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ISBN : 2211209629
Éditeur : L'Ecole des loisirs (2012)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Pour les habitants de Keraël, la cité d'Aëls, il n'y a pas d'ailleurs. Située dans un désert de sable, de pierre et de sel, Keraël est une île sans eau autour. Le mot Ailleurs y est interdit, considéré comme une insulte, un blasphème. Le jeune Lunerr l'a appris à ses dé... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par c.brijs, le 30 décembre 2012

    c.brijs
    Lunerr vit à Keraël, une ile perdue au milieu d'une mer de sel, de sable et de roche. Né lors de la plus grosse des pleines lunes, il est destiné à accomplir de grandes choses.
    D'un naturel rêveur, le jeune garçon laisse très souvent son esprit vagabonder au-delà du porche de la cité. Un jour, en classe, il laisse échapper le mot "ailleurs". Ce blasphème lui vaut une correction sévère, un renvoi de l'école et une mise au ban de la communauté... Dans sa chute, il entraine bien malgré lui sa mère qui perd du jour au lendemain ses emplois. Devenus des parias, plus personne ne veut les engager, à part Ken Wertz, le plus vieux notable de Keraël, un vieux fou excentrique voire hérétique qui semble cacher bien des secrets.
    Ce titre, sorti en novembre 2012 surfe sur la vague "fin du monde" qu'on a connue ces dernières semaines.
    L'auteur, Frédéric Faragorn, nous offre la vision d'une société totalement repliée sur elle-même, à tel point qu'elle finit par s'étioler complètement. Une société du futur qui vit cependant dans un certain archaïsme, proche des premières communautés humaines sédentarisées ou de certaines peuplades d'Afrique préservées de la technologie du monde dit moderne. Pour maintenir les citoyens sous contrôle, une vie de labeur, une instruction directive, des lois contraignantes et une religion ritualisée à outrance. A Keraël, certaines pensées, certains mots sont interdits.
    Mais cette société érigée au départ pour de bonnes raisons, la préserver du reste du monde qui partait à la dérive, atteint ses limites. L'être humain ne peut vivre éternellement en vase clos. Cette évidence, l'homme à l'origine de ce monde l'a bien comprise et espère pouvoir encore faire machine arrière avec l'aide de Lunerr...
    Ce récit prend alors la tournure d'une initiation. En lui transmettant son savoir, le vieil homme amène le héros à découvrir l'envers de son monde, à se libérer peu à peu de tout ce qui l'aliénait, les préceptes culturels et religieux rabâchés depuis des générations, et lui donner la force d'aller à la rencontre de cet "ailleurs"... Entre parenthèses, le vieil érudit a une bibliothèque qui ferait saliver plus d'un lecteur...

    Au coeur de ces réflexions philosophico-politiques s'invite une dimension fantastique qui confère un peu de légèreté à l'ensemble. Lunerr est accompagné d'une créature qui parle, pense et fait montre d'un caractère des plus déterminés, un pitwak qui s'est nommé lui-même Mourf. Finalement, ces deux-là se sont bien trouvés. Présenté comme raté, Mourf a des aptitudes que ne partagent pas ses congénères, habitués à obéir sans se poser de questions. Ses pitreries et ses réparties sont truculentes et on se doute très vite qu'entre eux, c'est à la vie à la mort ! Un petit côté Dobby, l'elfe de maison dans Harry Potter (du moins c'est ainsi que je me l'imagine ;-))...

    "- Les pitwaks difformes, ça porte malheur, et on regrette toujours de les avoir gardés, dit-elle en conclusion.
    - Moi pas difforme, moi différent !"

    Si j'ai suivi l'auteur jusque là, y compris dans cette idée du vieillard asexué, aveugle mais clairvoyant, qui a force d'ascèse n'a plus grand chose d'humain, j'ai eu, comme Lunerr, un peu plus de mal à admettre son secret ultime que je vous laisse découvrir... Celui-ci ne colle pas vraiment avec l'idéal de liberté que j'ai senti poindre tout au long de ma lecture. Mais il s'agit bien ici d'un avis personnel !
    Quoi qu'il en soit, ce livre s'achève sur une fin ouverte et je lirai avec beaucoup de plaisir la suite des aventures de Lunerr et son pitwak... Suite que l'auteur est en train de rédiger...


    Lien : http://lacoupeetleslevres.blogspot.be/2012/12/lunerr.html
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    • Livres 2.00/5
    Par Shool, le 24 février 2013

    Shool
    Bon, comme vous l'avez sans doute déjà constaté, la SF n'est pas mon fort. Et pourtant, j'ai lu cet ouvrage…
    Lunerr c'est un jeune petit bonhomme qui vit sur une île (Kérael, la cité des anges) entourée du désert avec sa famille, ses amis, et toutce qui l'entoure.
    Seulement voilà, cette île représente le monde. Los Angeles a bien changé. La sécheresse fait des dégâts, il est difficile de boireà sa guise, et il est certains mots interdit de prononcer (Voldemort ne fait pas parti de cette liste. Nous n'en connaissons d'ailleurs qu'un).
    Au milieu de ce désert, ce sont les drouiz (les religieux) qui ménent la barque. Et autant dire qu'ils ne sont pas commodes !!! Ils lancent des incantations à l'attention des aëls afin que ceux=ci protégent la cité.
    Mais voilà, comme toute bonne histoire, il nous faut un point de départ. Et il ne tarde pas à arriver ! Notre cher Lunerr, né un soir de pleine lune (d'où son nom), va prononcer le mot Ailleurs en pleine face de son prof. Quelles ne seront pas les réprimandes… le voilà banni de l'école, il est montré du doigt, chatié, et sa mére perd son emploi ainsi que ses amies. Mais comment revenir en arrière et tout effacer ? C'est absolument me direz vous ! Et vous aurez raison. L'auteur a choisi un angle un peu plus particulier !
    Alors qu'ils sont montr du doigt, Lunerr et sa mère vont faire une rencontre qui va changer leur destin. le plus vieux habitant, qui est à Kerael depuis maintenant environ 300 ans, et qui est ausi le plus riche, va faire appel à la petite famille pour remplir des tâches ménagéres chez lui. Mais voilà, il a une idée derrière la tête…
    C'est ici un roman qui se lit assez simplement malgré quelques faiblesses sur certains passages au niveau du style et du vocabulaire. L'histoire ne casse pas trois pattes à un canard, comme on dit, et ne vaut pas forcèment le détour.
    Malgré un début un peu mou et peu prometteur, le romancier sait nous tenir un peu plus en haleine à partir du milieu du livre. Et ça fait du bien, on se sent un peu moins berné !
    Les personnages ne sont pas forcèment attachants, malgré la possibilité d'un attachement tellement leurs vies peuvent ressembler à la notres où en tous cas à l'imagination des enfants.
    C'est là que se trouve la clé du problème : cet ouvrage marcherait au top pour des jeunes enfants, mais il est destiné aux pré-ados / ados, et face à la multitude de bonnes lectures, il leur sera difficile d'aller vers ce genre d'ouvrage, malgré des thèmes variés qui pourraient les toucher comme l'indépendance, la révolution ou simplement la rebellion.
    Alors que faire ? Que dire ? Ne subissez pas la morale dictatorielle de la religion ! Aha, c'est bien faible comme fin de chronique. Mais il faudra vous en contenter.
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    • Livres 3.00/5
    Par Jumax, le 04 décembre 2012

    Jumax
    A Keraël, cité au milieu d'une mer de sable, « ailleurs » est un mot interdit, il n'y a pas d'ailleurs. Lorsque le jeune Lunerr en pleine rêverie en parle en cours il est battu et expulsé, sa mère et lui sont mis au banc de la société. Ils doivent vite trouver un nouvel emploi, le vieil aveugle Ken Werzh, un savant mystérieux et craint, les embauchent. Il est particulièrement intéressé par Lunerr qu'il nomme lecteur-secrétaire, il lui enseigne comment interpréter différemment les textes sacrés. Lunerr veut absolument percer le secret qui entoure cet étrange personnage plus tout à fait humain.
    Je ne sais pas trop quoi penser de ce livre, il se lit très vite, du coup il est un peu expédié, je trouve. Certaines choses auraient mérité d'être un peu plus creusées. Mais... ça se lit quand même !
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    • Livres 4.00/5
    Par Nadael, le 28 décembre 2012

    Nadael
    Dans un futur indéterminé, quelque part sur terre vit le peuple de Keraël – littéralement, la cité des anges – qui évoluent dans un milieu désertique fait de sable, de pierres et de sel. La végétation est rare, aucun arbre ne pousse, tout est sec. Pour récupérer l'eau, il faut être patient et attendre les brumes... ces jours-là, hommes, femmes et enfants cessent leurs activités du moment, et grâce à un système de filets, emprisonnent le liquide précieux et le stockent. Ce travail est lent et fastidieux mais ils n'ont pas d'autres choix. Complètement repliés sur eux-mêmes, les habitants de Keraël ne peuvent compter que sur la solidarité de chacun pour leur survie. L'existence à Keraël est emplie de contraintes et d'une marge de liberté étroite, la religion, très présente, leur dictant règles et lois à tenir.
    Un jour, Lunerr, un jeune adolescent orphelin de père, blasphème devant toute sa classe en prononçant le mot AILLEURS, ce qui est interdit. Après être durement fouetté, il est renvoyé de l'école jusqu'à nouvel ordre. Ayant enfreint la loi, Lunerr devient en peu de temps un paria. Mamig, sa mère, se fait renvoyer de son emploi également.
    C'est alors que Ken Werzh, un vieil homme très riche et craint de tous demande à voir la mère et son fils. Il embauche immédiatement Mamig pour s'occuper de sa vaste demeure. Quant à Lunerr il devient son lecteur et secrétaire particulier. Mais, l'homme se comporte étrangement ; il ne mange jamais, est aveugle mais semble clairvoyant, il verse une sorte d'huile entre les murs, son discours va à l'encontre des religieux et une force mystérieuse se dégage de tout son être...
    Un adolescent courageux face à son destin en quête de vérité et de liberté dans une fable initiatique très convaincante, un décor et une atmosphère emplient de lumière, de violence, de mystère, de suspense, une dose d'humour avec Mourf le curieux animal de compagnie de lunerr, de l'action, du rythme, une société totalitaire, la toute puissance de la religion. Un très bon roman jeunesse.

    Lien : http://lesmotsdelafin.wordpress.com/2012/12/28/lunerr-frederic-farag..
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    • Livres 4.00/5
    Par Lizouzou, le 22 mars 2013

    Lizouzou
    Dans la cité de Kerael vit un jeune garçon au nom de Lunerr. Comme son prénom l'indique, ce garçon est souvent dans la lune. D'ailleurs il se voit réprimander et banni de la cité pour avoir dit à haute voix un mot interdit : le mot "Ailleurs". En effet, il n'existe rien en dehors de la cité, seule cette dernière compte.
    Après cet épisode douloureux, Mamig, la mère de Lunerr se retrouve sans travail. Par chance ou malheur, Mamig est embauché chez le plus grand notable de la ville : Maître Ken Werzh. Ce dernier est aveugle et après avoir testé Lunerr, il décide de l'embaucher également pour devenir son élève et plus particulièrement son secrétaire. Dans la cité, Maître Ken Werzh possède une réputation étrange et mystérieuse, peut-être parce qu'il cache un très grand secret...

    Ce livre jeunesse fantastique m'a été conseillé par ma libraire jeunesse favorite ! Quand elle dit aimer un livre, elle sait très bien en parler et donner envie ! Je n'ai jamais été déçu et encore une fois le charme a opéré ! :)

    C'est un livre qui peut surprendre, déjà par sa couverture. Elle nous annonce d'emblée la couleur : à la fois mystérieuse et un peu fouilli. Il y a plein de détail à regarder et que l'on pourra déchiffrer au fur et à mesure de la lecture. Je ne vous en dirai pas plus pour vous laisser la découverte ! ^^

    Une part de mystère règne dans cette histoire, autant par le mode de fonctionnement de la cité qui est très bien décrite je l'avoue. On s'imagine parfaitement à quoi elle ressemble et comment elle peut marcher. Pour revenir au mystère, je dois dire que l'auteur joue avec le lecteur quant à la révélation du secret de Ken Werzh. Un peu comme Lunerr on s'interroge sur la véracité ou non des propos.
    La fin m'a énormément marqué. Déjà car le rythme s'intensifie vers la fin de l'histoire. Tout va très vite et le lecteur est alors très pris dans le dénouement. de plus, elle m'a interpellé car l'auteur nous laisse en quelque sorte une fin ouverte. Y aura-t-il une suite ? Telle est la question ...

    Bref, un livre qui se lit rapidement, l'action s'intensifie crescendo et la fin interpelle au plus au point !


    Lien : http://lespetitslivresdelizouzou.hautetfort.com/archive/2013/03/20/l..
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Critiques presse (1)


  • Liberation , le 03 décembre 2012
    Les moins de 12 ans trouveront dans ce livre une merveilleuse histoire, avec de l’action, de l’humour et un grand suspense qui sait nous tenir en haleine ; quant aux adolescents plus âgés, l’écriture simple et légèrement enfantine pourra peut-être les ennuyer.
    Lire la critique sur le site : Liberation

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Citations et extraits

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  • Par Jumax, le 03 décembre 2012

    "Les émotions humaines sont faites de marées, hautes ou basses, et suivent des flux et des reflux qu'il est bien difficile de comprendre, toutes ces variations du coeur, toutes ces humeurs me désarçonnaient toujours."

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  • Par orbe, le 10 décembre 2012

    Il faut bien l'avouer, il y a pitwak et pitwak. Certains deviennent de bons compagnons, pour la vie, si on s'en occupe bien, mais d'autres vous font des misères, et on est obligé de s'en débarrasser.
    Celui que je reçus à mon anniversaire était plutôt de la deuxième catégorie. Il était imparfait, imprévisible, susceptible, coléreux et, en plus, même pas beau.

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  • Par Nadael, le 28 décembre 2012

     Bien qu'il fût aveugle, j'avais l'impression de travailler sous son regard, et son ouïe était à ce point aiguisée qu'elle remarquait tout, et mieux que ne l'eût fait une bonne paire d'yeux. Il me semblait même que son écoute s'infiltrait dans mes moindres souffles, qu'elle déchiffrait mes soupirs, discernait derrière mes intonations, ce que je tentais de dissimuler. Plusieurs fois je crus même qu'il entendait mes pensées les plus secrètes.
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  • Par Nadael, le 28 décembre 2012

     L'eau ! Keraël en était dépourvue mais les aëls, les anges du ciel, nous en envoyaient régulièrement. Oui, l'eau était précieuse, et le bois aussi, car les arbres n'existaient pas chez nous. Nul, même parmi nous, ne savait ce qu'était un arbre. On connaissait les buissons dont se nourrissait le bétail, les herbes rases autour de la ville, les longues herbes sèches du désert avec lesquelles nos mères vannaient, les fleurs que l'on faisait pousser, mais pas les arbres ! Le mot même était inconnu.
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  • Par Jumax, le 04 décembre 2012

    - Ressemble à un voleur ! commenta Mourf.
    - Je ne vais rien voler, protestai-je, je ne suis pas un voleur.
    - Si, voleur de secret, plus grave encore...risque la mort !

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