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Critiques sur Bandini (8)


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    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan le 25/02/2012


    Il vous est surement arrivé de découvrir un nouvel écrivain et de vouloir enquiller sur toute l'oeuvre , dans la foulée , tant le style vous avait tapé dans l'oeil ! C'est mon cas avec John Fante . Demande à la Poussiere fut une tres belle surprise . Mon chien stupide confirmait largement ce sentiment . Quid de Bandini ? ?

    Fante n'a jamais véritablement eu à se décarcasser pour dégoter un sujet d'écriture . Son domaine de prédilection , sa vie ainsi que celle de toute son Italienne de famille qu'il a largement romancé . Bandini en représentant un premier opus accrocheur !

    La famille Bandini tire le diable par la queue . Ce nouvel hiver dans le Colorado , aux antipodes de celui de leur Italie natale , n'est porteur que de famine et de froid . le reve Americain semble bien loin...
    Maria , bigote de la premiere heure et Svevo , son mari , pourtant contraint au chomage par un climat ne lui permettant plus d'effectuer son boulot de maçon , semblent unis comme au premier jour . Trois marmots viennent completer le foyer : Arturo ( 14 ans - alter égo de Fante ) , August ( 10 ans ) et le petit dernier , Fédérico ( 8 ans ) . Famille Italienne typique ! Mere dévouée corps et ame à son mari et sa famille ( Dieu étant hors compétition ) alors que l'homme , dans un souci de générosité altruiste qui l'honore , vient assurer la pitance journaliere . L'hiver perdure , les traites sur la maison s'accumulent , l'ardoise aupres des divers commerçants prend des allures de Titanic ! Svevo a un pote de jeu : Rocco , qui se désiste à son profit en lui demandant d'aller effectuer quelques menus travaux chez une riche veuve en mal de compagnie . Et là , c'est le drame !

    Demande à la Poussiere était loufoque et barré alors que Bandini fait dans l'analyse et l'introspection . Fante décrit d'autant mieux cette histoire d'immigrés Italiens dans la tourmente qu'elle semble etre largement autobiographique . Un pere que l'on suppose adultere , une mere en perdant la raison et c'est un Arturo tour à tour gouailleur , amoureux fou , rongé par le doute , hanté par l'enfer d'ou cette propension quasi journaliere à vouloir se confesser , complexé par ses origines , qui se découvre et s'ouvre à cette chienne de vie . Un fardeau bien trop pesant pour ses freles épaules...
    Un mot pour définir Arturo : l'ambivalence ! Ambivalence des sentiments et des actes . Arturo deteste cette mere passive et soumise face aux évenements qui l'ébranlent , ce qui ne l'empechera jamais de veiller affectueusement sur elle...Il déteste ce pere démissionnaire tout en admirant sa volonté de vouloir s'éléver socialement , de s'extraire de cette fange qui leur colle à la peau...Il aimerait voir mourir cette Rosa qui se refuse à son amour , cette meme Rosa qu'il vénere en silence depuis des années...Touchant ce gamin pétri de contradictions , de doutes mais néanmoins donnant l'image d'une assurance inébranlable . Des personnages attachants , parfois exaspérants mais toujours justes . Tout comme les situations . Integration , rejet , recherche éperdue de l'ascenseur social ( deja en panne à l'époque ; ) , quete identitaire , misere noire...Le récit amalgame tout cela avec un réalisme confondant et une justesse affirmée . La famille Bandini vaut vraiment le détour ! Elle est excessive , tourmentée et passe du rire aux larmes , de l'amour à la haine en moins de temps qu'il n'en faut à certains politiques pour retourner leur veste . La comédie à l'Italienne dans toute sa splendeur !
    L'écriture est maitrisée et impose une adhésion immédiate !

    Bandini , s'il m'a rendu moins enthousiaste que ses précédentes lectures , n'en demeure pas moins un tres agréable moment...
    3.5 / 5

    critique de qualité ? (21 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par BoulieBouffeTout le 14/03/2011


    Mon premier roman de J. Fante et une furieuse envie de lire la suite "Demande à la poussière"...
    Un roman autobiographique qui raconte l'histoire d'une famille italienne émigrée dans le Colorado.
    Pas d'histoire de mafia, mais des rapports à la famille très intéressants...
    Un père maçon qui se retrouve au chômage technique l'hiver, une mère bigote, des garçons turbulents. Des sentiments ambivalents, le père et la mère, l'aîné et sa mère, l'aîné et son père, c'est pathétique, poignant, triste beaucoup d'émotions dans un seul et même livre !
    De l'amour à l'italienne, on s'aime et son se déteste, de l'honneur à la colère en passant par l'infidélité, toute l'Italie condensé en 300 pages...
    Un régal !

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Forrest le 05/10/2010


    L'histoire d'une famille italienne aux Etats-Unis dans les années 30, pour une fois, ne faisant pas partie de la mafia (ce qui est assez rare pour le préciser). Des vies sans reflet que l'amour (d'une mère, d'une voisine, de Dieu, d'un chien, d'un travail ou d'un poulet, zic) va transformer en véritables tornades. Les personnages passent par tous les sentiments simplement grâce à une écriture sans fioriture et très efficace. Très attachant !!!

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Glacha le 16/05/2012


    John Fante raconte dans Bandini, son premier roman publié, le passage de l'enfance à l'adolescence d'un jeune garçon italien, Arturo Bandini, qui va devenir son double dans beaucoup de ses romans à venir. Un jour, le père d'Arturo ne rentre pas, il est parti vivre avec une femme riche, et abandonne sa famille. Arturo se trouve alors confronté à la pauvreté, et au profond désespoir de sa mère. Entre émotion, force, et humour, John Fante décrit la vie quotidienne de cette famille d'origine italienne dans le glacial Colorado des années 30.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par FrancoisGe le 24/04/2012


    John Fante a écrit « Bandini » en pensant d'abord et avant tout au lecteur.

    L'auteur décrit l'histoire d'une famille d'immigrés aux prises avec la pauvreté dans une ville du Colorado. L'hiver et la neige privent le maçon Bandini de travail et toute la famille doit faire le dos rond pour passer le moins mal possible cette période d'inactivité presque totale et de pauvreté accrue. Les parents réagissent du mieux possible, les enfants interprètent les faits et gestes de leurs parents et de leurs camarades à leur façon. Ils nous font retrouver notre âme d'enfant.

    C'est l'écriture ciselée de ce livre publié en 1938 qui en fait la qualité aujourd'hui encore. John Fante nous fait vivre les événements et les pensées des personnages en une prose qui frôle l'expression poétique mais sans lyrisme. La famille Bandini, trop pauvre, ne peut se permettre ce luxe. Les faits et gestes des parents et des trois enfants sont traduits dans une écriture toute en finesse, en retenue, suffisamment subtile pour permettre au lecteur de s'identifier à eux, de vivre leurs situations, de se promener dans leurs décors (les rues, la colline, la neige, le froid), d'affronter leurs quiproquos, leurs humiliations d'étrangers pauvres dans l'Amérique du début du vingtième siècle.

    La description féroce de la belle-mère, une femme cruelle et insensible, arrache tout d'abord des éclats de rire au lecteur. Puis, lorsqu'il comprend les conséquences de l'attitude de la mégère sur toute la famille, il est trop tard. le lecteur est attrapé. Il sentira de la compassion pour ces braves gens qui la subissent. C'est avec soulagement qu'il vivra son départ.

    L'histoire est linéaire mais le paragraphe huit présente les événements dans le désordre et, alors que le lecteur a déjà lu les deux-tiers du livre, il se met à tourner les pages à toute vitesse, désireux de connaître au plus vite les raisons de la petite tragédie qui vient de se dérouler dans la maison. Et, lorsque l'on connait la vérité, on se demande comment ils vont solutionner leurs problèmes, comment tout cela va finir.

    Les dernières pages apportent le dénouement tant attendu mais le lecteur n'est pas libéré pour autant. Au contraire, il quitte ces rues qu'il arpente depuis des jours avec un brin de tristesse : l'histoire s'interrompt, les sensations et les sentiments meurent, les phrases poétiques prennent fin. Après le point final, John Fante a réussi son pari : le lecteur se sent aussi pauvre que la famille Bandini. Il est même désœuvré, presque orphelin.

    Ce livre est pour moi un vrai coup de cœur. Je regrette cependant que la traduction Française porte le titre « Bandini » alors que le titre original « Wait until spring, Bandini » (Attends le printemps Bandini) est beaucoup plus approprié. Car l'hiver est aussi un personnage central de ce livre, de la première à la dernière ligne.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par laurentgui le 29/04/2012


    Une tranche de l'histoire d'une famille de descendants d'immigrés italiens, vivant dans la misère aux États-Unis, comme oubliés par le rêve américain. Des personnages hauts en couleur, des situations parfois rocambolesques ou dramatiques, un style efficace, prenant et beau. Un roman qui m'a laissé une impression différente de "Demande à la poussière", sans doute tout aussi autobiographique, mais correspondant à une autre période de la vie de l'auteur.

    critique de qualité ? (0 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par Lostinmypal le 26/01/2012


    C'était un peu trop comme je l'imaginais et donc ça n'a pas collé, pas mon style. Cependant, j'ai beaucoup aimé la courte préface de Fante (dans l'édition "Bourgois". Je ne sais pas si c'est pareil dans la 10/18).

    Note à Alice : si l'auteur a écrit un bouquin hors de sa série sur les immigrés ritals, je veux bien le retenter.

    critique de qualité ? (0 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par Massimo le 29/09/2011



    Mon premier Fante et j'avoue que j'ai été un peu déçu: l'auteur nous raconte le quotidien d'une famille d'immigrés Italiens aux US dans les années 30 et si je n'étais pas moi-même Italien, je crois que je ne serais pas arrivé au bout... J'ai trouvé le livre pas très intéressant dans l'ensemble, et en plus, une faute à chaque mot d'Italien utilisé dans le texte, ça devient agaçant. Je pensais au départ qu'il s'agissait de dialecte, mais "mamma mio" franchement...
    Livre qui peut plaire à ceux qui préfèrent les sentiments à l'action !

    critique de qualité ? (0 votes positifs)






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