ISBN : 2907572350
Éditeur : Palémon (2001)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Voici Mary Lester au Huelgoat, au cœur de la Bretagne mystérieuse. Un couple de gens âgés, les Duchien, a été agressé de nuit dans sa maison.L'homme n'a été que blessé, mais la femme a été horriblement massacrée à coups de gourdin. Crime gratuit apparemment, les économi... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par Sharon, le 12 décembre 2011

    Sharon
    Paradoxe : alors que cette enquête porte le nom des Duchien, c'est à un chat que Mary Lester confie la garde de son foyer. Au vue des résultats, elle n'a pas tort. le capitaine Mercadier peine encore à se remettre de cette rencontre inopinée. Les Duchien en question (ceux qui ont rédigé le testament Fernand et Marie, modiste réputée) étaient de leurs vivants des personnes fort sympathiques, au grand sens de l'équité. Ils seraient les premiers catastrophés par les conséquences de leur testament.
    En effet, le meurtre atroce de Louise Duchien et l'agression subie par son mari Jean apparaissent comme les suites logiques d'une succession qui ne parvient pas à se régler - à cause des deux personnes nommées ci-dessus. Régler une succession, ce n'est pas rien, surtout quand une quinzaine de personnes sont couchées sur le testament. Tout aurait pu être simple si les Duchien héritiers n'avaient été si âpres au gain. A cette occasion, je placerai bien quelques blagues sur l'économie des Léonards et l'avarice des Bigoudins (je vous laisse deviner de quel pays breton est native la personne qui me les a comptées) mais la situation est trop grave pour plaisanter.
    D'abord, la gendarmerie en prend plein la figure. Pressé de tenir un coupable (une agression sur personnages âgées, même insupportable, fait tache dans le paysage), l'adjudant-chef Mercier se frotte les mains d'avoir incarcéré rapidement la coupable. Un mobile, une arme du crime, pas d'alibi, il n'en fallait pas plus pour réjouir l'enquêteur (du dimanche ?) et faire gonfler ses statistiques. Pour certaines âmes simples et manipulables, la gendarmerie a toujours raison, la présomption d'innocence n'existe pas, et voilà Herveline Coppeau condamnée à attendre son procès, laissant les braves gens (ceux qui se proclament tels) dormir en paix.
    Mary Lester enquête, encore et toujours ai-je envie de dire, sans autre soutien que celui apporté par une ancienne connaissance (Leblanc, rencontré lors de l'affaire du Manoir écarlate), par la naïve honnêteté des Coppeau - autant dire que les deux forment un mélange explosif pour qui voudraient leur faire porter le chapeau - et par la franchise d'une partie des membres de la famille Duchien. Tous ne sont pas comme les malheureuses victimes, Louise et Jean, tous ne cherchent pas à semer la discorde partout où ils passent, et certains membres de cette famille sont même éminemment sympathiques. Leur différence ? Leur indépendance, sans doute, qui est aussi celle des Coppeau : ils ont mené leur vie comme ils l'entendaient, sans se soucier de la sécurité de l'emploi, et sans rechercher le gain à tout prix. Au final, il est rare que Mary Lester n'enquête sur un crime sordide, qui prend naissance dans ce qui devrait être le dernier ilôt de sécurité : la famille.
    Bien sûr, je connais déjà la réponse à cette dix-neuvième enquête (il est tout de même rare qu'un roman policier ne se conclut pas sans que l'identité du coupable ne soit révélé) et je sais que Mary Lester redeviendra capitaine de la police (sans être mutée à Sarcelles). Il me reste à trouver les tomes 20 et 22 pour compléter quelques lacunes dans ma connaissance du parcours personnel du capitaine Lester.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-le-testament-duchien-..
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Rencontre avec Jean FAILLER qui alterne entre son métier de poissonier et celui d'écrivain. Il parle de la difficulté d'être édité et de son choix pour le roman noir. Christian Rolland est allé rencontrer ses clients à la poissonnerie.








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