le déchirement de ces deux êtres à qui on change l'identité aussi facilement qu'on change le genre des mots : il devient elle et elle devient il.
    Le traitement de l'amitié entre Farrukh et Sorhab son meilleur ami, et son issue particulièrement cruelle, reflètent l'injustice infligée à l'adolescent et les inégalités qui règnent dans la société tout entière : une amitié, un respect, une admiration, une attirance virile parfois, qui ne peuvent exister qu'entre hommes, la simple évocation de la femme suscitant le rejet et le dégoût. Le lecteur a beau espérer une prise de conscience, une tolérance, une ouverture d'esprit de la part de l'un ou l'autre des garçons, l'auteur ne cède pas à cette facilité pour lui offrir une fin plaisante. Et pourtant la toute fin du roman offre une magnifique possibilité d'espoir.
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    • Livres 5.00/5
    Par sylvicha, le 20 août 2013

    sylvicha
    Farrukh, jeune afghan, a une grande ambition : il rêve de participer avec son équipe aux JO dans la catégorie aviron. Il pourrait ainsi donner une autre image au monde entier de son pays dévasté par la guerre et les attentats. Mais il cache un lourd secret, il est en fait un "Bacha posh" c'est à dire une fille élevé en garçon dans une famille qui en est dépourvu. Malheureusement cette pratique n'est admise que jusqu'à la puberté, ensuite il devra redevenir une fille et perdre tous les privilèges accordés aux garçons sous peine de déshonorer sa famille. Cette fameuse puberté arrive au plus mauvais moment, peu de temps avant les épreuves....
    L'injustice et le bouleversement identitaire engendré par ce genre de pratique sont parfaitement décrit dans ce roman : on s'indigne pour Farrukh/Farrukhzad qui s'effondre et on l'admire de se battre jusqu'au bout.
    Bouleversant !!!
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Critiques presse (1)


  • Ricochet , le 28 août 2013
    Un roman dur et sans complaisance à lire dès 14 ans.
    Lire la critique sur le site : Ricochet

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Citations et extraits

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  • Par MMChretien, le 13 octobre 2014

    Séparer les rêves et la vie, c'est renoncer à changer les choses, insiste Farrukh. Tu comprends? On ne peux pas se contenter de baisser les bras en rêvant aux contes de fée...

    [...]


    Je repense à une histoire que papa m'avait racontée, d'un paysan chinois qui avait un cheval. Un jour, l'animal s'enfuit. "C'est pas de chance!" le plaignent les voisins. Il répond : "Chance ou malchance, qui pourrait le dire?" Quinze jours plus tard, le cheval revient, suivi d'une dizaine de chevaux sauvages. "T'en as de la chance!" l'envient alors les voisins. L'homme a la même réponse que la fois précédente : "Chance ou malchance, qui le sait?" Le lendemain, le fils du paysan saute sur une des montures, part à toute allure, tombe et se casse la jambe. Les voisins ont beau dire que c'est de la malchance, le père répète : "Chance ou malchance, on verra bien." Une guerre civile éclate dans la province. Un groupe de soldats enrôle de force tous les jeunes gens du village en âge de porter un fusil. Sauf le garçon à la jambe cassée. Chance ou malchance, qui pourrait le savoir?
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  • Par Alyenor, le 12 octobre 2014

    C'est avec ce livre que j'ai compris que toutes les blessures du cœur, même les plus profondes, finissent par se recoudre, murmure-t-il. Il faut du temps. Beaucoup de temps parfois. Mais ça passe.

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  • Par thedoc, le 10 octobre 2014

    Il est ivre de toutes les destinations possibles, ivre de tout ce qu'il ne connaît pas. Ivre de tout ce qu'il imagine, et de tout ce qu'il ne peut imaginer.

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  • Par thedoc, le 10 octobre 2014

    Ca veut dire que dissimuler son identité permet d'être davantage soi-même que de se montrer sous son vrai jour ? Que parfois, le mensonge peut engendrer la vérité ?

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  • Par Bookineurs, le 09 octobre 2014

    Mon identité,c'est de persévérer, non pas d'être un garçon ou une fille. Je suis moi. Et moi, je me bats.ça ne me gêne pas de mourir. Mais seulement quand j'aurai tout tenté

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