ISBN : 2207239454
Éditeur : Denoël (1992)


Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
Les "Carnets de jeunesse" de René Fallet sont aux journaux littéraires ce que le western et à "l'année dernière à Marienbad". Il y a de la conquête de l'Ouest - Paris est à l'ouest de Villeneuve - Saint - Georges comme chacun sait - , des trains qui sifflent, des bonne... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 27 novembre 2011

    lecassin
    Personne n'a jamais mieux parlé de René Fallet que René Fallet lui même. Écoutons tout de même Georges Brassens : « Fallet ne fait pas grand-chose pour qu'on le soupçonne d'être poète. Nous ne sommes que quelques-uns dans le secret de sa poésie ". Brassens qui parfois se fâchait tout rouge, parfois...
    Ainsi en témoigne le livre qui rassemble les Carnets de jeunesse 2, allant d'août 1947 à août 1948... René Fallet avait vingt ans...
    Avec une spontanéité confondante, cet autodidacte instinctif aux souliers encore crottés par La Terre ancestrale du Bourbonnais, nous raconte ses ribotes ses amours, ses aversions, la diversité de ses lectures. On le suit dans son travail de journaliste à Libération (celui des lendemains de la guerre) son désir de quitter la misère du domicile familial, les querelles avec ses proches, ses jugements sur lui-même : " Au fond, que suis-je ? Un égoïste sordide : je n'aime que les gens qui me donnent ".
    Il dévoile ses engouements : Vallès, Zola, le jazz, Armstrong, Malaparte, Hemingway, Caldwell, Barjavel, Pierre Brasseur, Chaplin , Chagall, Picasso, Welles, Sade, Dabit, Cendrars qui l'appela " le Radiguet du prolétariat "... " le misogynisme à l'eau de Javel et à l'acide prussique " de Montherlant le comble d'aise alors que quelques pages plus loin le même Montherlant lui chauffe la bile : " Il embaume le fils à papa "…
    C'est toujours un grand plaisir de découvrir la genèse d'une œuvre, surtout quand celle ci est celle d'un autodidacte et qu'il tient un journal quasiment au jour le jour. On voit non seulement se construire l'œuvre, mais aussi l'homme.
    Ces Carnets sont de la même veine que les romans. Agrémenté de reproductions de Dessins commentés , qui nous permettent de découvrir la « belle écriture » de l'auteur, ce tome 2 des « Carnets de jeunesse » , comme les deux autres d'ailleurs, est un complément indispensable pour Tous les amateurs de René Fallet.
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Citations et extraits

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  • Par lecassin, le 27 novembre 2011

    Lundi 2 août. Enterrement.
    Celui que j'aimais... Mes larmes...
    Pourquoi cette douleur imméritée... L'ai-je aimé autant que j'aurais dû ? Te voilà sous terre, froid comme je t'ai embrassé, jamais plus je ne te paierai un verre. J'aurais bien dû t'en payer davantage. Pauvre vieux, mon petit vieux, tes pantoufles, tes paniers, ton gris, ton béret sale, ta braguette déboutonnée, ton "Huma", jamais plus jamais. Pardonne-moi tout le mal que j'ai pu te faire, je t'ai aimé plus qu'on ne t'a aimé, je ne pourrai pas t'oublier, adieu, patère, laisse-moi pleurer, comme tu est froid ! comme tu est seul ! Comme tu est mal !
    Adieu.
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  • Par lecassin, le 27 novembre 2011

    Quant à ce journal, il est comme il est... Une discipline, une bouée à mon imagination en berne aussi, des souvenirs beaucoup et une grande parade souvent contre mon cœur.
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  • Par lecassin, le 27 novembre 2011

    J'ai eu la chance d'avoir des parents trop pauvres pour ne pas me pousser au-delà du certificat. Grâce à eux, je ne suis pas devenu un intellectuel.
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  • Par lecassin, le 27 novembre 2011

    Nos douleurs ont tout à craindre de l'avenir. Elles risquent de devenir de petits ennuis.
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  • Par lecassin, le 27 novembre 2011

    C'est la Toussaint. Soldat inconnu, veuves partout, gueules d'enterrement, chrysanthèmes, sanglots, grande comédie de la connerie vivante devant la feue connerie. Laissez dormir les macchabées.
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Petite promenade avec René Fallet à Jaligny - - réal. Patrick clémence (4.47)








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