Nicholas Evans nous entraine pour un voyage dans les grands espaces américains. Voyage qu'il est très difficile de lâcher en cours de route.
La description très détaillée et vivante des lieux nous emporte. On sent le parfum des fleurs dans les prairies, celle des chevaux, la caresse du soleil et du vent.
Ces lieux majestueux sont habités par des personnages attachants. Un homme Tom, loyal, entier et foncièrement bon qui pense que
“l'éternité n'est qu'une longue suite d'instant et qu'un homme n'a rien de mieux à faire que de vivre pleinement chacun d'eux.”
Une femme d'affaire, Annie, stressée et qui noyée dans son travail s'est éloignée de sa famille et a oubié de vivre.
Une enfant, Grâce, gaie et insouciante dont la jeune vie a été détruite par un terrible accident. Elle en est restée handicapée et inapte à se reconstruire.
La mèrevet la fille vont réapprendre à se connaître et remonter les pans de leur vie grâce à et au travers de cet homme et du travail qu'il effectue avec Pilgrim.
Les maîtres mots de ce roman sont amour et respect : de ces terres indomptées, des chevaux (qui tiennent bien sûr une place très importante de l'histoire) et des autres. Une belle histoire dans des décors sublimes, par moment émouvante et faite juste pour rêver un peu. Un joli moment de lecture.
Par rapport au film du même nom :
Robert Redford a très bien sû rendre l'esprit du texte et la trame de l'histoire. Qui a aimé ou pas le film, aimera ou pas le llivre.
Par contre, il s'est beaucoup moins appesantit sur les personnages : la vie de la famille Maclean avant l'accident de Grâce, la famille Booker, leur personnalité et l'évolution psychologique que vont connaître la mère comme la fille.
Il existe bien sûr quelques différences entre livre et film. La plus grosse est la fin, tout autre et inattendue pour ceux qui ne connaîtrait le film.