ISBN : 2355840849
Éditeur : Le Cherche midi (2011)


Note moyenne : 4.24/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
2001, Châtenay-Malabry.
Une mère, son fils et sa fille sont retrouvés assassinés à leur domicile. Une famille apparemment sans histoires. Le père est porté disparu. Est-il lui aussi victime ou bien coupable ? Les recherches s'organisent, sous la direction du comm... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par boudzig58, le 19 mai 2012

    boudzig58
    J'ai lu un bon roman policier, qui m'a bien pris aux tripes....
    Jacques Expert pour les amateurs de petit écran, n'est pas un inconnu,c'est un ancien grand reporter, qui était producteur et rédacteur en chef pour TF1, puis directeur des magazines de M6 et directeur adjoint de paris Première depuis 2001.
    "Adieu" est son 4em roman policier,je ne vous parlerai pas des autres que je n'ai pas lu, La femme du monstre paru en 2007, La théorie des six paru en 2008 et Ce soir je vais tuer l'assassin de mon fils paru en 2010. Je ne vous parlerai pas non plus de ses autres écrits antérieurs, mais seulement de celui que je viens de terminer.
    Ce roman policier est un beau pavé de 327 pages, qui se dévore, j'avais du mal à me décoller de l'histoire et à raison d'environ 70 à 80 pages par jour il m'a fallu 4 jours pour le terminer....Heureusement que des histoires qui s'entrecroisent permettent de décider un arrêt de lecture, car sinon il faudrait le lire d'une traite.
    D'emblée, nous sommes plongés dans un univers assez sordide mais qui vous rappellera des faits ayant existé dans notre actualité récente....Meurtre d'une famille, puis un mois après jour pour jour, meurtre d'une seconde famille, même scénario, même mode opératoire....Et c'est parti, un bon flic plein de volonté qui s'attaque à une enquête à rebondissement, exigences de la hiérarchie, exigences du pouvoir, pistes, fausses pistes, coupable ou pas et nous assistons à la descente infernale, dans une espèce de spirale, de ce commissaire.
    Cet homme qui avait une vie, une famille, va se transformer au déroulé des pages pour ne devenir que son obsession et ne vivre qu'à travers son enquête, mais ou va t'elle le mener, que va t'il nous faire découvrir au fur et à mesure qu'il avance dans ses investigations ????
    Volà je ne vous en dirai pas plus, mais sachez que jusqu'à la dernière phrase du roman, vous n'êtes pas au bout de vos surprises.
    Belle écriture, de vraies descriptions d'images et d'odeurs qui vous plongent dans cet univers criminel et vous projettent vous aussi à fond dans cette enquête et le désir d'aider cet homme à arriver au bout des ses certitudes....
    Bonne lecture.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Paco, le 12 janvier 2012

    Paco
    Voilà un roman qui va déstabiliser plus d'un lecteur... Au terme de ce livre éprouvant, nous ne pouvons que nous retrouver ébranlés et heurtés, tout en restant un peu perplexes. Non pas pour la qualité de l'oeuvre - bien au contraire! - mais pour sa morale. Et là je peux vous dire, c'est du lourd! L'auteur met un accent "grave" sur plusieurs valeurs fondamentales qui sont essentielles pour vivre d'une manière équilibrée. Je ne peux malheureusement pas m'avancer d'avantage sans trop vous en dévoiler. Quoiqu'il en soit, le lecteur va en ramasser plein la figure. L'auteur, par cette histoire que j'estime puissante sur le plan humain, nous démontre comment le système peut démonter une ou des personnes...
    L'auteur nous accueille dans son roman avec un prologue qui se déroule le jeudi 24 mars 2011, à 20h28.
    Le commissaire Hervé Langelier est arrivé au bout de sa carrière et s'apprête à fêter cet évènement lors d'un apéro organisé par une collègue. Cela l'emmerde un peu, c'est vrai, il aurait préféré partir sans trop de fioritures. Une cinquantaine de collègues sont présents, la plupart par politesse, par obligation, quelques-uns par amitié tout de même. Son supérieur hiérarchique et ami de longue date, le commissaire-divisionnaire Jean-Louis Ferracci, est également présent.
    Langelier repense un peu à sa carrière qui est à présent derrière lui, il s'autorise un dernier bilan personnel, estimant qu'il était un bon flic, pas le meilleur, mais correct. Mais les dix dernières années de sa carrière de flic lui laissent un redoutable sentiment d'amertume, vis-à-vis d'une enquête qui a totalement désordonné et bouleversé sa vie.
    On lui demande un discours, chose à laquelle il s'attendait, évidemment, mais c'est un discours un peu particulier qu'il réserve à son auditoire. Il s'apprête à tout révéler sur une enquête qui a détruit les dix dernières années de sa vie et qu'il estime comme étant bâclée, sabrée et arrangée, lors de laquelle il s'est battu seul contre tous. Il tient là le moment opportun pour clouer le bec à ses "adversaires", surtout à Ferracci. Alors tout le monde tend l'oreille, curieux, intrigué, et franchement nous aussi...
    Dix ans plus tôt
    Une mère de famille est retrouvée égorgée à son domicile, ses deux petits enfants étouffés dans leur chambre. Quant au mari, il demeure introuvable. Un peu déçu, Hervé Langelier est chargé de l'enquête. Pour lui cela reste une affaire banale qui ne va pas faire de grandes vagues, un fait divers. L'affaire traîne, la hiérarchie met la pression, prête à lâcher Langelier, voir le remplacer. Son supérieur et ami, le com div Jean-Louis Ferracci, ne semble pas vouloir le soutenir non plus. Mais Langelier s'accroche, cherche, il veut trouver.
    Cette folie meurtrière va se renouveler chaque mois, jour pour jour, décimant trois familles de plus. Toujours le même mode opératoire, femmes égorgées et petits enfants étouffés durant leur sommeil. Les pères de famille ne sont jamais retrouvés. le commissaire Langelier est persuadé de connaître le coupable, il en a la conviction mais n'arrive pas le prouver. Une piste, une hypothèse, que lui seul semble suivre. Pour la sphère politique et pour sa hiérarchie, sa direction d'enquête est invraisemblable, voir saugrenue et il se voit retirer l'affaire pour manque de résultat et de compétence. Dépité, contrarié et relativement vexé, il va tout de même prendre sur lui toutes ces morts violentes qui auraient pu être évitées. Mais en est-il vraiment responsable?
    Même si ces massacres familiaux vont soudain cesser et même si l'enquête menée désormais par le com div Ferracci va donner de solides résultats, Langelier va, quant à lui, camper sur sa position et ne croira pas du tout à ce dénouement qui arrange tous le monde. Il est persuadé de connaître le vrai coupable et va le prouver. Sa psychose va vite se métamorphoser en folie pour cet homme qui ne va jamais en démordre.
    Jacques Expert, par sa plume précise et fataliste, exprime avec une désolante finesse, la rage et la frénésie qui ressortent violemment de cet homme qui se bat contre tous. Et je dois reconnaître que cela fait mal de voir ce flic s'éloigner, surfant d'une manière de plus en plus aléatoire et en équilibre sur une vague d'obsession, toujours un peu plus à la dérive.
    Nous nous retrouvons de temps en temps à nouveau dans cette salle communale, lors de ce pot départ. Il est tard, Langelier voit dans le regard de ses auditeurs de plus en plus de curiosité, de peine parfois, mais peut-être aussi un sentiment de malaise. Il continue donc son monologue, un peu euphorique, épiant de temps en temps les réactions de Jean-Louis Ferracci qui reste de marbre. Il poursuit...
    N'étant plus sur l'enquête, Langelier craque, le sentiment d'être incompris devient puissant et ces homicides le hantent, le rendent fou. Il ne va cependant pas en rester là et va utiliser la totalité de son énergie pour enquêter de son côté, au dépend de tout ce qui devrait peut-être compter pour un homme. Sa femme, ses enfants, vont s'éloigner de lui toujours un peu plus, malgré leur soutien qui va s'estomper et finalement disparaître.
    Sa femme, qui tient énormément à lui, se retrouve avec un homme négligent qui sombre toujours un peu plus dans la folie, qui ne pense plus qu'à lui, à son enquête, d'une manière totalement démesurée et elle prend peur. L'auteur nous désigne malgré nous comme étant les témoins d'un déchirement familial qui nous bouleversera et ne nous laissera pas indifférents. La folie et l'obsession ont pris un homme jusqu'aux tripes et ne le rendront probablement plus à sa famille.
    "Il ne voit pas que, après tout ce qu'elle vient d'apprendre, Steph est simplement effrayée, tant ce qu'il a dit lui a paru incohérent. Effrayée de voir que, ce soir, Hervé a tutoyé la folie et que pour lui il est peut-être déjà trop tard."
    Langelier se retrouve seul mais, au fond de lui-même, il est soulagé. Il va enfin pouvoir se consacrer pleinement à son enquête. le lecteur, dépité, voit là un homme attaché à sa famille mais qui ne semble plus s'en rendre compte. Ferracci va tenter de le résonner et lui expliquer qu'il est en train de s'entêter pour rien et de foutre en l'air sa vie, sa carrière.
    "Un dernier conseil, Langelier: arrête tes conneries et fais-toi oublier. La prochaine fois, c'est la porte, et tu finiras comme un clodo. J'allais dire "comme une merde", mais tu en es déjà une. Regarde-toi: tu pues la merde. Tu nous fais honte, tu déshonores ton métier. Allez, dégage, maintenant!"
    Une dure rivalité va s'établir entre les deux hommes, une croisade à la recherche de la vérité pour Langelier, un combat de raison pour Ferracci. le lecteur sait désormais pertinemment que ces deux personnes vont obligatoirement y laisser des plumes, que se soit sur le plan professionnel mais surtout sur le plan humain.
    Nous nous demandons tout au long du récit si notre homme a finalement raison, malgré son comportement qui devient de plus en plus déraisonnable et effrayant. Sa théorie, ses propos et ses actions deviennent confus et relativement inquiétants. Sa piste se tient et les pièces du puzzle s'assemblent petit à petit. Mais l'image qui en résultera sera-t-elle celle de la vérité? Nous avons envie d'y croire, malgré le fait que nous sommes tout de même les témoins de la vie d'un homme foutu, qui a semble-t-il atteint le palier qu'il ne fallait pas franchir pour éviter de côtoyer la folie de près et de s'y isoler.
    Jacques Expert nous malmène et nous tarabuste au fil de la lecture, nous transmet un sentiment de gêne, d'oppression qui manque de nous achever. Il a su trouver les mots, les phrases, soit un contexte qui dérange par les doutes qui nous dévorent de l'intérieur et qui ne nous lâchent plus.
    L'auteur nous donne une dernière claque avec un dénouement qui fait mal, qui déstabilise et nous anéanti. Une issue fatale, triste et bouleversante qui laissera le lecteur dans la douleur. Mais franchement, on s'y attend même si on refuse cette vérité. Bonne lecture.

    Lien : http://passion-romans.over-blog.com/article-adieu-de-jacques-expert-..
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    • Livres 4.00/5
    Par bibliomanu, le 11 janvier 2012

    bibliomanu
    24 mars 2011. le Commissaire Hervé Langelier fête son départ à la retraite. Il s'en serait bien passé. En homme solitaire, il aurait en effet préféré partir dans la discrétion la plus totale. Sans éclats, à l'image de sa carrière, entachée par une affaire, une seule, dont il n'a pu se défaire. Les faits remontent à dix ans. Février 2001, une femme est retrouvée égorgée au domaine familial, ses enfants gisant dans leurs lits, étouffés, un oreiller déposé à leurs pieds. Aucune trace du père. Un mois jour pour jour après ces premiers meurtres, rebelote. Une autre famille est retrouvée dans les mêmes circonstances, selon le même mode opératoire. le père est, là aussi, porté disparu. Et ce n'est pas fini. Langelier possède sa propre hypothèse mais elle n'est pas au goût de tout le monde. Malgré l'appui de son ami et néanmoins supérieur direct, le commissaire Ferracci, l'enquête finit par lui être retirée. Qu'à cela ne tienne, il la mènera seul, à l'insu de tous. Quitte à en payer le prix fort.
    Le flic obnubilé par une affaire au point de tout lâcher pour elle ou d'attendre d'avoir enfin du temps pour s'y consacrer entièrement - tout tenter pour ne pas finir perclus de remords, savoir - c'est comme qui dirait monnaie courante en matière de polars. C'est comme un socle à une histoire dont il revient ensuite à l'auteur d'en révéler l'essence. Tout en subtilité, en finesse, grâce un mariage subtil du fond et de la forme, et sans doute aussi pas mal de savoir-faire, Jacques Expert y parvient sans aucune difficulté.
    Toute la première partie exposant les bases de l'histoire est rapportée dans un style très factuel. Dates, heures, personnages, procès-verbaux, qui a fait quoi, où, quand, comment, dans quelle intention... les faits, rien que les faits. On entendrait presque la voix off d'un commentateur dans une de ces émissions consacrées aux affaires criminelles ayant défrayés les chroniques. Pourtant, là où un Donald Harstad balance les codes radios de ses unités de police en intervention pour faire plus vrai, on palpe ici quelque chose de plus dense, de plus élaboré dans la constitution du récit. Cette impression se confirme dans une deuxième partie où, cette fois-ci, le récit bascule à la première personne. C'est en effet Hervé Langelier lui-même qui livre la nature de ces dix dernières années consacrées à une enquête qu'on lui a ôtée et qu'il s'est réapropriée sans l'aval de sa hiérarchie. Là encore, les faits sont là, avec une précision confondante, témoins de l'obsession du flic. Son appartement n'est plus qu'un champ de données sur les murs : photos, rapports, notes, réflexions. Langelier est capable de les citer toutes, de les localiser de mémoire. Ce retour sur l'affaire est entrecoupé de ses réflexions intérieures tandis qu'il observe tous ceux qui sont venus lui rendre un dernier Adieu avant sa retraite. Dont Ferracci, son ami devenu rival. L'heure des explications est venue. Elles sonnent comme un règlement de compte en bonne et due forme.
    Au-delà des faits et de leur dualité – aux mêmes événements, de multiples interprétations et réalités possibles – amenée avec beaucoup de maîtrise, il y a aussi une réelle gradation dans l'exploration de la psychologie des personnages, et de celle du commissaire Langelier en particulier. Au gré du récit, la perception que s'en fait le lecteur change subtilement, par petites touches et ce n'est qu'avec un certain recul que l'on en prend l'exacte mesure.
    Qu'on ne s'y méprenne donc pas, Adieu n'est pas un livre de plus sur les étals des librairies, ce n'est pas une énième resucée d'histoire de tueur en série, c'est un roman à l'impact certain, de ceux qui laissent des traces, ne serait-ce que dans son évocation de la solitude. Adieu mérite bien son triple B : bluffant, balèze brillant !

    Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
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    • Livres 3.00/5
    Par GabySensei, le 10 octobre 2011

    GabySensei
    Un très bon polar dont on a du mal à se détacher.
    Le commissaire Langelier doit résoudre une affaire sanglante où une mère de famille a été retrouvée égorgée et ses enfants étouffés. le mari est porté disparu et fait figure de suspect N°1. L'affaire semble plutôt simple sauf que le mari reste introuvable.
    Quand un mois jour pour jour après le meurtre, une nouvelle famille est retrouvée assassinée dans les mêmes circonstances, la pression monte. Les journalistes s'en mêlent et la hiérarchie s'inquiète de voir l'enquête piétiner.
    La possibilité d'un tueur en série est évoquée mais Langelier est sûr que l'un des deux maris est le coupable. Incapable d'arrêter un suspect assez rapidement au goût de ses supérieurs, Langelier est dessaisi de l'affaire.
    Quand un troisième meurtre survient la police finit par arrêter un homme qui a tout du coupable idéal. Mais Langelier n'y croit pas et pense que le tueur est encore dans la nature. Il poursuivra l'enquête pendant dix ans sans aucune autorisation, en compromettant sa carrière, sa vie de famille et peut-être sa santé mentale.
    Lors de son pot de départ à la retraite, il va enfin tout dévoiler à ses collègues et révéler l'incroyable vérité qu'il pense avoir découvert...
    Le livre est un peu rédigé comme rapport de police avec un style très efficace. Jacques Expert nous montre avec brio les rivalités qui peuvent exister entre les différents services de police et entre les hommes. Il fait un portrait psychologique très réussit de son héros et nous montre à quel point la limite est ténue entre la raison et la folie.
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    • Livres 3.00/5
    Par irenelec, le 24 avril 2012

    irenelec
    Voilà un polar bien classique comme je n'en avais pas lu depuis bien longtemps et vraiment quel plaisir : on est happé par cette lecture et on ne pense plus qu'à ça. Dommage pour ceux qui vivent à côté de nous.
    C'est donc très bien mais comme souvent pour ce type de littérature il n'est pas certain que l'on en retienne beaucoup.
    L'intrigue est vraiment bien faite, la construction efficace et la chute bien trouvée. le personnage principal qui joue le narrateur actif est tout à fait intéressant et les personnages secondaires tout aussi bons. Typiquement on voit ce genre de livre en film et s'il doit sortir un jour je me précipite pour aller le voir.
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