> René-Noël Raimbault (Autre)
> G.-L. Rousselet (Autre)
> Roger Grenier (Autre)

ISBN : 2070375315
Éditeur : Gallimard (1984)


Note moyenne : 3.62/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
« Elle était arrivée au sol avec sa robe, que le vent avait déchirée ou libérée des courroies du parachute, remontée jusqu'aux aisselles, et elle avait été traînée le long du terrain jusqu'à ce qu'elle fût rejointe par une foule hurlante d'hommes et de jeunes gens, au c... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par Thyuig, le 29 septembre 2011

    Thyuig
    Drame.
    Pas de Pylônes dignes d'un agent edf ou des telecom, ici le Pylône est celui de tous les dangers, le catapulteur d'adrénaline, celui qui délimite la course et la peur. Ces avions qui se lancent dans ce premier quart du XXème siècle dans des courses folles lors de meeting, qui se tordent d'un Pylône jusqu'à l'autre, voilà les deux épingles que Faulkner tend à rompre au dessus de la trame de son roman.
    Trame pour drame et quatre ou cinq personnages pour ce théâtre fou. Car c'est la folie qui dirige ici ne vous y trompez pas, Faulkner ne souhaite nul salut pour vos âmes éperdues, ils veut vous perdre bien au contraire. New Valois pour Nouvelle Orléans, mais peu importe, Faulkner assène le drame d'une écriture de dégénéré, fou, et nous livre un pilote, un parachutiste, leur femme, son enfant, un mécano et un reporter, ce funambule sans nom, jouant sa vie sur le fil de sa prose, les événements floutant sa perception, l'alcool aidant, et réalisant lui-même cette histoire. Il est Faulkner parce qu'il construit la déchéance des personnages qui l'entoure.
    Pylône est un roman fou, impitoyable pour le lecteur tant le rythme vacille à chaque page, tant l'action ne noie dans un flux de paroles, dans l'inintelligibilité, tant les personnages grandissent comme des ombres au fil de la lecture venant noircir de leur pauvres ongles le peu de cohérence qu'on aurait pu ici distinguer, grattant les lignes et les paragraphes, nous éloignant du sens, peu à peu, à mesure que le drame se noue.
    Pylône est un roman de William Faulkner qui, à cours d'inspiration dans la rédaction d'Absalon, Absalons ! décida de livrer un opus sur les courses d'aviations, théâtres de héros modernes. Lui-même pilote mais frustré de guerre, il dirige le roman comme une charge, vers qui, pourquoi ? Qui sait ? Pylône est un roman difficile qui heurt longtemps le rythme que l'on croyait pouvoir tenir un livre en main, voilà aussi pourquoi c'est un livre essentiel pour le moins.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par chartel, le 21 juin 2008

    chartel
    Beaucoup pensent que Faulkner a donné un grand coup dans le derrière ronflant de la littérature de son époque par son écriture cinglante, acerbe et tranchante, par sa forme déstructurée, délinéarisée, composée de manques, de zones d'ombre qui, quand ils sont éclairés et comblés, le sont bien après, le temps de laisser le lecteur dans l'incertitude et la perplexité ; et par la vérité et l'intensité de ses tragédies.
    De ce fait, lire Faulkner est une véritable aventure, un véritable travail. On ne s'amuse pas lorsqu'on lit Faulkner. On s'interroge, on s'énerve, on s'irrite, mais au bout du compte on est bouleversé parce qu'on se laisse toujours prendre au piège de ses pathétiques récits, on se laisse toujours attendrir par ses personnages insignifiants, décalés, marginaux, et idiots qui choisissent toujours le mauvais chemin, celui qui les amènera vers le précipice.
    "Pylône" , écrit en 1934, fait partie des grandes œuvres de Faulkner, récit du passage d'aviateurs saltimbanques et acrobates dans une ville ressemblant à la Nouvelle Orléans, venus célébrer l'inauguration du nouvel aéroport. La fête peut sembler belle, mais à y regarder de plus près, les guirlandes défraîchies et les confetti maculés de vomissures croupissants près des caniveaux nous montrent que les héros de ses réjouissances en sont aussi les victimes.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Kalliope, le 14 janvier 2011

    Kalliope
    Lu quand j'avais 17 ans, ce livre m'avait profondément choquée mais je l'avais néanmoins aimé. Il faudrait que je le relise avec les yeux d'une adulte.
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Citations et extraits

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  • Par chartel, le 21 juin 2008

    Car ils n’ont pas besoin d’argent ; ce n’est pas après l’argent qu’ils courent, pas plus qu’après la gloire, parce que la gloire, ça ne peut durer seulement que jusqu’à la course suivante, c’est-à-dire pas même jusqu’au lendemain. Il n’est donc pas besoin d’argent, sauf de temps en temps quand ils prennent contact avec l’espèce humaine, par exemple, une fois en passant, pour dormir ou manger dans un hôtel, ou encore pour acheter un pantalon ou une chemise afin de ne pas attirer l’attention de la police.
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    Citation de qualité ? (11 votes positifs)
  • Par chartel, le 21 juin 2008

    Aussitôt la voiture quitta en se dandinant la rue Grandlieu et Jiggs se vit plonger au milieu des balcons de fer, embrassant au passage, d’un coup d’œil rapide, des cours dallées et malpropres, tandis que le bus avait l’air de se ruer à toute allure, avec un tintamarre épouvantable, à travers des rues pavées trop étroites, semblait-il, pour le contenir, entre de petits murs de brique d’où paraissait s’exhaler une lourde, substantielle et surabondante odeur de poisson, de café et de sucre et une autre indéfinissable et faible senteur sui generis de soutane et de renfermé : quelque relent ascétique de couvent médiéval.
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    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par valetudinaire, le 26 mars 2011

    Il se redit à lui-même qu'il se sentait très bien. Mais, en vérité, l'insistance même qu'il mettait à se le répéter eût suffi à faire comprendre que tout n'allait pas pour le mieux.
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par Thyuig, le 29 septembre 2011

    Elle serait là - (l'éternelle odeur de café, de sucre, de chanvre s'égouttant lentement sur des plaques de fer au-dessus des plis lourds de l'eau brune, et, là-bas, là-bas, là-bas, tout le bleu suprême de l'espace et de l'horizon ; la pluie chaude à pleins canivaux charriant les têtes des crevettes mangées ; les dix mille inéluctables matins où dis mille plantes épiphytes ponctuent de leurs oscillations les efflorescences ramollies et scrofuleuses de la brique suintante, et les dix mille paires de pieds léonoriens, plats, bruns et mercenaires, tigrés de rayures par suite d'un armistice entre les jalousies et l'invincible soleil : le café noir et faible, la myriade de poissons mijotés dans un océan d'huile) - elle serait là demain et demain et demain ; non seulement ne pas espèrer, pas même attendre : seulement souffrir.
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    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Thyuig, le 29 septembre 2011

    - Elles m'iront comme un gant. Y'a deux choses qui vont à n'importe qui : un mouchoir quand vous avez le nez qui coule et une paire de godasses quand vous avez les pieds nus.
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Vidéo de William Faulkner

Les carnets de route de François Busnel, France 5 Rencontre avec Dean Faulkner Le Sud des Etats-Unis fut celui de l'esclavage et des grandes plantations, du Ku Klux Klan et des chrétiens fondamentalistes. Mais elle est aussi le berceau du jazz et du blues. François Busnel se rend à Fripp Island, en Caroline du Sud, pour y rencontrer Pat Conroy. Puis il rejoint Memphis, dans le Tennessee où il retrouve l'auteur de polars Ace Atkins. De là, il se rend en voiture à Oxford, dans le Mississippi, où William Faulkner avait élu domicile, en 1931. A Oxford vit également le romancier Tom Franklin. Il rencontre aussi Thomas H. Cook, auteur de polar natif du Sud. Arrivé à La Nouvelle Orléans, l'écrivain Eddy Harris entraîne François Busnel dans les quartiers détruits par l'ouragan Katrina. Dans un bayou proche de La Nouvelle-Orléans, François Busnel rencontre John Biguenet, écrivain américain d'origine acadienne.








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