Jeté la nuit du 4 novembre 1911 dans les eaux tumultueuses de la Tamise par trois mystérieux individus, le héros de ce roman se réveille amnésique et va devoir affronter une société secrète pour survivre. Une intrigue pleine de rebondissements qui se déroule dans le Lon... > voir plus
Londres, début du XX siècle, un homme est jeté dans la Tamise. Il est sauvé par un immigré italien et recueilli par un Irlandais tenancier d'un pub, mais s'il est sauf il s'avère qu'il est devenu amnésique. Avec l'aide de ses nouveaux amis du quartier des docks il va tenter de retrouver ses agresseurs et son identité perdue. Son enquête nous permet de visiter la capitale anglaise, des quartiers les plus défavorisés aux rues les plus huppées, de croiser la misère des uns et la haute société des autres. Chasseur il sera chassé devant combattre l'adversité et les trous de sa mémoire. Quand il s'infiltrera dans une société secrète adepte de l'ouvrage de Thomas de Quincey de l'assassinat considéré comme un des beaux-arts, l'issue sera proche. Un polar bien gentil qui ne fait de tort à personne, rien de très palpitant dans cette histoire simplette qui offrait pourtant un terreau favorable avec un décor (le Londres de 1911), des personnages (un amnésique, des anarchistes Italiens, des indépendantistes Irlandais), une société secrète, bref de quoi faire la base d'un scénario à rebondissements. Comme le style d'écriture est en plus assez naïf, les amateurs de sensations fortes peuvent passer leur chemin. Dommage, mais pour être honnête il faut signaler qu'il s'agissait du premier roman de Jean-Baptiste Evette et que je nai rien lu d'autre de cet auteur.
Il franchit les quelques mètres qui le séparaient de la porte sur une étroite allée dallée, irrégulière. Il actionna le heurtoir de cuivre en forme de dauphin héraldique. Tout était silencieux et le bruit métallique sec que fit le heurtoir sur la butée n'éveilla aucun écho à l'intérieur de la demeure.... Tourner autour de cette maison l'émouvait. Qu'allait-il y trouver ?
Ce qu’avait raconté le docteur n’en faisait pas un membre de cette société sanglante. Il avait simplement dû être imprudent. Mais seule une partie des ténèbres était dissipée. Aussi il ralluma la lampe et alla chercher les pages arrachées au registre de la Société. La réponse précise s’y trouvait peut-être, cependant il les avait déchirées avec une telle hâte qu’il était possible également qu’elles ne contiennent rien à son sujet. De toute manière il fallait qu’il ait le courage de les examiner.