> Brice Matthieussent (Traducteur)

ISBN : 2264034505
Éditeur : Editions 10/18 (2002)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 244 notes) Ajouter à mes livres
Coincé entre une progéniture ingrate et un talent de plus en plus incertain, le personnage principal de Mon chien stupide oscille entre un cynisme salvateur et des envies de fuite. Fils d'immigrés italiens, il caresse le rêve d'un retour à ses r... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    Première incursion dans le monde de John Fante. Romancier italo-américain des années 1930-1980 (environ), Fante a influencé le monde littéraire made in US.Mon chien stupide met en scène Henry, écrivain, marié et père de 4 enfants, maison au bord de la mer californienne...Alors qu'il semble avoir tous les ingrédients de la recette du bonheur, ça sent un peu le roussi.Il est écrivain, mais plutôt raté. Ses enfants le respectent à peine (pour ne pas dire pas du tout), sa femme, bin c'est sa femme... et il ne peut s'empêcher de rêver à une vie meilleure à Rome, sur la terre de ses ancêtres.Une vie un peu bancale qui va être totalement bouleversée avec l'incursion d'un chien, mû par d'étonnant penchant homosexuel...J'ai suivi avec plaisir les tribulations de Henry. Au fil des pages, on assiste aux situations cocasses qui parsèment la vie de Henry. Il nous raconte ses "malheurs" avec beaucoup d'humour. Ce qui fait passer de la compassion au rire en deux secondes. Un humour noir et grinçant qui fait plaisir à découvrir. Un récit calqué sur la vie de l'auteur. Un univers que j'ai bien envie de continuer à explorer.Ma note : 4 étoilesEditions 10/18, 2002, 155 pages
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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 13 septembre 2009

    chocobogirl
    Henry Molisse, écrivain raté, doit se contenter d'écrire des scénarios pour la télévision ou le cinéma pour faire bouillir la marmite. C'est avec l'arrivée inopinée, sur la propriété, d'un chien errant ressemblant à un ours, que nous allons découvrir la famille Molisse. Famille, un peu barrée, qui a une existence cahotique : Harriet, sa femme (au foyer) écrit les dissertations d'un de ses fils mais refuse de voir une noire entrer dans la famille ; les enfants ne respectent plus leurs parents et n'en font qu'à leur tête.
    Bref, nous sommes loin de la famille idéale. Les injures volent et l'incompréhension règne entre père et enfants. Pas étonnant que Henry, d'origine italienne, rêve de retourner dans son pays d'origine en larguant femme et enfants.
    Le chien, obsédé sexuel notoire et adopté tant bien que mal, sera nommé Stupide ! L'arrivée de Stupide va quelque peu chambouler la maison, renvoyer Henry à son passé, à ses anciens chiens et va symboliser la force et le courage qui lui font défaut.
    « Il était un chien, pas un homme, un simple animal qui en temps voulu deviendrait mon ami, emplirait mon esprit de fierté, de drôleries et d'absurdités. Il était plus proche de Dieu que je le serais jamais, il ne savait ni lire ni écrire, et cela aussi était une bonne chose. C'était un misfit et j'étais un misfit. J'allais me battre et perdre ; lui se battrait et gagnerait. Les grands danois hautains, les bergers allemands arrogants, il leur flanquerait une bonne dérouillée, il en profiterait même pour les baiser, et moi je prendrai mon pied. »
    "Mon chien stupide" parait tout d'abord un roman jouissif à l'humour noir. Les dialogues sont croustillants et pointent du doigt les difficultés relationnelles d'une famille. Certaines scènes sont d'anthologie, comme celles de Stupide sautant sur tout ce qui bouge (homme et truie), le repas raté des lasagnes et la fausse description d'enfants idéaux par les parents.
    Pourtant le roman cache un constat amer. S'interrogeant sur la famille et le rôle des parents, l'auteur dresse un constat sévère. Les parents sont souvent démunis face à leurs enfants qui grandissent et la communication peut souvent devenir une sucession d'erreurs. Les compromis semblent inévitables, mais toujours au détriment des parents.
    Loin de considérer, comme beaucoup, ce roman comme un simple roman d'humour noir, j'ai été très touchée par la vue extrêmement pessimiste du rôle de parent et je ne suis pas sortie revigorée de cette lecture.
    Etre parent est un métier qui s'apprend et le risque d'erreur est élevé ! Pour quelle raisons en faisons nous ? Sommes-nous préparés à les laisser s'envoler du nid ? Devons-nous attendre de la reconnaissance pour l'éducation donnée ?
    De plus, on pourra y voir aussi le constat d'échec d'un écrivain qui n'arrive plus à écrire et devra se couler dans le moule des histoires stéréotypées s'il veut pouvoir gagner un peu d'argent. Faut-il faire des compromis, quitte à y perdre sa fierté ou continuer à pointer au chomage ?
    "Mon chien stupide" est donc un roman à l'humour ravageur beaucoup plus profond qu'il n'y parait.
    Ne ratez pas sa lecture et sachez lire entre les lignes !


    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-34610287.html
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par NoandtheCity, le 23 août 2011

    NoandtheCity
    La vie étant un peu morose ces temps-ci, j'avais envie d'une lecture légère et drôle. Mon chien stupide qui traînait là depuis un moment m'a paru parfait. J'ai commencé à le lire et j'ai trouvé géniale cette histoire de chien énorme qui cherche à s'accoupler avec tout ce qui se bouge. Ce roman était pour moi.
    Et puis je me suis laissée surprendre !
    Alors que je ricanais sur les sottises du narrateur, que je savourais son cynisme, ce texte m'a carrément touchée en plein cœur.
    En fait, derrière cette histoire de « chien stupide » se cache une chronique familiale. Bandini écrivain raté (sorte d'alter-ego de John Fante) vit avec sa femme et ses quatre enfants sur la côte Ouest des Etats-Unis. Et il raconte la vie dans ce qu'elle a de plus ordinaire : les enfants qui le font tourner en bourrique mais dont le départ de la maison laisse un grand vide, sa femme qui l'insupporte mais dont il est toujours amoureux...
    Ce court texte a dû particulièrement trouver écho en moi. En tout cas, Fante a ce talent immense de parler de choses banales avec style, de les rendre drôles et émouvantes.
    Je n'avais encore rien lu de cet auteur, mais là tout de suite j'ai une furieuse envie de lire toute son œuvre tant ce roman m'a plu !


    Lien : http://lectricesandthecity.20minutes-blogs.fr/archive/2011/04/29/mon..
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    • Livres 5.00/5
    Par alicejo, le 23 avril 2010

    alicejo
    Henry Molisse, romancier et scénariste raté, marié et père de 4 enfants qui le déçoivent en tout, rêve parfois de tout plaquer pour s'installer à Rome.
    L'équilibre de la famille déjà bien bancal bascule le jour ou Stupide un gros molosse libidineux est retrouvé dans le jardin de la maison.
    Humour grinçant, personnage cynique! Un roman savoureux , j'ai adoré ce premier voyage dans l'univers de John Fante!
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    • Livres 1.00/5
    Par Dadaverde, le 26 octobre 2011

    Dadaverde
    J'ai essayé de me lancer... mais ca n'a pas marché. J'ai pris ce livre car la couverture était plutôt rigolote... J'ai déchanté rapidement ! Oui, le chien est dès le début du livre le centre de toutes les attentions. Je ne dirais pas seulement le chien, je dirais même son sexe. Un chien un poil pervers... et écoeurant.
    Loin d'être prude ou fixée sur ce genre de choses, j'ai été dégoûtée dès les premières pages et j'ai même hésité à me séparer du livre tellement la surprise était mauvaise.
    Peut-être faute à moi de ne pas avoir essayé d'aller plus loin, mais trop c'était trop, je reprenais espoir et de nouveau le chien en érection et tous les détails - inutiles ? - assortis.
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Citations et extraits

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  • Par ilaluna, le 17 janvier 2008

    Incipit : C'était janvier, il faisait froid et sombre, il pleuvait. J'étais las et déprimé, mes essuie-glaces ne fonctionnaient pas et j'avais la gueule de bois après une longue soirée de beuverie et de discussions avec un réalisateur millionnaire qui voulait me faire écrire le scenario d'un film sur un couple de gangsters "à la manière de Bonny and Clyde, avec de l'esprit et de la classe". Aucun salaire n'était prévu. "Nous serons associés, cinquante-cinquante."
    C'était la troisième proposition de ce genre qu'on me faisait en six mois, un signe des temps très décourageant.
    Je me traînais à vingt-cinq à l'heure sur la route de la côte, la tête passée par la fenêtre, le visage ruisselant d'eau ; j'écarquillais les yeux pour essayer de suivre la ligne blanche et le toit en vinyle de ma Porsche 1967 (quatre mensualités impayées, l'organisme de crédit gueulait) a bien failli être arraché par la pluie quand j'ai enfin bifurqué vers l'océan.
    Nous habitions Point Dume, une langue de terre qui avançait dans la mer comme un sein dans un film porno, au nord du croissant de la baie de Santa Monica. Point Dume est une sorte de lotissement dépourvu d'éclairage municipal, une excroissance suburbaine chaotique couverte d'un réseau si dense de rues tortueuses et d'impasses que, j'avais beau y habiter depuis vingt ans, je m'y perdais encore dès qu'il pleuvait ou qu'il y avait du brouillard, et j'errais souvent à l'aveuglette dans des rues situées à moins de deux blocs de chez moi.
    Comme je l'avais prévu par cette soirée de tempête, je me suis engagé dans Bonsall au lieu de Fernhill, puis j'ai entamé la longue routine désespérée consistant à essayer de trouver ma maison. Je savais qu'à condition de ne pas tomber en panne d'essence, je finirais par rejoindre la route de la côte et la cabine téléphonique de l'arrêt de bus, d'où je pourrais appeler Harriet pour lui demander de venir et de me montrer le chemin de la maison.
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  • Par deb, le 20 janvier 2009

    Il m'a vraiment dit ça. Merci pour tout. Merci pour l'avoir engendré sans lui avoir demandé la permission. Merci pour l'avoir fait entrer de force dans un monde de guerre, de haine et de fanatisme. Merci pour l'avoir accompagné à la porte d'écoles qui enseignaient la tricherie, le mensonge, les préjugés et les cruautés en tous genres. Merci pour l'avoir assommé d'un Dieu auquel il n'avait jamais cru, de la seule et unique Église -que toutes les autres soient damnés. Merci pour lui avoir inculqué la passion des voitures qui provoqueraient peut-être un jour sa mort. Merci pour un père qui écrivait des scénarios médiocres, histoires d'amour à l'eau de rose ou bagarres dans lesquelles les bons avaient toujours le dernier mot. Merci pour tout.
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  • Par kundry, le 13 mai 2011

    "Au-revoir, P'pa. Merci pour tout." Il m'a vraiment dit ça. Merci pour tout. Merci pour l'avoir engendré sans lui demander la permission. Merci pour l'avoir fait entrer de force dans un monde de guerre, de haine et de fanatisme. Merci pour l'avoir accompagné à la porte d'écoles qui enseignaient la tricherie, le mensonge, les préjugés et les cruautés en tous genres. Merci pour l'avoir assommé d'un Dieu auquel il n'avait jamais cru, de la seule et unique église - que toutes les autres soient damnées. Merci pour lui avoir inculqué la passion des voitures qui provoquerait peut-être un jour sa mort... Merci pour tout.
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  • Par alicejo, le 22 avril 2010

    Stupide était la victoire, les livres que je n'avais pas écrits, les endroits que je n'avais pas vus, la Maserati que je n'avais jamais eue, les femmes qui me faisaient envie, Danielle Darrieux, Gina Lollobrigida, Nadia Grey. Stupide incarnait le triomphe sur d'anciens fabricants de pantalons qui avaient mis en pièce mes scénarios jusqu'au jour où le sang avait coulé.
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  • Par chocobogirl, le 13 septembre 2009

    Il était un chien, pas un homme, un simple animal qui en temps voulu deviendrait mon ami, emplirait mon esprit de fierté, de drôleries et d’absurdités. Il était plus proche de Dieu que je le serais jamais, il ne savait ni lire ni écrire, et cela aussi était une bonne chose. C’était un misfit et j’étais un misfit. J’allais me battre et perdre ; lui se battrait et gagnerait. Les grands danois hautains, les bergers allemands arrogants, il leur flanquerait une bonne dérouillée, il en profiterait même pour les baiser, et moi je prendrai mon pied.
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