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> Valérie Malfoy (Traducteur)

ISBN : 2266067249
Éditeur : Pocket (1997)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 329 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Tom Boker est ce que l'on appelle dans les vielles histoires américaines un chuchoteur. Il a un don avec les chevaux. Il est capable de rendre le plus enragé d'entre eux doux comme un agneau.
Il vit dans le Montana où il gère le ranch familial avec son frère Fran... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Au_Fil_d_Isa, le 07 octobre 2014

    Au_Fil_d_Isa
    On reconnaît un grand livre au fait qu'on le dévore d'une traite, sans pouvoir le lâcher, alors même qu'on connaît déjà son histoire, ou en tout cas une partie. J'avais vu L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux à sa sortie, en 1996, et j'avais adoré. C'était grâce à ce film que je m'étais plongée dans Le cercle des loups, le deuxième livre de Nicholas Evans, puis que j'avais dévoré tous ses autres romans, en attendant parfois de longues années entre leurs sorties respectives. Finalement, parce que le dernier, LES BLESSURES INVISIBLES, m'avait laissée sur ma faim et parce que L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux était le seul qui manquait encore à ma collection, je suis revenue aux sources et j'ai de nouveau été éblouie par le talent de Nicholas Evans.
    J'avais beaucoup aimé le film. Il était porté par de superbes paysages et des acteurs talentueux au service d'une très belle histoire de guérison. J'ai trouvé le livre encore meilleur, sans doute parce qu'il va plus loin dans son propos. Dès les premières pages, il m'a pris aux tripes, alors que je savais pourtant ce qui m'attendait. Avec un sens du détail que je n'ai malheureusement pas retrouvé dans son dernier roman, Nicholas Evans prend le temps d'installer son histoire et nous fait vivre presque chaque seconde d'une matinée fatidique. Sur le papier, l'accident de Grace et de son amie Judith est bien plus violent qu'à l'écran. On se croirait presque dans un récit horrifique ! Mais c'est bien ce sens du détail que j'aime dans les premières œuvres d'Evans, cette façon qu'il a de rendre vivant un événement, un paysage, un personnage... Il met à nu les défauts et les tourments de ses héros sans jamais les juger, avec beaucoup de compassion et d'humanité, tout en déroulant le fil d'une intrigue qui ne manque pas de retournements de situation. Il sait jouer avec nos attentes en nous livrant les scènes que l'on souhaite pour mieux nous surprendre ensuite. La fin est très différente de celle du film. Moins hollywoodienne, j'ai trouvé qu'elle correspondait mieux à l'esprit de cette histoire.
    Que vous ayez ou non vu le film de Robert Redford, je vous recommande vivement de lire L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux. Vous y découvrirez un auteur au sommet de son art et une histoire infiniment touchante.

    Lien : http://www.aufildisa.com/2014/10/nicholas-evans-lhomme-qui-murmurait..
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    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 30 janvier 2012

    le_Bison
    Avant d'être un film, « L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux » était un roman de Nicholas Evans, écrivain anglais qui s'est pris subitement de passion pour ces chevaux, ces chuchoteurs et ces plaines du Montana. Si la version cinématographique m'a donc laissé plus ou moins de marbre, le roman est une autre histoire. Il fut profondément émouvant avec en guise de prémices une introduction totalement tragique et bouleversante. Ces deux jeunes filles chevauchement fièrement sur leurs montures en promenade matinale, (ça respirait le bonheur et la joie de vivre) et ce camion de plusieurs tonnes lancé sur la route enneigée ; s'ensuivit un choc frontal, effroyable, terrible et cruel.
    Mais ce n'est que le début du roman qui partant de ce fait va tenter de montrer comment après un tel accident une famille peut se reconstruire. Des vies ont été perdues, d'autres ont franchi presque la limite d'un non-retour mais ont résisté à l'attraction de la lumière blanche – presque malheureusement. Comment peut-on revivre après avoir vécu un tel drame, aussi traumatisant.
    Et puis le cheval en question – Pilgrim – n'est pas sorti indemne non plus de cet accident. Fractures physiques et traumatismes psychiques. le cheval a perdu toute sa raison. Mais pourquoi donc n'a-t-il pas été abattu ? Certainement, l'entêtement et la fierté humaine qui malgré les souffrances ne lui ont rien épargnés. Si les vétérinaires ont fait un travail admirable, le cheval a toujours un grain et personne ne semble prêt à s'en approcher à moins de vouloir recevoir des coups de sabot.
    Pourtant, il y a un homme, Tom Booker, qui parait-il aurait ce pouvoir – cette sorcellerie – de causer aux chevaux, de rentrer dans leur intimité psychique et de leur parler directement d'âme à âme. Son travail sera donc de rééduquer Pilgrim, tout en douceur, de lui faire reprendre confiance avec les hommes. Si le traumatise ne s'oubliera jamais, peut-être que le cheval parviendra-t-il à se laisser de nouveau approcher par l'homme. Et puis si le cheval va mieux, il en sera peut-être de même de sa cavalière, Grace, amputée et qui semble en vouloir tellement à sa mère, Annie.
    Tom Booker serait-il donc une sorte de thérapeute qui soigne les chevaux traumatisés et les familles en voie de décomposition ? En plus, il a installé son « cabinet de consultations » dans un immense ranch familial dans les grandes plaines du Montana. Une vision idyllique à chaque réveil où prendre une tasse de café brûlant en regardant le soleil traverser les persiennes de la cuisine semble sortie tout droit d'un rêve inaccessible pour le bison des villes que je suis. Je passe rapidement sur l'idylle amoureuse ou sexuelle qui inévitablement va rapprocher Tom et la mère de Grace. Les romans à l'eau-de-rose même au Montana ne m'émeuvent que si peu, mais faut bien émoustiller les bisonnes – pardon, les lectrices – qui fantasmeraient sur le beau cow-boy un peu rustre, mais si prévenant. Non, moi je préfère surtout retenir le courage de la jeune fille, dont la courte vie vient de basculer irrémédiablement, retenir le courage du cheval qui à force de patience et d'amour de Tom Booker se laissera de nouveau amadouer. L'amour et la confiance semble être le moteur de la vie dans le Montana.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=1517
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    • Livres 4.00/5
    Par Ellane92, le 22 novembre 2013

    Ellane92
    C'est une histoire magnifique qui nous est confiée là, l'une de ces histoires que l'on se conte à soi-même le soir avant de s'endormir, pour oublier les dures contraintes de la vie. Dans un style fluide, l'auteur alterne actions, réflexions et dialogues de ses différents personnages pour tisser une parenthèse enchantée dans les grands espaces du Montana. Il décrit avec une grande justesse, sans jugement mais aussi sans condescendance, toute la palette des sentiments qui relient Annie à sa fille, à Tom, aux Booker, à son mari, à son travail. C'est un petit bijou dont la fin (à laquelle je n'ai trop adhéré…) arrive bien trop vite !
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    • Livres 4.00/5
    Par MxlleAnaB, le 20 avril 2012

    MxlleAnaB
    Un très beau roman, avec des différences par rapport au film mais il n'en demeure pas moins émouvant. Cette histoire est digne de son titre de best-seller et Nicholas Evans a beaucoup de talent. Bien qu'on a un petit peu de mal à se plonger au début dans l'histoire, la suite vaut vraiment le détour car on voyage avec les personnages et on comprend leurs sentiments. La fin m'a beaucoup touché et tout au long du livre, j'ai adoré découvrir ce que font ces hommes, qui murmurent à l'oreille des chevaux...
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    • Livres 4.00/5
    Par latina, le 28 septembre 2011

    latina
    J'ai été passionnée par l'aventure vécue par cette petite fille et par le don qu'ont certaines personnes de communiquer avec les animaux. Cette histoire est un hymne à la vie, elle nous apprend qu'il faut accepter les difficultés jusqu'à vivre "l'enfer" afin d'en ressortir plus forts.
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Citations et extraits

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  • Par latina, le 28 septembre 2011

    Il aurait pu se rendre de plus en plus malheureux. Mais à la place, il a choisi de monter sur le pont et de regarder l'autre côté. Il a vu alors ce qui l'attendait - et il a choisi d'accepter.
    Ce qui vient de lui arriver, il ne pouvait rien envisager de pire. Et tu sais quoi ? Il a découvert qu'il pouvait le supporter. C'est toujours avant l'aube qu'il fait le plus sombre. Il a connu son heure la plus sombre et il a survécu.
    C'est très important que vous compreniez ceci. Parfois, ce qui apparait comme une reddition n'est pas une reddition. C'est dans le coeur que ça se passe. Quand on a compris certaines choses, on les accepte loyalement, même si ça doit faire mal, parce qu'un refus causerait une douleur plus grande encore.
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  • Par le_Bison, le 30 janvier 2012

    C’est en Amérique que le cheval vagabonda pour la première fois. Un million d’années avant l’apparition de l’homme, des hordes broutaient déjà l’herbe drue des vastes plaines, avant de se répandre sur d’autres continents par des ponts de pierres, bientôt coupés par le retrait des glaces. Il connut d’abord l’homme comme la proie connaît le chasseur, car longtemps avant de voir en lui un allié pour tuer d’autres espèces, ce dernier le chassa pour consommer sa chair.

    Des peintures rupestres nous renseignent sur le procédé. Lorsque le lion ou l’ours faisaient face pour combattre, l’homme en profitait pour les transpercer de sa lance. Mais le cheval était un fuyard et, avec une froide logique de mort, le chasseur exploita cette particularité pour l’éliminer. Attirés en haut des ravins, des troupeaux entiers se précipitaient dans le vide au galop. Des monceaux d’ossements brisés en témoignent. Et lorsque l’homme se prétendit par la suite son ami, cette alliance resta fragile, car la peur était trop profondément ancrée dans le cœur de l’animal pour en être déracinée.

    Depuis le néolithique, âge où le cheval fut domestiqué, il se trouva des individus pour comprendre cette peur.

    Ils possédaient l’art de sonder les âmes de ces créatures et d’en panser les plaies secrètes. On les considérait souvent comme des sorciers, peut-être à raison. […]

    Ces hommes, qui murmuraient des secrets aux oreilles dressées et inquiètes, on les appelait « Chuchoteurs ».
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  • Par latina, le 27 septembre 2011

    - Elle rebondissait en dévalant la pente, sa jambe était restée bloquée dans l'étrier...on est partis tous ensemble dans le décor. Ca a duré une éternité. Le plus curieux, c'est que je me rappelle avoir pensé, avec le ciel bleu, le soleil, et les arbres sous la neige, j'ai pensé que c'était une belle journée. Ca ne vous parait pas bizarre?
    Tom ne trouvait pas ça bizarre. Il savait qu'il existait des instants où le monde choisissait de se révéler ainsi, non comme on aurait pu le croire, pour railler notre condition ou nos insuffisances, mais simplement pour affirmer - pour nous et pour toute la création - la valeur même de l'existence.
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  • Par latina, le 28 septembre 2011

    Toutes ces années où papa et toi vous avez essayé d'avoir un autre bébé...Chaque soir, je priais pour que ça marche. Parce que, comme ça, je n'aurais pas eu à continuer d'être la meilleure. En tant que fille unique, je sentais que vous me demandiez d'être bonne en tout, parfaite, et je n'étais pas parfaite, j'étais seulement moi.

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  • Par Nono19, le 13 novembre 2011

    -(...) Bon, je crois savoir que vous aidez les personnes qui ont des chevaux à problèmes...
    -Non, ma petite dame... (...) C'est tout le contraire. J'aide les chevaux qui ont des maîtres à problèmes.

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L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, bande annonce VF








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