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ISBN : 2330018185
Éditeur : Actes Sud Junior (2013)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 243 notes)
Résumé :
A 15 ans, Farrukh voit enfin son rêve se réaliser : son club d'aviron, le seul d'Afghanistan, a obtenu un bateau professionnel. Si son équipe tentait de se qualifier pour les Jeux olympiques ?!

Mais Farrukh est un "bacha posh". Dans les familles afghanes qui n'ont que des filles, on appelle ainsi les jeunes filles transformées en garçons et élevées comme tels, jusqu'à l'âge de la puberté...

S'il est découvert, c'est son rêve et sa lib... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (125) Voir plus Ajouter une critique
Endymion_
Endymion_26 décembre 2015
  • Livres 4.00/5
Être une fille en Afghanistan est-ce si différent? La liberté d'exister n'y est-elle qu'un rêve réserver aux garçons ? Faut-il « dissimuler son identité (pour) être davantage soi-même que de se montrer sous son vrai jour ?», tout faire pour ne pas être enfermé dans une prison silencieuse.
Farrukh, quatorze ans est un adolescent chétif mais volontaire. Barreur dans une improbable équipe d'aviron, il rêve d'entraîner son équipe vers l'Olympe. de sortir le drapeau afghans des confins de l'oubli. Mais lorsque un huit moderne arrive en provenance de France concrétisant enfin leurs vains espoirs, la fébrilité s'empare du groupe. C'est alors que l'inimaginable se produit pour Farrukh, la fin de ses ambitions, de ses rêves, de sa vie. À l'heure où la nature se révèle enfin, où son corps est devenu femme, les pleurs s'égrènent en un chapelet de regret et de désillusions. « Puis la détonation éclate. Tu es devenue une femme… Je regrette l'hôpital. Une femme? Pas de médecin pour ça. On ne guérit pas d'être une femme ». Fini la vie de garçon, fini le sport et les sorties, Farrukhzad est une bacha posh. Une fille que l'on transforme en garçon, le temps d'une jeunesse impubère, un jouet pour père en manque de fils et dont la fierté ne peut être ternie ni couverte d'opprobre.
Pamir et Janan ont choisi, incapables d'avoir des fils, il faut sauver l'honneur et donner le change. Sacrifier la longue chevelure et les poupées, oublier les histoires de princesses et les tresses, Farrukhzad sera leur faire-valoir, le fils, le frère, le compagnon de jeu et d'étude. Mais pour combien de temps encore ?
Charlotte Erlih nous livre un roman sur le rôle de la femme dans une société afghane en proie à l'intégrisme. En usant du journal, elle permet à Farrukhzad d'avoir la parole et le droit de révolte, elle qui comme bon nombre de ces bacha posh voient leurs privilèges s'éteindre avec l'arrivée de la féminité et doivent rentrer brutalement dans le monde des ombres, des sans voix. Un livre histoire qui essaie de révéler le gouffre et les stigmates que peuvent engendrer ces traditions, souvent au mépris de ces adolescentes. Un éclairage, un préambule intéressant sur ces clivages hommes-femmes, pureté et impureté. Entre tradition et superstition, le monde des bacha posh s'ouvre lentement aux yeux des occidentaux entre émancipation et perte de personnalité.
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murielan
murielan28 juillet 2013
  • Livres 5.00/5
Farrukh,15 ans, est le barreur d'une équipe d'aviron. Son rêve est de faire participer pour la première fois son pays, l'Afghanistan, aux JO. Mais c'est aussi une bacha posh, une fille élevée dans le secret comme un garçon dans une famille qui n'en a pas. Lorsque arrive la puberté, elle va devoir se battre pour ne pas redevenir une fille et garder toutes les libertés qu'elle a connues...
Un roman vraiment émouvant qui fait découvrir cette tradition afghane des bacha posh. Ces filles, élevées dans le mensonge, ont beaucoup de mal à retrouver leur identité première une fois adolescentes, ayant goûté aux libertés accordées aux seuls garçons.
J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt l'histoire de Farrukh / Farrukhzad et son combat contre une coutume qui parait paradoxale dans la société afghane.
Un vrai coup de coeur pour ce roman qui m'a permis de découvrir l'existence de ces bacha posh que je ne connaissais pas du tout.
A découvrir !
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boudicca
boudicca30 novembre 2014
  • Livres 4.00/5
En Afghanistan, une forte pression sociale pèse sur les familles et les pousse à avoir à tout prix un fils. Pour les foyers qui n'ont pas cette chance, il existe toutefois une solution intermédiaire visant à préserver l'honneur de la famille : ce sont les bacha posh, ces jeunes filles élevées comme des garçons jusqu'à ce qu'elles atteignent la puberté. Après quoi, elles reprennent leur statut de femme et se retrouvent à nouveau privées de tout droit. Si l'expérience permet à ces bacha posh de profiter des libertés dont jouissent les hommes afghans (sortir seul dans la rue, faire du sport, avoir un travail...), le retour à leur condition de femme est souvent traumatisant. C'est justement ce que va découvrir l'héros/héroïne du roman de Charlotte Erlih qui se penche avec succès sur cette curieuse tradition. Pour Farrukh la question ne se pose pas : il est un garçon ! Il est même le leader du seul club d'Aviron du pays ! Et pourtant, à l'arrivée de ses règles, tout bascule : Farrukh doit redevenir Farrukhzad, porter une bourka, ne plus jamais s'aventurer dehors sans chaperon, se consacrer à l'entretien du foyer... et abandonner l'aviron !
L'auteur montre parfaitement le traumatisme que représente pour ces jeunes filles ce brusque revirement et aborde par ce biais la difficile question du statut des femmes en Afghanistan. le lecteur ne peut qu'être frappé par le changement radical de comportement du père de l'héroïne dès lors qu'elle cesse d'être une bacha posh, ou encore par les réactions de l'équipe d'aviron à l'égard de toute femme qui s'écarterait un temps soit peu des carcans fixés par leur société. Même la mère de la jeune fille, dont on pourrait attendre davantage de compréhension, fait montre d'une détermination farouche afin de lui faire renoncer à sa liberté. Et pourtant, Farrukh va choisir de lutter, de ne pas se résigner et de tout sacrifier pour tenter de réaliser son rêve, dans l'espoir de, peut-être, rompre avec la tradition... L'héroïne est attachante et son combat plus que louable : la fin du récit n'en est que plus amère pour le lecteur. Mais le roman met également en avant des valeurs très positives, notamment en ce qui concerne l'aspect sportif et la solidarité, l'enthousiasme et la fierté qu'il permet de créer au sein d'une communauté.
Un très bon roman qui plaira sûrement aux adolescents et qui leur permet de découvrir cette étonnante tradition qui persiste toujours aujourd'hui en Afghanistan. le récit permet également d'aborder avec eux la question du droit des femmes et des stéréotypes entre filles/garçons.
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sylvicha
sylvicha20 août 2013
  • Livres 5.00/5
Farrukh, jeune afghan, a une grande ambition : il rêve de participer avec son équipe aux JO dans la catégorie aviron. Il pourrait ainsi donner une autre image au monde entier de son pays dévasté par la guerre et les attentats. Mais il cache un lourd secret, il est en fait un "bacha posh" c'est à dire une fille élevé en garçon dans une famille qui en est dépourvu. Malheureusement cette pratique n'est admise que jusqu'à la puberté, ensuite il devra redevenir une fille et perdre tous les privilèges accordés aux garçons sous peine de déshonorer sa famille. Cette fameuse puberté arrive au plus mauvais moment, peu de temps avant les épreuves....
L'injustice et le bouleversement identitaire engendré par ce genre de pratique sont parfaitement décrit dans ce roman : on s'indigne pour Farrukh/Farrukhzad qui s'effondre et on l'admire de se battre jusqu'au bout.
Bouleversant !!!
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thedoc
thedoc10 octobre 2014
  • Livres 4.00/5
Une coutume afghane veut que dans les familles afghanes qui n'ont pas de fils, on puisse élever une fille comme un garçon. On appelle ces filles des «bacha posh». Ainsi, parce-que ses parents n'avaient pas de garçon, Farrukhzad, née fille, est devenue Farrukh, le garçon, à l'âge de 5 ans. Habillé comme un garçon, se comportant comme un garçon, vivant comme un garçon au sein de sa famille et aux yeux de tous, Farrukh goûte la liberté à laquelle tout homme afghan a droit. Il sort, travaille et gagne de l'argent, et a droit au même respect que son père de la part de sa mère et de ses soeurs. le plus important pour lui, dans cette vie qu'il aime, sont les moments qu'il passe avec ses amis lors de leurs entraînements d'aviron. Chef d'équipe, Farrukh tient le rôle du barreur sur le bateau et impulse à ses coéquipiers les mouvements et la cadence à suivre. Son rêve : mener son équipe jusqu'aux Jeux Olympiques. Nul ne se doute de sa véritable identité, pas même son meilleur ami Sohrab avec qui il entretient des liens étroits. Mais lorsque la nature reprend ses droits, les rêves de Farrukh s'effondrent. A la puberté, Farrukh redevient Farrukhzad. le choc est terrible mais Farrukhzad doit se faire une raison : elle est femme et doit à ce titre rejoindre sa condition de fille soumise aux hommes. le pourra-t-elle après avoir joui pendant de longues années de la liberté auquel tout un chacun peut prétendre ?
Bacha posh nous fait découvrir une pratique culturelle afghane que pour ma part, je ne connaissais pas. Cette pratique permet en effet aux familles afghanes de surmonter la honte de ne pas avoir de fils et par la même occasion, de profiter des avantages d'avoir un homme dans la famille. La «bacha posh» peut aller à l'école, sortir, travailler, jouer le rôle du frère qui accompagne ses soeurs dans leurs sorties. Mais lorsqu'elle atteint l'âge de se marier, finie la liberté ! Elle doit retrouver sa position de femme soumise aux hommes, telle que le veut la culture afghane. On peut très bien imaginer le choc psychologique et émotionnel que cela peut produire sur ces jeunes filles et l'auteur, Charlotte Erlih, montre en effet combien Farrukh ne peut se résoudre à se voir ainsi « diminué ». Questions d'identité, questions de culture,… l'auteur nous décrit des pratiques de la société afghane sans préjugé ni jugement. Destiné aux jeunes lecteurs, ce livre a également le mérite de parler de l'Afghanistan sans faire un sujet sur la guerre ou le terrorisme. Rien que pour cela, il est à conseiller.
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Les critiques presse (1)
Ricochet28 août 2013
Un roman dur et sans complaisance à lire dès 14 ans.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations & extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
petitsoleilpetitsoleil10 février 2014
Les livres ne parlent que de ça : de ceux qui se battent jusqu'à faire triompher leurs désirs, de ceux qui, malgré leurs efforts, ne réussissent pas à faire plier la réalité, ou de ceux qui baissent les bras sans lutter.

De ces trois catégories, les seuls vraiment malheureux sont ceux qui n'essaient pas. Qui renoncent. Qui subissent. (...) Je vais continuer à me battre.
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natibinannatibinan30 août 2014
Je repense à une histoire que papa m'avait racontée, d'un paysan chinois qui avait un cheval. Un jour, l'animal s'enfuit. "C'est pas de chance !" le plaignent les voisins. Il répond "Chance ou malchance qui pourrait le dire ?" Quinze jours plus tard, le cheval revient, suivi d'une dizaine de chevaux sauvages. "T'en as de la chance !" l'envient alors les voisins. L'homme a la même réponse que la fois précédente : "Chance ou malchance, qui le sait ?" Le lendemain, le fils du paysan saute sur une des montures , part à toute allure, tombe et sa casse la jambe. Les voisins ont beau dire que c'est de la malchance, le père répète : "Chance ou malchance, on verra bien." Une guerre civile éclate dans la province. Un groupe de soldats enrôle de force tous les jeunes gens du village en âge de porter un fusil. Sauf le garçon a à la jambe cassée. Chance ou malchance, qui pourrait le savoir ?
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Endymion_Endymion_08 décembre 2015
Je donnerais tant pour qu'il s'énerve contre moi... Tout y compris qu'il me frappe, plutôt qu'il m'ignore comme ça.
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Les4CdePontLes4CdePont21 avril 2015
Un livre passionnant

Farruck et ses amis ont une passion : l'aviron. Ils vont tout faire pour se qualifier aux jeux olympiques. Farruck s'est habillée et a vécu plusieurs années comme un garçon mais c'est une fille, et elle s'appelle Farruckzad. Comment redevenir une jeune fille alors qu'elle est si proche de son rêve ?

J'ai beaucoup aimé ce livre réaliste qui parle d'amitié, de haine, de sport mais surtout d'inégalité des sexes. Il m'a fait découvrir ce qu'est une bacha posh, c'est bouleversant. Je trouve cruel et horrible d'imposer à une fille de changer d'identité et de mode de vie "Séparer les rêves à la vie c'est renoncer à changer les choses." J'aime beaucoup la personnalité de Farruckzad. Elle est déterminée, forte et courageuse : "Ça ne me gêne pas de mourir. Mais seulement quand j'aurai tout tenté." La fin n'est pas du tout comme je l'espérais, je m'attendais à quelque chose de plus heureux.
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MMChretienMMChretien13 octobre 2014
Séparer les rêves et la vie, c'est renoncer à changer les choses, insiste Farrukh. Tu comprends? On ne peux pas se contenter de baisser les bras en rêvant aux contes de fée...

[...]


Je repense à une histoire que papa m'avait racontée, d'un paysan chinois qui avait un cheval. Un jour, l'animal s'enfuit. "C'est pas de chance!" le plaignent les voisins. Il répond : "Chance ou malchance, qui pourrait le dire?" Quinze jours plus tard, le cheval revient, suivi d'une dizaine de chevaux sauvages. "T'en as de la chance!" l'envient alors les voisins. L'homme a la même réponse que la fois précédente : "Chance ou malchance, qui le sait?" Le lendemain, le fils du paysan saute sur une des montures, part à toute allure, tombe et se casse la jambe. Les voisins ont beau dire que c'est de la malchance, le père répète : "Chance ou malchance, on verra bien." Une guerre civile éclate dans la province. Un groupe de soldats enrôle de force tous les jeunes gens du village en âge de porter un fusil. Sauf le garçon à la jambe cassée. Chance ou malchance, qui pourrait le savoir?
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