ISBN : 2070365964
Éditeur : Gallimard (1974)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Ils marchèrent côte à côte, lentement. Plantin n'était pas pressé de la perdre, adoptait un pas de flâneur des deux rives. Elle balançait, heureuse, un petit sac à main noir. Oui, elle était heureuse, épanouie, jeune et vive. Elle devait avoir vingt-cinq ans, ou vingt-s... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(4)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par le-mange-livres, le 12 avril 2012

    le-mange-livres
    Lu sur les conseils de ma Maman, qui me l'a recommandé comme un beau livre, qui était l'un des préférés de mon grand-père.
    Avec ce roman, introuvable en librairie, je redécouvre les joies de la bibliothèque, ce qui, quand on a un petit appartement et beaucoup de livres dedans, est franchement appréciable. Cela m'a également donné le plaisir de lire un poche à couverture cartonnée comme on n'en fait plus. Et le poche à couverture cartonnée, c'est drôlement bien : d'abord, ça ne s'abîme pas (pour preuve mon exemplaire de 1964, en parfait état !) et ensuite ça tient ouvert, ce qui est bien pratique dans tout un tas de circonstances. Mais venons-en plutôt au fait.
    Henri Plantin, trente-six ans, marié, trois enfants, employé du rayon "pêche" de la Samaritaine, est un type terriblement banal, anonyme, bref un Français moyen, "rien d'autre qu'un élément médiocre de la foule". Il mène une vie terne et tranquille, animée par les disputes de ses enfants et sa haine vis-à-vis de Mme Pampine, son odieuse concierge. Rien à signaler, donc, si ce n'est que, contrairement à la majorité de ses semblables (à commencer par les membres de sa propre famille), Henri Plantin doit passer, cet été, le mois d'août à Paris.
    Mais à l'heure de la promenade, voilà qu'Henri tombe sur Patricia, une jeune Anglaise qui l'emballe par la fraîcheur de son teint, le blond de ses boucles, le gris de ses yeux et son accent à la Petula Clark, qui lui répète "I want to live" à qui mieux mieux. Henri se lance alors à corps perdu dans cette aventure inédite.
    "L'amour, de même, peut changer cette peau quotidienne et la distendre à bloc pour que s'y glissent un Hernani, un Sorel, un Fortunio très ahuris de se retrouver là. En un vendeur du rayon Pêche par exemple. Il suffit d'un éclair de chaleur sur Paris au mois d'août pour qu'éclate une grenade à l'endroit où sommeille n'importe qui. Nul ne croit à l'éventualité de cette grenade. Telle qu'au combat, elle paraît principalement destinée aux autres."
    Ambiance un peu désuète d'un Paris encore populaire, parenthèse enchantée le temps d'une rencontre dans un Paris aoûtien surchauffé (c'est une lecture de saison). C'est un roman qui se révèle plus riche qu'il n'y paraît. Sous un style apparemment simple, une plume vive, et des phrases très justes et qui font mouche. Des personnages fragiles et touchants, vivant une bluette confinant à l'absolu. Un joli livre.

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.fr/2011/06/paris-au-mois-daout-rene-..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par bruniquj, le 03 septembre 2008

    bruniquj
    Histoire très classique d'un type moyen qui tombe en pâmoison devant une jeune anglaise rencontrée dans le Paris du mois d'août. Sur ce canevas banal, roman très touchant, plein d'humanité et souvent très amusant.
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 12 novembre 2011

    lecassin
    Il n'est rien.
    Elle est anglaise... Et jolie, avec ça.
    Ils ne sont pas faits pour se rencontrer.
    Jusqu'ici, on dirait du Paul Guimard (Rue du Havre). Mais c'est du Fallet. Alors ils se rencontrent et naturellement... Ils s'aiment.
    Une histoire banale, me direz-vous. Certes ... Mais de René Fallet , tout de même. Et là ça change tout...
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par MargotR, le 31 mars 2010

    MargotR
    C'est drôle, c'est frais, c'est intelligent... C'est fallet.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par le-mange-livres, le 12 avril 2012

    L'amour, de même, peut changer cette peau quotidienne et la distendre à bloc pour que s'y glissent un Hernani, un Sorel, un Fortunio très ahuris de se retrouver là. En un vendeur du rayon Pêche par exemple. Il suffit d'un éclair de chaleur sur Paris au mois d'août pour qu'éclate une grenade à l'endroit où sommeille n'importe qui. Nul ne croit à l'éventualité de cette grenade. Telle qu'au combat, elle paraît principalement destinée aux autres.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par lecassin, le 12 novembre 2011

    Si tous les français étaient assurés de rencontrer un soir une robe rouge née dans les îles britanniques, c'est avec volupté qu'ils apprendraient la langue que la jeune femme, présentement, passait sur ses lèvres pour en aviver l'éclat.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par lecassin, le 12 novembre 2011

    Mais les femmes ressemblent aux mouches. Soucieuses, elles fuient soudain le souci sans qu rien dans leur attitude ait annoncé l'envol.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (12)

Videos de René Fallet

>Ajouter une vidéo
Vidéo de René Fallet

Petite promenade avec René Fallet à Jaligny - - réal. Patrick clémence (4.47)








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Paris au mois d'août par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (48)

> voir plus

Quiz