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ISBN : 2330018185
Éditeur : Actes Sud Junior (2013)


Note moyenne : 4.16/5 (sur 143 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A 15 ans, Farrukh voit enfin son rêve se réaliser : son club d'aviron, le seul d'Afghanistan, a obtenu un bateau professionnel. Si son équipe tentait de se qualifier pour les Jeux olympiques ?!

Mais Farrukh est un "bacha posh". Dans les familles afghanes... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par boudicca, le 30 novembre 2014

    boudicca
    En Afghanistan, une forte pression sociale pèse sur les familles et les pousse à avoir à tout prix un fils. Pour les foyers qui n'ont pas cette chance, il existe toutefois une solution intermédiaire visant à préserver l'honneur de la famille : ce sont les Bacha posh, ces jeunes filles élevées comme des garçons jusqu'à ce qu'elles atteignent la puberté. Après quoi, elles reprennent leur statut de femme et se retrouvent à nouveau privées de tout droit. Si l'expérience permet à ces Bacha posh de profiter des libertés dont jouissent les hommes afghans (sortir seul dans la rue, faire du sport, avoir un travail...), le retour à leur condition de femme est souvent traumatisant. C'est justement ce que va découvrir l'héros/héroïne du roman de Charlotte Erlih qui se penche avec succès sur cette curieuse tradition. Pour Farrukh la question ne se pose pas : il est un garçon ! Il est même le leader du seul club d'Aviron du pays ! Et pourtant, à l'arrivée de ses règles, tout bascule : Farrukh doit redevenir Farrukhzad, porter une bourka, ne plus jamais s'aventurer dehors sans chaperon, se consacrer à l'entretien du foyer... et abandonner l'aviron !
    L'auteur montre parfaitement le traumatisme que représente pour ces jeunes filles ce brusque revirement et aborde par ce biais la difficile question du statut des femmes en Afghanistan. le lecteur ne peut qu'être frappé par le changement radical de comportement du père de l'héroïne dès lors qu'elle cesse d'être une Bacha posh, ou encore par les réactions de l'équipe d'aviron à l'égard de toute femme qui s'écarterait un temps soit peu des carcans fixés par leur société. Même la mère de la jeune fille, dont on pourrait attendre davantage de compréhension, fait montre d'une détermination farouche afin de lui faire renoncer à sa liberté. Et pourtant, Farrukh va choisir de lutter, de ne pas se résigner et de tout sacrifier pour tenter de réaliser son rêve, dans l'espoir de, peut-être, rompre avec la tradition... L'héroïne est attachante et son combat plus que louable : la fin du récit n'en est que plus amère pour le lecteur. Mais le roman met également en avant des valeurs très positives, notamment en ce qui concerne l'aspect sportif et la solidarité, l'enthousiasme et la fierté qu'il permet de créer au sein d'une communauté.
    Un très bon roman qui plaira sûrement aux adolescents et qui leur permet de découvrir cette étonnante tradition qui persiste toujours aujourd'hui en Afghanistan. le récit permet également d'aborder avec eux la question du droit des femmes et des stéréotypes entre filles/garçons.
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    • Livres 5.00/5
    Par murielan, le 28 juillet 2013

    murielan
    Farrukh,15 ans, est le barreur d'une équipe d'aviron. Son rêve est de faire participer pour la première fois son pays, l'Afghanistan, aux JO. Mais c'est aussi une Bacha posh, une fille élevée dans le secret comme un garçon dans une famille qui n'en a pas. Lorsque arrive la puberté, elle va devoir se battre pour ne pas redevenir une fille et garder toutes les libertés qu'elle a connues...
    Un roman vraiment émouvant qui fait découvrir cette tradition afghane des Bacha posh. Ces filles, élevées dans le mensonge, ont beaucoup de mal à retrouver leur identité première une fois adolescentes, ayant goûté aux libertés accordées aux seuls garçons.
    J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt l'histoire de Farrukh / Farrukhzad et son combat contre une coutume qui parait paradoxale dans la société afghane.
    Un vrai coup de cœur pour ce roman qui m'a permis de découvrir l'existence de ces Bacha posh que je ne connaissais pas du tout.
    A découvrir !
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    • Livres 5.00/5
    Par ClaireDoc, le 11 décembre 2013

    ClaireDoc
    Un roman aussi dense et fort, ce n'est pas tous les jours que l'on peut en lire. Bravo à l'auteur de nous faire ainsi entrer dans l'intimité d'un ado afghan. On le voit évoluer au sein de sa bande de jeunes garçons, fana d'avirons et décidés à monter une équipe professionnelle. Mais Farrukh s'appelle en réalité Farrukhsad et le déclenchement de sa puberté remet en cause son statut de "basha posh". Elle doit se réhabituer au rôle féminin, alors que depuis 10 ans elle tient le rôle d'un garçon dans sa famille. C'est donc tout son monde qui s'effondre. Mais surtout elle s'inquiète de ne plus revoir ses amis et de lâcher son équipe.
    Les rapports homme/femme totalement inégalitaires dans cette société traditionnelle sont ainsi visibles : dans la famille les sœurs doivent faire à manger et solliciter un entretien pour adresser la parole à leur père. Farrukh en tant que basha posh lui parle comme un égal, accompagne ses sœurs à l'extérieur, sait lire et écrire. le système social valorise tellement les garçons, qu'une famille sans garçon en a honte. Faire passer une fille pour un garçon permet de simplifier les choses pour le groupe familial, notamment parce que celle-ci peut alors travailler sous sa fausse identité. Mais le retour à la normale est obligatoire dès la puberté, l"honneur" de la famille primant sur tout. Ce roman s'attache à nous faire comprendre à quel point un tel bouleversement ne peut être qu'une déchirure. La vision de la femme par ces ados afghans se voient dans le traitement distant qu'ils infligent à "la française". Cette jeune femme, venue pour les entrainer, ne récolte que leur mépris. Elle est si différente qu'elle ne peut entrer dans leur conception : on ne doit ni la regarder, ni la saluer, ni lui adresser la parole. Et elle ne peut en aucun cas leur donner des consignes. Farrukh, traduit au groupe et sert d'intermédiaire. Au vue de leur réaction, i est d'autant plus difficile pour la jeune fille d'envisager que ses amis puissent l'estimer pour ce qu'elle est réellement.
    Le thème de l'aviron et de l'entrainement sportif offre un angle d'attaque intéressant. L'esprit d'équipe et l'amitié joue un rôle important. La conversation sur les filles, personnes inintéressantes pour Sohrab, montre que le clivage est tel qu'un garçon peut difficilement envisager un échange intellectuel avec les filles. Comment aimer ce qu'on méprise ? La réaction extrêmement violente de son meilleur ami sera pour Farrukh la plus grande déception.
    Le roman se dévore, tant on se demande ce que Farrukh va faire. le poids des traditions l'écrase. Elle cherche son identité. Au final le plus important pour elle n'est pas son sexe, mais bien sa capacité à la liberté. La fin se termine sur sa résistance.
    C'est beau, convainquant et émouvant. Un roman à faire lire à tous dès 13 ans.

    Lien : http://lireetclaire.wordpress.com/2013/12/11/basha-posh-percutant-et..
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    • Livres 5.00/5
    Par sylvicha, le 20 août 2013

    sylvicha
    Farrukh, jeune afghan, a une grande ambition : il rêve de participer avec son équipe aux JO dans la catégorie aviron. Il pourrait ainsi donner une autre image au monde entier de son pays dévasté par la guerre et les attentats. Mais il cache un lourd secret, il est en fait un "Bacha posh" c'est à dire une fille élevé en garçon dans une famille qui en est dépourvu. Malheureusement cette pratique n'est admise que jusqu'à la puberté, ensuite il devra redevenir une fille et perdre tous les privilèges accordés aux garçons sous peine de déshonorer sa famille. Cette fameuse puberté arrive au plus mauvais moment, peu de temps avant les épreuves....
    L'injustice et le bouleversement identitaire engendré par ce genre de pratique sont parfaitement décrit dans ce roman : on s'indigne pour Farrukh/Farrukhzad qui s'effondre et on l'admire de se battre jusqu'au bout.
    Bouleversant !!!
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    • Livres 4.00/5
    Par thedoc, le 10 octobre 2014

    thedoc
    Une coutume afghane veut que dans les familles afghanes qui n’ont pas de fils, on puisse élever une fille comme un garçon. On appelle ces filles des «bacha posh». Ainsi, parce-que ses parents n’avaient pas de garçon, Farrukhzad, née fille, est devenue Farrukh, le garçon, à l’âge de 5 ans. Habillé comme un garçon, se comportant comme un garçon, vivant comme un garçon au sein de sa famille et aux yeux de tous, Farrukh goûte la liberté à laquelle tout homme afghan a droit. Il sort, travaille et gagne de l’argent, et a droit au même respect que son père de la part de sa mère et de ses sœurs. Le plus important pour lui, dans cette vie qu’il aime, sont les moments qu’il passe avec ses amis lors de leurs entraînements d’aviron. Chef d’équipe, Farrukh tient le rôle du barreur sur le bateau et impulse à ses coéquipiers les mouvements et la cadence à suivre. Son rêve : mener son équipe jusqu’aux Jeux Olympiques. Nul ne se doute de sa véritable identité, pas même son meilleur ami Sohrab avec qui il entretient des liens étroits. Mais lorsque la nature reprend ses droits, les rêves de Farrukh s’effondrent. A la puberté, Farrukh redevient Farrukhzad. Le choc est terrible mais Farrukhzad doit se faire une raison : elle est femme et doit à ce titre rejoindre sa condition de fille soumise aux hommes. Le pourra-t-elle après avoir joui pendant de longues années de la liberté auquel tout un chacun peut prétendre ?
    Bacha posh nous fait découvrir une pratique culturelle afghane que pour ma part, je ne connaissais pas. Cette pratique permet en effet aux familles afghanes de surmonter la honte de ne pas avoir de fils et par la même occasion, de profiter des avantages d’avoir un homme dans la famille. La «bacha posh» peut aller à l’école, sortir, travailler, jouer le rôle du frère qui accompagne ses sœurs dans leurs sorties. Mais lorsqu’elle atteint l’âge de se marier, finie la liberté ! Elle doit retrouver sa position de femme soumise aux hommes, telle que le veut la culture afghane. On peut très bien imaginer le choc psychologique et émotionnel que cela peut produire sur ces jeunes filles et l’auteur, Charlotte Erlih, montre en effet combien Farrukh ne peut se résoudre à se voir ainsi « diminué ». Questions d’identité, questions de culture,… l’auteur nous décrit des pratiques de la société afghane sans préjugé ni jugement. Destiné aux jeunes lecteurs, ce livre a également le mérite de parler de l’Afghanistan sans faire un sujet sur la guerre ou le terrorisme. Rien que pour cela, il est à conseiller.
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Critiques presse (1)


  • Ricochet , le 28 août 2013
    Un roman dur et sans complaisance à lire dès 14 ans.
    Lire la critique sur le site : Ricochet

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Citations et extraits

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  • Par ines23, le 14 décembre 2014

    Qu'est ce qui est différent ? Je vis comme un garçon , je m'habille comme un garçon , je suis coiffé comme un garçon , je vais à l'école comme un garçon ,je gagne de l'argent comme un garçon , je me comporte comme un garçon , je prie comme un garçon ,je fréquente les garçons ...

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  • Par 3eJeanJaures82, le 09 décembre 2014

    "Je ne veux pas me morfondre dans mon coin en maudissant le sort.
    Je n'aime pas ce rôle.
    Je veux donc continuer à me battre.
    Voilà mon identité: lutter.
    Mon identité, c'est de préservé, non pas d'être un garçon ou une fille.
    Je suis moi. Et moi, je me bats, ça ne me gène pas de mourir. Mais seulement quand j'aurais tout tenté!!!!!"


    ;+) ;+) ;+)
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  • Par 3eJeanJaures82, le 09 décembre 2014

    farrukh un jeune ado rêve de devenir un jour athlète professionnel d'aviron et d'aller au Jeux olympiques mais Farrukh est une bacha posh et dans les famille afghane qui n'ont que des filles sont élevé en garçon jusqu'a leurs règles. A 16 elle a les règles et décident de se déguiser en garçon pour poursuivre son rê d'aller au jeux olympiques.

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  • Par petitsoleil, le 10 février 2014

    Les livres ne parlent que de ça : de ceux qui se battent jusqu'à faire triompher leurs désirs, de ceux qui, malgré leurs efforts, ne réussissent pas à faire plier la réalité, ou de ceux qui baissent les bras sans lutter.

    De ces trois catégories, les seuls vraiment malheureux sont ceux qui n'essaient pas. Qui renoncent. Qui subissent. (...) Je vais continuer à me battre.
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  • Par MMChretien, le 13 octobre 2014

    Séparer les rêves et la vie, c'est renoncer à changer les choses, insiste Farrukh. Tu comprends? On ne peux pas se contenter de baisser les bras en rêvant aux contes de fée...

    [...]


    Je repense à une histoire que papa m'avait racontée, d'un paysan chinois qui avait un cheval. Un jour, l'animal s'enfuit. "C'est pas de chance!" le plaignent les voisins. Il répond : "Chance ou malchance, qui pourrait le dire?" Quinze jours plus tard, le cheval revient, suivi d'une dizaine de chevaux sauvages. "T'en as de la chance!" l'envient alors les voisins. L'homme a la même réponse que la fois précédente : "Chance ou malchance, qui le sait?" Le lendemain, le fils du paysan saute sur une des montures, part à toute allure, tombe et se casse la jambe. Les voisins ont beau dire que c'est de la malchance, le père répète : "Chance ou malchance, on verra bien." Une guerre civile éclate dans la province. Un groupe de soldats enrôle de force tous les jeunes gens du village en âge de porter un fusil. Sauf le garçon à la jambe cassée. Chance ou malchance, qui pourrait le savoir?
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