> Léon Mercadet (Traducteur)

ISBN : 2264026847
Éditeur : 10-18 (2005)


Note moyenne : 4.23/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
"Très honnêtement, j'ai craint le pire, pour au moins deux raisons. Primo, parce qu'un enfant qui chausse les bottes paternelles çà ne marche pas, çà s'écroule. Et secundo, parce que à tout prendre mieux vaut avoir pour géniteur Dumas le débonnaire que Fante le rageur. ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 10 mars 2012

    le_Bison
    Encore une lecture d'alcoolique, me direz-vous ! Une lecture sur un pauvre paumé, sur le déroulement d'une vie au bord d'un caniveau. Et vous avez raison ! Ce roman a été écrit par un pur alcoolique non anonyme, qui se décrit tel quel et qui ne se cache nullement de son addiction au rouge (et en particulier le Mogen David). Pourtant, dès les premières phrases de « Dante », je m'éprends de ce type, un peu lourdaud, un peu « vulgaire » mais aussi terriblement attachant. Je n'ai guère envie de m'identifier à ce « héros » anonyme des cuvettes de WC, des trottoirs et caniveaux, trop peur des aléas de la vie. Il ne faut peut-être pas grand-chose pour basculer de l'autre côté... J'essaye de le comprendre, alors, de ressentir ses émotions et de croire en lui. Si je crois en cet homme, je peux croire en la bonté humaine parce que Dante au-delà de l'image du poivrot qu'il se donne semble avoir une sensibilité extrême doublée d'une âme saine et pure.
    Dante sort donc de ‘chez les fous' pour « assister » aux derniers souffles de son père, un père qu'il n'a plus guère vu depuis des années, un père qui fut un formidable écrivain avant qu'il ne se corrompe avec les studios hollywoodiens, un père qui ne lui restait qu'un pauvre gros chien vieux et miteux, tout deux dépendants au whisky pour faire oublier douleurs et tristesses.
    Pas besoin d'être un mathématicien d'ordre supérieur pour comprendre l'équation simplissime à 0 inconnue suivante : Bruno Dante = Dan Fante et Jonathan Dante = John Fante.
    Ainsi, cette histoire totalement autobiographique apparaît comme un vibrant et émouvant hommage à son père. Un fils et son père présents dans une tourmente similaire, et réunis dans une même littérature, une poésie humaine qui décrit simplement la vie, la vraie !
    Et peut-être est-ce pour cette raison que j'ai du mal à vous parler d'un tel bouquin ; parce qu'il est question simplement d'une vie, de la vie ; parce qu'il m'a tant ému que les mots ne viennent plus, enfouis au fond du cœur, apeurés devant une telle bonté ; mais surtout qu'après tout, peu importe les phrases que j'aurai choisi, elles ne pourront retranscrire une telle émotion. Ce bouquin est un chef d'œuvre, tout simplement. Fin des 191 pages et il ne me reste qu'une pensée, une envie : les relire, et revivre l'espace de quelques pages sa misérable vie, découvrir ses autres écrits tout aussi empreints d'humanisme troublant et touchant, à n'en pas douter, sans oublier la note d'humour même quand les plus grands drames sont en train de se jouer.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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    • Livres 4.00/5
    Par Rhia, le 16 mars 2011

    Rhia
    Le livre est marquant et poignant sans aucune sensiblerie... On aime et on déteste à la fois le héros de l'histoire, sans réellement le comprendre on tremble pour lui et avec lui... 160 pages de suspense
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    • Livres 4.00/5
    Par latrace, le 20 mars 2011

    latrace
    Bruno est le fils qui tient le plus de son père, le seul à s'adonner à l'écriture. Après avoir collectionné les échecs professionnels et affectifs, il bascule dans la dépression. Pour éviter la gamberge, il s'enfonce dans les ténèbres de l'alcoolisme…

    Lien : http://latrace.wordpress.com/2011/03/20/les-anges-nont-rien-dans-les..
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Citations et extraits

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  • Par le_Bison, le 11 mars 2012

    Je lui ai porté un toast en dévissant le bouchon du Mogen David, la bouteille brandie, et j’en ai ingurgité une lampée... Pour moi, chevaucher le Mogen David, c’est comme sauter un gorille femelle de trois cent kilos. Ce n’est pas vous qui tenez les commandes. C’est le gorille qui dit quand c’est fini. Pareil avec le vin.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par latrace, le 20 mars 2011

    Si mon comportement est souvent extrême, destructeur, c’est qu’à jeun, quand la mémoire revient ou qu’on me raconte mes exploits, je ne me supporte pas. Je rebois pour oublier. Du vin, surtout du vin. Les autres alcools m’ont laissé tomber depuis belle lurette. J’en bois encore pour tenir le coup mais, depuis un an environ, seul le vin me fait passer de l’autre côté.
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  • Par le_Bison, le 10 mars 2012

    Quand je bois plusieurs jours d’affilée, surtout du vin, je pense trop, ma tête a envie de me tuer.
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