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> Brice Matthieussent (Traducteur)

ISBN : 2264034505
Éditeur : 10-18 (2002)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 803 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Coincé entre une progéniture ingrate et un talent de plus en plus incertain, le personnage principal de Mon chien stupide oscille entre un cynisme salvateur et des envies de fuite. Fils d'immigrés italiens, il caresse le rêve d'un retour à ses racines, fantasmant sur un... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 17 février 2012

    lehane-fan
    Il fait gris ; la voiture vient encore de tomber en panne ; vous venez de manger 10 % , dans les dents , pour paiement dépassé de votre tiers provisionnel ; Christine Boutin commence à vous apparaitre comme étant d'un charisme fou et d'une intelligence démesurée ; oula , oula , y aurait comme un p'tit coup de mou dans la carafe ! Alors , au diable Prozac , Defanyl et autre Ludiomil mais une bonne dose de Mon chien stupide et les symptomes devraient disparaitre sous 48 heures...S'ils devaient cependant persister , priere de consulter votre libraire le plus proche...
    Vous connaissez cette série " Marié , deux enfants " , Fante la revisite à sa maniere puissance dix . Trash , barré , insolent , loufoque...Le ton est impertinent et demesuré mais totalement jouissif ! L'auteur explose les codes familiaux pour le plus grand plaisir du lecteur !
    Harriet et Henry Molise s'aiment ( se supportent ) depuis 25 ans . Famille WASP par excellence , le paraitre prime ! 25 ans de fidélité meme si , régulierement , Madame menace , pour un oui pour un non , de quitter le foyer alors que Monsieur , lui , se verrait bien lacher légitime et marmots pour Rome afin d'y refaire sa vie avec une petite jeunette , démon de midi oblige...Henry , écrivain raté , scénariste médiocre , semble végéter dans une vie dont il n'attend plus rien . Les jours passent et se ressemblent...
    Fruits de leur amour , quatre enfants au compteur ! Véritables dons d'un Dieu qui , pour engendrer de tels spécimens , devait sortir d'une gueule de bois carabinée ! Trois fils , une fille qui se complaisent dans leur médiocrité , concourant chacun férocement dans la catégorie de l'espoir avorté !
    Dominic , l'ainé de la fratrie , a plaqué les études pour la navy et est obsédé par la femme noire , couleur totalement incompatible avec le nuancier personnel de sa gentille manman . Tina , elle , a jeté son dévolu sur un ex militaire néo surfeur toujours partant pour vider le frigo et la cave de ses beaux-parents . Denny , 22 ans , etre semblant doté d'un aplomb hors norme , demeure persuadé qu'Hollywood n'attend plus que lui mais pour cela , il convient d'échapper à la conscription militaire par tous les moyens , aussi retors soient-ils . Jamie , le petit dernier , apparait comme le rejeton le plus équilibré...
    Tout ce petit monde se cotoie au rythme de saillies verbales aussi féroces que caustiques . Ici , point de respect d'aucune sorte , de ressentiment controlé mais une sincérité systématique jubilatoire . On ne caresse jamais dans le sens du poil mais on taille et on rase gratis !! L'hypocrisie , habituellement de mise , laisse la place à une franchise et une lucidité assumées et c'est bon !
    Si les personnages dénotent , que dire de ce chien monstrueux recueilli un soir de pluie et fort justement surnommé Stupide . Gros , paresseux , libidineux , obsédé , il possede la caracteristique de vouloir sauter tout ce qui bouge d'origine masculine ( bipede , quadrupede , velocipede , tout y passe.....) . Totalement aux antipodes des valeurs de la tribu Molise , il n'en deviendra pas moins la coqueluche paternelle , véritable révélateur d'une famille qui se délite peu à peu , d'un couple qui se perd au rythme des départs de sa progéniture . Des situations cocasses ( tentative de viol sur le voisin ; clébard s'attaquant à une baleine échouée , étonnant que Fante n'est pas surnommé le chien Greenpeace , c'eut été dans l'esprit ! ) . Des dialogues acerbes aux petits oignons et des situations ubuesques que n'aurait pas renié Audiard . Un bouquin au cynisme rafraichissant !! Je me suis meme surpris à rigoler tout seul , fait suffisamment rare pour etre signalé...L'écriture est alerte , corrosive et ironique . Fante possede une plume désormais identifiable , l'apanage des tres grands !!
    Mon chien stupide , véritable euphorisant qui vous fera japper de bonheur !!
    4.5 / 5
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    • Livres 4.00/5
    Par Junie, le 11 janvier 2013

    Junie
    John Fante écrit avec des gants de boxe. Il vise à l'estomac, puis balance un crochet du gauche et vous étends K.O. d'un dernier uppercut.
    Ce clébard inopportun n'est qu'un prétexte pour démolir avec jouissance tous les poncifs, clichés et faux-semblants de l'idyllique "american way of life", ses grosses bagnoles, ses surfers bronzés, son melting pot, son ascenseur social garanti par le Gouvernement, sa famille modèle qui rabâche sans arrêt "ça va aller", "je suis désolé" et qui dégouline de bons sentiments.
    John Fante passe tout ça au papier émeri, enlève la rouille et la vieille peinture, il va jusqu'à l'os, ça fait mal. Il envoie au diable son ingrate progéniture et son épouse si dévouée. Lui-même est un raté, un loser, a failure.
    Et pourtant aucun homme ne sait aussi bien parler de sa paternité, avec humilité, avec virilité, avec humanité. Une paternité qui chez lui est dépouillée de tout sentimentalisme, où se mêlent amertume, déception, angoisse, colère,
    une paternité pleine de failles et en même temps inébranlable.
    Faites comme lui, adoptez un chien stupide, ça rend intelligent.
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    • Livres 5.00/5
    Par Malabar_, le 08 novembre 2012

    Malabar_
    Attention, énorme coup de coeur! Emballé par mes précédentes lectures de John Fante, j'ai décidé de poursuivre l'aventure avec Mon chien stupide. Je n'ai pas été déçu! Adieu Bandini, bonjour Molise, l'autre alter-ego de l'écrivain. Je ne m'attarderai par sur l'histoire qui a déjà été relatée ici. Un chien idiot et libidineux déboule sans crier gare dans le quotidien d'une famille au bord de la crise de nerfs.
    Si la plume est moins exaltée, narrateur plus âgé oblige, le style de l'auteur reste reconnaissable entre tous. La même verve, alerte et lyrique. La même fraîcheur, la même facilité de lecture. Pourtant derrière l'humour graveleux et sous des airs faussement loufoques, Mon chien stupide soulève de vraies interrogations. Tour à tour cynique, drôle, grinçant, désabusé, émouvant, dramatique, farfelu mais jamais lassant, ce roman fait désormais partie de mon top personnel.
    Très court, il se lit d'une seule traite, donc aucune de passer à côté de cette petite pépite. Si je ne devais conseiller qu'un seul livre de Fante, ce serait sans conteste celui-ci. Foncez, qu'il vous dit! Vous-y regretterez pas!
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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 07 février 2013

    marina53
    Dans la famille Molise, je demande:
    - le père, Henri: fils d'immigrés italiens, écrivain raté qui essaie encore de se faire une place dans le milieu de l'écriture et qui prend tout ce qui lui passe sous la main, rêve de tout quitter pour aller vivre en Italie, aime ses enfants d'une façon disons, assez peu démonstrative.
    - la mère, Harriet: bonne à tout faire dans cette maison, se dévoue corps et âmes pour ses enfants et supporte tant bien que mal les caprices d'Henri.
    - l'aîné, Dominic: a tout plaqué pour s'engager dans l'armée, a un hobby bien particulier: ne coucher qu'avec des femmes noires.
    - le deuxième, Denny: se croit acteur et fera tout pour rejoindre Hollywood et ses beaux studios, fait faire ses devoirs par maman et tente d'échapper par tous les moyens possibles et inimaginables à la conscription militaire.
    - le petit dernier, Jamie: se démarque de tous ses frères et sœurs car justement, il a l'air un peu plus normal, a fait des études supérieures... ou du moins, c'est ce qu'il essaie encore de faire croire à ses parents.
    - la fille, Tina: s'est entiché d'un ancien militaire, surfeur blondinet, un peu niais aux dires d'Henri, ne fait que passer chez ses parents pour vider le frigo, le whisky d'Henri et laver le linge.
    - le chien, Stupide: énorme chien japonais, que Harriet prenait pour un ours et qui a élu domicile, par hasard, chez les Molise, affublé de ce joli sobriquet parce qu'il est l'est... justement, stupide! Et ne s'intéresse qu'à la gent masculine.
    Au jeu des 7 erreurs, ils ont tous une bonne tête de vainqueur! Au gré des retrouvailles et des disputes familiales, on assiste à cette drôle de vie de famille...
    C'est l'intrusion inattendue de ce chien dans cette famille qui est à la base de toute cette remise en questions de chacun, mais surtout du père, qui semble bien mis à l'écart du reste de la famille et du monde. John Fante décortique d'une écriture acerbe, cinglante et piquante le quotidien de chacun. D'une façon dérisoire, toujours avec de l'humour, parfois noir, il n'épargne personne, même pas le chien. A la fois touchant et plein de tendresse, entre rires et larmes, ce roman se laisse lire agréablement... Une bonne entrée en matière pour découvrir l'univers de Fante.
    Mon chien stupide... je me suis bêtement laissée avoir...
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    • Livres 4.00/5
    Par ibon, le 14 mai 2014

    ibon
    Le style percutant de Fante est à déguster sans modération. Il raconte sa propre vie de fils d'immigré italien au moment où, à 50 ans, le succès et le bonheur s'en vont. Et, avec une histoire de chômage de longue durée dans une famille au bord de l'implosion, avec un chien, Stupide, il en fait une pépite d'humour grinçant.
    Il transforme cette morosité familiale en farce où il devient jubilatoire de lire les problèmes de Henry J. Molise, scénariste en panne d'inspiration à Hollywood , la cinquantaine, marié, avec 4 grands enfants, des "parasites" toujours à la maison.
    Et le chien bien sûr... Ce que vient faire ce chien dans cette histoire tiendrait de la gêne occasionnée par un caillou dans la chaussure- on peut encore s'en débarrasser- ou par une météorite qui écraserait leur habitation et là, il faut tout refaire.
    Tout refaire. le héros parle obsessionnellement de tout quitter pour repartir à Rome. Histoire de se revigorer.
    Et finalement, c'est ça ce que nous conte John Fante: un récit revigorant qui casse le kitsch de la famille modèle américaine.
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Citations et extraits

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  • Par la_fleur_des_mots, le 21 octobre 2014

    Elle était jeune, ronde comme une boule de neige, nantie de mamelles blanches flasques et d'un perpétuel sourire sur son faciès serein. Elle est arrivée droit sur moi et a levé des yeux bleus étincelants, tandis que son groin palpitait de plaisir. Griswold a baissé la main qu'elle a reniflée. Quand j'ai tendu le bras, elle a joyeusement couvert de bave ma paume qui caressait son museau chaud. Stupide s'est aussitôt posé contre elle pour lécher sa gueule et ses yeux. Il était fou d'elle. "Quel age a-t-elle ? Y a-t-il quelque chose entre eux? Je veux dire, ont-ils des rapports ensemble?
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  • Par PiertyM, le 19 octobre 2014

    Merci pour tout. Merci pour l'avoir engendré sans lui avoir demandé la permission. Merci pour l'avoir fait entrer de force dans un monde de guerre, de haine et de fanatisme. Merci pour l'avoir accompagné à la porte d'écoles qui enseignaient la tricherie, le mensonge, les préjugés et les cruautés en tous genres. Merci pour l'avoir assommé d'un Dieu auquel il n'avait jamais cru, de la seule et unique Église -que toutes les autres soient damnés. Merci pour lui avoir inculqué la passion des voitures qui provoqueraient peut-être un jour sa mort. Merci pour un père qui écrivait des scénarios médiocres, histoires d'amour à l'eau de rose ou bagarres dans lesquelles les bons avaient toujours le dernier mot. Merci pour tout.
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  • Par la_fleur_des_mots, le 21 octobre 2014

    J'ai retenu mon souffle. Ce n'était pas un mouton. Ça avait même une crinière. "C'est un lion", j'ai dit en reculant.

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  • Par PiertyM, le 19 octobre 2014

    Le chemin du coeur est le même pour un chien que pour un homme.

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  • Par PiertyM, le 19 octobre 2014

    Les hurlements d'un enfant! Faites-moi avaler du verre pilé, arrachez-moi les ongles, mais ne me soumettez pas aux cris d'un nouveau-né, car ils se vrillent au plus profond de mon nombril et me ramènent dans les affres du commencement de mon existence

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Ask the Dust (2006) film de Robert Towne avec Salma Hayek dans le rôle de Camilla Lopez et Colin Farrell dans le rôle d’Arturo Bandini.








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