ISBN : 2070126528
Éditeur : Gallimard (2009)


Note moyenne : 3.43/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
" Je ne me suis pas toujours appelé du nom que je porte, et c'est comme si j'avais vécu une autre fois. C'est comme si j'avais été un autre. Mais de cet autre, je n'ai aucun souvenir. Rien qui puisse se dire tel, plu-tôt les ombres floues des réminiscences où s'évanouis... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 17 février 2012

    carre
    Jean-Louis Ezine excellent journaliste et chroniqueur nous dévoile le secret de son existence avec ce magnifique récit d'un homme qui s'est longtemps réfugié dans la solitude. Avec un beau-père alcoolique et violent qui obtint que Jean-Louis devienne Ezine lui qui portait le nom de sa mère (Bunel). Cet homme leur fera vivre un enfer et l'enfant qu'il était, ne lui adressera plus jamais la parole. Lui qu'on enverra en pension sans donner la moindre nouvelles. Mais Ezine ne courbe pas l'échine et tente de retrouver les traces de ce géniteur tant fantasmé, mais même ce moment se soldera par un drame.
    On peut se demander comment Ezine à réussi à rester debout avec de tels fantômes, car cette recherche de l'origine est marqué à jamais par le signe du malheur. Un livre remarquablement écrit, poignant et juste.
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    • Livres 3.00/5
    Par ignatus-reilly, le 27 avril 2012

    ignatus-reilly
    Jean-Louis Ezine ne s'est pas toujours appelé ainsi. Auparavant, son nom était Jean-Louis Bunel. Auparavant,il était un petit garçon heureux.
    Au nom de ce passé, Ezine part à la recherche de son père.
    Sa mère, bribe par bribe, lui délivre des témoignages de l'existence de ce père fantasmé, idéalisé : une photo, une casque d'aviateur, une chemise...
    Ses découvertes seront stupéfiantes.
    Ecrit dans une belle langue, ce livre parle de la douleur de l'absence, de la douleur du silence...
    C'est aussi une promenade nostalgique dans le pays d'Auge Normand.
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  • Par Eloah, le 09 mai 2010

    Eloah
    Ce triptyque est éminemment touchant : l'écriture, superbe, poétique, saisit le lecteur dès l'incipit et l'invite à accompagner le petit Jean-Louis dans sa recherche de l'enfant ayant un père qu'il a été durant ses toutes premières années. Au récit autobiographique se mêle une réflexion sur le secret de famille, sur l'importance de l'origine, sur le mystère et ses implications.
    Bien qu'ayant eu un peu de mal à me repérer parmi les personnages dans la troisième partie, j'ai été très émue par ce récit et j'ai ressenti la fébrilité de l'enfant découvrant derrière son rideau une relique déposée là par sa mère et racontant son père ; j'ai partagé l'impatience mêlée d'inquiétude de l'homme allant sonner chez une inconnue partageant avec lui une partie de ses gênes ; j'ai été saisie comme lui par cette frappante répétition d'un même mystère par-delà les générations.

    Lien : http://alireetacroquer.blogspot.com/2010/03/les-taiseux-de-jean-loui..
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  • Par LecturesOcoeur, le 13 février 2012

    LecturesOcoeur
    Ecrivain, journaliste et chroniqueur radio, Jean-Louis Ezine livre le secret de son existence dans Les Taiseux, un récit autobiographique bouleversant, qui a été récompensé en 2010 par le prix Maurice Genevoix.
    Dans un texte qui s'articule en trois temps, l'écrivain nous livre les grandes étapes qui ont marqué son cheminement personnel pour reconstituer le puzzle de ses origines et accéder tant bien que mal à la vérité. Commencée dès l'enfance, l'enquête de Jean-Louis Ezine se heurte d'abord au silence de la mère, une taiseuse, comme on les appelle en Normandie. Pourtant, dès cette époque, les indices ne manquent pas et c'est à l'occasion d'une conversation surprise entre ses grands-parents qu'il apprend enfin ...

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    • Livres 4.00/5
    Par herveg, le 22 août 2010

    herveg
    Un remarquable et émouvant récit de la quête du père au coeur de la Normandie. Très belle écriture
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Citations et extraits

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  • Par Eloah, le 09 mai 2010

    Je ne me suis pas toujours appelé du nom que je porte, et c'est comme si j'avais vécu une autre fois. C'est comme si j'avais été un autre. Mais de cet autre, je n'ai aucun souvenir. Rien qui puisse se dire tel, plutôt les ombres floues des réminiscences où s'évanouissent, aux limites de la mémoire, les ultimes rayons d'un monde éteint. J'étais trop jeune pour les souvenirs, quand j'ai cessé d'être lui. Et cependant il a toujours occupé ma pensée, toute ma pensée. Il ne m'arrive rien d'important, ou de misérable, ou de triste ou d'heureux que je n'aie le sentiment étrange de recevoir par délégation. Nous sommes pourtant très différents, lui et moi. Pour commencer, lui avait un père, tandis que moi, je n'ai eu que le manque.
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  • Par Stemilou, le 07 mai 2011

    Je ne me suis pas toujours appelé du nom que je porte, et c’est comme si j’avais vécu une autre fois. C’est comme si j’avais été un autre. Mais de cet autre, je n’ai aucun souvenir. Rien qui puisse se dire tel, plutôt les ombres floues des réminiscences ou s’évanouissent, aux limites de la mémoire, les ultimes rayons d’un monde éteint. J’étais trop jeune pour les souvenirs, quand j’ai cessé d’être lui. Et cependant il a toujours occupé ma pensée, toute ma pensée. Il ne m’arrive rien d’important, ou de misérable, ou de triste ou d’heureux que je n’aie le sentiment étrange de recevoir par délégation. Nous sommes pourtant très différents, lui et moi. Pour commencer, lui avait un père, tandis que moi, je n’ai eu que le manque. Tout, depuis toujours, a gravité autour de ce trou noir.
    Je me heurte tous les jours au fantôme de celui que je fus quand je portais un autre nom.
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  • Par Morriszapp, le 03 avril 2010

    Chez nous, quand ça se tait, il faut avoir l'oreille fine pour distinguer la pudeur de l'indifférence. (p. 57)
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  • Par Morriszapp, le 03 avril 2010

    Pourquoi l'homme est-il un animal qui ne sait plus du tout qui il est quand il ne sait pas d'où il vient ? (p. 72)
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  • Par Morriszapp, le 03 avril 2010

    Si on n'est pas chez soi dans sa tête, où pourrait-on l'être ?
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