> Valérie Malfoy (Traducteur)

ISBN : 2266067249
Éditeur : Pocket (1997)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 116 notes) Ajouter à mes livres
Tom Boker est ce que l'on appelle dans les vielles histoires américaines un chuchoteur. Il a un don avec les chevaux. Il est capable de rendre le plus enragé d'entre eux doux comme un agneau.
Il vit dans le Montana où il gère le ranch familial avec son frère Fran... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 30 janvier 2012

    le_Bison
    Avant d'être un film, « L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux » était un roman de Nicholas Evans, écrivain anglais qui s'est pris subitement de passion pour ces chevaux, ces chuchoteurs et ces plaines du Montana. Si la version cinématographique m'a donc laissé plus ou moins de marbre, le roman est une autre histoire. Il fut profondément émouvant avec en guise de prémices une introduction totalement tragique et bouleversante. Ces deux jeunes filles chevauchement fièrement sur leurs montures en promenade matinale, (ça respirait le bonheur et la joie de vivre) et ce camion de plusieurs tonnes lancé sur la route enneigée ; s'ensuivit un choc frontal, effroyable, terrible et cruel.
    Mais ce n'est que le début du roman qui partant de ce fait va tenter de montrer comment après un tel accident une famille peut se reconstruire. Des vies ont été perdues, d'autres ont franchi presque la limite d'un non-retour mais ont résisté à l'attraction de la lumière blanche – presque malheureusement. Comment peut-on revivre après avoir vécu un tel drame, aussi traumatisant.
    Et puis le cheval en question – Pilgrim – n'est pas sorti indemne non plus de cet accident. Fractures physiques et traumatismes psychiques. le cheval a perdu toute sa raison. Mais pourquoi donc n'a-t-il pas été abattu ? Certainement, l'entêtement et la fierté humaine qui malgré les souffrances ne lui ont rien épargnés. Si les vétérinaires ont fait un travail admirable, le cheval a toujours un grain et personne ne semble prêt à s'en approcher à moins de vouloir recevoir des coups de sabot.
    Pourtant, il y a un homme, Tom Booker, qui parait-il aurait ce pouvoir – cette sorcellerie – de causer aux chevaux, de rentrer dans leur intimité psychique et de leur parler directement d'âme à âme. Son travail sera donc de rééduquer Pilgrim, tout en douceur, de lui faire reprendre confiance avec les hommes. Si le traumatise ne s'oubliera jamais, peut-être que le cheval parviendra-t-il à se laisser de nouveau approcher par l'homme. Et puis si le cheval va mieux, il en sera peut-être de même de sa cavalière, Grace, amputée et qui semble en vouloir tellement à sa mère, Annie.
    Tom Booker serait-il donc une sorte de thérapeute qui soigne les chevaux traumatisés et les familles en voie de décomposition ? En plus, il a installé son « cabinet de consultations » dans un immense ranch familial dans les grandes plaines du Montana. Une vision idyllique à chaque réveil où prendre une tasse de café brûlant en regardant le soleil traverser les persiennes de la cuisine semble sortie tout droit d'un rêve inaccessible pour le bison des villes que je suis. Je passe rapidement sur l'idylle amoureuse ou sexuelle qui inévitablement va rapprocher Tom et la mère de Grace. Les romans à l'eau-de-rose même au Montana ne m'émeuvent que si peu, mais faut bien émoustiller les bisonnes – pardon, les lectrices – qui fantasmeraient sur le beau cow-boy un peu rustre, mais si prévenant. Non, moi je préfère surtout retenir le courage de la jeune fille, dont la courte vie vient de basculer irrémédiablement, retenir le courage du cheval qui à force de patience et d'amour de Tom Booker se laissera de nouveau amadouer. L'amour et la confiance semble être le moteur de la vie dans le Montana.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=1517
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par philo15, le 15 janvier 2009

    philo15
    Nicholas Evans nous entraine pour un voyage dans les grands espaces américains. Voyage qu'il est très difficile de lâcher en cours de route.
    La description très détaillée et vivante des lieux nous emporte. On sent le parfum des fleurs dans les prairies, celle des chevaux, la caresse du soleil et du vent.
    Ces lieux majestueux sont habités par des personnages attachants. Un homme Tom, loyal, entier et foncièrement bon qui pense que
    “l'éternité n'est qu'une longue suite d'instant et qu'un homme n'a rien de mieux à faire que de vivre pleinement chacun d'eux.”
    Une femme d'affaire, Annie, stressée et qui noyée dans son travail s'est éloignée de sa famille et a oubié de vivre.
    Une enfant, Grâce, gaie et insouciante dont la jeune vie a été détruite par un terrible accident. Elle en est restée handicapée et inapte à se reconstruire.
    La mèrevet la fille vont réapprendre à se connaître et remonter les pans de leur vie grâce à et au travers de cet homme et du travail qu'il effectue avec Pilgrim.
    Les maîtres mots de ce roman sont amour et respect : de ces terres indomptées, des chevaux (qui tiennent bien sûr une place très importante de l'histoire) et des autres. Une belle histoire dans des décors sublimes, par moment émouvante et faite juste pour rêver un peu. Un joli moment de lecture.
    Par rapport au film du même nom :
    Robert Redford a très bien sû rendre l'esprit du texte et la trame de l'histoire. Qui a aimé ou pas le film, aimera ou pas le llivre.
    Par contre, il s'est beaucoup moins appesantit sur les personnages : la vie de la famille Maclean avant l'accident de Grâce, la famille Booker, leur personnalité et l'évolution psychologique que vont connaître la mère comme la fille.
    Il existe bien sûr quelques différences entre livre et film. La plus grosse est la fin, tout autre et inattendue pour ceux qui ne connaîtrait le film.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Cloe4, le 09 octobre 2011

    Cloe4
    Très bien.
    Ce livre raconte comment une adolescente et un cheval se remettent ensemble d'un grave accident. On se plonge tout entier dans l'univers des chevaux, celui de Tom Brooker qui est "chuchoteur"...
    On ne peut plus lâcher ce livre quand on le commence, les heures défilent bien vite avec lui. Je conseille ce livre.
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Elora, le 04 juin 2010

    Elora
    Avide de lecture et de grands espaces (non, l'un n'empêche même pas l'autre !), il est facile de se laisser tenter par la lecture d'un livre de Nicholas Evans. L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux est son roman phare connu et reconnu grâce à l'adaptation de Robert Redford qui a révélé Scarlett Johansson.
    Sur fond d'équitation et de drames familiaux, l'auteur nous emmène dans les méandres parfois très douloureux de la vie et on aime ça. Très détaillées mais dans de courtes phrases dynamiques, les descriptions envoient directement le lecteur dans de sublimes paysages américains, presque loin des clichés du cinéma.
    Loin d'être ennuyeuses, ces 435 pages magiques nous mènent par la main dans les difficultés des relations, dans les longs silences humains et animaux. Entre amour et tragédies, Nicholas Evans met chacun d'entre nous face à nos erreurs, aux affres de nos âmes et à nos choix parfois drastiques.
    Ce roman percutant dévoile nos pires blessures et nos plus dures vérités, nous perturbe et nous démontre que chacun d'entre nous est, un jour, victime de la vie qu'il s'est choisi.
    Tout est merveilleusement bien retranscrit et rien n'est épargné à notre lecture. Les mots sont durs. Ils frappent, touchent et, parfois, ils blessent. Difficile de retenir ses larmes. Au final, ce ne sont pas les premières pages qui malmènent le plus le lecteur.
    En lisant ce roman, un cavalier s'y retrouvera, un voyageur dans l'âme également tout comme l'amateur de lecture et l'œil du photographe malgré quelques erreurs de traduction.
    Vous ne connaissez pas ce livre ? Lisez-le et vite !
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par latina, le 28 septembre 2011

    latina
    J'ai été passionnée par l'aventure vécue par cette petite fille et par le don qu'ont certaines personnes de communiquer avec les animaux. Cette histoire est un hymne à la vie, elle nous apprend qu'il faut accepter les difficultés jusqu'à vivre "l'enfer" afin d'en ressortir plus forts.
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Citations et extraits

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  • Par le_Bison, le 30 janvier 2012

    C’est en Amérique que le cheval vagabonda pour la première fois. Un million d’années avant l’apparition de l’homme, des hordes broutaient déjà l’herbe drue des vastes plaines, avant de se répandre sur d’autres continents par des ponts de pierres, bientôt coupés par le retrait des glaces. Il connut d’abord l’homme comme la proie connaît le chasseur, car longtemps avant de voir en lui un allié pour tuer d’autres espèces, ce dernier le chassa pour consommer sa chair.

    Des peintures rupestres nous renseignent sur le procédé. Lorsque le lion ou l’ours faisaient face pour combattre, l’homme en profitait pour les transpercer de sa lance. Mais le cheval était un fuyard et, avec une froide logique de mort, le chasseur exploita cette particularité pour l’éliminer. Attirés en haut des ravins, des troupeaux entiers se précipitaient dans le vide au galop. Des monceaux d’ossements brisés en témoignent. Et lorsque l’homme se prétendit par la suite son ami, cette alliance resta fragile, car la peur était trop profondément ancrée dans le cœur de l’animal pour en être déracinée.

    Depuis le néolithique, âge où le cheval fut domestiqué, il se trouva des individus pour comprendre cette peur.

    Ils possédaient l’art de sonder les âmes de ces créatures et d’en panser les plaies secrètes. On les considérait souvent comme des sorciers, peut-être à raison. […]

    Ces hommes, qui murmuraient des secrets aux oreilles dressées et inquiètes, on les appelait « Chuchoteurs ».
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  • Par le_Bison, le 30 janvier 2012

    Tom ne comptait plus le nombre de bêtes qu’il avait vues complètement bousillées par la crétinerie ou la cruauté humaine […]
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  • Par latina, le 28 septembre 2011

    Il aurait pu se rendre de plus en plus malheureux. Mais à la place, il a choisi de monter sur le pont et de regarder l'autre côté. Il a vu alors ce qui l'attendait - et il a choisi d'accepter.
    Ce qui vient de lui arriver, il ne pouvait rien envisager de pire. Et tu sais quoi ? Il a découvert qu'il pouvait le supporter. C'est toujours avant l'aube qu'il fait le plus sombre. Il a connu son heure la plus sombre et il a survécu.
    C'est très important que vous compreniez ceci. Parfois, ce qui apparait comme une reddition n'est pas une reddition. C'est dans le coeur que ça se passe. Quand on a compris certaines choses, on les accepte loyalement, même si ça doit faire mal, parce qu'un refus causerait une douleur plus grande encore.
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  • Par latina, le 27 septembre 2011

    - Elle rebondissait en dévalant la pente, sa jambe était restée bloquée dans l'étrier...on est partis tous ensemble dans le décor. Ca a duré une éternité. Le plus curieux, c'est que je me rappelle avoir pensé, avec le ciel bleu, le soleil, et les arbres sous la neige, j'ai pensé que c'était une belle journée. Ca ne vous parait pas bizarre?
    Tom ne trouvait pas ça bizarre. Il savait qu'il existait des instants où le monde choisissait de se révéler ainsi, non comme on aurait pu le croire, pour railler notre condition ou nos insuffisances, mais simplement pour affirmer - pour nous et pour toute la création - la valeur même de l'existence.
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  • Par latina, le 28 septembre 2011

    Toutes ces années où papa et toi vous avez essayé d'avoir un autre bébé...Chaque soir, je priais pour que ça marche. Parce que, comme ça, je n'aurais pas eu à continuer d'être la meilleure. En tant que fille unique, je sentais que vous me demandiez d'être bonne en tout, parfaite, et je n'étais pas parfaite, j'étais seulement moi.
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Bande-annonce de l'adaptation de "L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux" par Robert Redford (1998)








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