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ISBN : 2330018185
Éditeur : Actes Sud Junior (2013)


Note moyenne : 4.25/5 (sur 57 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A 15 ans, Farrukh voit enfin son rêve se réaliser : son club d'aviron, le seul d'Afghanistan, a obtenu un bateau professionnel. Si son équipe tentait de se qualifier pour les Jeux olympiques ?!

Mais Farrukh est un "bacha posh". Dans les familles afghanes... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par murielan, le 28 juillet 2013

    murielan
    Farrukh,15 ans, est le barreur d'une équipe d'aviron. Son rêve est de faire participer pour la première fois son pays, l'Afghanistan, aux JO. Mais c'est aussi une Bacha posh, une fille élevée dans le secret comme un garçon dans une famille qui n'en a pas. Lorsque arrive la puberté, elle va devoir se battre pour ne pas redevenir une fille et garder toutes les libertés qu'elle a connues...
    Un roman vraiment émouvant qui fait découvrir cette tradition afghane des Bacha posh. Ces filles, élevées dans le mensonge, ont beaucoup de mal à retrouver leur identité première une fois adolescentes, ayant goûté aux libertés accordées aux seuls garçons.
    J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt l'histoire de Farrukh / Farrukhzad et son combat contre une coutume qui parait paradoxale dans la société afghane.
    Un vrai coup de cœur pour ce roman qui m'a permis de découvrir l'existence de ces Bacha posh que je ne connaissais pas du tout.
    A découvrir !
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    • Livres 5.00/5
    Par ClaireDoc, le 11 décembre 2013

    ClaireDoc
    Un roman aussi dense et fort, ce n'est pas tous les jours que l'on peut en lire. Bravo à l'auteur de nous faire ainsi entrer dans l'intimité d'un ado afghan. On le voit évoluer au sein de sa bande de jeunes garçons, fana d'avirons et décidés à monter une équipe professionnelle. Mais Farrukh s'appelle en réalité Farrukhsad et le déclenchement de sa puberté remet en cause son statut de "basha posh". Elle doit se réhabituer au rôle féminin, alors que depuis 10 ans elle tient le rôle d'un garçon dans sa famille. C'est donc tout son monde qui s'effondre. Mais surtout elle s'inquiète de ne plus revoir ses amis et de lâcher son équipe.
    Les rapports homme/femme totalement inégalitaires dans cette société traditionnelle sont ainsi visibles : dans la famille les sœurs doivent faire à manger et solliciter un entretien pour adresser la parole à leur père. Farrukh en tant que basha posh lui parle comme un égal, accompagne ses sœurs à l'extérieur, sait lire et écrire. le système social valorise tellement les garçons, qu'une famille sans garçon en a honte. Faire passer une fille pour un garçon permet de simplifier les choses pour le groupe familial, notamment parce que celle-ci peut alors travailler sous sa fausse identité. Mais le retour à la normale est obligatoire dès la puberté, l"honneur" de la famille primant sur tout. Ce roman s'attache à nous faire comprendre à quel point un tel bouleversement ne peut être qu'une déchirure. La vision de la femme par ces ados afghans se voient dans le traitement distant qu'ils infligent à "la française". Cette jeune femme, venue pour les entrainer, ne récolte que leur mépris. Elle est si différente qu'elle ne peut entrer dans leur conception : on ne doit ni la regarder, ni la saluer, ni lui adresser la parole. Et elle ne peut en aucun cas leur donner des consignes. Farrukh, traduit au groupe et sert d'intermédiaire. Au vue de leur réaction, i est d'autant plus difficile pour la jeune fille d'envisager que ses amis puissent l'estimer pour ce qu'elle est réellement.
    Le thème de l'aviron et de l'entrainement sportif offre un angle d'attaque intéressant. L'esprit d'équipe et l'amitié joue un rôle important. La conversation sur les filles, personnes inintéressantes pour Sohrab, montre que le clivage est tel qu'un garçon peut difficilement envisager un échange intellectuel avec les filles. Comment aimer ce qu'on méprise ? La réaction extrêmement violente de son meilleur ami sera pour Farrukh la plus grande déception.
    Le roman se dévore, tant on se demande ce que Farrukh va faire. le poids des traditions l'écrase. Elle cherche son identité. Au final le plus important pour elle n'est pas son sexe, mais bien sa capacité à la liberté. La fin se termine sur sa résistance.
    C'est beau, convainquant et émouvant. Un roman à faire lire à tous dès 13 ans.

    Lien : http://lireetclaire.wordpress.com/2013/12/11/basha-posh-percutant-et..
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    • Livres 5.00/5
    Par sylvicha, le 20 août 2013

    sylvicha
    Farrukh, jeune afghan, a une grande ambition : il rêve de participer avec son équipe aux JO dans la catégorie aviron. Il pourrait ainsi donner une autre image au monde entier de son pays dévasté par la guerre et les attentats. Mais il cache un lourd secret, il est en fait un "Bacha posh" c'est à dire une fille élevé en garçon dans une famille qui en est dépourvu. Malheureusement cette pratique n'est admise que jusqu'à la puberté, ensuite il devra redevenir une fille et perdre tous les privilèges accordés aux garçons sous peine de déshonorer sa famille. Cette fameuse puberté arrive au plus mauvais moment, peu de temps avant les épreuves....
    L'injustice et le bouleversement identitaire engendré par ce genre de pratique sont parfaitement décrit dans ce roman : on s'indigne pour Farrukh/Farrukhzad qui s'effondre et on l'admire de se battre jusqu'au bout.
    Bouleversant !!!
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    • Livres 5.00/5
    Par littleone, le 18 mars 2014

    littleone
    Roman pour ados ? Oui bien sûr, mais pas seulement ! Bien qu'ayant largement dépassé ce stade, la curiosité m'a poussée à emprunter ce livre : attractif, belle photo, bonne typo, sujet brûlant et méconnu, afin de savoir à partir de quel âge on pouvait le conseiller. Je connaissais déjà cette "coutume" des pacha posh. Mais j'ai littéralement dévoré ce roman. Dans mon petit coin perdu les adolescents ne se bousculent pas à la porte de la bibliothèque, alors je ne vois aucune raison de ne pas le prêter aux parents... pour ainsi, peut-être, lui donner une chance d'atteindre son but ? Je vous le recommande, il est excellent.
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    • Livres 3.00/5
    Par MissCaroline, le 16 juin 2013

    MissCaroline
    Farrukh est un jeune Afghan, chef d'une petite troupe de garçons qui s'entraînent chaque jour à faire de l'aviron. Farrukh est écouté, respecté par ses copains, Gracile, fin, viril, ambitieux, Farrukh possède ce sentiment de liberté qu'ont les garçons et les hommes dans un pays où être une femme est synonyme d'une vie emplie de contraintes. Avec son équipe, Farrukh espère aller aux Jeux Olympiques, représenter l'Afghanistan.
    Or Farrukh est en réalité une bacha posh, une de ces filles dont les parents décide d'en faire un garçon, par manque de fils dans la famille, Ce statut se termine lorsque la jeune fille accède à la puberté, et donc lors de ses premières règles. Farrukh est contrainte de redevenir Farrukhzad, et surtout elle doit renoncer aux libertés qu'elle avait étant garçon : sortir tête nue sans burqa, se promener seule dans la rue, courir, faire du sport... Tout cela lui est désormais interdit. Elle doit rester au domicile, aider sa mère et ses soeurs en cuisine, et ce sera à la petite dernière, Amina, cinq ans, que reviendra le rôle de devenir une bacha posh. La transition est difficile et l'horizon de Farrukh se rétrécit alors cruellement....
    Le roman évoque une coutume surprenante, souvent peu connue, pourtant répandue en Afghanistan et au Pakistan. L'ouvrage permet d'interroger, avec subtilité et finesse, sur le véritable coeur du problème : l'émancipation des femmes, qui sont, par le poids des traditions, souvent réduites à une vie sans droits ni privilèges. Je pense que l'auteur aurait pu aller plus loin dans l'exploration de la transition de Farrukh en Farrkhzad (qui équivaut à une castration symbolique). L'aspect physique est brièvement évoqué, où l'androgynie passe par un corset cruel. Charlotte Erlih insiste surtout sur le sentiment d'injustice qu'éprouve Farrukh, le revirement des privilèges du jour au lendemain qui lui paraissaient avant acquis et simples (comme se retrouver dans la même pièce que son père - ce qui devient interdit en tant que fille, si le père ne l'a pas demandé; regarder un homme dans les yeux, sortir sans une présence masculine etc).
    Bacha posh soulève également la question du genre : qu'est-ce qu'être une fille ? Qu'est-ce qu'être un garçon ? La façon de se mouvoir, le port de tête, le langage, le courage ou le sexe ? Est-ce un état d'esprit ou est-ce uniquement physique ? Ne serait-ce qu'une construction sociale ? Le roman déconstruit la question. Car cette mystification du travestissement dénonce bien plus qu'une pratique culturelle offrant quelques années de liberté à une jeune fille dans un monde où l'homme est roi ; elle interroge également les conditionnements, nos conditionnements, le fait de reconnaître une différence entre homme et femme (accentuée par le contexte d'un pays où le droit des femmes est moindre), car Farrukh se trouve dans une société où être un homme permet un épanouissement plus grand... Le roman peut aussi permettre de faire un parallèle avec nos sociétés occidentales et de mettre en lumière le pourquoi de certaines valeurs qui y sont inculquées, créant un clivage selon le sexe. Bacha posh interroge timidement la notion de l'identité sexuelle : notre sexe nous condamne-t-il à vivre selon les normes sociales qui en découlent et qui nous conditionnent ?
    La fin, ouverte, ne tombe pas dans la facilité (j'ai eu la crainte d'une love-story irréelle), et rappelle la dureté et le poids des traditions. Un roman qui se lit d'une traite, avec une héroïne menant un combat pour lequel on ne peut que s'attacher et espérer... Car comme le dit Farrukh : "Séparer les rêves et la vie, c'est renoncer à changer les choses. (...) On ne peut pas se contenter de baisser les bras en rêvant aux contes de fées..."

    Lien : http://biblioado.canalblog.com/
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Critiques presse (1)


  • Ricochet , le 28 août 2013
    Un roman dur et sans complaisance à lire dès 14 ans.
    Lire la critique sur le site : Ricochet

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Citations et extraits

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  • Par petitsoleil, le 10 février 2014

    Les livres ne parlent que de ça : de ceux qui se battent jusqu'à faire triompher leurs désirs, de ceux qui, malgré leurs efforts, ne réussissent pas à faire plier la réalité, ou de ceux qui baissent les bras sans lutter.

    De ces trois catégories, les seuls vraiment malheureux sont ceux qui n'essaient pas. Qui renoncent. Qui subissent. (...) Je vais continuer à me battre.
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  • Par sylvicha, le 20 août 2013

    Voilà mon identité : lutter. Mon identité, c'est de persévérer, et non pas d'être un garçon ou une fille. Je suis moi - Farrukh ou Farrukhzad, peu importe - et moi, je me bats.
    ça ne me gêne pas de mourir. Mais seulement quand j'aurai tout tenté.

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  • Par MissCaroline, le 16 juin 2013

    Ça veut dire que dissimuler son identité permet d'être davantage soi-même que de se montrer sous son vrai jour ? Que parfois, le mensonge peut engendrer la vérité ?

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  • Par Takalirsa, le 30 octobre 2013

    Séparer les rêves et la vie, c'est renoncer à changer les choses. Tu comprends ? On ne peut pas se contenter de baisser les bras en rêvant aux contes de fées...

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  • Par sharpayloves, le 01 septembre 2013

    - Ca veut dire que dissimuler son identité permet d'être davantage soi-mêm que de se montrer sous son vrai jour ? Que parfois, le mensonge peut engendrer la vérité ?

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