ISBN : 2757801244
Éditeur : Points (2007)


Note moyenne : 3.72/5 (sur 47 notes) Ajouter à mes livres
Rue de la Doulce-Belette, Max Corneloup, auteur de romans-feuilletons, et Eugène Ruche, peintre sur coquilles d'œuf, habitent en vis-à-vis. Chacun suspecte l'autre de l'épier. La méfiance règne, d'autant plus que le voisinage n'est pas spécialement sain d'esprit. Sans c... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par TINUSIA, le 07 juillet 2010

    TINUSIA
    L'addiction est définie comme une dépendance qui repose sur une envie répétée et irrépressible...
    Après avoir dégusté le Made in China de cet auteur à la plume jubilatoire, il n'y a que quelques jours, c'est quasi compulsivement que je me suis précipitée à la librairie, pour acheter, que dis-je, m'emparer, du premier ouvrage qu'il a écrit. Et j'ai dévoré...
    Comment un écrivain peut-il donc posséder une imagination si féconde, une écriture si joviale, un ton si radieux ? J'en frémis de jalousie ! Je voudrais avoir quelques décennies de moins pour partager avec les élèves qu'il accompagne à Sète des heures de cours que j'imagine foisonnantes et efflorescentes.
    Amateurs et amateuses de "polars", ne pas s'abstenir ; amateurs et amateuses de romans exaltants, ne pas s'abstenir ; amateurs et amateuses de fantaisie impétueuse, ne pas s'abstenir... j'ai cherché, en vain, sur le net, une petite critique pas trop positive, une minuscule réserve... en vain !
    Venons aux faits.
    Rue de la Doulce-Belette, vit un microcosme social d'un genre particulier. Max Corneloup, un auteur de roman-feuilletons radiophoniques emménage dans un immeuble, en même temps que s'installe, dans le bâtiment en vis à vis, Eugène Fluche, peintre sur coquilles d'œuf. Ces deux hommes n'ont rien en commun, exceptée la rue qu'ils se partagent. Sans se le dire, ils éprouvent pourtant l'un pour l'autre une solide aversion, fondée sur la sensation complètement paranoïaque d'être espionné par celui d'en face. Chaque faits et gestes est minutieusement analysé, scruté, sondé pour alimenter ce sentiment de persécution qui les envahit monstrueusement.
    Pour entretenir cette psychose, une faune un peu spéciale gravite autour d'eux : notamment, les deux concierges respectives de leurs habitations, Madame Ladoux qui vaque du côté de chez Corneloup, et qui met toute son énergie à faire du "5, de la rue Doulce Belette une maison de standing" en se glorifiant d'y héberger ceux du show-biz : Monsieur Zamora, piètre réalisateur de films en est un digne représentant ! De l'autre côté, au 6, sa concurrente, Madame Polenta, "radieuse trentenaire" à la plastique exceptionnelle. Il y a aussi Lazare Montagnac, myope comme une taupe et auteur minable de "romans érotiques destinés aux femmes à qui il révèle leurs fantasmes cachés", Madame Brichon, acariâtre et procédurière veuve, qui ne cesse d'envoyer des courriers rageurs à Monsieur Naudet, représentant de l'invisible et énigmatique propriétaire de l'immeuble. La liste des occupants et de leurs particularismes serait trop longue à établir... bref, tout ce beau monde s'épie, s'accuse, se moucharde.
    Et J. M. ERRE sait les faire extravaguer à merveille ! Cette petite communauté hétéroclite se répand en conjectures toutes plus loufoques les unes que les autres, lorsqu'un crime est commis...
    Comme explique l'auteur : "Dans un roman, le véritable suspense ne réside pas dans la question : "qui est le meurtrier ?", mais dans celle-ci : "L'auteur est-il bon ?" Et il est bigrement bon ce romancier ! Tout est dans la subtilité des rebondissements, dans la cascade des péripéties, dans le style soutenu et sémillant. Excellent, pour tout dire !
    Comprenez-vous maintenant mon addiction ? Je ne peux que vous souhaiter de contracter la même maladie ! C'est tellement bon de se délecter !

    Lien : http://livresouverts.canalblog.com/
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Heureuse, le 09 février 2011

    Heureuse
    Un roman offert par Virginie que j'ai lu en... 3 jours!
    J'ai adoré la douce dinguerie des habitants. Pas toujours si douce d'ailleurs. IL m'a énormément fait penser à "allumer le chat". Déjà parce que les deux viennent de Virginie et aussi parce qu'on est sur le même registre: le délirant maîtrisé, le rocambolesque à toutes les pages, les hurluberlus qui dépassent l'imagination.
    Les personnages y sont quand même moins attachants et il y a moins d'émotion. Mais on sent tout au long du roman qu'un mystère plane, que toutes ces rencontres ne peuvent pas être le fruit du hasard. La fin est vraiment surprenante donne envie de reprendre le livre pour voir à quel page on s'est fait "avoir". Mais curieusement, je trouve qu'il y manque un petit quelque chose. Certes, le lapin est sorti du chapeau avec brio. Mais il n'est pas cohérent avec le reste du roman. ça fait justement trop "lapin sorti du chapeau".
    Mais malgré ça, c'est un bon livre, bien délirant comme je les aime. Je note tout de suite "Série Z" dans ma LAL!
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par iarsenea, le 09 avril 2012

    iarsenea
    J'ai apporté ce livre en Jamaïque avec moi, de même que La suppléante d'Anne Bonhomme, car j'avais constaté lors de mon dernier voyage en Afrique de l'Ouest que je n'ai pas tendance à lire en voyage lorsque j'apporte des livres trop sérieux. C'est pourquoi, avant de partir, j'ai parcouru ma bibliothèque à la recherche des romans les plus légers et les plus potentiellement drôles que j'avais. Je ne me suis pas trompée dans ma sélection, car pour être drôle, c'est drôle ! Prenez soin du chien est même complètement déjanté ! le ton et l'absurdité des personnages n'ont pas été sans me rappeler le guide du voyageur galactique de Douglas Adams, même si les sujets traités diffèrent complètement.
    Les personnages sont vraiment fous ! Il n'y en a pas un qui paraisse complètement sain d'esprit, qui n'ait pas d'occupations particulières ou de manies un peu spéciales.
    L'histoire elle-même est complètement folle : deux voisins sont convaincus que l'autre l'espionne, ce qui fait que chacun passe de plus en plus de temps devant sa fenêtre à épier l'autre... Puis, ils commencent à se jouer de mauvais coups, sans même véritablement connaître l'autre. Mais si c'était plus compliqué que cela, en vérité ? Je n'en dirai pas plus, de peur de dévoiler le punch, mais ce n'est pas l'envie qui manque !
    J'ai trouvé l'idée de ce roman tout à fait géniale. L'histoire n'a rien de commun avec aucun roman, film ou série que j'ai lu/vu/écouté. La lecture de Prenez soin du chien est une expérience tout à fait unique. J'ai bien hâte de voir si tous les romans de Erre sont aussi... surprenants !


    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.ca/2012/04/prenez-soin-du-chien.html
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par keisha, le 18 novembre 2009

    keisha
    Il s'en passe des choses rue de la Doulce Belette. Max Corneloup vient d'emménager au 5, en même temps qu'Eugène Fluche au 6. Ils s'espionnent à longueur de journées, chacun convaincu que l'autre lui en veut. Des lettres anonymes circulent, des coupures de journaux sont laissées dans les boîtes aux lettres, des pizzas non commandées sont livrées, des locataires pénètrent dans des appartements étrangers au leur, des coups de téléphone mystérieux réveillent Max, Eugène reçoit des oeufs frais sur ses vitres.
    Les autres locataires - sans parler des concierges - ne sont pas mal non plus dans le genre azimuté. Des gerbilles se promènent, un chien est aplati par Victor Hugo (oups, j'ai donné le nom du coupable). La maîtresse du chien se lance dans un saut à l'élastique fatal. Mais que s'est-il réellement passé?
    Je n'en dirai pas plus de ce roman hilarant et passionnant, qui se termine de façon originale et inattendue. L'auteur nous embrouille à plaisir avec cette histoire à multiples tiroirs et mises en abymes...
    Et pour les amateurs de cinéma, des descriptions de films assez dingues (composés de morceaux de films existants). Les amateurs (si, ils sont nombreux!) apprécieront aussi des extraits de romans "passion" façon Harlequin...


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-prenez-soin-du-c..
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    • Livres 4.00/5
    Par Lostinmypal, le 28 mars 2012

    Lostinmypal
    J'ai ouvert ce livre sans rien en savoir ; je n'ai même pas eu la curiosité de lire la quatrième de couverture.
    J'ai accroché dès le début. Je me suis dit que c'était une comédie, un truc incomparable, léger, sympa, une histoire de voisins qui ne peuvent pas se voir, le quotidien de deux immeubles en vis-à-vis... Je riais comme une innocente !
    Le style est vif et enlevé. le narrateur fait parler ses personnages par le biais de journaux intimes et de lettres. Les anecdotes sont croustillantes, les personnages grâtinés et on ne s'ennuie pas une minute. On se rend bientôt compte qu'il s'agit finalement d'une histoire policière.
    Encore une fois, on se trompe car ce roman est inclassable...
    C'est un livre difficile à lâcher et qui, sans en avoir l'air, manipule son lecteur avec brio : une vraie réussite
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Citations et extraits

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  • Par TINUSIA, le 05 juillet 2010

    La caractéristique la plus remarquable du suspense, ce n'est pas le plaisir qu'il est susceptible de procurer, mais bien son potentiel de frustration. Il n'y a rien de plus désagréable pour un lecteur de roman qui a cherché sa voie dans le mystère que de devoir se satisfaire, lors du dénouement, d'une explication bancale qui tombe à plat.
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  • Par iarsenea, le 09 avril 2012

    La partie de ping-pong accusateur devenait franchement excitante. Tout le monde parlait en même temps, chacun vidait son coeur. Corneloup, survolté, s'est mis à insulter Ladoux avec une grossièreté qui m'a laissée admirative. En gros, il invitait des hippopotames sodomites à enrichir les connaissances de notre concierge en matière de sexualité de groupe. Polenta a eu le malheur de rire à cette alléchante évocation et a essuyé en retour un flot d'invectives cinglantes qui établissaient une étroite ressemblance entre ses habitudes vestimentaires et les moeurs de la femelle bonobo en rut. Nous avons alors pu assister à une démonstration de catch féminin de haut vol avec crêpage de chignon en torsion latérale, manchette brise-molaire et vautrement final dans la quiche lorraine. Gaspard, arbitre courageux, a fait stopper le match un peu trop tôt à mon goût. Les vaillantes étaient presque nues, couchées sur le lino, leur féminité chastement camouflée par du taboulé à l'oignon doux.
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  • Par TINUSIA, le 05 juillet 2010

    Nous sommes tous d'une crédulité confondante. Pourquoi ? Parce que l'essentiel pour nous, ce n'est pas ce que dit notre interlocuteur mais le coefficient de crédibilité que nous lui affectons inconsciemment. Le résultat ? Le conditionnement de nos pensées. A partir du moment où untel atteint un coefficient de crédibilité confortable, je le croirai en toutes circonstances, sans éprouver le besoin de vérifier ses dires.
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  • Par TINUSIA, le 05 juillet 2010

    Sur quoi repose la crédibilité d'un récit ? On lit souvent des romans pour de mauvaises raisons. On pense y trouver les aventures les plus délirantes, les émotions les plus fortes, les personnages les plus surprenants. Or un romancier est quelqu'un de bridé et d'inquiet, qui se heurte sans cesse à cette question terrible : "Mon histoire est-elle crédible ?" Et s'il se laisse un tant soit peu dominer par ce problème, il bornera ses ambitions, censurera ses idées, castrera son imagination.
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  • Par iti1801, le 17 janvier 2011

    Mon voisin se mit à vraire. Mes balèzes firent bloc autour de l'écorché tandis que le camp adverse s'échauffait. Et tout ce beau monde, par une secrète alchimie mêlant chaleur, fatigue et biture, se lança dans un concours fleuri d'improvisation poétique sur l'inépuisable thème de la mère prostituée. Puis notre troupe esquissa un étonnant ballet post-moderne composé d'habiles entrechats et de grosses tartes dans la tronche.
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Video de J. M. Erre

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Vidéo de J. M. Erre

Rencontre avec JM Erre à Paris, Fnac Montparnasse, en avril 2010.








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