> Guy Abadia (Traducteur)
> Gérard Klein (Préfacier, etc.)

ISBN : 2253061190
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 4.17/5 (sur 83 notes) Ajouter à mes livres
Le jour du grand cri, tous les humains qui avaient jamais vécu se réveillèrent, nus, sur les rives d'un fleuve immense, le Fleuve de l'éternité. Trente ou quarante milliards, issus de toutes les époques et de toutes les cultures, chacun parlant sa langue, chacun ayant s... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Walktapus, le 17 novembre 2010

    Walktapus
    Un beau jour, toute l'humanité est ressuscitée, ensemble, sur les rives d'un fleuve immense. Toute l'humanité, c'est à dire tous les hommes et les femmes ayant un jour vécu (ce qui ne représente pas tant de gens que ça). Ils se réveillent nus, mélangés, avec tous leurs souvenirs. Ils sont jeunes et en bonne santé. Leurs besoins vitaux sont satisfaits.
    Un groupe hétéroclite se forme autour de Richard Burton (non, pas l'acteur). Alice, l'inspiratrice du roman de Lewis Carroll, un extraterrestre, un néanderthalien, un Américain moderne (alter ego de l'auteur). Le monde du fleuve c'est d'abord ça. le plaisir de mettre en scène des personnages connus, et de leur faire vivre de nouvelles aventures, comme cette association entre Mark Twain et Jean Sans Terre. L'occasion de découvrir certains personnages extraordinaires, célèbres ou non, comme ce Richard Burton (non, pas l'acteur).
    Le monde du fleuve c'est ensuite une nouvelle histoire, d'un nouveau départ. Dans cette sorte de paradis terrestre où les besoins élémentaires sont satisfaits, où la mort n'existe même pas (les morts ressuscitent ailleurs), des individus prennent quand même le pouvoir, en réduisent d'autres en esclavage. Des états sont fondés, des empires. La guerre fait son apparition. La technologie également se développe à partir des matières premières et de l'énergie disponible.
    Le monde du fleuve c'est enfin le récit d'un mystère. Pourquoi cette résurrection ? Dans quel but ? Qui est à l'origine de tout ça ? Des individus imaginent de remonter à la source du Fleuve pour en percer les secrets. Mais ce n'est pas dans ce livre qu'ils seront percés.
    Car le Fleuve de l'Eternité, est le premier tome d'une série, oeuvre majeure de la science-fiction.
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    • Livres 5.00/5
    Par a_girl_from_earth, le 12 novembre 2011

    a_girl_from_earth
    Imaginez-vous... vous souvenir avoir été à l'article de la mort... et vous réveiller un jour sur une planète inconnue, tout nu, au bord d'un fleuve qui semble interminable. Autour de vous, d'autres hommes et femmes s'éveillent, dans le même état de stupeur. Des hommes et des femmes venus d'autres siècles que le vôtre, parlant la langue de leur pays et de leur époque.
    Vraisemblablement toute l'humanité depuis la nuit des temps et de tout horizon, ressuscitée et réunie le long de ce fleuve.
    La nourriture leur est généreusement fournie mais pour le reste, ils doivent se débrouiller. Très vite, des clans se forment, avec un leader naturel à leur tête. Nos ressuscités s'organisent pour s'abriter et assurer leur survie. L'agressivité naturelle de l'homme refait vite surface.
    Quel est ce lieu qui n'a rien du Paradis décrit sur Terre et où les hommes sont aussi vils que dans leur vie antérieure? Et que font-ils sur cette planète?
    C'est ce que Richard Francis Burton, célèbre explorateur et linguiste britannique du 19è siècle, va s'efforcer de découvrir tout le long du roman, tout autant que le lecteur qui n'en sait pas plus sur leur sort. Très vite, il est rejoint par Frigate, un Américain du 20è siècle, Alice Hargreaves, la femme qui a inspiré Lewis Carroll enfant, un homme préhistorique, Kazz, et un extra-terrestre, Monat Grrautut, qui aurait joué un rôle majeur dans la destruction de l'humanité au début du 21è siècle.
    J'ai trouvé le choix du personnage principal, Richard Burton, très judicieux.
    L'auteur, Philip José Farmer, a choisi pour son intrigue un homme du 19è siècle, mais en tant qu'explorateur et linguiste à son époque, son ouverture au monde, sa détermination, sa fougue, son charisme, son côté aventurier et irrévérencieux, et son caractère de cochon (terrible!), en font le héros parfait pour un roman SF de ce genre. On se régale à ses côtés, il amène un vrai dynamisme à l'histoire.
    J'ai beaucoup aimé la sagacité avec laquelle l'auteur a développé son intrigue.
    L'idée de réunir des gens de tous bords sur une planète, parmi lesquels des personnages ayant réellement existé, chacun devant s'adapter à la langue, à l'époque et à l'éducation des autres, est vraiment très inspirante et stimule l'imagination. La très Victorienne Alice a bien du mal, par exemple, à s'adapter, ce qui se comprend. C'est amusant aussi de voir les personnages s'étonner des événements après leur mort, comme Burton qui découvre l'existence de la Première guerre mondiale.
    Les idées de l'auteur sur l'évolution de notre planète et de la connaissance des hommes sont très intéressantes également. La pollution et la famine sont déjà des facteurs déterminants de notre disparition.
    Une intrigue qui m'a quelque peu rappelée celle de la série télévisée Lost, ou devrais-je dire, si on suit l'ordre chronologique des parutions, Lost rappelle un peu l'intrigue du Fleuve de l'éternité, mais ce qui est intéressant, c'est l'explication que l'auteur va donner à son histoire alors qu'elle a été écrite dans les années 70.
    Fin du tome 1, quelques pistes ont été données par l'auteur pour comprendre les mystères de cette planète, mais on ne sait pas encore si c'est pipeau ou vérité. En clair, on est toujours dans le flou. Il va sans dire que je vais lire la suite, d'autant plus que les résumés du cycle annoncent notre rencontre avec, entre autres, Mark Twain et Cyrano de Bergerac, dont je suis très curieuse du rôle dans cette histoire!!

    Lien : http://lecture-sans-frontieres.over-blog.com/article-riverworld-tome..
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  • Par Kimyouneko, le 26 janvier 2012

    Kimyouneko
    Une des meilleures saga de science-fiction que j'ai pu lire.
    L'idée de ce monde parcouru par un fleuve aux bords duquel se réveillent tous les êtres humains morts depuis l'aube des temps, est prodigieusement bien pensée.
    Des personnages de tous les temps coexistent, même des personnalités connues puisque le principal héros n'est autre que R. Burton, le célèbre explorateur.
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    • Livres 5.00/5
    Par erniko, le 12 juin 2011

    erniko
    Absolument fantastique. A lire absolument.
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  • Par Neith, le 09 mars 2011

    Neith
    moyen
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Citations et extraits

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  • Par dbaudelet, le 09 avril 2012

    La vallée aurait pu être un véritable paradis. Au lieu de cela, elle était ravagée par d'innombrables guerres. Pour certains, une telle situation était regrettable. Mais pour la plupart, elle était non seulement souhaitable mais inévitable. La guerre donnait du piquant à la vie et contribuait à vaincre le désoeuvrement. La cupidité et l'agressivité de l'homme pouvaient s'y exercer à loisir.

    Chapitre 23, page 235.
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  • Par hupomnemata, le 03 décembre 2010

    Une laïcisation de la vie après la mort. L'idée est intéréssante, beaucoup d'originalités et de surprises dans ce livre de sf, et pas gratuites. Certaine d'entre elles posent des questions éthiques, métaphisique et il y a aussi quelque rappels historiques.

    Malheureusement, le second tome n'est pas à la hauteur, aucune nouveauté ni avancé par rapport au premier. C'est un livre d'aventure et action banal. Domage.
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  • Par dbaudelet, le 09 avril 2012

    Fais ce que te dicte ton honneur d'homme;
    De nul autre que toi n'attends d'encouragements.
    La plus noble manière de vivre et de mourir
    Est de suivre ses propres lois.

    Extrait d'un poème de Richard Burton : La Kasida du Hadji Abdu Al-Yazdi.

    Chapitre 13, page 128.
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  • Par dbaudelet, le 09 avril 2012

    Tu me dois le prix de la chair, répondit Dieu en le piquant de nouveau du bout de sa canne. Sans compter celui de l'esprit. Tu dois payer pour la chair et pour l'esprit, qui sont en fin de compte une seule et même chose.

    Chapitre 2, page 18.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par hupomnemata, le 03 décembre 2010

    "Il y avait des chances pour que leur voyage ne finisse jamais. Ils étaient restés trop longtemps ensemble. Ils avaient passé trop de jours sur ce pont étroit, sans avoir autre chose à faire que parler et s'occuper de la navigation. Ils avaient fini par s'user au contact les uns des autres."
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