> Maurice Edgar Coindreau (Autre)

ISBN : 2070366219
Éditeur : Gallimard (1974)


Note moyenne : 4.38/5 (sur 34 notes) Ajouter à mes livres
La main allait, lente et calme, le long du flanc invisible. Il ne répondit pas tout de suite. Non qu'il essayât de l'intriguer. Il avait l'air de ne pas se rappeler qu'il devait en dire davantage. Elle répéta la question. Alors, il lui dit : - J'ai du sang noir. Elle re... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par myrtille81, le 13 mai 2012

    myrtille81
    Nous sommes dans le Mississippi, à Jefferson, ville du comté imaginaire de Yoknapatawpha où Faulkner situe nombre de ses romans. C'est l'entre deux-guerres dans un sud raciste, pas encore remis de la guerre de sécession.
    Léna, jeune fille enceinte, arrive d'Alabama pour rejoindre le père de l'enfant. Une maison est en feu. Un meurtre a été commis. On va alors suivre le destin de Joe Christmas, et en parallèle ceux du révérend Hightower et de Joanna Burden.
    C'est le premier livre de Faulkner que j'ai entre les mains. Et quelle claque ! C'est un livre très dense. L'atmosphère est lourde. Rien n'est anodin. Chaque personnage a un destin malheureux, voir tragique. Faulkner décrit beaucoup de souffrance chez ses personnages englués dans la religion, dans le racisme et la haine.
    Cette ambiance est servie par une écriture magnifique, poétique et très sensuelle. Une écriture qui grave en nous les sentiments qu'elle évoque. Faulkner déroule son récit de façon non linéaire. Ce qui m'a parfois perdue. Mais je suis restée collée à ce récit, même si la lecture a dû se faire à petites doses, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus. Et je pense qu'il va me rester quelque chose de cette lecture pendant longtemps.
    Je vais continuer la découverte de cet auteur, même si je vais laisser passer un peu de temps avant de me replonger dans une lecture si riche et profonde.

    Lien : http://mumuzbooks.blogspot.fr/2012/05/lumiere-daout-william-faulkner..
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par VioletteBeauregard, le 18 octobre 2011

    VioletteBeauregard
    Lumière d'août : analyse de la genèse d'un meurtre.
    Voilà ce que l'on peut lire en dessous d'un court extrait sur le quatrième de couverture de cette oeuvre écrite par William Faulkner.
    Cela reste vague, flou, alors pourquoi lire ce livre ? Est-ce parce que la couverture m'a plu ? le titre peut-être ? Ou bien le nom de Faulkner tout simplement ?
    Quoi qu'il en soit il s'agit bel et bien de la genèse d'un meurtre, mais pas seulement.
    Faulkner s'attache à la genèse d'une meurtre mais également à celle des relations, rencontres et décisions qui ont des répercussions sur plusieurs années, voire décennies.
    Il est difficile de décrire ce livre car il ne faut pas trop en dire.
    Cet un ouvrage a plusieurs voix et voies, construisant une histoire, des destins.
    La lecture est lente, parfois laborieuse, on ressentirait presque la chaleur oppressante du livre s'abattre sur nos épaules, une oeuvre dont on ne se rend compte de la puissance qu'en ayant atteint la dernière page. Car en effet, lorsque l'on ferme le livre on se sent presque habité : dans le sens où Faulkner et sa plume ont réussi à s'immiscer au plus profond de nous, nous laissant en tête des images brutales, une ambiance moite et sexuelle, et une poésie à couper le souffle.
    Nous sommes ainsi abandonnés avec le sentiment dérangeant de s'être fait avoir.
    Je le recommande sans réserve.

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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par JPB, le 17 janvier 2012

    JPB
    Comment décrire ce livre, dense, complexe, à nul autre pareil ? Il commence par la longue marche de Léna, enceinte, à la recherche de son ami qu'elle devait rejoindre dès qu'il le lui dirait et a évidemment oublié. Et c'est aussi avec elle que se termine le livre. Mais entre ces deux passages, 600 pages de la genèse d'un meurtre, de l'histoire de Christmas, du récit de Byron Bunch, de la lente descente du pasteur Hightower et tant d'autres personnages hauts en couleur. L'Amérique décrite ici est puritaine, craintive de Dieu et des péchés, écrasée de chaleur, pauvre, haineuse, détestant les "nègres" et sans beaucoup d'avenir. La traduction doit sans doute influer beaucoup, mais elle semble coller à l'atmosphère pesante de cette petite ville de Jefferson du sud esclavagiste. On y retrouve la chaleur épouvantable des romans de Steinbeck. C'est de la littérature de haut vol. Magnifique.
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Citations et extraits

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  • Par gaillard1, le 27 septembre 2010

    [...] un homme craint davantage ce qui pourrait lui arriver que les ennuis qu'il a déjà soufferts. Il se cramponne aux ennuis qu'il a déjà soufferts plutôt que de risquer un changement.
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  • Par gaillard1, le 27 septembre 2010

    Un homme. Tous les hommes. Ils laisseront échapper cent occasions de faire le bien pour une occasion de se mêler des affaires des autres sans qu'on le leur demande. Ils négligeront, ils oublieront de voir des opportunités, des occasions de richesse, de réputation, de bienfait et parfois même de méfait, mais ils ne manqueront jamais une occasion d'intervenir.
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  • Par myrtille81, le 26 avril 2012

    ...elle avait été obstinément martelée, laminée chaque jour d'avantage, comme un métal passif et malléable, jusqu'à n'être plus qu'une réduction d'espoirs vagues, de désirs frustrés, indécis et pâles aujourd'hui comme des cendres éteintes.
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  • Par myrtille81, le 05 mai 2012

    C'est drôle de le voir. Il a l'air d'un homme qui, incapable de jouer un air, souffle bien fort dans une trompette dans l'espoir que, dans une minute, ça deviendra de la musique.
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  • Par gaillard1, le 27 septembre 2010

    ... il lui racontât sa journée, c'était à la manière des amants : l'impérieuse, l'insatiable exigence d'exprimer par des mots les détails les plus insignifiants des deux journées, sans que, de part et d'autre, existât la moindre obligation d'écouter le récit.
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Les carnets de route de François Busnel, France 5 Rencontre avec Dean Faulkner Le Sud des Etats-Unis fut celui de l'esclavage et des grandes plantations, du Ku Klux Klan et des chrétiens fondamentalistes. Mais elle est aussi le berceau du jazz et du blues. François Busnel se rend à Fripp Island, en Caroline du Sud, pour y rencontrer Pat Conroy. Puis il rejoint Memphis, dans le Tennessee où il retrouve l'auteur de polars Ace Atkins. De là, il se rend en voiture à Oxford, dans le Mississippi, où William Faulkner avait élu domicile, en 1931. A Oxford vit également le romancier Tom Franklin. Il rencontre aussi Thomas H. Cook, auteur de polar natif du Sud. Arrivé à La Nouvelle Orléans, l'écrivain Eddy Harris entraîne François Busnel dans les quartiers détruits par l'ouragan Katrina. Dans un bayou proche de La Nouvelle-Orléans, François Busnel rencontre John Biguenet, écrivain américain d'origine acadienne.








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