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> Esther Sermage (Traducteur)

ISBN : 9782847202021
Éditeur : Gaïa (2011)


Note moyenne : 4.05/5 (sur 278 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Eva cultive ses rosiers. À cinquante-six ans, elle a une vie bien réglée qu’elle partage avec Sven. Quelques amies, des enfants, et une vieille dame acariâtre dont elle s’occupe. Le soir, lorsque Sven est couché, Eva se sert un verre de vin et écrit son journal intime. ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par marina53, le 26 février 2015

    marina53
    Eva fête aujourd'hui ses 56 ans. Famille, voisins et connaissances se sont réunis chez elle, notamment ses enfants, Suzanne et Eric, son compagnon, Sven, et ses petits-enfants. Des assortiment de biscuits et de gâteaux et quelques bouteilles pour contenter tout ce monde. de la part de sa plus petite fille, Anna-Clara, elle s'est vue offrir un carnet décoré de roses. Ses fleurs préférées qu'elle cultive avec amour. Ce journal intime occupera la plupart de ses nuits estivales, rythmées par le doux ronflement de Sven, un petit verre de vin sur le secrétaire. Eva va se livrer et plonger au plus profond de ses souvenirs, certains fussent-ils douloureux. de son enfance à son adolescence, sa vie fut marquée par sa mère, femme méchante, dévalorisante, égoïste et qui n'a, semble-t-il jamais aimé sa fille. Aussi, Eva se souvient-elle que c'est à partir de 7 ans qu'elle décida de la tuer et que son geste fut accompli 10 ans plus tard...
    Dans une maison endormie, à la lueur d'une bougie, l'on retrouve, presque tous les soirs, Eva, assise devant son secrétaire, la plume à la main et des souvenirs plein la tête. Depuis sa plus tendre enfance jusqu'à aujourd'hui, elle se remémore son passé, les événements tragiques qui l'auront marqués à tout jamais, l'amour sincère mais trop discret de son père, sa mère fantasque et désobligeante, ses premières amours et comment et pourquoi elle en est venue à vouloir tuer sa mère. de la petite fille maltraitée et incomprise à la retraitée paisible et si charmante en passant par l'adolescente déterminée et implacable, l'on se prend aussitôt d'affection pour Eva, tant elle est touchante et loyale. Alternant entre passé et présent, l'on suit son parcours ô combien chaotique. L'auteur met au cœur de ce roman machiavélique les relations mère/fille et l'amour/la haine qu'elles se portent, laissant au second plan les hommes. L'auteur réussit magnifiquement à captiver le lecteur tant on attend la mort de sa mère. Porté par une écriture fort habile et passionnelle, ce roman tantôt tragique, tantôt drôle est véritablement passionnant. L'on lit avidement ces confidences et l'on espère voir refleurir le cœur d'Eva...
    Les oreilles de Buster... seront toujours là pour vous écouter...
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    • Livres 4.00/5
    Par latina, le 05 avril 2013

    latina
    Les yeux verts d'Eva, scintillants d'intelligence
    La chevelure d'Eva, luxuriante
    Le nez d'Eva, sensible aux odeurs de son enfance dévastée
    Le ventre d'Eva, déchiqueté par le manque d'amour
    La bouche rouge de la mère d'Eva, ouverte sur d'abjectes paroles...
    Et Les oreilles de Buster, toujours, toujours, à l'écoute d'Eva, bien enfermées dans leur sac hermétique.
    Heureusement qu'elle les a, les oreilles du chien Buster, Eva, pour survivre à une mère ignoble, pour se relever après une trahison amoureuse, pour fuir enfin ce lieu pourri qu'est la maison de son enfance et de son adolescence.
    Son refuge ? Les roses, qu'elle cultive avec tendresse, dans la maison de campagne près de la mer.
    Et à 56 ans, elle entame son journal intime, dans lequel elle narre l'innommable : « J'avais 7 ans quand j'ai décidé de tuer ma mère. Et 17 ans quand j'ai finalement mis mon projet à exécution. »
    « Les oreilles de Buster » est un roman psychologique qui décortique avec délectation tous les mécanismes de la méchanceté d'une mère envers sa fille mais qui montre aussi comment une enfant puis une adolescente, va puiser dans une volonté hors du commun pour s'en sortir.
    J'en suis ressortie sonnée, abasourdie et complètement acquise à la cause de Maria Ernestam, son auteure.

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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 25 novembre 2012

    missmolko1
    Les oreilles de Buster est une lecture qui m'a beaucoup plu. La narratrice Eva se confie à nous à travers son journal intime. Des confessions parfois lourdes comme le meurtre de sa mère qu'elle nous avoue sans détours des la première page ou encore le sort réservé à Buster justement.
    Malgré son passé de meurtrière, j'ai trouvé cette femme très attachante et c'est avec regret qu'on referme la dernière page.
    Ce roman m'a énormément plu pour une deuxième raison : il éveille en nous énormément de sentiments. J'ai beaucoup ri (notamment avec l'histoire de Bjorn), j'ai parfois été triste ou révoltée.
    Et puis surtout j'ai souvent été surprise par les rebondissements successifs et les révélations faites tout au long du roman (principalement quand j'ai découvert le vrai visage de Sven).
    Un roman que je ne regrette absolument pas d'avoir lu et que j'aurai voulu plus long car vraiment, je me suis bien amusée avec Eva.
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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 12 novembre 2012

    canel
    On l'apprend dès les premières lignes : la narratrice Eva a tué sa mère à dix-sept ans, elle en avait pris la décision à sept ans. S'agit-il réellement d'une mise à mort, ou d'un meurtre purement symbolique, d'une simple rupture ? Grâce à un carnet offert par sa petite-fille, et destiné à devenir un journal intime, Eva se délivre à cinquante-six ans de ses blessures de jeunesse. Elle écrit sur ses années d'enfance aux côtés d'une mère toxique et d'un père aimant, attentionné...
    C'est toujours avec une certaine appréhension que j'aborde un(e) auteur nordique. Mes échecs de lecture sont nombreux en la matière (Herbjørg Wassmo, Hanne Ørstavik, Steinunn Sigurdardóttir, Anne B. Ragde...).
    Et ouf ! Ce roman-ci m'a immédiatement conquise. Malgré l'humeur sombre de la narratrice, elles m'ont vite touchée, émue, elle et son histoire traumatisante. Eva était une petite fille sensible, à vif, élevée à coup de paroles maternelles empoisonnées, donc partagée entre des sentiments d'amour et de haine pour cette mère dure, méchante - ou tout simplement femme malade, bipolaire et alcoolique ? quoi qu'il en soit, le résultat fut le même, les ravages sur l'enfant identiques.
    On découvre avec horreur et jubilation la jeune fille meurtrie tisser patiemment ses toiles pour se protéger de ceux qui la blessent, et pour se forger une carapace. On peut trouver le comportement maternel excessif, mais nous en lisons des souvenirs, probablement déformés et partiels, et la caricature est de toute façon un moyen de mettre en évidence certains travers. On a parfois du mal à relier cette adolescente à la femme à la fois dure et vulnérable qu'elle est devenue, mais on comprend la genèse du hiatus au fil des événements endurés.
    J'aurais préféré une autre fin, quelques rebondissements m'ont paru trop spectaculaires, mais ils ont le mérite de bouleverser la lecture qu'on a eue jusqu'alors du récit, et de donner envie de le redécouvrir entièrement. Les toute dernières pages sont superbes et ont racheté ce qui avait pu légèrement m'agacer.
    Un excellent roman - bouleversant mais non dénué d'humour - sur les relations mère-fille, les traumatismes de l'enfance, le couple, le vieillissement, les regrets des amours passées, les vertus thérapeutiques de l'écriture... et sur les roses.
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    • Livres 5.00/5
    Par Kittiwake, le 19 juillet 2013

    Kittiwake
    Quand le bilan d'une vie s'écrit sur les pages d'un petit cahier orné de roses, les révélations peuvent faire voler en éclats les apparences. L'enfance d'Eva se déroule aux côtés d'une mère hystérique et machiavélique et d'un père laxiste. Elle fait rapidement le constat qu'il est préférable de ne compter que sur soi-même. Et que toute offense mérite châtiment. Buster, l'horrible chien des voisins lui servira de modèle. C'est à 56 ans que tous ces traumatismes refont surface, quand Eva prend la plume et se confie aux pages blanches.
    On sait dès les premières lignes qu'Eva a tué sa mère. Ce qui sera révélé est le long chemin de souffrance de cette petite fille au destin de Blanche-Neige (miroir, mon beau miroir...). Avec une grande puissance d'évocation, et une intensité psychologique qui sollicite sans relâche les émotions du lecteur.
    L'auteur dresse également un constat sur les effets pervers de l'éducation : que les parents reproduisent des schèmes de maltraitance ou qu'ils adoptent une conduite opposée à celle qui les a fait souffrir, le résultat sur leur progéniture est imprévisible.
    Le défilé des couples qui constituent le réseau social d'Eva a quelque chose de pathétique , et c'est l'humour qui sauve le récit du désabusement.
    Quelques remarques acerbes sur les insuffisances du système social danois complètent l'ensemble, bien repéré dans le cadre historique des 50 dernières années.
    C'est donc un roman d'une grande intensité psychologique , habilement mené pour ménager une attente interrogative chez le lecteur, piégé et heureux de l'être.

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2013/07/les-oreilles-de-buster.html
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Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 01 septembre 2011
    Un livre émouvant mais déstabilisant à certains égards.
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par marina53, le 27 février 2015

    Avec le temps, les choses deviennent de plus en plus prévisibles. Les saveurs perdent leur relief et la vision se trouble. Seules les odeurs persistent.

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  • Par marina53, le 26 février 2015

    Chacun doit affronter seul la vieillesse. Il paraît qu'on garde toujours une part de l'autre au fond de soi, mais plus le temps passe, plus j'ai l'impression du contraire. Nous sommes seuls. Nous venons seuls au monde et nous le quittons seuls, même si nous vivons entourés d'amour, de dévotion et de bienveillance.

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  • Par marina53, le 26 février 2015

    Qu'advient-il des larmes qui ne quittent pas le corps?

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  • Par albucia, le 23 février 2015

    Celui qui aime ne finit pas toujours perdant.
    Contrairement à celui qui n en a pas la faculté.

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  • Par canel, le 11 novembre 2012

    - Les Rois mages, disait Petra [au prêtre], ces trois hommes qui sont venus faire des offrandes à Jésus, tu as parlé d'eux dans ton prêche l'autre jour. Tu sais à quoi ça m'a fait penser ? Eh bien si ça avait été des reines mages à la place, elles n'auraient pas fait des cadeaux qui ne servent à rien, de la myrrhe, de l'encens et je ne sais plus quoi. Non, d'abord, elles auraient demandé leur chemin pour arriver à temps et donner un coup de main pendant l'accouchement. Ensuite, elles auraient fait le ménage dans l'étable. Elles auraient apporté du linge propre, des habits, des couches et puis à manger. Et puis...
    (...) [ Riposte masculine : ]
    - Et après ? Qu'est-ce qui serait arrivé ? Eh bien je vais te le dire. A peine sorties de l'étable, elles se seraient mises à jacasser : "Les sandales de Marie ne vont pas avec sa tunique, le bébé ne ressemble pas du tout à Joseph, leur âne paraît bien usé, Joseph est sûrement au chômage, on ne va jamais récupérer le plat dans lequel on a apporté les boulettes de viande..." Et pour finir : "Marie, vierge ? C'est la meilleure de l'année ! Je la connais depuis l'école, celle-là, je ne vous dis pas le genre.."
    (p. 264)
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Vidéo de Maria Ernestam

A l'occasion du festival littéraire "Les Boréales", l'écrivain suédoise Maria Ernestam nous a fait l'honneur d'être présente à la médiathèque de Coutances. Voici l'enregistrement de cette entrevue avec le public coutançais.








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