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ISBN : 2757836250
Éditeur : Points (2014)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Il n’est jamais facile d’être un fils. A fortiori celui d’un écrivain célèbre. D’aucuns compliquent encore en embrassant la carrière paternelle. Ainsi Dan Fante, 64 ans au jus, rejeton errant, longtemps alcoolisé, de feu John Fante. Clochard maudit, poète céleste et suicidaire, romancier tardif. Un homme traqué qui réapparaît sous nos latitudes, avec son premier recueil de textes courts, pour une rédemption littéraire et déglinguée. L’objet du délire ? Régime sec (S... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
koalas
koalas16 mars 2014
  • Livres 3.00/5
Régime sec, ce sont huit saynètes de l'écrivain Dan Fante, du temps où il faisait le Taxi driver à Los Angeles.
De Bob le portier macho tétanisé par Patsy la rousse (là mon avis, la meilleure histoire), en passant par le minuscule chien de Kerri affublé du nom ridicule de Banana que l'auteur s'amuse à titiller (histoire tordante) à LIbby le dingue, charmeur d'une drôle de princesse (glauque à souhait), il nous peint toute une galerie de personnages plus ou moins recommandables qu'il a croisé ou trimbalé dans son tacot.
On reconnait la patte de son père John et la descente à flot de Bukowski
Ces courtes histoires se lisent et se relisent d'un doigt ou d'un trait. A vous de voir.
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Noctenbule
Noctenbule07 juillet 2014
  • Livres 3.00/5
Vous reprendrez bien un petit verre? Voilà ce que pourrait nous proposer Dan Fante. Alcoolique notoire tout comme son père, il nous propose à travers huit nouvelles de nous raconter des moments de sa vie comme taxi. Dans un profond désespoir et désarroi, on suit les mésaventures d'un raté et fier de l'être.
Dan Fante pendant une période est devenu chauffeur de taxi dans Los Angeles pour survivre. Il va nous raconter ces déboires pour nous faire partager un moment de sa vie. Imbibé d'alcool et de noirceur, il parle d'amour , surtout d'une panne de coeur qu'il va noyer dans l'alcool. Puis il va parler de l'amitié, de rencontres impromptues, d'agressivité, de prostitution, de sexualité le tout arroser d'alcool. D'ailleurs, tout tourne autour de l'alcool sans cela, il n'aurait pas de raison de vivre ou de survivre.
Toutefois, malgré l'absence de bien-être ou de bonheur, tout n'est pas empli d'une totale noirceur qui donne envie de mettre fin à ces jours. La lecture reste dynamique et très agréable. Les nouvelles très courtes se succèdent rapidement faisant que les pages se tournent sans que l'on se rend compte que l'on est déjà arrivé à la fin. le problème est peut-être l'envie de boire un bon verre pour mieux apprécier les mésaventures de cet homme pour partager l'échéance dans le trou des paumés.
Dans une ville sans pitié et très dur, il évolue dans la souffrance d'exister au quotidien. Un roman qui se lit vite tout comme un verre qui se boit d'une traite. Certes il n'a pas le talent de son paternel ni d'un Bukowski, mais le voyage entre clair/obscur est au rendez-vous.
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loudev
loudev26 janvier 2015
  • Livres 4.00/5
Portrait de L.A. sous J&B, chroniques électriques d'un écrivain chauffeur de taxi, Régime Sec est le recueil de nouvelles décapant d'un fils de la Beat Generation. Dan Fante, clochard céleste ? Certainement… Poète, amant éconduit, alcoolique parfois repentant, taxi par dépit, fils méconnu d'un écrivain génial, Dan Fante est avant tout un homme aux multiples facettes, un looser méprisable, insolent et fascinant. de clients déglingués en clientes lascives, au volant d'un « cab » poussif, il nous entraîne à la découverte des dessous nauséeux d'une cité aux anges déchus et éclectiques qu'il décrit avec une justesse acide et acérée. Si l'art de la nouvelle est difficile à maîtriser et exige de l'écrivain qu'il manipule avec doigté la tension dramatique, Dan Fante appartient à ces quelques illusionnistes de talent qui en jouent avec une facilité déconcertante et jouissive. Des spleens alcoolisés aux points d'orgues planant en suspension, des échanges percutants de répliques lapidaires aux situations les plus invraisemblables, partout où ce fils maudit du rêve californien traîne ses basques et son fardeau de solitude, la chute est déconcertante et ironique, frôlant le pire à chaque fois. Ces huit nouvelles s'achèvent par un final qui vous coupe le souffle comme un coup de poing et on s'arrache de Régime Sec avec une légère sensation de gueule de bois, un sourire béat, et aux tripes le besoin poignant de lire d'autres deliriums intempestifs de cet insupportable funambule. Lire un texte de Dan Fante, c'est pour le lecteur hypnotisé comme danser sur le fil du rasoir en étant maintenu dans un équilibre précaire par la volonté d'un fou après quelques rasades d'un whisky premier prix bu à même la flasque.
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lapetitesteph
lapetitesteph25 avril 2012
  • Livres 0/5
Oh un nouvel éditeur, 13e Note, avec une envie éditoriale des plus alléchantes : "En filigrane dans les nuages, les gueules cassées des bâtards de la Beat Generation, William Burroughs Junior, Dan Fante, Mark SaFranko, Tommy Trantino, Tony O'Neill et tous les autres, plus dénudés que des fils à haute tension (...) Nous avons les moyens de vous faire chanter. 13e Note Éditions ne fournit pas de protège-dents et assume toute responsabilité en cas de combustion cérébrale spontanée. Les vaisseaux de cristal fêlé vont décoller, veuillez détacher vos ceintures de chasteté."
Pour les fanas de littérature nord-américaine donc et d'écriture sans fioriture. Et l'objet fini est vraiment joli : un format entre poche et broché, une couverture sobre et monochrome, une photo sépia dans un encadrement médiator, clin d'oeil à son nom musical.
Parmi les premières publications, "Régime sec" de D. Fante, fils de, tout le monde le sait. Après quelques romans (parus chez Christian Bourgois), il s'essaye à la nouvelle, 8 ici, inspirées bien sûr de son quotidien. Bruno est chauffeur de taxi, et aussi écrivain aux penchants autodestructeurs, entre 2 apparts, 2 bouteilles et 2 cures de désintoxications. Dans son taxi il trimballe tout un tas de zigottos déjantés et de nanas névrosées, c'est L.A. avec son voile de pollution, de déchéance et de solitude. C'est fort, ça se lit peut-être une peu trop vite mais ça vaut le détour.
Lien : http://lapetitesteph.blogspot.fr
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Lulu_Off_The_Bridge
Lulu_Off_The_Bridge28 avril 2014
  • Livres 2.00/5
Fils de. J'ignore s'il faut être inconscient ou terriblement courageux pour s'inscrire dans le pas de son père, d'autant que la carrière d'écrivain n'est pas toujours jonchée de champagne et de femmes nues. Lourde, la filiation : outre le « beat d'avant les beats » que fut John F., plane l'ombre d'autres alcoolos magnifiques, comme Bukowski ou H.S. Thomson. Raconter Los Angeles ? Il lorgne donc du côté d'Ellroy – pas assez bronzé et loin d'être assez riche pour Ellis. Il paraît qu'il faut écrire sur ce que l'on connaît – je n'ai toujours pas compris dans quelle mesure le diktat était littéral. Ici, autofiction et bas-fonds en travelling, au gré des courses de taxis qui donnent à l'auteur la matière de ses rêves romans. Ce qui donne des portiers battus par leur femme, une masseuse érotomane, un couple mère-fille suicidaire, Mae West un pied dans la tombe… Tout cela entrelacé de nouvelles qui se vendent ou pas, de relations amoureuses bancales achevées par une vendetta canine, de passages chez les AA et de rechutes, sous la houlette d'un narrateur peu attendri et vaguement dépassé.
On cherche chez Dan Fante la verve de son père, mauvaise pioche. La peinture des laissés-pour-compte qui soignent le rêve californien au scotch et au gros rouge à la Bukowski, pas mieux. Reste une sorte de fascination, mi-horrifiée, mi-maussade, pour les scènes improbables, le taxi comme confessionnal – et si le motif est loin d'être neuf, il n'en demeure pas moins efficace. Ce pourrait être une nième peinture de l'humanité paumée et tarabiscotée, des esprits disjoints par l'alcool, la ville et la déception. C'est un peu le cas, et je crois que l'ensemble, si sympathique qu'il soit, est chatouillé par une question de fond, qui tournerait autour du conflit entre observer et prendre part, observer et voler la matière, revenir vers la bouteille ou le clavier, qui tournerait en rond comme le taxi dans sa ville (je sais, la métaphore est facile) avant peut-être de foncer vers la sortie.
Lien : http://luluoffthebridge.blogspot.fr/2014/04/sold..
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Les critiques presse (1)
Telerama19 février 2014
Longtemps, Dan Fante est resté le fils de John, auteur de Bandini, de Demande à la poussière.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
koalaskoalas14 mars 2014
Je faisais du télémarketing, à enquiquiner des pigeons innocents. Baratiner pour fourguer des abonnements au gaz et au fuel, dans un central surchauffé sur Santa Monica à Hollywood. La grosse arnaque. J'en avait plein le dos de faire le taxi et le boulot au standard me laissait plus de temps pour écrire. Je gagnai assez pour alimenter mon fonds de gin et d'amphets. La nuit, j'écrivais mes poèmes. Objectif un poème par jour. C'était ça ou la mort.
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rkhettaouirkhettaoui31 janvier 2013
Tout le reste – essais de roman, de nouvelle – n’était que mensonge et imposture. Des bouses insauvables. Conduire douze ou quinze heures par jour me maintenait la tête hors de l’eau. Ça et le whisky, du Shenley’s Reserve.
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MalavitaMalavita11 mars 2014
A mon père, John Fante.
Merci, fils de pute sublime.
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rkhettaouirkhettaoui31 janvier 2013
Tous les junkies racontent que l’héroïne est faite pour les gens qui s’aiment eux-mêmes, mais à la vérité, presque aucun ne tient la distance.
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rkhettaouirkhettaoui31 janvier 2013
Alors qu’importe si la douche était dans la cuisine, s’il fallait tirer une chaîne pour actionner la chasse, ça restait une affaire.
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Videos de Dan Fante (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dan Fante

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BooKalicious #17! Chronique de "Point Dume" de Dan Fante aux Editions du Seuil. Retrouvez toutes les vidéos ici : http://goo.gl/23DkUZ Un thriller haletant et bien trash ! Retrouvez-nous...
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