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ISBN : 2070392821
Éditeur : Gallimard (1995)


Note moyenne : 3.28/5 (sur 29 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
De 1985 à 1992, j'ai transcrit des scènes, des paroles, saisies dans le R.
E. R. , les hypermarchés, le centre commercial de la Ville Nouvelle, où je vis. Il me semble que je voulais ainsi retenir quelque chose de l'époque et des gens qu'on croise juste une fois,... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 3.00/5
    Par FRANGA, le 08 juin 2012

    FRANGA
    Il s'agit d'un livre court, qui se lit rapidement.
    L'auteure nous amène à la réflexion au travers des fragments de vie rapportés au gré de ses déplacements dans la ville.

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  • Par Kittiwake, le 05 septembre 2011

    Kittiwake
    Ce journal tenu par l'auteur est constitué d'une suite d'anecdotes, de situations observées au gré de déplacements dans les transports en commun ou dans des commerces. Fragments de vie d'inconnus, qu'une attitude, une expression ou une apparence lui rend familier, même si tout les sépare selon les critères d'appartenance sociale. c'est une sorte de prise de clichés instantanés, qui auraient été enfouis à tout jamais au fond de sa mémoire, si la volonté de les consigner au jour le jour par écrit ne leur avait pas offert une certaine immortalité.


    Lien : http://kittylamouette.blogspot.com/2011/09/journal-du-dehors.html
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Citations et extraits

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  • Par FRANGA, le 06 juin 2012

    Le Président de la République a parlé à la télévision dimanche. Plusieurs fois il a dit "beaucoup de petites gens" (pensent ceci, souffrent de cela, etc), comme si ces gens qu'il qualifie ainsi ne l'écoutaient ni le regardaient, puisqu'il est inouï de laisser entendre à une catégorie de citoyens qu'ils sont des inférieurs, encore plus inouï qu'ils acceptent d'être traités ainsi. Cela signifiait aussi qu'il appartenait, lui, "aux grandes gens".
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  • Par FRANGA, le 08 juin 2012

    A partir de quand, lorsqu'on n'a plus de domicile ni de travail, le regard des autres ne nous empêche plus de faire des choses naturelles mais déplacées au-dehors dans notre culture. Par quoi commence l'indifférence à un "savoir-vivre" appris enfant à l'école, à la table familiale, quand l'avenir était un grand rêve le soir en s'endormant.

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  • Par FRANGA, le 06 juin 2012

    Toutes les coiffeuses ont des têtes de fête, maquillages vifs, boucles d'oreilles lourdes et rutilantes, cheveux rouges, mèches bleues. Elles représentent leur fonction et leur visée ; transformer toute tête en boucles, volutes, éclat de jais ou de soleil, éblouissement d'un jour (le lendemain ce n'est déjà plus ça). Coiffeurs et coiffeuses appartiennent à un monde en couleurs, théâtral, tous vêtus à la pointe de la mode, excentriques hors du salon.
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  • Par FRANGA, le 06 juin 2012

    Pourquoi je raconte, décris, cette scène, comme d'autres qui figurent dans ces pages. Qu'est-ce que je cherche à toute force dans la réalité ? Le sens ? Souvent, mais pas toujours, par habitude intellectuelle (apprise) de ne pas s'abandonner seulement à la sensation : la "mettre au-dessus de soi". Ou bien, noter les gestes, les attitudes, les paroles de gens que je rencontre me donne l'illusion d'être proche d'eux. Je ne leur parle pas, je les regarde et les écoute seulement. Mais l'émotion qu'ils me laissent est une chose réelle. Peut-être que je cherche quelque chose sur moi à travers eux, leurs façons de se tenir, leurs conversations (Souvent, "pourquoi ne suis-je pas cette femme ?" assise devant moi dans le métro, etc).
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  • Par mandarine43, le 22 juillet 2011

    Je m’aperçois qu’il y a deux démarches possibles face aux faits réels. Ou bien les relater avec précision, dans leur brutalité, leur caractère instantané, hors de tout récit, ou les mettre de coté pour les faire (éventuellement) servir, entrer dans un ensemble (roman par exemple). Les fragments, comme ceux que j’écris ici, me laisse insatisfaite, j’ai besoin d’être engagée dans un travail long et construit (non soumis au hasard des rencontres et des jours). Cependant, j’ai aussi besoin de transcrire les scènes du RER, les gestes et les paroles des gens pour eux-mêmes, sans qu’ils servent à quoi que ce soit.
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