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ISBN : 2070392821
Éditeur : Gallimard (1995)


Note moyenne : 3.36/5 (sur 55 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
De 1985 à 1992, j'ai transcrit des scènes, des paroles, saisies dans le R.
E. R. , les hypermarchés, le centre commercial de la Ville Nouvelle, où je vis. Il me semble que je voulais ainsi retenir quelque chose de l'époque et des gens qu'on croise juste une fois,... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par madameduberry, le 25 novembre 2013

    madameduberry
    Annie Ernaux s'astreint à transcrire des moments, des fragments de dialogues, des gestes, des situations qu'elle frôle ou traverse au cours de ses déplacements urbains: transports en commun- si mal nommés, où tout transport est absent et où la communauté se réduit à la promiscuité-, les hypermarchés, les files d'attente.... Elle restitue des instantanés de la vie contemporaine dans ces néo- villes. Elle nous livre aussi comment ces brefs moments s'inscrivent brièvement en elle et la travaillent. Colère, émotion, surprise, rien n'est analysé, mais tout est consigné, si bien que le lecteur participe aussi, au bout de la chaîne qui relie l'extérieur à notre être le plus intime. Souvent dérangeantes, ces saynettes décrivent aussi le caractère protéiforme de la solitude.
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    • Livres 5.00/5
    Par jfponge, le 16 août 2015

    jfponge
    Les lecteurs des "grands" romans d'Annie Ernaux seront peut-être déçus à la lecture de ces instantanés, pris sur le vif quelque part entre Paris et la lointaine banlieue qui s'étale à l'ouest de l'agglomération parisienne. On y trouve pourtant la touche de l'auteure de "Passion simple" et de tant d'autres beaux, très beaux romans. Des phrases récoltées au petit bonheur de 1985 à 1992, vides de sens lorsqu'on en ignore le contexte, comme on peut en dire entre amis, entre collègues, voire tout seul lorsqu'on ignore qu'on est écouté. Un travail d'espionnage, mais tellement révélateur de la vraie vie. Au fil des pages, on se rend compte du décalage énorme qui existe avec ces banlieusards des années 80, qui se parlent dans le train, dans les magasins, sans casques, sans écrans les isolant d'autrui et d'un univers devenu, en grande partie à cause de ces mêmes habitudes, passablement inhumain...
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    • Livres 5.00/5
    Par Artos, le 16 novembre 2014

    Artos
    Annie Ernaux est à la fois une observatrice des évènements de la vie quotidienne qui s'offrent à son regard. Elle est également une obervatrice de ce que ces observations font sur elle. Qu'est-ce que cela lui inspire ? Comment vit-elle avec ces moments ? Comment les interprète-t-elle ?
    Bref, un voyage étonnant entre sociologie et intropection, dans une questionnement sur ce qu'et le travail d'écrivain. Et sur la place qu'il occupe, dans la société.
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    • Livres 2.00/5
    Par fanfan50, le 31 mars 2014

    fanfan50
    Un livre vite lu qui est une suite de réflexions sur la vie de l'auteure. Elle note aussi tout ce qui l'interpelle dans la rue, dans les magasins qu'elle fréquente. D'un point de vue strictement journalistique, c'est intéressant pour l'époque (les années 80 à Paris). Son observation est vive, intelligente, percutante et on se retrouve à se remémorer l'époque et les petites anecdotes similaires qui nous avaient touchées. C'est agréable à lire mais je ne pense pas que cela marque ! Sans plus.
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    • Livres 3.00/5
    Par FRANGA, le 08 juin 2012

    FRANGA
    Il s'agit d'un livre court, qui se lit rapidement.
    L'auteure nous amène à la réflexion au travers des fragments de vie rapportés au gré de ses déplacements dans la ville.

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Citations et extraits

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  • Par marina53, le 15 juillet 2014

    Quand je suis au dehors, ma personne est néantisée. Je n’existe pas. Je suis traversée par les gens et leur existence, j’ai vraiment cette impression d’être moi-même un lieu de passage. Et ce Journal est une tentative de dire l’extériorité pour exprimer l’intériorité. C’est un journal intime extérieur. Je crois très fortement que c’est dans les autres que l’on découvre des vérités sur soi.

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  • Par FRANGA, le 06 juin 2012

    Le Président de la République a parlé à la télévision dimanche. Plusieurs fois il a dit "beaucoup de petites gens" (pensent ceci, souffrent de cela, etc), comme si ces gens qu'il qualifie ainsi ne l'écoutaient ni le regardaient, puisqu'il est inouï de laisser entendre à une catégorie de citoyens qu'ils sont des inférieurs, encore plus inouï qu'ils acceptent d'être traités ainsi. Cela signifiait aussi qu'il appartenait, lui, "aux grandes gens".
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  • Par FRANGA, le 08 juin 2012

    A partir de quand, lorsqu'on n'a plus de domicile ni de travail, le regard des autres ne nous empêche plus de faire des choses naturelles mais déplacées au-dehors dans notre culture. Par quoi commence l'indifférence à un "savoir-vivre" appris enfant à l'école, à la table familiale, quand l'avenir était un grand rêve le soir en s'endormant.

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  • Par fanfan50, le 31 mars 2014

    Après Noël, Marguerite Duras et Jean-Luc Godard ont eu un "dialogue" à la télé. C'est-à-dire qu'une conversation, normalement privée, chez soi, ou au café, entre artistes, est montrée à tout le monde. Ils parlent sans aucune gêne, comme s'il n'y avait pas de caméras, de techniciens plein le salon (forme supérieure de "naturel"). Duras dit à Godard : "Tu as un problème avec l'écriture, c'est ton infirmité." Il dit oui, non. Ce qu'ils disent n'a pas d'importance mais seulement le fait qu'il s'agisse d'une conversation d'intellectuels, d'artistes offerte aux gens. Un modèle idéal de conversation.
    Respect inspiré par Godard et Duras. Est culturel ce qui provoque le respect. Aucun respect pour Bourvil, Fernandel autrefois, pour Coluche naguère. La mort rend aussi culturel. (pages 67 / 68)
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  • Par FRANGA, le 06 juin 2012

    Toutes les coiffeuses ont des têtes de fête, maquillages vifs, boucles d'oreilles lourdes et rutilantes, cheveux rouges, mèches bleues. Elles représentent leur fonction et leur visée ; transformer toute tête en boucles, volutes, éclat de jais ou de soleil, éblouissement d'un jour (le lendemain ce n'est déjà plus ça). Coiffeurs et coiffeuses appartiennent à un monde en couleurs, théâtral, tous vêtus à la pointe de la mode, excentriques hors du salon.
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