> Maurice Edgar Coindreau (Autre)

ISBN : 2070366219
Éditeur : Gallimard (1974)


Note moyenne : 4.32/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
La main allait, lente et calme, le long du flanc invisible. Il ne répondit pas tout de suite. Non qu'il essayât de l'intriguer. Il avait l'air de ne pas se rappeler qu'il devait en dire davantage. Elle répéta la question. Alors, il lui dit : - J'ai du sang noir. Elle re... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par VioletteBeauregard, le 18 octobre 2011

    VioletteBeauregard
    Lumière d'août : analyse de la genèse d'un meurtre.
    Voilà ce que l'on peut lire en dessous d'un court extrait sur le quatrième de couverture de cette oeuvre écrite par William Faulkner.
    Cela reste vague, flou, alors pourquoi lire ce livre ? Est-ce parce que la couverture m'a plu ? le titre peut-être ? Ou bien le nom de Faulkner tout simplement ?
    Quoi qu'il en soit il s'agit bel et bien de la genèse d'un meurtre, mais pas seulement.
    Faulkner s'attache à la genèse d'une meurtre mais également à celle des relations, rencontres et décisions qui ont des répercussions sur plusieurs années, voire décennies.
    Il est difficile de décrire ce livre car il ne faut pas trop en dire.
    Cet un ouvrage a plusieurs voix et voies, construisant une histoire, des destins.
    La lecture est lente, parfois laborieuse, on ressentirait presque la chaleur oppressante du livre s'abattre sur nos épaules, une oeuvre dont on ne se rend compte de la puissance qu'en ayant atteint la dernière page. Car en effet, lorsque l'on ferme le livre on se sent presque habité : dans le sens où Faulkner et sa plume ont réussi à s'immiscer au plus profond de nous, nous laissant en tête des images brutales, une ambiance moite et sexuelle, et une poésie à couper le souffle.
    Nous sommes ainsi abandonnés avec le sentiment dérangeant de s'être fait avoir.
    Je le recommande sans réserve.

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    • Livres 4.00/5
    Par JPB, le 17 janvier 2012

    JPB
    Comment décrire ce livre, dense, complexe, à nul autre pareil ? Il commence par la longue marche de Léna, enceinte, à la recherche de son ami qu'elle devait rejoindre dès qu'il le lui dirait et a évidemment oublié. Et c'est aussi avec elle que se termine le livre. Mais entre ces deux passages, 600 pages de la genèse d'un meurtre, de l'histoire de Christmas, du récit de Byron Bunch, de la lente descente du pasteur Hightower et tant d'autres personnages hauts en couleur. L'Amérique décrite ici est puritaine, craintive de Dieu et des péchés, écrasée de chaleur, pauvre, haineuse, détestant les "nègres" et sans beaucoup d'avenir. La traduction doit sans doute influer beaucoup, mais elle semble coller à l'atmosphère pesante de cette petite ville de Jefferson du sud esclavagiste. On y retrouve la chaleur épouvantable des romans de Steinbeck. C'est de la littérature de haut vol. Magnifique.
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Citations et extraits

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  • Par gaillard1, le 27 septembre 2010

    Un homme. Tous les hommes. Ils laisseront échapper cent occasions de faire le bien pour une occasion de se mêler des affaires des autres sans qu'on le leur demande. Ils négligeront, ils oublieront de voir des opportunités, des occasions de richesse, de réputation, de bienfait et parfois même de méfait, mais ils ne manqueront jamais une occasion d'intervenir.
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  • Par gaillard1, le 27 septembre 2010

    [...] un homme craint davantage ce qui pourrait lui arriver que les ennuis qu'il a déjà soufferts. Il se cramponne aux ennuis qu'il a déjà soufferts plutôt que de risquer un changement.
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  • Par gaillard1, le 27 septembre 2010

    ... il lui racontât sa journée, c'était à la manière des amants : l'impérieuse, l'insatiable exigence d'exprimer par des mots les détails les plus insignifiants des deux journées, sans que, de part et d'autre, existât la moindre obligation d'écouter le récit.
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  • Par VioletteBeauregard, le 18 octobre 2011

    Ce n'est qu'après bien des années que la mémoire sut ce qu'il se rappelait, bien des années après cette soirée, où une heure plus tard, il avait quitté son lit, et, s'étant agenouillé dans le coin ( non comme il s'était agenouillé sur le tapis), au-dessus des aliments souillés, il les avait mangés avec ses mains, comme un sauvage, comme un chien.
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  • Par gaillard1, le 27 septembre 2010

    On dirait que l'homme peut tout supporter. Même ce qu'il n'a pas fait. Même l'idée qu'il n'en peut supporter davantage.
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Les carnets de route de François Busnel, France 5 Rencontre avec Dean Faulkner Le Sud des Etats-Unis fut celui de l'esclavage et des grandes plantations, du Ku Klux Klan et des chrétiens fondamentalistes. Mais elle est aussi le berceau du jazz et du blues. François Busnel se rend à Fripp Island, en Caroline du Sud, pour y rencontrer Pat Conroy. Puis il rejoint Memphis, dans le Tennessee où il retrouve l'auteur de polars Ace Atkins. De là, il se rend en voiture à Oxford, dans le Mississippi, où William Faulkner avait élu domicile, en 1931. A Oxford vit également le romancier Tom Franklin. Il rencontre aussi Thomas H. Cook, auteur de polar natif du Sud. Arrivé à La Nouvelle Orléans, l'écrivain Eddy Harris entraîne François Busnel dans les quartiers détruits par l'ouragan Katrina. Dans un bayou proche de La Nouvelle-Orléans, François Busnel rencontre John Biguenet, écrivain américain d'origine acadienne.








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