> Anne Plantagenet (Traducteur)

ISBN : 2221107810
Éditeur : Robert Laffont (2008)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 77 notes) Ajouter à mes livres
Fresque historique d une qualité rare,
La Cathédrale de la mer, véritable phénomène éditorial, est enfin publié en France.

Au cour de la Barcelone médiévale, de la Grande Peste à l Inquisition, Arnau, jeune paysan, endure les pires tourments et hum... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (24)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 02 avril 2012

    Aline1102
    Bernat Estanyol a fui sa condition de serf afin de sauver la vie de son jeune fils, Arnau. Ils trouvent refuge à Barcelone, chez la soeur de Bernat, mais le mari de celle-ci, Grau Puig, se révèle insensible à la misère du père et du fils.
    Pendant que son père travaille chez Grau, Arnau grandit et se lie d'amitié avec Joan, enfant illégitime rejeté par son père. Les deux garçons commencent à explorer la cité.
    Durant leurs courses dans la ville, les deux enfants se retrouvent sur le chantier de la Cathédrale de la Vierge de la Mer. Cette Vierge devient la protectrice d'Arnau. Lui et Joan se lient d'amitié avec les bastaixos, les hommes amenant les pierres nécessaires à la construction de l'édifice.

    "La Catedral del Mar" (son titre original, en espagnol) est un roman très prenant, mais également émouvant.
    Le destin des serfs dont il est question dans les premières pages du roman est particulièrement injuste et décrit par un Falcones qui ne minimise pas le drame de cette existence dont la valeur n'est reconnue que comme main d'oeuvre bon marché.
    Et même si Bernat dépeint son arrivée à Barcelone comme une libération, on a du mal à ressentir un enthousiasme équivalent au sien. Loin de s'améliorer, sa situation et celle de son fils sont aussi dramatiques qu'avant, sauf que, cette fois-ci, ils sont exploités par leur propre famille...
    "La Catedral del Mar", c'est aussi le récit de la construction d'une cathédrale, avec tous les sacrifices qu'une oeuvre aussi grandiose réclame en argent, en temps et, encore une fois, en main d'oeuvre humaine. Arnau, le fils de Bernat, restera toute sa vie attaché à cette Cathédrale bâtie avec son sang et sa sueur.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par joedi, le 08 juin 2011

    joedi
    Merveilleux roman . En fait, j'ai envie de mettre "roman" au pluriel. Nous sommes au XIVe siècle, l'histoire débute par un mariage, ce jour devrait être le plus beau pour les mariés mais il vire au cauchemar quand le seigneur des terres use de son droit à violer la mariée le jour des noces. Plus tard, après la naissance de son fils, Arnau, Bernat prendra la fuite et, c'est à Barcelone que débute leur vie. "Romans" au pluriel, car la vie d'Arnau est une succession d'aventures, riche en émotions, riche en couleurs. Pendant tout le récit, la construction de La Cathédrale de la Mer est omniprésente. L'auteur qui a mis dix années à l'écriture de ce livre, termine par des notes qui révèlent la part de fiction mais surtout les faits historiques révélés dans le roman. Un chef d'oeuvre à lire !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Dionysos89, le 09 janvier 2012

    Dionysos89
    Il y a du Ken Follett du temps des PIliers de la Terre dans cette magnifique saga qu'est La Cathédrale de la Mer d'Ildefonso Falcones ! Bien sûr, on pourrait s'étonner de l'accumulation d'autant de faits historiques conjugués en une même destinée et de comment le personnage principal survit à tout cela pour gravir des marches aussi hautes, mais l'ensemble vante surtout les qualités des Catalans et celles de la ville de Barcelone dans ce XIVe siècle plus que troublé. C'est un hommage teinté de profondes recherches historiques qui émaille cet ouvrage.
    En somme, un ouvrage pluriel s'il en est, tant l'intrigue ne peut être réduite à une seule expression. Un chef d'oeuvre de roman historique !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Marple, le 11 mai 2012

    Marple
    Pourquoi certains livres nous emportent-ils complètement, alors que d'autres, en apparence similaires, ne font que nous distraire ?
    Cela tient probablement à des personnages bien choisis et bien brossés, à un style qui nous parle plus, et au souffle que l'auteur parvient à mettre dans le récit. À mes yeux, 'La Cathédrale de la Mer' rassemble tous ces éléments, et bien d'autres encore ! de fait, cette grande fresque barcelonaise se distingue des nombreux romans historiques que j'ai lus ces derniers temps. Séduite, je la classerais dans mon top 3 du genre, aux côtés des Trois mousquetaires et du Clan des Otori, donc devant Ken Follett et autres Médecins d'Ispahan.
    J'ai adoré la peinture de la Barcelone du XIV siècle : les bastaixos, la 'via fora' et l'host, les 'usatges'... Avec une plume poétique et plein de termes espagnols chantants, l'auteur nous montre toute l'injustice de la vie des serfs, des juifs et des femmes, mais aussi les batailles, les mariages forces, les filles de joie, l'Inquisition et la Peste noire... On peut en plus démêler le vrai du faux dans les références historiques grâce aux quelques pages de notes glissées à la fin par l'auteur.
    J'ai aussi adoré l'histoire d'Arnau Estanyol. Je ne sais pas exactement quelle était l'espérance de vie à cette époque, mais une vie aussi longue et remplie que la sienne me paraît bien improbable, surtout avec le mauvais départ qu'il avait pris... C'est peut-être d'ailleurs justement ce qui la rend certainement si forte et passionnante ! Paysan, fugitif, palefrenier, bastaix, gambiste, consul, survivant de la peste et de la sainte inquisition, marié 3 fois, ami des Juifs et d'un esclave maure, entouré de sa grande vraie/fausse famille (frère choisi, mère inconnue, fille adoptive, cousins vindicatifs...), Arnau vit mille et un destins, pour notre plus grand plaisir !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 11 décembre 2010

    sandrine57
    Magnifique roman, un véritable coup de coeur...
    On ne s'ennuie pas une minute à découvrir la Barcelone du Moyen-Age à travers ses nobles, son clergé et son peuple. Arnau Estanyol est un personnage très attachant, profondément humain et attaché à ses valeurs. le récit n'est pas alourdi par des considérations architecturales puisque la construction de la cathédrale n'est pas le thème principal mais plutôt un fil conducteur. L'époque féodale est très bien retranscrite avec d'une part la toute puissance des seigneurs qui ont pouvoir de vie et de mort sur leurs serfs et d'autre part l'importance de l'Eglise qui régit les âmes et les vies. Mais ce n'est pas seulement un roman historique c'est aussi une très belle histoire d'amour et d'amitié.
    A lire absolument.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)

> voir toutes (10)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Dionysos89, le 29 mars 2012

    La ville s'étendait à leurs pieds.
    - Regarde, Arnau, dit Bernat à son petit qui dormait paisiblement contre sa poitrine. Barcelone. Ici, nous serons livres.
    Depuis leur fuite, Bernat n'avait cessé de penser à la capitale catalane, espérance de tous les serfs. Quand ils étaient obligés de travailler les terres du seigneur, de réparer les remparts du château ou d'accomplir n'importe quelle tâche pour Llhorenç de Bellera, les paysans ne parlaient que de cela, en prenant garde de ne pas être entendus par l'alguazil ou les soldats. Mais leurs conciliabules n'éveillaient chez Bernat qu'une simple curiosité. Il était heureux sur ses terres et n'aurait jamais abandonné son père. Et comme il n'aurait pas pu fuir avec lui... Cependant, depuis qu'il avait tout perdu, les paroles qu'il avait souvent écoutées distraitement lui étaient revenues puissamment en mémoire quand, la nuit, à l'intérieur de la grotte des Estanyol, il regardait son fils dormir.
    « Si on réussit à vivre à Barcelone un an et un jour sans être arrêté, se souvenait-il d'avoir entendu une fois, on acquiert un certificat de résidence et on obtient la liberté. » Tous les serfs avaient gardé le silence. Certains avaient les yeux fermés et les lèvres pincées, ou bien hochaient la tête, d'autres encore souriaient en regardant le ciel.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Orchyd, le 17 mai 2011

    Août sur la Méditerranée, août à Barcelone. Le soleil brillait d’un éclat unique au monde ; avant qu’il traverse les vitraux de Santa Maria pour jouer avec la couleur et la pierre, la mer le nourrissait des reflets de sa propre lumière, et ses rayons frappaient la ville avec une intensité inimitable. A l’intérieur du temple, le reflet des rayons solaires, tamisés par les vitraux, se confondait avec le scintillement des milliers de cierges allumés et répartis entre le maître-autel et les chapelles latérales. L’odeur d’encens imprégnait l’atmosphère et la musique des orgues résonnait, portée par une acoustique parfaite.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Dionysos89, le 29 mars 2012

    - Je vais te répéter tout ce que tu dois savoir paysan : tu travailleras du lever au coucher du soleil, comme tous les autres en échange d'un lit, de nourriture et de vêtements... Dona Guiamoña s'occupera de ton fils. Il est interdit pour toi d'entrer dans la maison, sous aucun prétexte. Il est également interdit pour toi de sortir de l'atelier pendans un an et un jour, et chaque fois qu'un étranger viendra à l'atelier, tu devras te cacher.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par joedi, le 05 juin 2011

    Regarde bien : les vitraux orientés au soleil sont de couleurs vives, rouge, jaune et vert, afin de tirer profit de la puissante lumière de la Méditérranée ; les autres sont blancs ou bleus. Et toutes les heures, à mesure que le soleil avance dans le ciel, le temple change de couleur et les pierres reflètent l'une ou l'autre teinte. Comme le maître avait raison ! C'est comme si une nouvelle église apparaissait chaque jour, chaque heure, comme si un nouveau temple naissait en permanence car, à l'inverse des pierres, le soleil est vivant et chaque jour différent. On ne voit jamais les mêmes reflets.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par joedi, le 08 juin 2011

    Elle s'écarta de lui et prit une main dans la sienne.
    - La mer. La mer ne sait rien du passé. Elle est là. Elle ne nous demandera jamais d'explications. Les étoiles, la lune ... elles nous éclairent et brillent pour nous. Que leur importe ce qui a pu arriver ? Elles nous accompagnent et sont heureuses. Tu vois comme elles brillent ? Elles scintillent dans le ciel ; le feraient-elles sinon ? Si Dieu voulait nous punir, il déclencherait une tempête, non ? Nous sommes seuls, toi et moi, sans passé, sans mémoire, sans culpabilité, sans rien qui puisse désormais s'opposer à notre ... amour.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir La Cathédrale de la Mer par :

  • Mail
  • Blog

Autres livres de Ildefonso
FALCONES(2) > voir plus

> voir plus

Lecteurs (148)

> voir plus

Quiz