ISBN : 2818014778
Éditeur : P.O.L. (2012)


Note moyenne : 2.57/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
Incapable de lire les rapports humains autrement que sous l'angle de l'indifférence ou du vil intérêt de l'une ou l'autre des parties en présence, le narrateur s'entête, tout au long d'une errance de rencontres qui le mènera jusqu'en Inde du sud, à se montrer obligeant ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par cicou45, le 23 mars 2012

    cicou45
    Assez déçue par la lecture de ce livre, je dois l'admettre. On dit que la première impression est souvent la bonne et que l'on sait d'emblée si un livre va nous plaire ou pas et c'est ce qui s'est passé avec moi pour cet ouvrage, bien qu'il y ait eu un moment où je croyais que j'allais me laisser envahir par l'histoire.
    Celle-ci est celle d'un homme, la quarantaine, divorcé et père de deux enfants adolescents. Écrivain qui a connu ses heures de gloire, il a été mis sur la touche, faute de n'avoir plus rien publié ni plus rien écrit depuis près de deux ans. Il décide donc de s'exiler en Inde, à Pondichéry où il espère retrouver quelque chose mais quoi exactement ? L'inspiration, la rage de vivre ? Nul ne le sait et je ne crois pas que le narrateur le sache lui-même.
    Entre son frère Sylvain et son épouse, son ex-femme Nathalie, ses enfants Stanley et Rita et enfin ses parents, le narrateur se sent étranger à ces gens qui lui sont pourtant proches et qu'il chérit. Il se rend compte que dans la vie, on est tout le temps tout seul...
    Roman extrêmement bien écrit mais dans lequel j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de longueurs et parfois même, des phrases interminables qui m'ont légèrement déroutées sans pour autant que cela me fasse perdre le cours de l'histoire.
    Un autre reproche que je pourrais faire à ce livre est que j'ai parfois eu l'impression que l'auteur nous racontait de courtes scénettes avant de reprendre le déroulement chronologique de l'histoire et je n'ai pas trop compris ce qu'elles pouvaient lui apporter.
    Une très belle écriture cependant et un livre très vite lu !
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    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 24 février 2012

    brigittelascombe
    Le narrateur, quadragénaire sans amis,écrivain "sur le déclin", "attentif à une convivialité réussie" a décidé, comme par le passé et malgré les contraintes "de se donner un peu de mal" pour ceux qu'il aime en les invitant à un repas juste avant son départ pour Pondichery.
    Poli, son langage chatié, son érudition et son goût de la syntaxe contrastent quelque peu avec celui de son fils Stanley, étudiant écolo au sourire "patelin", celui de Maud la fade petite amie de ce dernier, les manières de sa fille Rita (qu'il suspecte de vomir son dîner dans les toilettes),de Sylvain son frère, de sa fiancée Hidaya et de Dorothée sa voisine de palier et "partenaire occasionnelle de coït".
    Agacé, il ne perd jamais le contrôle de lui même, analysant les moindres faits et gestes de chacun. Dédaigneux, il affronte même les critiques de son père alors qu'il "n'a rien publié depuis un moment".
    Impassible, les malentendus quant à sa location en Inde l'affectent peu.
    Mais qui donc le fera sortir de ses gonds et passer La ligne de courtoisie fixée?
    A lire!
    De l'humour, une écriture (ici) très alambiquée pour coller au personnage et beaucoup de réflexions sur les écrivains propulsés en haut de l'affiche et retombant dans l'anonymat, sur les rapports familiaux et amicaux, la maîtrise de soi,la solitude,le désir de bien faire, la pédanterie et ... le panier de crabes littéraire.
    J'avais adoré Tu verras de Nicolas Fargues (romancier français contemporain à succés) j'ai vraiment apprécié La ligne de courtoisie!
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par meyeleb, le 25 mai 2012

    meyeleb
    Nicolas Fargues... ou comment se dire écrivain sous le prétexte spécieux qu'on sait multiplier les synonymes pour dire une prune, comment on sait rallonger une phrase simple en une complexité labyrinthique de plusieurs lignes, comment on veut mettre du style en guise d'humour et qu'à force de lourdeur le livre vous tombe des mains. Vous l'avez compris, je n'ai pas du tout accroché! Il faudra que je demande à ma bibliothécaire ce qui l'a poussé à le poser sur la table de ses favoris...
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par carre, le 19 avril 2012

    carre
    Une nouvelle fois, un sentiment mitigé à la lecture du dernier Fargues. le narrateur est un écrivain qui après de jolis succès n'a rien publié depuis trois ans, la source s'est tarie. Il entretient des rapports courtois mais distants avec ces enfants Stanislas et Rita, idem avec son frère Sylvain et sa compagne, pas mieux avec ces parents. Dans cet océan d'indifférence, il décide de quitter la France et de s'installer à Pondichéry en Inde.
    Fargues nous décrit un type au bord de la rupture et qui espère renaitre en changeant radicalement de vie. Mais pourquoi Fargues nous oblige t'il à nous coltiner son récit avec le Larousse ou le petit Robert (ne soyons pas sectaire)
    pour suivre les aventures de son anti héros ?
    Pour nous montrer qu'il est un écrivain ? Je pense qu'on s'en doutait déjà.
    Dommage car le récit est par moment franchement intéressant, le cynisme et l'humour pince sans rire fonctionne plutôt bien (la rencontre fortuite avec un écrivain en vue est très drôle) mais s'il vous plait, cher Nicolas, si vous pouviez arrêter de vous regarder écrire vos livres y gagneraient en légèreté. Et puis, dernière remarque, la fin du roman baclée à mon sens nous laisse songeur.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Sando, le 31 janvier 2012

    Sando
    Dans le nouveau roman de Nicolas Fargues, le narrateur est un écrivain désabusé, en panne d'inspiration depuis plus de trois ans. Bien qu'ayant connu le succès et la reconnaissance, il est depuis tombé dans l'oubli et a disparu il y a longtemps du hit de ventes. Cet homme de 43 ans, en instance de divorce et père de deux adolescents est alors confronté au vide de son existence et décide de partir s'installer en Inde, à Pondichéry, loin de tous ceux qui lui rappellent ses échecs. le roman s'ouvre sur un ultime dîner familial et décrit une famille désunie, qui ne parvient plus à communiquer ni à s'intéresser aux autres. L'image du père est celle d'un homme maladroit, rendu cynique par faiblesse et manquant cruellement d'autorité. Son voyage sonne comme un nouveau départ, une quête de soi et des autres, même si finalement, seul un retour aux sources sera capable de libérer cet homme plein de colère et de frustration.
    Malheureusement, je dois dire que « La ligne de courtoisie » ne m'a pas vraiment emballée… J'ai trouvé le roman artificiel. Nicolas Fargues expédie la narration sous prétexte d'explorer l'intériorité de son personnage. du coup, ce qui aurait pu être une belle aventure humaine et un beau voyage pour le lecteur, se transforme en une courte expédition qui présente peu d'intérêt. le narrateur qui critique une société du profit, trop centrée sur elle-même, est le premier à illustrer ce travers de l'homme. de fait, malgré quelques répliques bien sentie et une réalité bien rendue, il est peu attachant, voire même antipathique. Par ailleurs, j'ai trouvé l'écriture parfois pompeuse et empruntée et manquant cruellement de naturel. Voilà un livre qui ne me laissera pas un souvenir impérissable…
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Critiques presse (7)


  • Bibliobs , le 16 février 2012
    Le riche nuancier psychologique de Fargues et sa prose talentueusement clinique laissent peu de raisons d'espérer.
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  • Lexpress , le 10 février 2012
    Ce sont les descriptions précises, quasi entomologiques de notre environnement immédiat (de la machine à laver jusqu'aux moutons de poussière) qui forcent l'admiration. Quel style !
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  • LePoint , le 24 janvier 2012
    Fargues a le don de la description clinique qui rappelle le Robbe-Grillet des Gommes, capable de dépeindre un quartier de tomate jusqu'aux accidents de la pelure. Mais, plus que celui des choses, c'est dans le portrait, physique et moral, de ses frères humains que Fargues excelle.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Actualitte , le 24 janvier 2012
    Mais, malgré la gravité essentielle du sujet, il manque le cœur, le fond, l'envolée romanesque. Ce récit de voyage reste immobile, et la fin laisse un goût d'inachevé. S'il offre donc de belles satisfactions, la quête ontologique de Nicolas Fargues n'a pas été menée à son terme, cette fois-ci.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • LesEchos , le 17 janvier 2012
    Nicolas Fargues sait manier avec brio l'autodérision et son discours politiquement incorrect sur la famille est réjouissant -le portrait de son fils de dix-neuf ans en « petit con d'époque », notamment. Ses réflexions désabusées sur le métier d'écrivain, sa manière d'épingler les tares de notre temps font mouche. « La Ligne de courtoisie » raconte sans doute peu de chose, mais -l'air de rien -dit beaucoup.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • Lexpress , le 10 janvier 2012
    Non content de prêter à son narrateur un profil éminemment houellebecquien, [Nicolas Fargues] force le trait dans l'expression truffée de termes techniques et de circonlocutions prétentieuses [...] Il exagère tant et si bien le propos, le style, et jusqu'aux tics d'écriture de l'auteur des Particules élémentaires, qu'on se croirait dans un brillant pastiche. Faut-il y voir un hommage? Pas sûr...
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeMonde , le 06 janvier 2012
    Si l'on s'amuse un temps des tribulations parisiennes - plus qu'indiennes - de ce personnage pusillanime et faussement détaché de tout, demeure une fois cette ligne de courtoisie franchie, un petit goût d'inachevé, malgré de belles prouesses stylistiques.
    Lire la critique sur le site : LeMonde

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Citations et extraits

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  • Par Sando, le 30 janvier 2012

    De la même manière que partager sa vie avec quelqu'un peut parfois lui donner tout son sens, je me suis néanmoins pris à composer mentalement comme s'il me faudrait l'écrire un jour quelque part, la légitimité d'un écrivain tient à son public et à rien d'autre. Sans public, la littérature reprend aussi sec toute sa dimension de passe-temps prétentieux et improductif.
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  • Par carre, le 18 avril 2012

    Des indications sonores qui, je dois l'avouer, avaient toujours suscité chez moi de l'angoisse bien davantage que de l'entrain, parce que me signifiant avant tout qu'on ne me ficherait pas la paix. Car il arrive que cela exige de l'effort, de devoir accueillir quelqu'un chez soi.
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  • Par keisha, le 08 avril 2012

    Un saut au présentoir des conditionnements méditerranéens pré-cuisinés, un autre aux modèles fromagers cent pour cent non bactériels, visite des crudités chlorées en sachets à soudure latérale, ponction à même les bacs de quelques fruits de saison inoxydables puis un ultime crochet par la section des médaillés de la technologie viticole, juste avant le passage obligé par les terminaux de cuisson des pâtes à pain à levure express: moins de huit minutes plus tard, je patientais perpendiculairement à l'interminable ligne de caisses, laquelle pouvait, sans trop d'imagination, évoquer un front adverse de fantassins épars et inamovibles
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  • Par luocine, le 03 avril 2012

    Malgré mes ridicules désormais confirmées, ma canitie galopante, mon teint jaunissant, le lent émoussement de mes dents, le ternissement de mon regard , l'assèchement de mes joues et le rabougrissement général de ma silhouette, je n'avais pas l'impression d'avoir tant changé que cela depuis mes vingt ans.
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  • Par cicou45, le 22 mars 2012

    "De la même manière que partager sa vie avec quelqu'un peut parfois lui donner tout son sens [...], la légitimité d'un écrivain tient à son public et à rien d'autre. Sans public, la littérature reprend aussi sec toute sa dimension de passe-temps prétentieux et improductif."
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Mollat Poche TV - émission n° 8 (Bonus) .
Bonus ! L'équipe de Mollat poche TV est fière d'accueillir Nicolas Fargues pour le Folio de sa vie.http://www.mollat.com/livres/thomas-bernhard-mes-prix-litteraires-9782070443857.htmlNotes de Musique : Shelly Mane and his men, 2 The Floater








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